Bd : Encore merci ! J'espère que ce nouveau chapitre va te plaire !
Lycann : J'aime beaucoup lire tes reviews, merci d'en avoir laissé une pour le chapitre dernier ! Concernant les portraits, disons que pour l'histoire, ça tombe plutôt bien, même si je doute que ce soit réellement possible (cependant, comme tu l'as mentionné, les voyages dans le temps sont interdits et peuvent s'avérer très dangereux, donc peut-être que c'est possible mais que les portraits évitent d'y avoir recours !). Je ne fais pas partie des gens qui détestent Peter, après tout, c'était un Maraudeur. C'est Hermione qui se positionne en tant que tel, étant donné qu'elle sait ce qu'il va devenir par la suite. (: Pour le reste, tu verras. ;-) Encore merci de tes critiques, elles sont constructives et ça me plaît.
Chapitre 3 : Confidences et accroche
Poudlard - Septembre 1977
Hermione avait déjà hâte d'être en week-end. Le cours d'Histoire de la Magie était aussi pénible qu'à son époque, et elle tentait de rester concentrée tout en prenant des notes. Le professeur Binns était fidèle à lui-même et sa voix monotone, associée à la chaleur du feu de bois qui crépitait dans l'âtre, la rendait somnolente. Lorsque la cloche qui annonçait la fin du cours sonna, les élèves n'attendirent pas pour jeter leurs affaires en vrac dans leurs sacs avant de prendre la fuite et de se disperser dans les couloirs. Hermione voulut jeter un coup d'œil à son emploi du temps, mais Lily lui fit signe de la suivre.
- On a cours de Potions, grimaça-t-elle, dans les cachots. Deux heures, avec les Serpentard.
Dans la bouche de Lily, cela sonnait comme une calamité mais, en l'absence du professeur Rogue, Hermione eut davantage le loisir de faire profiter ses camarades de ses connaissances, et prit plaisir à réaliser sa potion contre les furoncles. Elle fit même gagner dix points pour sa maison, sous les regards encourageants des Gryffondor.
Lorsque le cours prit fin, Hermione rangea son matériel de potion, s'excusa auprès de Lily et remonta rapidement à son dortoir. Elle vida son sac de cours, saisit ses notes liées aux Horcruxes et courut presque à la bibliothèque.
La bibliothèque était déserte, et Hermione songea avec amusement que les élèves de cette époque n'étaient pas si différents de ceux qu'elle connaissait. Ils étaient très probablement dans le parc, profitant des rayons de soleil qui résistaient. A l'issue des premiers jours de cours, les professeurs n'avaient pas donné beaucoup de devoirs. Au moins, je serai tranquille. Hermione posa ses affaires sur un bureau vide et se dirigea vers le bureau de la bibliothécaire, une sorcière brune aux lunettes incrustées de diamants. Elle lui remit le parchemin que Dumbledore lui avait confié lors de son arrivée – et qui lui garantissait un accès illimité à la Réserve. La sorcière pinça les narines (Hermione songea à Madame Pince, qui avait le même réflexe) et lui indiqua la dite salle d'un geste sec de la main.
Hermione la remercia, et enjamba le cordon de velours qui séparait la Réserve du reste de la bibliothèque. Elle se saisit d'un épais ouvrage intitulé Actes de Magie Noires et dut le porter des deux mains tant il était imposant. Un léger nuage de poussière se souleva lorsqu'elle le posa sur la table, et elle se mit à le feuilleter.
- A peine arrivée, et déjà le nez dans tes bouquins ? se moqua gentiment une voix derrière elle.
- Oh... fit-elle en se retournant, fermant au passage son livre. Remus, c'est ça ?
Le jeune homme acquiesça en silence et désigna la chaise à côté d'elle.
- Tu permets ? demanda-t-il avant de s'asseoir. Qui t'a donné l'autorisation pour la Réserve ?
Il semblait réellement curieux, et non intrusif, comme elle avait pu le penser en premier lieu.
- Le professeur Dumbledore, dit-elle en poussant ses affaires pour lui laisser de la place. Il a eu les lettres de recommandations de mon ancienne école et a pensé que j'aurais voulu continuer mes recherches personnelles à Poudlard.
