Renaissance

Coucou tout le monde vous allez bien?

Merci pour vos reviews sur le chapitre précédent, je suis ravie que la scène M vous ait plu :)

Voici le chapitre suivant et il est rated M (et oui encore :p)

Bonne lecture :)

Enjoy ;)


Chapitre 34

Régina sortit en trombe de la prison et parcourut la cour du regard à la recherche de son amie. Elle n'y était pas. Elle souffla de frustration, où pouvait bien être la rouquine ? La brune avait été voir dans la cellule de la jeune femme ainsi qu'au réfectoire sans trouver la moindre trace d'Ariel. Le regard de Régina se posa sur Ashley qui était assise sur un des bancs. Elle se dirigea vers la blonde d'un pas décidé :

- Est-ce que tu sais où se trouve Ariel ?

- Non j'en sais rien et même si je le savais, je ne te le dirais pas, répondit la détenue d'une voix froide.

Régina attrapa la blonde par le bras et la plaqua face contre le mur :

- Ecoute-moi bien espèce de blondasse sans cervelle. Je n'ai pas oublié ce que tu as fait. Je serais toi j'arrêterais immédiatement de faire l'idiote avec moi avant que ça ne finisse très mal pour toi !

Ashley gémit de douleur en essayant de se dégager de la brune. Régina la lâcha brusquement avant de tourner les talons et de rentrer dans le bâtiment. Elle décida de se rendre aux sanitaires, peut-être qu'elle trouverait la rousse là-bas. Quelques minutes plus tard, Régina entra dans la pièce et se figea en voyant la scène qui se déroulait devant elle. Ariel était assise sur un des lavabos, le haut de sa tunique relevé de façon à ce que sa poitrine, gonflée de plaisir soit visible. La rouquine avait la tête appuyée contre le miroir tandis qu'Aurore se trouvait entre ses jambes, en train de titiller le téton droit de la jeune femme. Régina descendit son regard et tomba sur la main d'Aurore qui caressait l'intimité d'Ariel. Cette dernière gémissait bruyamment en s'agrippant du mieux qu'elle pouvait à son amante. Aurore s'attaqua à l'autre sein avant d'embrasser le reste du corps de la rousse, prenant bien soin de lécher son nombril avant de continuer son exploration et de poser sa bouche sur le sexe luisant d'excitation d'Ariel après avoir envoyé valser le pantalon et la culotte de la détenue à l'autre bout de la pièce. Régina, quant à elle, était incapable de faire un geste, elle se mordit la lèvre pour ne pas gémir à cette vision des plus érotiques. La rouquine ne gémissait pas, elle était pratiquement en train de hurler, maintenant. Elle priait Aurore d'aller plus vite, alors cette dernière introduisit deux doigts en elle et commença un rapide mouvement de va-et-vient. Ariel agrippait les cheveux de la jeune femme afin de maintenir sa tête entre ses cuisses. Elle fermait les yeux, profitant des sensations qui parcouraient son corps, jamais elle n'avait pris autant de plaisir en faisant l'amour. La rousse tourna la tête vers la gauche et ouvrit les yeux. Elle croisa alors le regard de Régina :

- Aaaaahh…Ré…gi…na, dit-elle en sentant l'orgasme exploser en elle.

Aurore s'arrêta net et leva les yeux vers la jeune femme, intriguée :

- Régina ?

Elle tourna alors la tête pour voir ce qu'Ariel fixait d'un air embarrassé et vit que la brune les regardait. Elle n'en fut pas choquée pour autant et se releva doucement, remettant sa tunique en place. Aurore se dégagea de son amante et se dirigea vers la sortie. Elle s'arrêta à la hauteur de Régina et s'essuya la bouche de façon coquine.

- A ton tour ma belle ?

La brune la fusilla du regard :

- Dans tes rêves, Aurore.

La détenue haussa les épaules :

- Dommage !

Elle quitta alors la pièce sans se retourner. Régina se dirigea alors vers son amie, le visage déformé par la colère :

- Mais qu'est-ce que tu fabriques ?

- Je me rhabille, dit Ariel en remettant son pantalon.

- Ne me prends pas pour une idiote, d'accord ? Qu'est-ce que tu fiches avec cette pauvre fille ?

- Oh ben j'étais aux toilettes et quand je suis sortie, elle était là et puis d'un coup, je me suis retrouvée assise sur le lavabo. J'ai pas compris ce qu'il m'arrivait mais c'était tellement bon ! J'ai envie de recommencer d'ailleurs.

- Et bien, tu en auras l'occasion avec Milah, dit la brune en souriant.

Ariel la fixa en grimaçant :

- Non pas avec Milah ! Avec Aurore ! Tu comprends, elle a des doigts de fée, elle me rend dingue, cette fille c'est le diable incarnée, elle fait ressortir la tigresse qui est en moi.

Régina leva les yeux au ciel, passablement agacée et énervée par les propos de son amie.

- Je vais la tuer, dit-elle plus pour elle-même que pour la rouquine.

Ne pouvant en supporter davantage, la détenue sortit des sanitaires, laissant Ariel totalement perdue :

- On est toujours amie hein ? Cria la jeune femme.

