Renaissance
Bonjour tout le monde :)
Merci pour vos reviews, vous vous êtes encore une fois surpassés !
Bon pour ce chapitre 8, je dois mettre rated M pour le langage et la violence (beaucoup d'entre vous auront envie de m'égorger je crois ^^) Mais ne vous inquiétez pas, après la tempête il y a toujours le calme non? :p
Bonne lecture et à jeudi !
Enjoy ;)
Chapitre 8
Le lendemain matin, Emma fut réveillée par des petits coups frappés à la porte. Elle grogna avant d'ouvrir les yeux et vit que David se tenait près d'elle.
- Régina t'as répondu, dit-il en lui tendant le mot.
La blonde le prit à la hâte et l'ouvrit. Elle parcourut le bout de papier en souriant niaisement comme une adolescente de quinze ans qui reçoit sa première lettre d'amour.
« Moi aussi j'ai adoré t'embrasser et j'aimerais tellement recommencer, si tu es d'accord bien sûr… Je tiens le coup pour toi, pour nous… Régina »
Elle sautilla dans la cellule sous le regard amusé du gardien.
- Je peux lui répondre ?
- Oui, je lui donnerais quand je la verrais.
- C'est quand ? Ce soir ?
Le jeune homme acquiesça. Emma écrit un nouveau mot et le donna à David. C'est à ce moment-là que la sonnerie annonçant l'heure du petit-déjeuner retentit. Le gardien sortit tandis qu'Emma rejoignit le réfectoire…
Régina était allongée sur la couchette dure qui lui servait de lit. Elle avait mal partout et elle avait faim malgré les chocolats que David lui avait donnés la veille. La brune ferma les yeux et repensa au mot qu'Emma lui avait fait. Elle la connaissait à peine et pourtant elle ressentait déjà beaucoup de choses à son égard mais elle ne savait pas si c'était de l'amour ou simplement de l'attirance. Tout ce qu'elle savait c'est qu'elle avait aimé l'embrasser et qu'elle voulait recommencer sans arrêt. La porte s'ouvrit brusquement ce qui fit sursauter la jeune femme.
- La sieste est terminée !
Jefferson se tenait là, debout, un plateau-repas à la main. Pour une fois ça n'avait pas l'air d'être de la bouillie et ça sentait bon. Le ventre de la brune gargouilla rien que de regarder le plat qui lui était présenté : purée de pommes de terre, steak haché et haricots verts. Régina se leva pour prendre le plateau mais avant qu'elle n'ait atteint le gardien, celui-ci le fit tomber par terre.
- Oops, dit-il en souriant.
La brune le fusilla du regard et sans qu'elle ne puisse esquisser un mouvement de recul, elle reçut une gifle magistrale :
- Ne me regarde pas comme ça !
Régina se frotta la joue et se rendit compte qu'elle saignait à la lèvre. Le gardien jeta un œil à la nourriture qui jonchait sur le sol :
- Tu ferais mieux de manger avant que ça ne soit froid.
La jeune femme avait envie d'éclater en sanglots mais elle ne lui laisserait pas cette satisfaction. Elle suivit le regard de Jefferson et se dit qu'elle avait tellement faim qu'elle s'en fichait que le repas soit tombé par terre. Comme si le jeune homme avait lu dans ses pensées, il fit un pas sur le côté et piétina le contenu du plateau.
- Je crois que ça sera meilleur comme ça, dit-il, bon appétit !
Et il sortit sans demander son reste laissant Régina avec sa détresse. Elle retourna s'asseoir dans son lit et fondit en larmes. Elle ne comprenait pas ce soudain retournement de situation. Elle était enfermée, seule, sans personne à qui parler et c'est comme si ça ne suffisait pas. Si Jefferson revenait et continuait son petit manège, la jeune femme n'était pas certaine de pouvoir le supporter….
Deux jours étaient passés depuis qu'Emma avait reçu le mot de Régina et elle n'avait plus de nouvelles de David depuis. Ça commençait vraiment à l'inquiéter. Pourtant, la blonde avait cherché le gardien partout, sans succès. Elle décida d'aller voir la seule personne capable de l'aider : Mary-Margaret. C'était juste après midi, Emma venait de finir son travail à la laverie et se rendit directement à l'infirmerie. La petite brune était en train de lire des documents, elle releva la tête en entendant le raclement de gorge de la détenue :
- Oh Emma, comment vas-tu ?
- Je vais bien et toi ?
- Moi aussi. Tant que tu es là, je vais en profiter pour te faire une prise de sang pour voir si tout va bien pour toi et le bébé.
- Oh ! On est vraiment obligé de faire ça maintenant ? Dit Emma en pensant à sa peur des seringues.
- Oui, allez, assieds-toi sur la table.
La jeune femme souffla mais fit ce que l'infirmière demandait. Mary-Margaret lui prit le bras et chercha une veine. Une fois trouvée, elle prépara la seringue et piqua la blonde qui grimaça de douleur. Emma ne put s'empêcher de retenir sa respiration pendant toute la durée de l'opération. Elle fut soulagée lorsque la petite brune retira l'aiguille de son bras.
- Mets ton doigt là en attendant que je prenne un pansement.
La jeune femme farfouilla dans un des tiroirs et sortit une boîte de pansements. Elle en colla un sur le bras de la blonde.
- Alors, dit Mary-Margaret, tu voulais me parler de quelque chose ?
- Ben en fait, je ne sais pas si tu es au courant que David faisait passer des mots entre Régina et moi.
- Oui il m'en a parlé, je trouve qu'il a eu une idée brillante, dit-elle les yeux pleins d'étoiles en pensant au jeune homme.
