SURPRISE ! Vous êtes tellement adorables que j'ai décidé de poster un nouveau chapitre en plus (oui. A 3h30 du matin. Et alors ?). Je voulais juste vous dire merci merci et encore MERCI pour vos reviews ! Parfois, je n'y réponds pas car je n'ai rien d'autre à dire que ce mot. Vous êtes vraiment adorable et vos avis me font extrêmement plaisir.

J'ai même entendu dire que certains disaient que j'avais un don pour l'écriture. Wow, quel compliment ! On ne peut pas en dire un plus beau pour un auteur. J'écris ces fictions pour le plaisir, je ne fais pas attention à la concordance des temps, à l'orthographe, mais sachez que dans la vraie vie, je suis écrivain ;) (Mon éditeur a juste envie de m'exploser la tronche quand il voit les fautes que je fais, on peut dire MERCI aux correcteurs pour leur boulot ! Avec moi, ils chôment pas.). Bon. Pour le moment, j'écris et publie des livres qui n'ont rien à voir avec le SQ, mais clairement, je pense que je le ferais un jour. Après tout, qui n'aimerait pas aller à la FNAC et acheté le dernier « 50 nuances de Grey » version SwanQueen ? HAHAHAHA


Chapitre 13

Une nuit agitée. (POV Emma)

Au bout d'une heure, Regina était furieuse que je la laisse sans arrêt tomber sur le sol et rentra dans le manoir. Il était tard. Alors que nous avions passé la soirée à diner et bouquiner, Regina râlait toujours, mais se décida à aller se coucher en m'indiquant sa propre chambre. J'étais gênée de l'occuper, mais je comprenais sa réticence à retourner parmi ces draps.

Je peinais à dormir. Il était minuit et demi lorsque j'entendis un cri dans la chambre de Regina. Elle avait crié mon prénom, en un coup, paniquée. Je bondis hors du lit et débarqua dans sa chambre.

Elle était allongée, les yeux ouverts vers le plafond. Elle se redressa et les redirigea vers moi en fronçant les sourcils.

« Emma, mais qu'est-ce que…

_ Tu m'as appelé. Lui dis-je, comme une évidence. »

Je pensais avoir rêvé en la voyant rougir de honte. Elle commença à ouvrir la bouche et la refermer plusieurs fois, réfléchissant à une réponse.

« C'était… juste un cauchemar. Dit-elle en se rallongeant, dépitée.

_ Regina… Tu… Dis-je en m'avançant. »

Comment pourrais-je formuler ma demande sans me faire envoyer sur les roses ? Pas de 36.000 manières à priori.

« Tu veux que je restes ?

_ Je… »

Elle restait là, ouvrant la bouche, hésitante, honteuse. Elle ne savait pas quoi me répondre. Je ne pus m'empêcher d'être attendrie. Alors, sans attendre une quelconque réponse, je m'avançai vers l'autre côté du lit. Elle me suivait d'un regard inquisiteur tandis que je m'allongeai à ses côtés, sous les draps. Nous étions à présent toute les deux sur le dos, observant ce plafond blanc et triste. Aucune de nous deux n'osait faire un quelconque pas vers l'autre.

Je la regardais. Elle paraissait déboussolée. Alors, d'un geste de la main, je fis un petit tour de magie blanche qui plaisait tant à Henry. Je fis apparaitre une pluie d'étoile au plafond.

« Emma, mais comment…

_ Je m'entraîne. J'ai eu un bon professeur. »

Elle me sourit. C'était surement l'un des plus beau sourire et geste qu'elle ait pu me faire. Alors, elle se blottit contre son oreiller, observant les étoiles vaciller au-dessus de nos têtes en rêvassant.

« Tu devrais dormir.

_ Je vais… encore faire des cauchemars.

_ Pas si je suis là. »

Je me risquai à lui prendre la main. Elle me sourit faiblement puis retira sa main au bout de quelques longues secondes, gênée.

« Tu veux discuter ?

_ De quoi ? Me demanda-t-elle.

_ Je ne sais pas. De ce que tu veux. »

Elle sembla réfléchir intensément.

« Pourquoi ?

_ Pardon ? Lui demandais-je sans comprendre.

_ Pourquoi tu es venue m'aider ?

_ Je n'allais quand même pas te laisser dans cette situation Regina. Répondit-je presque agacée tant mon comportement me semblait normal.

_ Je pense que ce n'est pas si grave. »

Je relevais le buste et la regarda, choquée de ce qu'elle pensait.

« Pardon ?

_ Je pense que ce qu'il s'est passé avec Robin n'est pas… Si grave. Me répéta-t-elle en hésitant.

_ Tu plaisante j'espère ?

_ Non. Après tout… Tu sais, dans le monde enchantée, lorsqu'on ne se marie pas par amour, les reines se doivent de… se forcer un peu parfois. Me dit-elle en évitant mon regard.

_ Premièrement, nous ne sommes pas dans la forêt enchantée. Deuxièmement, tu n'es pas mariée. Troisièmement, Robin était censé t'aimer. Et enfin, j'ose espérer que c'est la première fois que tu subis des choses de ce genre !

