Renaissance

Bonjour tout le monde, comment ça va en ce lundi et avec la reprise de ouat? Moi ça va, à part que j'ai raté le #AskLana, je croyais que c'était à 5 heures de mat' donc je me suis levée et en fait elle venait juste de finir donc voila, que dalle quoi :/

Merci pour vos reviews sur le chapitre 30! Je vois que vous n'appréciez pas beaucoup Milah ! Ca se comprend :)

Voici le chapitre 31 et il est rated M :p

Bonne lecture :)

Enjoy ;)


Chapitre 31

Régina et David traversaient le long couloir qui les menait au parloir.

- Qu'est-ce que tu fabriquais ? Attaqua le gardien.

La brune se figea et se retourna, faisant volte-face avec le jeune homme.

- De quoi tu parles ?

- Cette fille… Elle était à moitié nue devant toi.

- Je sais, elle dort dans cette…tenue, si tu veux tout savoir.

- Tu as couché avec elle ?

Régina s'approcha lentement de David l'air menaçant :

- Tu ne crois quand même pas que je serais capable de faire ça à Emma ?

- Heu…je…hum…bien sûr que non.

- Bien. Alors maintenant arrête de poser des questions idiotes et avance.

Le gardien baissa la tête, honteux d'avoir douté de la jeune femme. Ils marchèrent donc en silence. Une fois arrivée au parloir, Régina ouvrit la porte et se dirigea vers la table où se trouvait Emma. Avant même qu'elle n'eut le temps de faire un geste, la blonde l'enlaça et la serra fort contre elle, ce qui fit gonfler le cœur de Régina de bonheur.

- Oh mon amour, je suis tellement désolée pour hier.

- Non, Emma. C'est moi qui me suis emportée, je n'aurais pas dû, excuse-moi.

Elles s'embrassèrent avant de s'asseoir sous le regard suspicieux de la gardienne qui surveillait. Régina prit les mains de sa compagne dans les siennes.

- Pardon de ne pas avoir téléphoné hier soir, dit la brune, confuse.

- Ah, ben en fait, j'étais pas à Storybrooke.

Régina regarda sa fiancée d'un air interrogateur :

- J'ai passé la nuit chez Mary-Margaret et David. J'avais besoin de parler à quelqu'un alors je suis allée à leur appartement. Puis j'ai mangé avec eux et comme il était tard, Mary m'a proposée de rester.

- Oh ! C'est bien.

- C'est pour ça que je suis tôt ici.

- Et je suis contente que tu sois là, dit la brune en souriant.

- Moi aussi.

Emma prit la main de sa future femme, la porta à sa bouche et y déposa un tendre baiser. Soudain, elle repensa aux paroles de David, la veille.

- Alors… David m'a dit que tu avais une nouvelle compagne de cellule.

- En effet.

- Comment elle est ?

Régina sourit devant l'inquiétude d'Emma. Mais en réfléchissant, elle avait raison d'être inquiète étant donné que cette Milah avait l'air bien décidé à la mettre dans son lit.

- Elle est très bavarde et très entreprenante aussi.

La blonde se sentit soudain nauséeuse :

- Comment ça entreprenante ? Elle t'a draguée ?

- Pas draguée non.

Emma poussa un soupir de soulagement, peut-être s'emballait-elle pour rien. Elle se sentit soudain ridicule.

- Elle m'a carrément dit qu'elle voulait coucher avec moi, poursuivit Régina.

- QUOI ? Hurla la jeune femme, faisant se retourner les gens autour d'elles.

La brune se pencha alors en avant et murmura :

- Baisse d'un ton, Emma, s'il te plait.

- Comment veux-tu que je reste calme après une telle révélation ?

- Je l'ai repoussée et je lui ai bien fait comprendre que j'étais fiancée.

Malgré le fait que la brune tentait de la rassurer, Emma ne pouvait s'empêcher d'imaginer le pire. Et si Régina finissait par craquer ? Après tout, le manque de sexe pouvait faire faire n'importe quoi.

- Je…j'ai peur…que tu craques, avoua Emma.

- Tu n'as pas comme une impression de déjà-vu ? Demanda la détenue.

La jeune femme leva les yeux au ciel :

- Oh ça va, j'ai eu tort hier de te faire la morale à propos de Neal et moi.

- Ravie de l'entendre.

Emma eut un sourire crispé, elle devait reconnaître que sa compagne avait raison. Il fallait qu'elle lui fasse confiance et vice-et-versa sinon leur couple ne tiendrait jamais jusqu'à la fin de la peine de Régina.

