Chapitre 31

Tension (POV Emma)

Depuis une semaine, Henry semblait excité comme une puce. Et pour cause, aujourd'hui était le jour J. C'était son anniversaire.

Cela faisait quelques temps qu'on organisait ça avec ses grands-parents et Regina. Il aurait sa fête surprise chez Granny's. En attendant, j'avais tout prévu pour aujourd'hui.

Pour commencer, nous avions convenu avec Belle qu'elle le garde pour l'après midi, histoire de finir les derniers préparatifs. Ainsi, je le déposai devant la bibliothèque.

« Tu as bien tout le reste de tes devoirs ? Lui demandais-je.

_ Oui. Me répondait-il en soupirant.

_ Je te fais confiance pour ne pas faire de bêtises, hein Henry. Je reviendrais dans 2h.

_ Oui M'an ! Arrête, on dirait Maman là ! Allez, à tout à l'heure. »

Je souris face à la remarque. Henry sortit de la coccinelle jaune et partit en direction de la bibliothèque. Je me garais un peu plus loin et me dirigea vers le Granny's.

A l'intérieur, mes deux parents s'activaient expressément afin que tout soit prêt à temps. Mon père tenait par les cuisses ma mère qui s'affairait à accrocher une guirlande au plafond. A mon arrivée, elle manqua de tomber, mais parvint à retrouver son équilibre.

« Je suis heureuse de voir que mes entrées sont toujours aussi fracassantes.

_ C'est hilarant Emma. Répondit Snow, cyniquement.

_ Ça sent bon. M'exclamais-je en remarquant une douce odeur de chocolat commençant à embaumer la pièce.

_ Regina est en cuisine, elle prépare le gâteau d'anniversaire d'Henry. Elle a surement besoin d'aide.

_ Granny n'est pas là ? Demandais-je en fronçant les sourcils.

_ Elle est partie faire plusieurs courses avec Ruby. Je te passe le passage où on a dû la convaincre de nous laisser seuls ici. J'ai cru qu'on ne s'en sortirait jamais. Souffla Snow tandis que Charmant ria quelques peu. »

David déposa Mary Margareth sur le sol tandis qu'ils se mirent à regarder avec complicité. Je roulai des yeux. Ils faisaient tout le temps ça. Et c'était souvent très gênant.

« Je vais en cuisine aider Regina.

_ Nous continuons la déco. S'enthousiasma ma mère. »

Je roulai de nouveau des yeux. Je n'étais pas aussi excitée qu'eux. Toute cette organisation avait le don de me stresser. Lorsque je rentrai dans la cuisine, je dû me retenir de faire un quelconque bruit trahissant ma présence.

Regina était dos à moi, dans un jean moulant ses fesses à la perfection. Elle portait un chemisier noir laissant entrevoir les agrafes de son soutien-gorge. L'odeur de chocolat fondu se fit plus présente dans la pièce.

Lorsque Regina se pencha plus en avant pour attraper un ustensile, je ne pouvais détacher mon regard de son postérieur en retenant ma respiration. Ma tête était légèrement penchée sur le côté. J'avais surement l'air terriblement ridicule. Ou perverse, je ne sais pas trop.

Cela faisait des jours que je ne l'avais pas vu. Nous avions été trop prises par le travail et l'organisation de cette fameuse soirée d'anniversaire.

Elle me manquait terriblement. En particulier nos contacts.

Je m'avançai sans un bruit, et posai ma main au milieu de son dos subtilement.

« Salut. Dis-je tout simplement. »

Regina sursauta, puis me regarda d'un air désapprobateur. Elle n'était pas ravie de mon entrée plutôt surprenante. Mais son visage se radoucit petit à petit.

Elle était aussi belle de devant que de derrière. Son maquillage était léger et je dû me faire terriblement violence pour ne pas trop regarder son décolleté.

Je ne quittai pas ma main de son dos tandis qu'elle versa le mélange chocolaté dans un moule à gâteau. Elle passa son index sur la cuillère en bois et le porta à sa bouche.

J'eu tout à coup une immense bouffée de chaleur.

« Ca sent bon. Il en reste ? Dis-je d'un air intéressé.

_ Vous êtes incorrigible Miss Swan. Ria-t-elle en me tendant la cuillère en bois. »

Mes doigts frôlèrent les siens tandis que je pris la cuillère et la porta à ma bouche. Mon cœur s'était imperceptiblement accéléré à ce toucher. J'espérais avoir réussi à cacher le rougissement de mes joues.