- C'est marrant quand même, fit-il remarquer. Tu as l'air d'avoir un bon sens de l'orientation. Je veux dire, continua-t-il devant l'air surprise de Hermione, tu as réussi à trouver la bibliothèque toute seule. Pour quelqu'un qui vient d'arriver, tu te repères plutôt bien.
- Lily m'a indiqué le chemin après le cours, expliqua-t-elle en essayant de paraître souriante.
- Pourtant elle m'a dit qu'elle ne savait pas où tu étais. Tu dois être une excellente élève, pour avoir eu un mot du professeur Dumbledore, dit-il, l'air songeur.
Hermione se maudit intérieurement de ne pas s'être montrée plus prudente. Remus Lupin, elle le savait, était un loup-garou et ses sens devaient être décuplés – y compris son sens de l'observation. Le jeune homme se rendit rapidement compte qu'il avait mis Hermione mal à l'aise, et continua sur un ton plus enjoué. Ils s'étaient lancés dans une conversation des plus passionnantes, et Hermione expliquait son point de vue sur l'importance des études lorsque James Potter, Sirius Black et Peter Pettigrow firent irruption dans la salle.
- Lily te cherche, lança Peter à Hermione.
- Merci Peter. J'y vais alors !
Elle alla ranger son livre dans la Réserve, ramassa ses affaires et sortit après avoir salué Remus et ignoré les autres. Lily était dans la Salle Commune et lorsqu'elle l'eut rejoint, elles descendirent dans le parc en compagnie de plusieurs personnes dont Hermione n'était pas certaine d'avoir retenu les noms.
La week-end, ainsi que la première semaine de cours, passèrent à une vitesse folle. Le répit accordé aux élèves de septième année n'avait pas duré, et ils croulaient sous la quantité de devoirs à faire. Lily Evans voyait peu Hermione, qui passait beaucoup de temps à la bibliothèque, seule ou en compagnie de Remus, qui semblait beaucoup apprécier la jeune femme. En tant que préfet-en-chef, Lily devait faire de nombreuses rondes dans les couloirs du château en compagnie de James et ils avaient pris pour habitude de déloger Hermione de la bibliothèque quand il était tard et que les élèves étaient supposés se rendre dans leur salle commune. Hermione travaillait avec plus d'acharnement que jamais, conciliant devoirs et recherches personnelles. Recherches qui n'avançaient pas assez vite à ses yeux, et elle n'eut d'autre choix que de rendre visite au directeur de l'école.
Les cours de l'après-midi, Botanique, Sortilège et Arithmancie, se déroulèrent sans accident notoire – Seamus Finnigan n'étant pas là, aucun objet n'avait explosé en classe. A peine la journée terminée, Hermione se rendit devant la gargouille de pierre à l'entrée du bureau directorial. Elle prononça le mot de passe d'une voix claire, et monta les marches de pierre. Elle s'arrêta devant une porte de bois qu'elle n'avait jamais vue fermée auparavant. La porte était travaillée, et de longs entrelacs gravés se dessinaient. Elle frappa à trois reprises, et attendit que le directeur lui intime d'entrer.
- Miss Granger, la salua-t-il. J'espère que votre première semaine d'école s'est bien passée. Que me vaut l'honneur de votre visite ?
Les personnages des portraits la regardaient s'avancer dans le bureau et prendre place sur le fauteuil moelleux qui faisait face au professeur Dumbledore.
- Je voulais vous demander, dit-elle d'une petite voix timide, si vous auriez des livres à me conseiller. Des livres sur de puissants actes de magie noire ayant eu lieu lors des siècles précédents.
Elle n'osait pas prononcer le mot Horcruxe, ne sachant si l'idée de Voldemort divisant son âme lui était déjà parvenue à l'esprit ou non.
- J'imagine que vous cherchez des informations sur les Horcruxes, Miss Granger, lui dit-il dans un sourire. Malheureusement, c'est un sujet tabou dans notre monde, et les ouvrages qui les mentionnent sont peu courant. La Réserve de la bibliothèque contient tous les livres connus s'y référant. Mais allez-y, continuez.
- J'imagine que vous êtes déjà au courant, mais je suis venue à cette époque car je pense que Voldemort aurait pu dissimulé le dernier Horcruxe entre ces murs, expliqua-t-elle. C'était déjà le cas pour deux d'entre eux, mais je suis persuadée qu'il en a créé un qu'on ne peut trouver que maintenant. A cette époque, je veux dire.