- Ecoute ma chérie, la seule personne dans le monde avec qui j'ai envie de faire l'amour c'est toi. Je n'aspire qu'à une chose : sortir d'ici pour retrouver la chaleur de tes bras, ton sourire, tes remarques parfois idiotes mais que j'adore et surtout vivre avec toi et notre fils. Je t'aime et personne ne pourra nous séparer. Ni Milah, ni Neal et encore moins cette fichue prison !

La blonde en eut les larmes aux yeux :

- Oh Régina, je t'aime tellement. Ce que tu viens de dire me fait un bien fou et me redonne la force de me battre pour nous.

La brune se leva alors précipitamment et attira sa femme contre elle, lui offrant un baiser passionné :

- Je t'aime, chuchota-t-elle à l'oreille d'Emma, et s'il n'y avait pas toutes ces personnes autour de nous, je te ferais l'amour, là maintenant sur cette table.

La jeune femme déglutit péniblement et sentit une douce chaleur envahir son bas ventre. Elle allait répondre lorsque la voix de la gardienne les priant de se séparer retentit dans la pièce. C'est donc à contrecœur qu'elles s'assirent à leur place respective.

- Bordel, je lui fouterais bien une claque à cette pétasse, dit Emma en jetant un regard noir à la femme qui avait osé interrompre un moment intime avec sa bien-aimée.

Régina éclata de rire :

- Un jour, peut-être.

- Ouais… Sinon tu disais ?

Mais la brune n'eut pas le temps de poursuivre la conversation qu'on annonça la fin des visites. Emma souffla de frustration tout en se levant pour venir enlacer sa compagne. Elle respira l'odeur de pomme qui émanait de ses cheveux et lui caressa tendrement le dos. Régina se dégagea doucement de son amante et déposa un chaste baiser sur les lèvres de la blonde, qui grogna, faisant bien comprendre qu'elle voulait plus. La jeune femme sourit et mordilla la lèvre inférieure d'Emma avant de demander l'accès à sa bouche avec sa langue. Un ballet des plus délicieux commença entre les deux jeunes femmes, ignorant les protestations de la gardienne. La blonde poussa un gémissement de plaisir. A bout de souffle, elles finirent par rompre le baiser, souriant toutes les deux niaisement.

- Je n'en ai pas fini avec vous, Mademoiselle Swan.

Emma sourit béatement et regarda Régina s'éloigner et disparaître derrière la porte. Cette femme allait la rendre dingue. Il était clair qu'une bonne douche froide lui ferait le plus grand bien.


Emma gara la voiture en face du manoir Mills. Elle descendit rapidement, se dirigea vers le porche et entra dans le grand vestibule. Elle se mit à la recherche de son beau-père et le trouva dans le jardin en train de s'occuper du pommier.

- Bonjour Henry.

- Oh, Emma. Te voila.

- Tu as besoin d'aide ? Demanda la blonde en désignant l'arbre.

- Non, j'ai fini, assieds-toi sur une chaise longue, j'ai à te parler.

- D'accord.

La jeune femme s'installa alors et ferma les yeux, profitant du soleil sur son visage. Elle aurait tant aimé que Régina soit là et puisse profiter de ce beau temps avec elle. Quelques minutes plus tard, Henry vint se poser à côté d'elle.

- Tu vas bien ?

- Oui ça va. Merci.

- Tant mieux. Dis-moi, où as-tu passé la nuit ?

Emma planta son regard dans celui du père de sa compagne. Elle pouvait y lire de l'inquiétude.

- J'ai dormi chez David et Mary-Margaret. Ils travaillent tous les deux à la prison.

- Oh.

- Oui, en fait hier, je me suis un peu embrouillée avec Régina, j'avais besoin d'en parler à Mary, du coup je suis allée la voir et comme il était tard, elle m'a proposée de rester dormir.

- D'accord. Je comprends mieux pourquoi Régina n'a pas téléphoné hier soir.

- Oui, elle me l'a dit, je suis allée la voir ce matin, on a discuté et tout va bien maintenant.

Henry sourit et posa une main réconfortante sur l'épaule de sa belle-fille.

- Je suis content alors. Tu m'aides à préparer le repas ?

- Bien sûr.

Ils allèrent donc tous les deux dans la cuisine et Emma entreprit d'éplucher les pommes de terre pendant que Henry préparait les légumes. Il donna quelques leçons de cuisine à la blonde et une bonne heure plus tard, le repas était prêt. Ils passèrent à table et mangèrent en silence, profitant du calme qui régnait dans la pièce.

- Tu as prévu quelque chose cet après-midi ?

- Heu…non, je crois que je vais bouquiner en attendant le coup de fil de Régina.

