Renaissance
Coucou tout le monde, vous allez bien aujourd'hui? Moi ouiiii Lana a ajouté une de mes photos à ses favoris hier soir, alors je suis folle (ok je l'étais déjà mdr) et sur un petit nuage *o*
Merci pour vos superbes reviews sur le chapitre précédent :)
Voici un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira !
Bonne lecture :)
Enjoy ;)
Chapitre 26
Quelques jours plus tard, Régina se rendit au parloir afin d'y retrouver son père. Elle entra dans la pièce et se dirigea vers la table du fond où Henry l'attendait en souriant. La brune l'enlaça avant de prendre place en face de lui.
- Bonjour ma chérie, comment vas-tu ?
- Ca va et toi ?
- Moi aussi. Alors ton entretien avec Monsieur Booth s'est bien passé ?
- Oui, il est de mon côté et il va trouver un remplacement pour Gold.
Henry sourit, visiblement rassuré :
- Je suis content pour toi. Tu vas pouvoir enfin souffler.
- Oui, dit la brune en souriant, au fait, j'ai quelque chose à te demander.
- Je t'écoute.
- Et bien, on a appris récemment qu'Emma allait sortir de prison à la fin de ce mois-ci.
- Oh ! Mais c'est génial.
- Oui.
Régina baissa la tête, essayant de cacher les larmes qui menaçaient de couler.
- Régina…
- Elle va terriblement me manquer, dit la brune d'une voix tremblante.
L'homme attrapa la main de sa fille et la serra doucement pour lui montrer qu'il était là pour elle. Régina inspira profondément afin de se calmer.
- Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Dit Henry.
- J'aimerais que tu héberges Emma, on a une grande maison et elle serait bien là-bas avec toi, en attendant que je sorte de cet endroit. Elle pourrait prendre ma chambre.
- Je trouve que c'est une merveilleuse idée et je suis très heureux d'accueillir ma belle-fille et mon petit-fils chez moi. Je prendrais soin d'elle, ne t'en fais pas.
La jeune femme esquissa un sourire :
- Je n'en doute pas. Merci.
Voyant que sa fille avait toujours l'air aussi triste, il tenta de la rassurer :
- Je suis certain qu'elle viendra te voir aussi souvent qu'elle le pourra.
- Papa, elle est enceinte, elle ne pourra pas faire tous les jours la route.
- Je la conduirais et je l'attendrais dans la voiture.
- Tu n'es pas obligé de faire ça.
Henry soupira :
- Je le fais parce que j'en ai envie. Je ferais n'importe quoi pour toi, Régina. Tu as sacrifié ta vie pour moi en me protégeant de ta mère et jamais je ne pourrais assez te remercier pour ça.
Ce fut trop d'émotions pour la brune qui ne put retenir ses larmes.
- Je t'aime ma chérie et je suis fier de toi.
- Merci, je t'aime aussi.
Régina s'essuya les yeux avant de retrouver une prestance convenable.
- Est-ce que tu pourrais acheter des vêtements de maternité pour Emma ? Je n'ai pas envie que le jour de sa sortie, elle soit obligée de laisser sa tunique parce qu'elle ne rentre plus dans ses anciens vêtements.
- Pas de problèmes. Elle aura tout ce dont elle aura besoin. Une nouvelle garde-robe, des choses pour le bébé et tout ça. Tu n'as pas à t'inquiéter pour ça.
La brune se leva et enlaça à nouveau son père, reconnaissante.
- Bon il faut que je retourne en cellule, s'il y a quoi que soit d'autre, je t'appelle.
- D'accord. Et profite des dernières semaines avec ta future femme, dit Henry en souriant.
Régina acquiesça et sortit du parloir afin d'aller retrouver sa fiancée…
Pendant ce temps, Emma était dans la cour avec Ariel :
- Ca va faire bizarre quand tu ne seras plus là, dit la rouquine.
- Je sais. D'ailleurs en parlant de ça, j'aimerais que tu veilles sur Régina.
Ariel leva les sourcils, étonnée :
- Tu plaisantes ? Je crois qu'elle sait très bien se défendre toute seule.
- Ne te fie pas aux apparences, sous son masque froid, elle est douce et fragile. Elle fait semblant que tout va bien mais je ne suis pas dupe. Je vois bien qu'elle est mal et quand je serais partie, Dieu seul sait dans quel état elle sera.
- C'est normal, elle t'aime.
Emma sourit à la remarque de son amie. Elle aussi, elle aimait Régina. Elle ne le montrait pas mais au fond, la blonde était terrifiée de sortir et de vivre loin de sa compagne.
- Je pourrais demander à être transférée dans sa cellule.
- Sérieux ? Tu ferais ça ?
La rouquine haussa les épaules :
- Ben oui pourquoi pas ?
- Ca serait génial ! Je n'ai pas envie que Régina se retrouve toute seule, j'ai peur qu'elle fasse une bêtise.
Ariel écarquilla les yeux :
- Une bêtise du genre mettre fin à ses jours ?
- Ben ouais…
- Mais non jamais elle ne ferait ça, elle a une famille maintenant et elle sait que tu l'attendras dehors.
- Oui tu as raison.
Le silence s'installa entre les deux détenues. Chacune plongée dans leurs pensées. C'est alors qu'Ariel éclata de rire sous le regard incrédule d'Emma :
- Qu'est-ce qui te fait rire ?