- Ouais, je suis d'accord. Mais seulement ça fait deux jours que je n'ai plus de nouvelles de lui, tu ne saurais pas où il est par hasard ?
- Ben non, je l'ai vu ce matin pourtant. Tu veux que je l'appelle pour qu'il vienne ici ?
- Oui s'il te plait, ça serait vraiment sympa.
Mary-Margaret se dirigea vers son bureau, prit le téléphone et composa le numéro de portable du gardien. Après lui avoir demandé de venir expressément, elle raccrocha et vint se rasseoir à côté d'Emma.
- Alors toi et Régina vous êtes…
- Non, on est pas ensemble. Enfin j'en sais rien… On s'est juste embrassé pour l'instant.
- Oh mais c'est merveilleux ça !
- Ouais mais je sais pas trop où on en est ! Dans son mot, elle m'a dit qu'elle voulait recommencer…
La blonde ne put s'empêcher de sourire en repensant à ce qu'avait écrit la brune.
- Et toi ?
- Ben moi aussi, dit Emma en rougissant.
Quelques minutes plus tard, David arriva, essoufflé d'avoir couru :
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda-t-il d'une voix inquiète.
- Rien de grave, Emma te cherchait.
- Oh ! Dit-il, embarrassé.
La jeune femme sentit une boule se former au creux de son ventre, elle sentait bien que quelque chose n'allait pas. Voyant que le gardien ne disait rien, Emma sortit de ses gonds :
- Est-ce que tu as vu Régina ces deux derniers jours oui ou non ?
- Ben en fait avant-hier, j'ai voulu me rendre dans l'aile où elle se trouve et on m'a interdit d'y aller, ils avaient changé mon planning à ce qu'il parait !
La blonde fronça les sourcils :
- Il faut absolument que t'ailles la voir, c'est vraiment pas normal qu'on t'interdise comme ça du jour au lendemain d'effectuer tes gardes là-bas.
David avait l'air inquiet :
- Je ne crois pas que…
- David, intervint Mary-Margaret, tu dois faire quelque chose, si ça se trouve Régina est en danger !
Le gardien soupira et capitula devant la détermination des deux jeunes femmes :
- Très bien, j'irais voir à la tombée de la nuit.
- Génial, dit Emma, un peu rassurée.
La blonde se leva de la table sur laquelle elle était assise et sortit de la pièce pour aller manger non sans lancer un dernier « tu me tiens au courant ? » au gardien…
Régina n'en pouvait plus, elle allait craquer d'une minute à l'autre. Ça faisait deux longs jours que Jefferson venait dans sa cellule pour la maltraiter. Il la traitait de tous les noms vulgaires inimaginables et la frappait à chaque fois qu'elle essayait de répliquer ou de se défendre. Le gardien la privait également de nourriture et d'eau, elle était de plus en plus faible et avait le visage tuméfié d'avoir reçu tant de coups de poing de la part de son bourreau. En ce début d'après-midi, Jefferson se pointa à nouveau, un sourire machiavélique aux lèvres.
- Alors, chérie, comment tu vas aujourd'hui ?
La brune ne daigna pas répondre et resta prostrée sur la couchette en bois.
- Tu es coriace quand même, je suis étonné !
- Où est David ?
Le gardien s'approcha alors de Régina et la gifla violemment :
- Tais-toi ! Si tu crois qu'il va venir te sauver tel un prince charmant sur son cheval blanc, tu te trompes ! Tu n'es pas une princesse et encore moins une reine ! Tu n'es rien du tout, juste une pauvre fille qui a tué sa mère et qui ne mérite pas de vivre !
- Et vous, vous êtes fou ! S'il y a bien un de nous deux qui devrait être enfermé, ça n'est certainement pas moi ! Cracha la brune.
Jefferson empoigna Régina et la plaqua au mur, il la roua de coups jusqu'à ce qu'elle finisse par tomber par terre. Il éclata de rire :
- Ah ça m'excite de te cogner dessus, tu sais ça ! Mais j'aimerais plus si tu vois ce que je veux dire !
Il s'agenouilla alors en face de la brune et se pencha à son oreille :
- Je veux te baiser, murmura-t-il.
Ce fut la douche froide pour la jeune femme. Elle pouvait accepter les coups, les insultes, le manque de nourriture mais jamais elle ne pourrait se remettre d'un viol. Dans un geste désespéré, elle repoussa le gardien et le griffa au visage, ce qui eut le don d'attiser sa colère. Jefferson se releva et releva Régina en même temps, il la retourna pour qu'elle soit face au mur :
- Tu vas le payer, salope !
Il arracha alors le haut de la tunique de la brune et enleva la boucle de sa ceinture. Régina ne put empêcher les larmes de couler le long de ses joues, il allait la violer et plus jamais elle ne pourrait se regarder en face dans un miroir. Ce porc allait la souiller d'une minute à l'autre et elle n'avait aucun moyen de lui échapper. Elle poussa un cri perçant en sentant la ceinture de cuir du gardien sur son dos. Il était en train de la fouetter et pourtant, elle en fut presque soulagée :
- Oh oui, continue de crier, j'adore ça.
Plus aucun son ne sortit alors de la bouche de la jeune femme, elle serra les dents, ne voulant pas lui donner plus de satisfaction qu'il en avait déjà. Les coups pleuvaient sur son dos meurtri. Elle pensa alors à Emma, à ses longs cheveux bouclés qui descendaient en cascade sur ses épaules, la rendant plus belle que jamais. Elle repensa au baiser qu'elles avaient échangé et un faible sourire passa sur ses lèvres avant qu'elle ne déclare forfait et s'évanouisse de douleur…
