Sinon, je pensais détester la guimauve. Mais parfois, ça fait du bien. Et avec ce chapitre, vous allez être servis !

Et il fallait que je vous dise qu'il est vrai que j'ai tendance à utiliser les musiques que j'écoute comme éléments déclencheurs de certaines scènes dans mes fictions, et celle-ci en contient pas mal. Je suis consciente que tout le monde n'est pas capable de lire en écoutant de la musique comme je le fais, et que tout le monde n'a pas les mêmes goûts musicaux que moi. En tout cas, ici, j'ai choisi d'utiliser une certaine chanson, mais n'hésitez pas à en imaginer une autre, celle que vous écoutez ou une que vous appréciez particulièrement. En tout cas, si vous ne connaissez pas celle que je cite, je vous conseille vivement de l'écouter, c'est, il me semble, la plus belle musique que j'ai eu à écouter jusqu'à présent. Plein de bisous à vous, merci encore pour vos reviews ! J'espère que l'histoire vous plait toujours, j'ai remarqué que les avis baissaient... Enfin ! :)

Bonne lecture !


Chapitre 17

Une danse. (POV Emma)

Je m'apprêtais à pénétrer dans le salon quand Gold fit son apparition devant mes yeux. Ce fut si soudain que je ne pus m'empêcher de sursauté de surprise en étouffant un cri entre mes lèvres.

« Bon DIEU, mais prévenez-moi Gold !

_ Où est-il ? Me demanda-t-il, avec un calme impressionnant.

_ Quoi ?

_ L'objet que vous avez utilisé pour la potion.

_ Oh. »

Je fouillai dans mes poches et en sortit mon pendentif. J'étais censé lui donner oui, mais qu'allait-il en faire ? Je ne pouvais pas m'empêcher d'alterner mon regard entre ce bijou et la main tendue de Gold.

« Qu'allez-vous en faire ?

_ Ça me regarde.

_ Vous pouvez consulter les visions que j'ai pu avoir ?

_ Est-ce vraiment important Miss Swan ? Me siffla-t-il.

_ Oui, ça l'est.

_ Nous avons un accord. Sachez que vous détruire m'importe peu… Mais je peux vous faire mal de milles et une façon.

_ C'est une menace ?

_ Donnez-le moi Miss Swan. »

J'étais tendue. Personne ne devait savoir ce qu'il s'était passé dans cette chambre, et encore moins le voir.

« Nous pouvons passer un autre accord.

_ Je ne suis pas intéressé.

_ Je garde mon pendentif si je-

_ Je ne suis pas. Intéressé. Donnez-le moi.

_ Non. Je ne peux pas. »

Gold replia sa main, et la repositionna le long de son corps. Son regard insistant était devenu noir.

Il s'approcha de moi, menaçant.

« Vous allez le regretter Miss Swan. »

Gold s'évanouis en un nuage de fumée tandis que je soufflais. Que préparait encore ce serpent ? Je savais qu'il ne pourrait jamais s'en prendre à Henry et mes parents ne se laisseront jamais berné par lui. Ne restais que… Regina.

Mais j'étais là. Et je serais toujours là.

Je préférai oublier cet échange et allumer la télé. Je zappais lorsque Regina revint. Elle était habillée simplement, mais dégageait toujours cette classe incroyable. Elle portait un jean, un chemisier blanc, elle était pieds nus et ses cheveux encore humides tombaient sur ses épaules. Dieu qu'elle était belle. Je ne pus m'empêcher d'être enivrée par son odeur. Elle avait l'air plus détendue, mais aussi étrangement triste.

Elle réfléchissait trop. Je zappais encore et encore et m'arrêta devant une chaîne musicale qui rediffusait les meilleures musiques de Jeff Buckley.

Les premières notes de ma musique favorite se mirent à raisonner dans les murs du manoir.

« Forget her ».

Je ne pouvais m'empêcher de l'observer. Elle fermait les yeux. Je ne savais pas si c'était par concentration ou pour ne s'empêcher de pleurer devant moi.

Il fallait qu'elle arrête de penser à tout ça… Il fallait que je lui change les idées.

Je me levai et mis sa main dans la mienne. Regina ouvrit les yeux et me lança un regard interrogateur. Je souris et tira sur son bras, lui intimant de se lever. Regina se retrouva instantanément contre moi, tandis que j'apposai ma main à sa taille. Je n'avais jamais remarqué que je la dépassai d'un petit centimètre.

J'entamai une danse légère, presque imperceptible en la regardant et en souriant. Elle ne put s'empêcher de rire en secouant la tête. Ainsi, je la fis tourner lentement sur elle-même, puis colla mon corps au sien au rythme de la musique.

Elle se détendit en souriant tendrement. Elle quitta mon regard pour se lover contre moi. Je sentis sa chevelure mouillée contre ma tempe et ne put m'empêcher de sourire, d'un sourire niais dont Henry se moquerait bien s'il le voyait à l'heure actuelle.

Mon cœur s'emballa et je ne pus m'empêcher de renforcer ma prise sur elle. Elle releva son regard vers moi. Il était si doux. Il me semblait ne l'avoir vu ainsi qu'avec Henry jusqu'à présent.

« Merci. Chuchota-t-elle. »

Nos visages n'avaient jamais été si proches. Je ne pus m'empêcher de jeter un coup d'œil furtif à ses lèvres avant de la regarder dans les yeux de nouveau. Les notes de la musique raisonnaient en moi. En en saisissant le sens, je ne pus m'empêcher qu'il me serait impossible de me détacher d'elle, et encore moins de l'oublier.

J'avais l'impression que nous n'arrivions pas à détacher nos regards l'une de l'autre. J'étais perdue dans la tendresse et la tristesse de ses yeux.

Nous nous rapprochions tout en dansant.

Je la fis tourner de nouveau et la rapprocha plus brutalement encore de mon corps. Il ne fallait pas que je fasse ça. Elle avait sursauté. Il me semblait que son regard était encore plus… désirable. Elle avait le souffle coupé. Il ne fallait pas que je me laisse aller, même si j'en avais terriblement envie. Il fallait que je m'éloigne d'elle… Mais comment en avoir la force ?

Elle ferma les yeux. Elle semblait hésiter. Hésiter à quoi ?

Lorsqu'elle les rouvrit, je vis toute sa détresse. Peut-être luttait-elle, elle aussi ? Peut-être devrions nous nous laisser aller, juste pour cette fois ? Son odeur me collait à la peau, mon emprise sur elle, son regard me faisaient frissonner. Nos bouches n'étaient plus qu'à quelques millimètres l'une de l'autre. Je sentais qu'elle retenait sa respiration, d'appréhension, de peur peut-être ? Je n'avais plus envie d'être raisonnable, je n'avais plus envie d'écouter ma raison…