Renaissance
Hey coucou tout le monde, la forme? Moi oui :)
Merci pour vos reviews sur le chapitre précédent :p J'ai dépassé les 300 reviews! vous êtes géniaux (je vous l'ai déjà dit non? :p)
Alors voici le nouveau chapitre, voici la rebellion de notre chère Régina mouahahah =D
Bonne lecture et à lundi pour la suite !
Enjoy ;)
Chapitre 22
En début d'après-midi, Régina décida d'aller passer un coup de fil à son père. Elle décrocha le téléphone, composa le numéro et attendit qu'il décroche. Emma, quant à elle, était adossée au mur, fixant sa compagne. Au bout d'interminables secondes, la voix de Henry retentit au bout du fil :
- Allô ?
- Allô, c'est moi.
- Bonjour ma chérie, comment vas-tu ?
- Je vais bien et toi ?
- Moi aussi. Mais tu es sûre ? Tu as une petite voix.
- Je suis juste un peu fatiguée. J'ai passé une mauvaise nuit.
- Oh ! Tu as des soucis ? C'est Emma ? Elle a refusé ta demande en mariage ?
A l'évocation du prénom de la blonde, Régina leva les yeux et regarda sa codétenue, un léger sourire aux lèvres :
- Non, elle a accepté.
- Oh mais c'est génial, félicitations à vous deux, dit Henry d'une voix enjouée.
- Merci. Elle a adoré la bague !
- Tant mieux. Bon, dis-moi ce qu'il se passe.
La brune se mit à hésiter, devait-elle raconter le calvaire qu'elle avait vécu la veille dans les toilettes ?
- J'ai besoin de ton aide pour rencontrer le grand patron de la prison, un certain August Booth. Je sais que tu as pas mal de relations et que tu es connu en ville.
- Oui d'accord mais pourquoi tu ne demandes pas au directeur de la prison, ça serait beaucoup plus simple, tu ne crois pas ?
- Oui, tu as raison mais tu sais à quel point il me déteste et en plus, j'aimerais parler de lui avec August.
- Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Demanda Henry d'une voix inquiète.
- Rien, s'empressa de répondre la brune.
- Régina… Je te connais et je sens que quelque chose ne va pas.
La jeune femme sentit une boule se former dans sa gorge et fut incapable de répondre à son père. Elle laissa tomber le téléphone et fondit en larmes. Sans perdre une seconde, Emma la prit dans ses bras pour la consoler. Elle embrassa tendrement la brune avant de reprendre le combiné :
- Allô, Henry, c'est Emma.
- Comment va ma fille ?
- Ça va aller, ne vous inquiétez pas. Je veille sur elle. Est-ce que vous êtes d'accord pour nous avoir un entretien avec ce Monsieur Booth ?
- Oui pas de soucis, je vais faire le nécessaire.
- Merci et surtout dites-lui bien de ne pas passer par Gold quand il convoquera Régina dans son bureau.
- D'accord. Prenez soin de ma fille, de vous et du bébé, Emma. A bientôt.
- Au revoir Henry.
La blonde raccrocha et s'agenouilla difficilement pour faire face à sa compagne qui s'était laissée glisser par terre, la tête appuyée contre le mur.
- Ca va ? Demanda doucement Emma.
La brune acquiesça et sécha ses larmes du revers de la main :
- Je ne pouvais pas lui dire…
- Je sais et je comprends tout à fait. C'est ton père, tu veux le protéger.
- Il ne s'imagine pas ce que je vis ici. Heureusement que tu es là.
Emma sourit et se pencha pour embrasser sa fiancée :
- Viens, on va prendre l'air, ça nous fera le plus grand bien.
Régina se releva et aida la blonde à faire de même car elle avait de plus en plus de mal à bouger à cause de son ventre. Une fois à l'extérieur, elles rejoignirent Ariel sur un banc.
- Hey salut les amoureuses.
- Salut, dit Emma.
- Qu'est-ce qu'elle a ? Demanda la rouquine en voyant les yeux rouges de la brune.
- Rien, ça va passer.
- Oh ok, dit-elle en haussant les épaules.
Emma posa sa main sur la cuisse de sa compagne pour la rassurer. Le soleil brillait et il faisait assez chaud. La blonde fixa le groupe de Ruby, il lui semblait qu'elles étaient en train de se disputer. La jeune femme lança un regard à sa codétenue pour voir si elle voyait la même chose qu'elle mais Régina avait fermé les yeux pour profiter de la chaleur du soleil sur son visage. Ariel, quant à elle, racontait sa matinée aux deux jeunes femmes qui ne l'écoutaient que d'une oreille.