Pour toute réponse, elle ne reçut qu'un long silence angoissant. Elle soupira et pensa à Emma. Si seulement elle était encore là, tout aurait été plus simple et elle aurait au moins pu lui raconter ce qu'elle venait de vivre. Elle souffla et finit par sortir pour aller prendre un peu l'air, ça lui ferait le plus grand bien.


Régina entra dans sa cellule et s'adossa à la porte. Elle ferma les yeux quelques instants afin de calmer les battements de son cœur. Lorsqu'elle les rouvrit, elle vit Milah, debout au milieu de la pièce, qui la fixait, un léger sourire aux lèvres. Elle avait ses mains derrière son dos comme si elle ne voulait pas que sa codétenue voit ce qu'elle tenait :

- Qu'est-ce que tu caches ? Demanda sèchement la brune.

Pour toute réponse, Milah s'avança d'une démarche féline et s'arrêta à quelques centimètres du visage de Régina, prenant bien soin de coller sa poitrine contre celle de sa compagne de cellule.

- J'ai trouvé quelque chose, dit-elle

- Ah bon ? Et quoi ?

Milah ne répondit pas, elle se contenta de mettre l'objet entre les jambes de la jeune femme. Régina sentit alors le god frotter sur son intimité et ne put s'empêcher de gémir. Après la scène à laquelle elle venait d'assister, il était difficile de résister aux douces caresses du pénis artificiel contre son entre-jambe. Milah se pencha alors à l'oreille de la brune avant de murmurer d'une voix suave :

- J'ai très envie de faire joujou avec…


Henry entra au manoir, les bras chargés de courses en tout genre. Il s'aida de son pied pour fermer la porte et posa ses paquets dans le hall.

- Emma tu es là ?

- Oui je suis dans le salon.

L'homme se dirigea dans la pièce indiquée pour rejoindre sa belle-fille. Cette dernière était en train de regarder un dessin animé :

- Bonjour, dit-elle, j'instruis mon fils.

Henry éclata de rire :

- En regardant Blanche-Neige et les sept nains ?

- Ben ouais, je crois qu'il aime bien, il bouge beaucoup.

- Où l'as-tu trouvé ?

Dans les affaires de Régina.

- Il s'assit à côté de la blonde tout en fixant l'écran de télévision.

- C'était le Disney préféré de Régina et je ne sais pas pourquoi car elle détestait Blanche-Neige.

- Peut-être parce qu'elle la trouve trop nunuche à parler et chanter avec les animaux de la forêt.

- Oui sans doute. Oh et elle n'aimait pas le prince charmant non plus. Elle le trouvait trop…comment dire…niais.

Emma sourit :

- Ouais et en plus de ça, il est pas très beau hein.

- Oui. Bon trêve de plaisanterie. J'ai une surprise pour toi.

Le visage de la jeune femme s'illumina :

- J'adore les surprises, c'est quoi ?

- Suis-moi, je vais te montrer.

La blonde se leva et suivit son beau-père dans le vestibule. Il sortit alors des pots de peinture des sacs. Emma le regarda, perplexe :

- Qu'est-ce qu'on va faire avec ça ?

- On va repeindre la chambre d'amis pour en faire une chambre pour le bébé.

La jeune femme était émue par cette délicate attention. Elle retint les larmes de joie qui menaçaient de couler et vint enlacer le père de Régina :

- Oh merci Henry, c'est un merveilleux cadeau que tu me fais.

- C'est normal, voyons. Vous allez vivre ici et il faut que mon petit-fils ait sa chambre lui aussi.

Emma acquiesça et aida l'homme à monter les paquets. Une fois à l'intérieur de la pièce, Henry s'installa sur le lit pour réfléchir :

- Bon, il va d'abord falloir démonter les meubles, tu crois pouvoir m'aider ?

- Heu…ouais, du moment que je ne dois pas porter de choses trop lourdes.

- Pas de soucis à ce niveau-là. Ensuite on mettra une grande bâche pour ne pas salir le parquet.

- D'accord.

Henry sourit :

- Quand on aura terminé de mettre en peinture, tu iras acheter les meubles pour décorer la chambre.

- Génial ! S'enthousiasma la jeune femme, j'ai hâte !

Ils se mirent alors au travail. Henry prit sa boîte à outils et commença à démonter le lit. Il passait les pièces détachées à Emma qui les empilait dans le couloir comme elle pouvait. En fin de matinée, la chambre était totalement vide et la bâche était mise. Ils pouvaient commencer à repeindre les murs.

- Tu veux manger avant ? Demanda Henry.

- Ah oui, j'ai trop faim. On mange quoi ?

- Un truc rapide. Une omelette jambon-fromage ça te va ?

- C'est parfait !

Ils descendirent ensemble et allèrent dans la cuisine. Emma cassa les œufs dans une tasse avant de les battre avec un fouet. Henry pendant ce temps-là, sortit le jambon du frigo et les coupa en petits morceaux avant de les mettre dans les œufs, il ajouta ensuite le gruyère avant de préparer l'omelette. Emma, quant à elle, mit la table, le sourire aux lèvres. Elle était bien ici, dans la maison de son beau-père. Grace à lui et à Régina, elle avait enfin une famille et elle comptait bien tout faire pour la garder…