- Oh rien, c'est juste que je pensais à moi et Régina. Imagine qu'un soir elle me prend pour toi et elle vient se glisser dans mon lit.
La blonde donna un coup de coude à son amie :
- Non mais ça va pas de penser à des trucs comme ça ? Jamais elle ne te confondra avec moi.
- Hey détends-toi, je plaisantais. De toute façon, jamais je ne pourrais coucher avec elle.
Emma tourna vivement la tête vers la rouquine :
- Et pourquoi ça ?
- Parce que je serais tétanisée à l'idée de mal faire, je me demanderais toujours si elle aime bien, si je fais bien et puis j'aurais trop peur que si je ne fais pas un truc qui lui plait, qu'elle me le fasse payer.
La jeune femme éclata de rire :
- J'ai l'impression de sortir avec Terminator quand je t'entends parler comme ça.
- Ben quoi ? Elle me fait peur, j'y peux rien !
Régina arriva à ce moment-là et s'installa à côté d'Emma :
- Et bien, je vois qu'on s'amuse ici.
- Ouais, c'est à cause d'Ariel, elle ne raconte que des conneries.
- Ah bon, je peux savoir ?
Un blanc envahit la conversation tandis qu'Ariel fixait la blonde d'un air suppliant.
- Heu… c'est pas important. Alors il a dit quoi Henry ?
La brune plissa les yeux et regarda à tour de rôle les deux jeunes femmes en face d'elle. La rousse déglutit péniblement lorsque le regard de Régina s'attarda sur elle. Finalement la brune reporta son attention sur sa compagne :
- Il est d'accord pour que tu emménages chez lui, tu auras tout ce dont tu as besoin.
- D'accord c'est gentil mais ça me gêne de vivre sur le compte de ton père.
- Ça ne sera pas sur son compte mais sur le mien et en plus tu trouveras bien du travail une fois que le petit sera assez grand.
- Ouais…
Régina passa un bras autour des épaules de sa codétenue et l'attira à elle pour l'embrasser.
- Tout se passera bien tu verras, tu seras bien là-bas.
- J'en doute pas, ton père est génial. Il habite dans quelle ville exactement ?
- Une petite ville du nom de Storybrooke, il y est maire.
- Storybrooke ? Ca existe vraiment ça ? On dirait un nom sorti tout droit d'un livre pour enfants ! S'esclaffa Emma.
- Oui ça existe, dit Régina, vexée.
- Et pourquoi tu ne m'as pas dit qu'il était maire ? Je comprends mieux maintenant pourquoi il a pu nous avoir un rendez-vous avec Booth.
- Je n'aime pas le crier sur tous les toits c'est tout. Je ne veux surtout pas qu'on me considère comme une fille à papa parce que ce n'est pas ce que je suis.
La brune se tut et repensa aux nombreuses fois où lorsqu'elle était adolescente, les étudiants se moquaient d'elle parce que son père était le maire de la ville. Rares ont été les fois où elle avait eu de vrais amis et dès qu'elle en avait, sa mère faisait tout pour les faire fuir.
- Storybrooke est à combien de temps en voiture de Boston ? Demanda Emma, ce qui fit sortir Régina de ses pensées.
- Une heure de route à peu près.
- Ok… Je viendrais te voir tous les jours.
- Ne sois pas ridicule, tu es enceinte, tu finiras par ne plus pouvoir conduire.
La blonde haussa les épaules :
- Ton père me conduira, j'en suis certaine.
Régina sourit devant le regard interrogateur de sa compagne :
- Il a dit la même chose tout à l'heure.
- On se comprend lui et moi, dit Emma en souriant, on est tous les deux dingues de toi.
La jeune femme ne put s'empêcher de rougir. Elle se leva alors pour venir s'installer sur les genoux de la blonde avant de l'embrasser langoureusement devant Ariel qui se sentait légèrement de trop. A bout de souffle, elles se séparèrent et Régina enlaça sa codétenue :
- Tu vas tellement me manquer, murmura-t-elle à son oreille.
- Toi aussi ma chérie, à un point que tu n'imagines même pas. Tu m'appelleras hein ?
- Tous les soirs, promis, dit Régina.
Emma se dégagea lentement de l'étreinte de la brune afin de pouvoir voir son visage. Elle voyait bien que Régina avait envie d'éclater en sanglots et pour être honnête, elle aussi avait envie de pleurer mais elle ne pouvait pas craquer. Elle esquissa un sourire en caressant la joue de sa compagne. Elle déposa ensuite des petits baisers sur le visage de sa compagne :
- Tu es tellement belle Régina.
- Non c'est toi qui es belle.
- Non toi !
Ce petit jeu agaça Ariel qui souffla bruyamment :
- Hey ho, je suis là hein. Je m'ennuie.
Emma éclata de rire devant la mine de chien battu de son amie :
- Ah Ariel, toi aussi tu vas me manquer !
La rouquine sourit et déposa un petit bisou sur la joue de la blonde. Elle ne le montrait pas mais elle était triste du départ d'Emma parce qu'il fallait bien le reconnaitre, avant l'arrivée de la blonde, elle n'avait aucune amie. Ariel regarda Régina en souriant. Non, maintenant, elle n'était plus seule, elle avait la brune et elle était bien décidée à ne pas la laisser sombrer dans le désespoir…