Dumbledore ne parut pas surpris de l'entendre prononcer ce nom. Peu de sorciers osaient, mais elle semblait faire partie de ceux qu'un nom n'effrayait pas.
- Vous devez être une sorcière brillante, pour que l'on vous confie cette tâche, Miss Granger, lui dit-il d'une voix posée. Je suis navré de ne pas pouvoir vous aider davantage dans votre quête.
Hermione était déçue en sortant du bureau du directeur. Elle s'était attendu à obtenir un peu d'aide de la part du professeur Dumbledore. En grommelant, elle rejoignit la salle commune des Gryffondor.
Il régnait une douce chaleur dans la pièce. Deux élèves disputaient des duels d'échec version sorcier tandis que d'autres s'amusaient à monter des châteaux de cartes avec un jeu de bataille explosive – dont les cartes pouvaient exploser à tout instant. Les élèves les plus âgés étaient penchés sur de gros ouvrages, confortablement installés, et le bruit des plumes grattant des parchemins émettait un doux murmure. James, Sirius, Remus et Peter étaient installés dans un coin de la pièce, préparant sûrement leur prochaine bêtise – un peu à la manière de Fred et George Weasley travaillant sur leurs Boîtes à Flemme. James jetaient sans arrêt des coups d'oeil appuyés à Lily, assise devant la cheminée. Lorsqu'elle leva les yeux et vit Hermione, elle la supplia de l'accompagner dehors faire un tour.
Un soleil resplendissant illuminait le vaste parc de Poudlard en ce mois de septembre. La surface du lac miroitait et le calmar géant avait déployé ses tentacules monstrueux hors de l'eau, probablement pour leur faire prendre le soleil. Les deux jeunes femmes s'assirent sous un grand saule pleureur, dont l'extrémité des branches frôlaient les eaux du lac. Hermione eut un pincement au cœur, car c'était l'endroit préféré de Harry et Ron lorsqu'ils avaient du temps libre.
- Je peux te confier quelque chose ? demanda Lily en se mordant la lèvre.
Hermione la regarda, surprise mais acquiesça. Elles ne se connaissaient que depuis un peu plus d'une semaine et déjà Lily entrait dans les confidences. Hermione eut un nouveau pincement au cœur, en sachant que quand viendrait son tour, ce serait sûrement des mensonges qui sortiraient de sa bouche.
- Je suis amoureuse de James, lui confia Lily à demie-voix.
- Pourquoi tu le repousses sans arrêt alors ? demanda Hermione, plutôt surprise par cette révélation.
Elle savait que les parents de Harry avaient commencé à se fréquenter lors de leur dernière année de Poudlard, mais en voyant le dégoût qui se peignait sur le visage de Lily dès que James l'approchait d'un peu trop près, elle avait fini par se demander comment ils allaient bien pouvoir finir mariés.
- Lui veut tout simplement m'ajouter à son tableau de chasse, déjà bien rempli, répondit Lily dans un haussement d'épaules. Il est prétentieux, cause des problèmes à Gryffondor sans arrêt, simplement pour montrer qu'il en est capable, il est arrogant... mais aussi tellement craquant !
- Tu sais, je suis nouvelle et je ne connais pas encore les gens de l'école, mais je pense qu'il tient vraiment à toi. Si tu n'étais qu'une énième fille à ajouter à sa liste, il aurait fini par lâcher prise, vu la manière dont tu repousses ses avances sans arrêt.
Lily haussa une nouvelle fois les épaules, pas tout à fait convaincue.
- Et toi, Miss bibliothèque, tu as quelqu'un dans le cœur ? demanda Lily.
- Et bien, quand j'étais en France, dit-elle en tâchant de paraître sincère, j'avais deux meilleurs amis, Harry et Ron. Pendant longtemps, j'ai cru être amoureuse de Ron, mais en venant ici, je me suis rendue compte qu'il me manquait davantage comme un frère. Ça reste de l'amour, certes, mais c'est différent. Je ne m'imagine plus du tout sortir avec lui maintenant.
- Harry... J'aime beaucoup ce prénom, fit Lily, songeuse. Te tracasse pas avec ça Hermione, tu trouveras sûrement quelqu'un ici, quelqu'un que tu ne considéreras pas comme ton frère.