_ Emma. Il faut que tu saches que la Forêt Enchantée porte bien mal son nom. Un mariage d'amour comme ta mère et ton père, ça n'arrive jamais. Les mariages chez nous sont arrangés, ils sont politiques, commerciaux. Les hommes sont bruts, et nous apprenons aux jeunes femmes plusieurs… règles qu'il faut suivre pour se conformer à la royauté.

_ Quelles sont ces règles ? Me risquais-je à lui demander.

_ Et bien, il faut toujours bien se vêtir, rester correcte, se tenir droite, savoir danser, parler poliment, manger élégamment. Et une reine se doit de satisfaire son mari quand il le souhaite car… c'est le roi. C'est son devoir, entre autre.

_ C'est dégoutant.

_ C'est comme ça. Et il est rare que les femmes aient droit de faire des activités d'hommes. Ma passion pour l'équitation était très mal vue lorsque j'étais jeune, en particulier parce que ma mère ne cessait de me répéter que je montais comme un homme et non comme une princesse de prestige. Ta propre mère était parfois mal vue par plusieurs familles puritaines. J'ai été élevé comme ça, dans le respect des plus vieilles traditions royales.

_ Alors on peut dire que tu m'as sacrément rendue service en lançant la malédiction.

_ Je ne pense pas que ta mère t'aurait élevé comme ça. D'ailleurs, tu ne devrais pas dire ce genre de choses. Me dit-elle en grimaçant.

_ Et toi non plus Regina. Ici, dans ce monde, les femmes ont le droit de faire ce qui leur chante ! Ici, on sort avec un homme par amour. Et on n'a pas à se forcer à faire quoi que ce soit, encore moins satisfaire son homme. Quand on dit « non », c'est « non ». Point. Et vu la mentalité qui règne sur la forêt enchantée, je serais surement devenue… une révolutionnaire. Parce que ces traditions sont débiles.

_ C'est vrai, elles le sont. Tu ne peux pourtant pas nier que nos opinions sont beaucoup fondées sur notre éducation Emma. Peut-être que si tu étais née dans une famille royale comme ça aurait dû l'être, ces règles ne te serait pas parues si idiotes.

_ Je ne pense pas.

_ Quoi qu'il en soit, ce n'est pas toujours évident pour moi de me faire aux traditions de ce monde d'accord ? Même après 30 ans. Je te rappelle que j'ai passé des dizaines et des dizaines d'années seule. Je ne suis pas… soumise à un homme. Je gouverne, je peux faire ce que je veux, avec qui je veux, mais en terme de relation véritablement amoureuse, j'ai encore quelques… difficultés.

_ Moi, je n'appelle pas ça de la « difficulté », j'appelle ça du déni.

_ Je ne fais aucun déni ! S'énerva-t-elle.

_ Si tu en fais ! A t'écouter, ce qui t'es arrivé est complétement normal ! Criais-je.

_ Je dis juste que ça aurait pu l'être dans la forêt enchantée. Se justifia-t-elle.

_ Alors ça tombe bien, nous n'y sommes plus ! M'emportais-je. »

Le silence qui suivit notre discussion houleuse était lourd et pesant. Je m'en voulais d'avoir crié si fort… Mais je ne pouvais cautionner ce genre de paroles et de justification. Je me calmai et repris une voix plus douce.

« Je ne veux plus jamais t'entendre dire que ce que Robin t'as fait n'est pas grave d'accord ? A mes yeux, ça l'est. Aux yeux d'une femme ça l'est, et surtout aux yeux de ce qui tiennent à toi. »

Indirectement, je venais d'avouer à Regina qu'elle tenait pour moi. Mon cœur battait la chamade. Oui, je tenais à Regina, autant qu'à ma propre mère voir plus. Je pense qu'elle est la personne la plus importante de ma vie, celle qui m'a appris le pardon, le changement, l'acceptation de soi, celle qui m'a appris à me battre, à aimer. Avec Regina, j'avais enfin réalisé ma vraie nature, le véritable sens du mot famille et sacrifice. Je savais, pour la première fois de ma vie, que dans ce monde, quelqu'un serait assez fou pour me suivre et me faire confiance, quoi que je fasse. Elle représentait tellement de choses finalement…

« Regina. Il faut que je sache… Pourquoi… tu ne t'es pas défendu ? Je veux dire… Certes, tu as été élevé avec des règles qui ne sont décidément plus de cette époque. Mais je te connais Regina. Tu es une femme de pouvoir, de contrôle, en règle normale, tu n'aurais jamais laissé quelqu'un te faire quoi que ce soit sans réagir. Tu ne te laisse pas marché sur les pieds, tu n'as jamais écouté qui que ce soit te dicter ta conduite. Alors… Pourquoi ? »

Regina ferma les yeux, comme ayant redouté l'arrivée de ma question. Pourtant, il fallait bien que je la pose un jour. Je n'avais jamais vu Regina se laisser faire devant une attaque, elle n'est pas une femme à se faire dominer. Regina est une reine, elle gouverne, elle a changé. Je sais bien qu'au fond, elle n'a jamais écouté les règles stupides de sa mère concernant le comportement qu'elle se devait d'avoir. Alors, je ne pouvais croire qu'elle ne s'était pas défendue par principe.

