Renaissance
Bonjour tout le monde comment ça va aujourd'hui?
Merciiii pour vos reviews, vous êtes vraiment supers :)
Alors voici le moment que vous attendez tous : le procès! Il sera en deux parties parce que j'ai dû le couper en deux à cause de sa longueur. Je suis pas avocate hein, alors si y'a des incohérences je m'en excuse ^^
Bonne lecture :)
Enjoy ;)
Chapitre 42
Emma et Henry étaient dans le voiture en route pour le tribunal. Le jour du procès était enfin arrivé et la blonde se sentait nerveuse et angoissée. Elle triturait sans cesse sa bague de fiançailles, la faisant tourner énergiquement autour de son annulaire gauche. Henry regarda sa belle-fille et voyant son anxiété, il posa une main rassurante sur le bras de la jeune femme.
- Détends-toi, dit-il en souriant, tout va bien se passer, j'en suis certain.
- Je n'arrive pas à me calmer. Tu te rends compte que c'est aujourd'hui qu'on va savoir si Régina va sortir ou rester encore dix ans dans cette prison !?
- Oui je sais mais ça ne sert à rien de stresser, pense au bébé.
Emma soupira, elle devait reconnaître que son beau-père avait raison. Elle alluma la radio afin de penser à autre chose. La blonde se mit à fredonner en entendant la chanson de Lily Allen. Henry esquissa un sourire et reporta son attention sur la route. Ils finirent par arriver au palais de justice. Henry se gara près de l'entrée et aida Emma à descendre du véhicule. Une fois à l'intérieur du bâtiment, ils allèrent s'asseoir sur les chaises situées dans le couloir. L'avocat de Régina arriva, vêtu d'une robe noire. Il s'approcha, un sourire enjôleur aux lèvres.
- Bonjour Monsieur Mills, dit-il en lui serrant la main, Mademoiselle Swan, je suis ravi de vous revoir.
La blonde eut un sourire crispé et marmonna un « bonjour ». Henry se racla la gorge :
- Bonjour, avez-vous vu ma fille ce matin ?
- Oui, elle est angoissée mais elle va bien.
- Est-ce qu'on pourra la voir avant que le procès ne commence ? Demanda Emma, pleine d'espoirs.
- Malheureusement, non.
La jeune femme hocha tristement la tête. C'est à ce moment-là que Mary-Margaret et David arrivèrent. L'infirmière se précipita vers son amie :
- Emma, comment ça va ?
- Stressée mais ça va et toi ?
- Moi aussi. J'ai peur, c'est la première fois que je suis amenée à témoigner et en plus, à ce qu'il parait, l'avocat de Gold n'est pas un tendre.
- Oh ! J'espère que ça ira pour Régina.
Killian se posta à côté de la blonde et lui offrit un sourire rassurant :
- Et je suis plus coriace que lui. Je ne compte pas le laisser gagner.
Rassurée par les paroles de l'avocat, Emma retourna s'asseoir près de Henry. Un quart d'heure plus tard, ils purent enfin entrer dans la salle d'audience. Killian s'installa tout devant tandis que les quatre autres s'essayèrent juste derrière lui. Georges King King fit son entrée avec Monsieur Gold. Il posa un regard hautain sur son confrère avant d'aller s'asseoir à son tour. Il n'y avait aucun juré, la décision finale serait uniquement prise par le juge.
- Levez-vous, s'il vous plaît, dit le greffier, voici Monsieur Le Juge Léopold White.
Les gens dans la salle s'exécutèrent et attendirent l'arrivée de l'homme en question. Léopold s'installa et ordonna aux personnes présentes de se rasseoir. Les policiers firent ensuite entrer Mulan et Ruby, toutes les deux menottées tandis que Jefferson était assis non loin de Gold.
- Faites entrer l'accusée, dit le juge d'une voix puissante qui fit frissonner Emma.
Une porte dans le fond de la pièce s'ouvrit et Régina apparut entre deux policiers, les poignets emprisonnés dans des menottes. Elle s'installa à côté de son avocat. La brune se retourna et fit un clin d'œil à sa compagne ainsi qu'un sourire charmeur pour la rassurer.