- Très bien, j'aurais besoin de la voiture, il faut que j'aille à Boston pour régler une affaire. Je ne serais surement pas rentrer pour le dîner.

- Chacun son tour, dit Emma en rigolant.

- Oui.

Une fois qu'ils eurent terminé, la jeune femme débarrassa la table et mit la vaisselle sale dans le lave-vaisselle. Elle monta ensuite dans la chambre afin de lire et de se reposer. Une heure plus tard, après une bonne petite sieste, Emma se leva et alla prendre une douche pour se réveiller. Une fois propre, elle enfila un pyjama et retourna dans le lit de Régina, enfonçant sa tête dans les oreillers pour respirer l'odeur de sa compagne. Son cœur se serra lorsqu'elle réalisa à quel point la brune lui manquait. Son téléphone se mit alors à sonner, la faisant sursauter :

- Allô ?

- Vous avez un appel de la prison de Boston, voulez-vous le prendre ?

- Oui.

Elle attendit alors quelques secondes avant d'entendre la voix de Régina à l'autre bout du fil :

- Emma ?

- Ouiiii, je suis là. Je t'attendais.

- Tu es mignonne, dit la brune d'une voix douce.

La blonde sourit, prit une mèche de ses cheveux et la fit tourner autour de son doigt :

- Tu fais quoi de beau ?

- Ben j'ai lu, puis j'ai dormi et après j'ai pris une douche et là je suis allongée sur ton lit.

- Intéressant…

- Heu…ouais.

- Tu portes un de mes pyjamas ?

- Oui, dit Emma en souriant.

- Lequel ?

- Celui en satin bleu.

- Hum je vois… Il est doux celui-là n'est-ce pas ?

- Ouais, dit Emma en ne voyant pas du tout où sa compagne voulait en venir. Depuis quand était-elle fétichiste des pyjamas ?

- Tu sais ce que je ferais si j'étais à côté de toi ?

La jeune femme écarquilla les yeux en comprenant enfin ce que sa femme tentait de faire. Elle sourit d'un air coquin, bien décidée à entrer dans son jeu :

- Dis-moi…

- Je déboutonnerais le haut de ton pyjama un par un et te caresserais les seins très sensuellement.

Emma déglutit péniblement, elle jouait avec le feu et elle savait d'avance qu'elle allait finir par se brûler :

- Oh Régina… Gémit-elle.

- Fais-le, ordonna la brune d'une voix rauque.

La blonde ferma les yeux, écoutant la respiration de son amante, elle ouvrit lentement les boutons, passa sa main sous le bout de tissu et massa sensuellement son sein droit, prenant son téton durci entre son pouce et son index. Elle émit un petit gémissement qui n'échappa pas à sa compagne.

- Hum… Bien, descends maintenant et plonge ta main dans ta culotte.

- Bordel, Régina, tu vas me rendre folle.

- Tu l'es déjà mon amour. Fais-le s'il te plait et je veux t'entendre gémir.

- Okaaayy… J'en reviens pas que je vais faire ça.

- Tais-toi, je n'ai pas beaucoup de temps.

- Ah oui c'est vrai.

Emma se tut et fit ce que Régina lui demandait. Elle mit sa main dans sa culotte et caressa son sexe de haut en bas en gémissant :

- Oui, c'est bien, imagine que c'est moi, dit la brune, d'une voix pleine de désir.

- Han… 'Gina, dis-moi des choses coquines.

La jeune femme accéléra le mouvement au fur et à mesure des paroles de sa compagne, sentant l'humidité envahir ses doigts. N'y tenant plus, elle se pénétra et commença un mouvement de va-et-vient. A l'autre bout du fil, Régina haletait en entendant la respiration saccadée de sa fiancée. Elle voulait la rejoindre et assouvir son désir au plus vite. Mais malheureusement pour elle, c'était impossible. Une détenue débarqua alors pour passer un coup de téléphone. La brune reprit prestance et se racla la gorge :

- Je vais devoir te laisser.

- Emma ouvrit les yeux et suspendit son geste :

- Quoi ? T'es pas sérieuse là ? J'allais jouir !

- Je suis plus seule, marmonna la brune.

- Putain, c'est pas vrai.

- Je suis désolée mon amour. Je t'aime, on se voit demain ?

- Ouais… Je t'aime aussi. Dors bien !

- Bonne nuit.

Emma avait envie de balancer son téléphone dans le mur en entendant la sonnerie continue, signifiant que Régina avait raccroché. Jamais de toute sa vie elle n'avait été aussi frustrée. Il fallait qu'elle trouve vite une solution pour pouvoir voir la brune seule à seule et pas dans un parloir avant qu'elle ne devienne totalement hors de contrôle…