« Ecoute Emma. Je crois que tu ne comprends pas. Est-ce que tu réalises vraiment tout ce qu'il s'est passé pour que Robin et moi soyons réunis ? Tinkerbell a perdu ses ailes. A cause de cette relation que je n'ai pas eue, il s'est passé des choses horribles. Puis, nos chemins se sont recroisés. Je me suis battue contre moi-même pour ne pas lui céder, mais je l'ai fait ! Et puis, il y a eu la mission mangouste avec Henry et toi, le retour de Marianne, son départ, Zelena, son retour, mon pardon, enfin Emma ! Notre relation implique trop de sacrifices pour que je puisse la stopper pour un simple « non » qu'il n'a pas voulu entendre !

_ Regina. Est-ce que tu t'es mise avec Robin parce que le livre et la poussière de fée t'ont dit de le faire ou parce que tu l'aime ?

_ Ce n'est pas la question. Souffla-t-elle.

_ Si, ça l'est. Ecoute. Lorsque Tinkerbell t'as indiqué la piste de Robin, tu étais une autre personne. Tu étais la fille de Cora, la future méchante reine, tu n'étais pas encore Regina Mills. Tinkerbell était la pire fée du monde, et tu le sais. Elle t'a guidé vers lui à l'aide d'un indice et un seul : un tatouage de lion sur le poignet. La belle affaire ! Ce tatouage pourrait concerner beaucoup de monde je te signale. Moi-même, j'ai une fleur tatouée sur le poignet et ça ne veut absolument rien dire. Ce tatouage n'est pas unique, et il représente beaucoup de choses. Cette fleur a beaucoup de noms, alors, qui sait si à l'époque, Tink ne se serait pas tout simplement plantée ?

_ Le livre lui, il ne ment pas. Tout y était noté, noir sur blanc, et les images allant avec. Je dois vraiment te rappeler la page que j'ai trouvé ? Siffla-t-elle, amère.

_ Et cette page a été écrite par l'Auteur, ce même auteur qui n'as pas fait son boulot correctement, qui écrivait d'autres histoires, non relatives à la réalité… Des histoires sorties de son imagination, de ses propres envies ! Dans le second livre qu'il a écrit, Blanche te traquait, elle sortait avec le frère de mon père, Hook était un lâche et Rumplestilskin était le Lumineux. Voyons Regina. Ce ne sont que des histoires. Seul le livre d'Henry retrace des faits réels, et encore ! Ces faits ne sont pas remis dans leur contexte. Tu ne peux ni te fier à cette fichue page, ni au livre, ni à Tink. Tu ne peux te fier qu'à tes propres sentiments. Et je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que tu n'aimes pas vraiment Robin comme tu devrais l'aimer.

_ Je…

_ Alors pourquoi tu as laissé tout cela se faire Regina ?

_ Je… ne voulais tout simplement pas vous décevoir… Robin est censé être ma fin heureuse. Je ne voulais pas décevoir Henry, une fois de plus. Chuchota-t-elle. »

Regina détourna son regard, et observa de nouveau les étoiles vaciller sur le plafond de la chambre. Je savais que mes paroles avaient enfin percé ce mur de convictions qu'elle s'était érigé pour fabriquer son bonheur, justifier les choses affreuses qui lui étaient arrivés. J'avais mal pour elle, mal qu'elle ait subis tout cela à cause de moi, d'Henry. Elle avait peur que toutes nos aventures concernant Robin aient été faites pour rien… Je comprenais son appréhension, mais je lui en voulais de s'être laissé faire pour cela. Elle n'aurait pas dû, Regina aurait dû penser à elle.

« Je veux que tu me promette qu'en cas de danger, tu te défendra. Peu importe la personne que tu as en face de toi. Je ne veux pas que tu subisses de nouveau ce genre de choses sans te défendre. Et je me fiche de ta promesse de ne pas utiliser de magie, je me fiche des sacrifices qu'il a fallu faire. Pense à toi. »

Regina ria d'un rire amère, sans amusement.

« Alors, promets le moi aussi. »

Je fronçais les sourcils.

« Promets-moi d'arrêter de me protéger bec et ongles Emma. Promets-moi d'arrêter de te sacrifier pour moi. Pense à toi, toi aussi.

_ Il en est hors de question. Soufflais-je presque imperceptiblement.

_ Très bien, alors arrête de me demander ce genre de choses. Et arrête de penser que ce que j'ai subi est grave. Ce n'est qu'un accident de couple comme un autre. Personne n'est mort. »

Elle niait farouchement. Il fallait que je lui ouvre les yeux. Il fallait qu'elle le dise, qu'elle se l'avoue… Et je me promis intérieurement de ne pas partir tant que Regina n'avouera pas sa faiblesse. Tant qu'elle ne qualifiera pas ce qu'elle a subit comme étant un « viol », je ne partirais pas de ce manoir. Même si cela devait durer plusieurs mois.