Elle lui fit un clin d'œil, et les deux amies rirent. La conversation resta orientée vers les garçons et bien longtemps après, Lily regarda sa montre.
- Je suis désolée mais j'ai promis à Rebecca Davis de l'aider pour son devoir de potion, annonça la jeune rousse. Je file au château. A tout à l'heure !
Hermione la regarda s'éloigner avant de reporter son attention sur le lac. Le soleil était plus bas dans le ciel, et elle sut qu'elle ne devrait pas tarder à rentrer au château. Les branches du saule s'écartèrent alors, et le visage souriant de Remus Lupin se dessina. Il prit place à côté d'elle, le dos appuyé contre le tronc de l'arbre.
- Hermione, commença-t-il doucement, je ne voudrais pas te paraître impoli ni grossier, mais je me pose des questions.
La jeune femme leva les yeux vers lui, et attendit qu'il continue, légèrement anxieuse sans vraiment savoir pourquoi.
- On va dire que j'ai un certain don pour savoir quand les gens me cachent quelque chose et donc, je ne crois pas un mot à ton histoire de Beauxbâtons. En fait, je ne crois pas tout ce que tu nous as raconté sur ta vie avant Poudlard.
Il la regarda à son tour, la sondant en silence pour voir s'il ne l'avait pas froissée. Hermione se mordit la lèvre en réfléchissant à toute vitesse. Après tout, c'était le professeur Lupin qui l'avait aidée à remonter dans le passé. C'était lui qui avait cru à son histoire sans la moindre once de doute.
- C'est souvent le cas chez les loup-garous, je me trompe ? s'enquit Hermione doucement en le fixant.
Le visage de Remus s'assombrit, et il recula, comme si Hermione était soudainement devenu quelqu'un dont il fallait se méfier.
- C'est Sirius qui t'a dit ? demanda-t-il, déconcerté.
Hermione prit une grande inspiration et n'hésita pas une seconde de plus.
- Bon, très bien. Personne ne devait être au courant, mais puisque tu en parles... Je viens du futur Remus. Je n'ai jamais été à Beauxbâtons, et je vais naître dans un peu plus d'un an. En 1979 pour être exacte.
Remus la regarda comme s'il voulait déceler la moquerie derrière ses paroles. Hermione resta silencieuse, et attendit que Remus ouvre la bouche.
- Ça explique beaucoup de choses, dit-il tranquillement. J'imagine que tu es là pour changer le futur et que tu n'as rien le droit de révéler.
- Tu as tout bon Remus, répondit Hermione en souriant. Promet-moi de ne rien à dire, même à James, Sirius ou Peter. Les conséquences pourraient être désastreuses. Il n'y a que le professeur Dumbledore qui est au courant.
Les yeux remplis de questions, Remus acquiesça sans rien dire. Ils restèrent silencieux, chacun perdu dans ses pensées, jusqu'à ce que la grande horloge de Poudlard sonne vingt heures. Ils se rendirent ensemble à la Grande Salle.
- T'étais passé où Remus ? lança Sirius Black. On t'a cherché partout !
Hermione savait qu'il mentait. La carte du Maraudeur en poche, les amis de Remus avaient du voir qu'il se trouvait dans le parc en compagnie de Hermione. Remus avait songé la même chose, et se contenta de lancer un regard appuyé à Sirius.
- Dites-moi, vous n'avez pas vu Lily ? demanda la jeune femme.
- Pas depuis une heure ou deux, s'empressa de répondre James. Je l'ai vue avec Rebecca Davis dans la bibliothèque tout à l'heure. Elles travaillaient le devoir de Potions.
- Alors elle doit encore y être, finit Hermione. Je vais la rejoindre.
Elle quitta la salle rapidement, vacillant sous le poids de son sac remplis de livres. Sirius ne la lâcha pas des yeux tant qu'elle fut dans son champ de vision.
- Oh, Sirius ! Je te parle, fit James en lui donnant un coup de coude dans les côtes.
- Mais ça fait mal ! répondit le brun en se tournant vers James, une main sur ses côtes douloureuses. Quoi ?
- C'est moi ou elle te plaît Hermione ? demanda Remus en souriant de manière appuyée.
- N'importe quoi.
Il leva les yeux au ciel, avant de tourner son attention vers ses amis.