- Mais qu'est-ce qu'elle fout ? Dit Emma en voyant Belle se diriger vers elles
Régina ouvrit alors les yeux et regarda la jeune femme s'avancer :
- Bonjour, je peux vous parler ?
- Heu…ouais, dit la blonde, intriguée.
- Voila, j'aimerais m'excuser pour mon attitude, je me suis rendue compte à quel point Ruby et les autres étaient mauvaises. Je ne sais pas pourquoi je traine avec elles, par habitude sans doute. Je suis vraiment désolée pour tout le mal que je vous ai fait.
Régina fixa Belle un moment, essayant de détecter le moindre mensonge dans ses paroles. Finalement elle ne vit que de la sincérité dans son regard et un profond regret.
- Ce que tu as fait hier prouve à quel point tu es une bonne personne, dit la brune, sans toi, le pire se serait probablement produit. Alors merci.
Belle fut émue par les paroles de Régina :
- Merci pour ton pardon. Par contre, je sais que Gold ne te porte pas dans son cœur et pour être sincère, je ne connais pas ta version de l'histoire mais je suis tombée follement amoureuse de lui. Je sais que je ne devrais pas, que ce n'est pas quelqu'un de bien mais je n'y peux rien, les sentiments sont là.
La brune se leva et vint faire face à la jeune femme sous le regard médusé d'Emma et d'Ariel.
- Je comprends, je sais très bien que l'amour peut frapper quand on ne s'y attend pas et je ne te blâme pas pour être tombée amoureuse de lui mais sache que je ne lui ferais pas de cadeau parce que lui n'a pas hésité une seule seconde pour tenter de me détruire et détruire ma famille.
Belle hocha la tête en signe de compréhension.
- Bien maintenant que tout est clair entre nous, je vais vous laisser.
- Attends, dit Emma.
La jeune femme regarda la blonde, intriguée :
- Si tu as besoin de quoi que ce soit, ou si tu en as marre de trainer avec les pouffes là-bas, n'hésite pas à venir nous voir.
- Merci, c'est vraiment gentil.
Sur ce, Belle s'éloigna pour retrouver son groupe. Régina quant à elle, se remit à sa place, le regard lointain.
- Hey, à quoi tu penses ?
- Je pensais à Gold et au fait que je vais aller le dénoncer. Je me disais que Belle allait en souffrir et ça me gêne parce qu'elle attend un enfant.
- Ouais c'est clair que c'est pas évident tout ça mais peut-être que ce sera suffisant pour le mettre dehors si tu dis juste qu'il a abusé de son pouvoir et que tu racontes ce que tu as vécu en cellule d'isolement.
- Oui, je ne lui dirais pas pour Belle et le bébé sauf si Booth me dit qu'il ne peut rien faire.
Emma passa un bras autour des épaules de sa compagne et l'attira à elle pour l'embrasser :
- Tu es quelqu'un de bien Régina, je suis tellement fière de toi.
La brune rougit et se pelotonna un peu plus contre sa codétenue.
- Je t'aime Emma, je ne sais pas ce que je deviendrais sans toi.
- Pareil pour moi mon amour.
Elles s'embrassèrent langoureusement devant Ariel qui les regardait en souriant.
- Moi aussi je veux quelqu'un à embrasser et à serrer dans mes bras, je me sens trop seule ici.
La blonde se dégagea légèrement de sa belle et regarda son amie, elle tendit alors son bras vers la rouquine :
- Oh allez viens faire un câlin.
La jeune femme ne se fit pas prier et se blottit dans les bras d'Emma.
- Hey mais pas trop près non plus ! Dit Régina.
Emma éclata de rire, repoussa Ariel et enlaça sa fiancée :
- Oh j'aime quand vous êtes jalouse Mademoiselle Mills, ça vous donne un air sexy.
- N'abuse pas non plus, sinon ça n'est pas un air sexy que j'aurais.
La blonde sourit et frissonna en imaginant sa compagne en colère. Il était évident que pour rien au monde, elle n'aimerait se mettre sa compagne à dos…
Le lendemain, Régina fut convoquée chez le grand directeur de la prison : August Booth. Elle était stressée et ne savait pas du tout à quel genre de personne elle aurait à faire. Si August était comme Gold ou si au contraire, il avait de l'empathie pour les êtres humains. Après avoir toqué, elle attendit patiemment qu'il la fasse entrer. Lorsque sa voix résonna à travers la porte, elle entra dans l'immense bureau.
- Bonjour Monsieur Booth.
- Mademoiselle Mills, bienvenue. Je vous en prie, asseyez-vous.