« Ce sera meilleur cuit. Me dit-elle. »

Regina me fit dos et se pencha plus encore pour enfourner le gâteau dans le four. Cette fois, j'avais vraiment vraiment chaud. Ma main s'avança prêt de ses fesses, mais je parvins à la retenir de justesse en la plaquant dans mon dos.

Regina se tourna alors vers moi, souriante.

« Que reste-t-il à faire ? Lui demandais-je en m'avançant plus encore vers elle.

_ La vaisselle. Me répondit-elle fièrement. »

Je soufflai en me dirigeant vers l'évier. Regina déposai plusieurs casseroles et saladiers. Elle fit couler l'eau tandis que l'odeur de framboise du liquide vaisselle se fit sentir. Je la contournai pour me saisir d'une serviette. Je ne pus m'empêcher d'humer son parfum sucré et si envoutant. Les mouvements de Regina pour frotter la casserole de firent plus lents tandis que je la sentais sourire. J'étais toujours dans son dos et ne pouvait décoller de ma position.

« Un problème Miss Swan ? Me demanda-t-elle sensuellement.

_ Aucun. Lui répondis-je, sur le même ton en me collant plus à elle et en posant mes deux mains sur ses épaules.

_ Vous… êtes sûre ? Me demanda-t-elle, troublée, avec une voix terriblement grave.

_ Vous êtes terriblement tendue Regina. Lui répondis-je en entamant un doux massage. »

J'entamai un massage tandis que Regina se détendait. Je l'entendis soupirer de satisfaction tandis qu'elle ralentissait de plus en plus la cadence à laquelle elle lavait les casseroles.

Je m'approchai d'elle, collant mon corps au sien et approcha mes lèvres de son cou sans pour autant les y poser.

« Emma. Snow et Charmant sont »

Regina se stoppa instantanément lorsque j'apposai ma bouche sur son cou. Son odeur m'enivrait. J'entamais de doux et lents baisers, remontant jusqu'à son oreille.

Je descendais mes mains, les passant sur ses bras puis sur sa taille. Je fermais les yeux tout en appréciant le contact avec sa peau seconde par seconde.

« Emma… Me dit-elle sous un ton se voulant rempli de reproche. »

Sa voix était tremblante et je sentais bien qu'elle luttait. Je passais ma bouche sur le lobe de son oreille tandis qu'elle soupira d'extase de nouveau. Je remontai mes mains et les laissai figées, attendant un accord de sa part. Timidement, la brune passa ses mains encore mouillées sur les miennes et les remonta jusqu'à la naissance de sa poitrine. Celle-ci d'ailleurs se soulevait à une allure imperceptiblement plus rapide et profonde. Je pinçais cette fois son oreille avec mes dents tout en passant les doigts de ma main gauche sur le milieu de son soutien-gorge. Je sentais déjà les motifs à dentelles du sous vêtement, ce qui me rendait dingue.

Ma main droite quant à elle vint se glisser subtilement sur sa cuisse. Je jouais avec le feu, caressant ma main encore humide d'eau vers l'intérieur de ses cuisses.

« Quelqu'un pourrait entrer et nous voir. Parvint à prononcer Regina.

_ Tu veux vraiment me donner encore plus chaud ? Parce que ce n'est pas en me disant ce genre de chose que tu »

Regina se retourna instantanément face à moi, me faisant légèrement sursauter. Elle empoigna ma chemise et approcha mon visage du sien. Nos corps étaient toujours collés l'un à l'autre. Nos visages n'étaient maintenant plus qu'à quelques millimètres l'un de l'autre. Mes propres mains étaient sur ses hanches.

Je pouvais sentir son souffle chaud et rapide. Son regard était noir d'excitation et il était tout droit dirigé vers mes lèvres. Dans un réflexe, je passai ma langue sur ma bouche. Regina resserra sa prise, ne quittant pas mes lèvres du regard.

« Regina… Soufflais-je en l'implorant presque. »

J'étais désespérée. Il fallait qu'elle m'embrasse. Immédiatement. Et il fallait que nous ôtions nos vêtements le plus vite possible avant que j'implose. Je ne pouvais plus lui résister. Ces derniers jours avaient déjà été une torture. Admirer ses courbes, entendre sa voix, la sentir… Son manque me tiraillait et je devais le combler. Elle en avait envie elle aussi, j'en étais certaine.

Il me semblait même que je serais capable de la supplier de lui faire l'amour, ici et maintenant.

Je n'avais encore jamais ressentie cela aussi intensément, et encore moins pour une femme. Mais ce n'était pas n'importe quelle femme. Regina Mills n'était pas n'importe qui. Et elle me hantait. Terriblement.