- Bien, nous sommes ici pour revoir le cas de mademoiselle Régina Mills, accusée et mise en prison pour le meurtre de sa mère, Cora Mills, dit Léopold, Maître Jones, vous pouvez faire appel à votre premier témoin.
Killian se leva et fixa le juge :
- Votre Honneur, j'appelle à la barre Henry Mills, le père de ma cliente.
Henry inspira profondément pour se donner du courage. Sous ses airs d'homme sûr de lui, il n'en menait pas large. Il alla s'asseoir sur la chaise destinée aux témoins, leva la main droite et jura de dire toute la vérité. Jones s'approcha alors :
- Monsieur Mills, pouvez-vous nous raconter ce qu'il s'est passé le jour de la mort de votre femme ?
- Ce jour-là, j'étais à la mairie, je travaillais sur un dossier difficile lorsque j'ai reçu un mail anonyme.
- Qu'y avait-il dans ce mail ?
- Une photo de Cora et de Gold en train de s'embrasser dans le parc de Storybrooke.
- Qu'avez-vous fait ensuite ?
- J'ai continué à travailler mais pour être honnête, je n'arrivais plus à me concentrer. Je voulais des explications alors j'ai décidé de rentrer plus tôt à la maison.
- Lorsque vous êtes rentré, Cora était-elle présente ?
- Oui, elle était dans la cuisine en train de préparer le dîner.
- Et où se trouvait Régina pendant ce temps ?
- Dans sa chambre.
- Très bien. Qu'avez-vous dit à votre femme ?
- Je lui ai montré le mail et je lui ai demandé des explications. Elle a tenté de nier mais elle s'est bien vite rendue compte que c'était inutile. Elle m'a donc avoué que Gold était son amant depuis environ un an.
- Quelle a été votre réaction suite à cette révélation ?
- Je suis tombé de haut. Je l'aimais tellement. Je travaillais énormément pour que Cora et Régina ne manquent de rien. Apprendre que ma femme me trompait m'a brisé le coeur.
- On imagine, dit Killian, compatissant. Et ensuite ?
- Je lui ai dit que je ne pourrais jamais lui pardonner et que je voulais divorcer. Elle a vu rouge car elle savait que sans moi, elle perdrait tout. Le pouvoir et l'argent.
- Ainsi que votre fille...
Henry plongea un regard triste dans celui de la détenue :
- Non. Cora se fichait pas mal de Régina. Jamais notre fille n'était assez bien à ses yeux et Cora lui demandait toujours plus.
- Croyez-vous que c'est pour cela que ma cliente ait tué Madame Mills ?
- Non ! Malgré que sa mère était un tyran avec elle, Régina l'aimait d'un amour incommensurable.
- Que s'est-il passé ensuite ?
- Cora est devenue folle de rage et m'a menacé avec un grand couteau de cuisine. Régina a dû entendre notre dispute car elle est descendue et nous a trouvés dans la cuisine. Elle a vu sa mère avec le couteau dans les mains et elle a tenté de la raisonner. Cora ne voulait rien entendre, au contraire, elle s'est retournée vers Régina, lui a dit des paroles horribles et s'est jetée sur elle. Régina s'est défendue et avant même que je ne comprenne ce qu'il se passe, Cora gisait par terre, le couteau planté dans le coeur, elle est morte sur le coup.
Un silence pesant plana dans la salle avant que Killian ne reprenne la parole :
- Je n'ai plus de questions votre Honneur.
L'avocat retourna à sa place tandis que Georges King se leva.
- Monsieur Mills, être le maire d'une petite ville ne doit pas être facile, n'est-ce pas ?
- En effet, il y a beaucoup à faire, répondit Henry, ne voyant pas où l'avocat voulait en venir.
- Je me doute. Vous aviez donc tellement de travail qu'il devait vous arriver souvent de délaisser votre femme ?
- Heu... Oui.
- Quelle était la fréquence de vos rapports intimes avec Cora ?
Killian se leva d'un bond :
- Objection ! Ceci n'a rien à voir avec le sujet !
- Votre Honneur, poursuivit King, je cherche à prouver que Cora se sentait tellement seule qu'elle a fini par avoir un amant.
- Objection rejetée, veuillez répondre à la question Monsieur Mills.