Régina s'exécuta et parcourut la pièce du regard. A part un bureau et une étagère avec quelques bibelots, la pièce était dépourvue de meubles. August fixait la brune, un léger sourire aux lèvres :
- Impressionnant, n'est-ce pas ?
- Oui.
- Je suis rarement ici, voila pourquoi la pièce est assez vide.
La jeune femme se contenta d'un signe de tête en guise d'approbation.
- Alors votre père, Henry Mills m'a dit que vous vouliez me parler. Un charmant monsieur d'ailleurs, très gentil.
- Merci. Oui j'aimerais vous parler de quelque chose.
- Pourquoi ne pas avoir demandé un rendez-vous avec Monsieur Gold ?
Régina tiqua et se mordit la lèvre, plus très certaine de vouloir vider son sac à cet homme qu'elle n'avait jamais vu. Voyant que son interlocuteur attendait une réponse, elle se racla la gorge :
- Et bien, parce que c'est de lui dont j'aimerais vous parler.
August leva un sourcil, étonné. Il était rare que des prisonnières viennent jusqu'à lui pour parler des agissements du directeur. A vrai dire, Régina devait être la seule.
- Je vous écoute, Régina. Vous pouvez parler librement, je ne vous jugerais pas.
Il sourit pour rassurer la jeune femme. Cette dernière le fixa intensément comme si elle cherchait quelque chose dans son regard. Pouvait-elle lui faire confiance ? Allait-il se moquer d'elle et la renvoyer dans sa cellule une fois qu'il aurait entendu son histoire ? De toute façon, elle avait déjà traversé tellement d'épreuves qu'elle n'avait plus rien à perdre, excepté sa femme et son fils. Mais elle savait au fond d'elle que si elle ne réagissait pas, si elle ne faisait pas quelque chose pour que Gold soit puni comme il se doit, jamais plus elle ne pourrait se regarder dans un miroir.
- J'espère que vous avez du temps à perdre Monsieur Booth parce que ça risque d'être assez long.
L'homme se cala dans son fauteuil, caressant sa barbe naissante du bout des doigts et planta son regard dans celui de la brune.
- J'ai tout mon temps.
Alors Régina commença son récit. Elle lui raconta comment elle avait atterri en prison d'abord et quel lien particulier elle avait avec Monsieur Gold. Ensuite elle raconta comment ce dernier avait abusé de son pouvoir en l'envoyant en cellule d'isolement. Elle eut un mal fou à dévoiler les maltraitances que Jefferson lui avait infligées sans éclater en sanglots. Au plus Régina parlait, au plus August palissait. D'ailleurs elle crut qu'il allait vomir rien qu'en voyant sa tête lorsqu'elle parla de la tentative de viol de Ruby, toujours orchestrée par Gold. Une fois son récit terminé, la jeune femme se sentait vidée, fatiguée et n'avait qu'une envie : retourner dans sa cellule et retrouver sa compagne. August se pencha alors et attrapa un stylo qu'il se mit à tripoter.
- Ce qu'il vous est arrivé dans cette prison est intolérable. Je vais dès aujourd'hui mettre un terme au contrat de Jefferson. Je ne peux cautionner un tel traitement. Même si vous aviez été enfermée en cellule d'isolement pour une bonne raison, ce qui n'est pas le cas ici, aucun des gardiens n'a le droit de maltraiter les détenues.
Régina fut rassurée qu'il soit de son côté, elle n'aurait peut-être pas à parler de Belle, finalement.
- Ensuite, poursuivit-il, je convoquerais Aurore, Mulan et Ruby et leur ferait passer l'envie de recommencer ces atrocités.
- Merci, dit la brune, reconnaissante.
- Et en ce qui concerne Monsieur Gold, il est évident qu'il n'a plus sa place en tant que directeur de cette prison. Je lui faisais confiance, je pensais qu'il avait de la poigne pour gérer une prison. En effet, il en a mais il a abusé de son pouvoir et de ma confiance par la même occasion. Par contre, ça ne se fera pas tout de suite, je dois lui trouver un remplacement mais croyez-moi, Mademoiselle Mills, que je ferais en sorte que cela se fasse le plus rapidement possible.
La jeune femme fut plus que soulagée de cette décision et elle aurait presque sauté de joie si elle n'avait pas été devant le grand patron de la prison. L'homme se leva et Régina fit de même, il la raccompagna à la porte :
- N'hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin de quoi que ce soit. Bonne après-midi, Régina.
- Merci pour tout Monsieur, au revoir.
Régina retourna à sa cellule, le sourire aux lèvres et le cœur léger. Enfin elle voyait le bout du tunnel…