- C'est vrai qu'elle est pas mal, poursuivit James, songeur. Mais pas...
- Pas autant que ta Lily d'amour, se moquèrent en cœur Sirius, Remus et Peter.
- Je pense que tout le monde est au courant, James, rit Peter.
Les trois jeunes hommes éclatèrent de rire quand James grommela sa réponse.
Arrivée devant la bibliothèque, la sorcière à lunettes grinça qu'elle allait fermer les portes, et qu'il était temps que Hermione retourne d'où elle vienne. Tout comme Madame Pince à son époque, la bibliothécaire ne semblait guère apprécier cette jeune sorcière qui passait autant de temps dans la Réserve.
Dépitée, Hermione décida d'aller faire un tour dans la Salle Commune pour voir si Lily ne s'y était pas rendue après avoir aidé Rebecca Davis. Déambulant dans le château en se demandant si elle n'avait pas fait une erreur en expliquant sa situation à Remus, elle heurta violemment quelqu'un au détour d'un couloir.
- Tu peux pas faire attention où tu mets les pieds espèce de... cracha l'élève d'une voix traînante en se redressant.
Hermione, dont le sac était tombé, s'apprêtait à répliquer lorsqu'elle vit son interlocuteur. Un élève de Serpentard, dont les cheveux blonds tiraient sur le blanc.
- Drago ? fit-elle, n'en croyant pas ses yeux.
- Je suis Lucius Malefoy, dit-il l'air mauvais. Ne t'avise plus jamais de me rentrer dedans, ni même de m'appeler par je-ne-sais-quel prénom idiot ! Et toi, t'es qui ?
Hermione ouvrit la bouche pour répondre, quand quelqu'un parla pour elle.
- Hermione Granger, notre nouvelle amie Sang-de-Bourbe, railla une voix.
Sur le qui-vive, Hermione lâcha le sac qu'elle avait ramassé, et saisit sa baguette pour la pointer sur la personne qu'elle crut reconnaître. Narcissa Black.
- Quand on se trouve être des apprentis Mangemorts, on la ferme, dit-elle sur un air de défi.
- Tu joues avec ta vie Granger, la menaça Narcissa, ses cheveux blonds encadrant un visage rougi par la colère.
- A ce que je vois, les Mangemorts ne sont toujours pas capables de se défendre tout seul, se moqua Hermione sans baisser sa garde. Il vous faut donc être en troupeau pour arriver à lancer un sortilège sur une Sang-de-Bourbe ? Et bien, je croyais Voldemort plus intelligent que ça... S'entourer de lâches...
Un troisième élève de Serpentard vint se joindre à Narcissa et Lucius qui souriaient d'un air mauvais. Hermione n'avait jamais vu son visage mais ne doutait pas de ses intentions.
- LA FERME ! hurla Lucius, les traits déformés par la fureur. Ne parle pas de lui comme si tu le connaissais !
Hermione ne prit pas la peine de répondre et se contenta de son sourire qui signifiait mais je sais des choses que tu ignores, stupide Serpentard.
- Foutez-lui la paix ! s'écria Sirius qui venait d'apparaître de nul part, la baguette levée et prêt à jeter un sort au moindre mouvement.
- Mais qui voilà maintenant, ricana le Serpentard que Hermione ne connaissait pas. Black, le sauveur des Sang-de-Bourbe en détresse. Je croyais que c'était le rôle de Potter. C'est vrai, il ne s'occupe que de sa stupide Lily.
Les cinq élèves baissèrent leurs baguettes d'un même mouvement lorsque le professeur de Botanique traversa le couloir. D'un signe de tête, Lucius Malefoy fit signe à ses acolytes de le suivre.
- Méfie-toi Granger, mon cher cousin ne sera pas toujours là pour te sauver la mise, cracha Narcissa à voix basse.
- Je n'ai pas peur de toi Black, ni des autres de ta maison.
Les trois Serpentard s'éloignèrent, non sans avoir regardé Hermione avec dédain et arrogance. Sirius se retourna vers elle, et lui adressa un large sourire.
- Merci, lui dit Hermione d'un ton léger. Je discuterais bien avec toi, mais je pense que tu as à faire, acheva-t-elle avant de continuer sa route et de se rendre à la salle commune, laissant derrière elle un Sirius interloqué.