Henry était embarrassé. Il regarda Régina qui lui fit un léger signe de tête pour l'encourager. Il était gêné d'aborder sa vie sexuelle devant sa fille mais il n'avait pas vraiment le choix étant donné que l'avocat véreux attendait une réponse.
- Je dirais que nous faisions l'amour environ trois fois par mois.
Georges leva un sourcil :
- Vous êtes d'accord pour dire que c'est très peu.
- Oui.
- Etiez-vous attentionné avec votre femme ?
- Je l'aimais mais lorsqu'elle s'en prenait à Régina, ce qui arrivait régulièrement, je n'avais aucune envie d'aller vers elle.
- Vous comprenez qu'elle ait eu un amant qui l'aimait et prenait soin d'elle à votre place ?
- Non. Si vraiment elle était malheureuse avec moi, elle n'avait qu'à divorcer mais elle ne l'a pas fait car elle voulait mon argent.
- Ça c'est votre avis, dit l'avocat en souriant. Selon moi, vous ne connaissiez pas assez votre femme pour savoir ce qu'elle voulait vraiment.
Henry ne répondit pas mais fusilla l'homme du regard.
- Bien. Je n'ai plus de questions votre Honneur.
Le père de Régina retourna s'asseoir, il jeta un regard désolé à sa fille, qui lui sourit afin de le rassurer. L'avocat de Gold appela son témoin qui n'était autre que l'ancien directeur de la prison lui-même. L'homme prononça le serment et attendit que King commence son interrogatoire.
- Parlez-nous de votre relation avec Cora.
- Je l'ai rencontrée à Storybrooke, j'étais venu dans cette petite ville pour affaire. En fait, j'aimerais reprendre une boutique d'antiquités. Bref, j'ai eu un coup de foudre pour cette magnifique femme. Je suis allée l'aborder et nous avons longuement discuté. Nous nous sommes revus régulièrement et avons fini par devenir amants.
- Vous parlait-elle de son mari ?
- Oui, elle disait qu'il n'était jamais là et quand il était au manoir, il n'avait d'yeux que pour leur fille.
- N'avez-vous jamais demandé à Cora de divorcer ?
- Non parce que je savais qu'elle ne voulait pas être séparée de Régina. Elle l'aimait tellement.
- Qu'est-ce que tu en sais espèce d'idiot ? Hurla la brune.
- Maître Jones, calmez votre cliente je vous prie.
- Oui votre Honneur.
Killian chuchota à Régina de se calmer si elle ne voulait pas compromettre ses chances de sortir de prison. Cette dernière acquiesça et serra les dents pour ne pas exploser de rage.
- Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris la mort de Cora ?
- J'étais effondrée. Elle était la femme de ma vie et quand j'ai su comment elle était morte, ça ne m'a pas du tout étonné.
- Pourquoi cela ?
- Parce qu'elle m'avait déjà parlé des sautes d'humeur de Régina. Quelques fois elle pouvait devenir très violente avec sa mère.
Régina se leva brusquement :
- C'est totalement faux !
Un brouhaha envahit la pièce. Le juge tapa avec son marteau pour calmer l'assemblée :
- Mademoiselle Mills si vous continuez à interrompre l'interrogatoire, je vous fais sortir de la salle, est-ce clair ?
- Oui, votre Honneur, dit-elle en se rasseyant.
Une fois le calme revenu, King poursuivit :
- Donc Régina était violente...
- Oui et j'ai pu constater que Cora disait vrai. J'étais directeur à la prison de Boston, là où Régina a été incarcérée. On a eu pas mal de problèmes avec elle. Une détenue a eu le bras cassé à cause d'elle. Connaissant son tempérament de feu, j'ai pris les mesures radicales en la mettant en cellule d'isolement.
Georges sourit, satisfait de la tournure des événements.
- Je n'ai plus de questions votre honneur.
Jones allait se lever mais la brune le retint par le bras :
- C'est le moment de prouver que vous êtes le meilleur avocat. Vous savez aussi bien que moi que tout ce qu'il a dit n'est qu'un ramassis de mensonges.
- Oui je sais, faites-moi confiance, dit-il en lui faisant un clin d'œil.
Killian se dirigea vers Gold :
- Monsieur Gold. Vous étiez un directeur sérieux dites-moi.
- En effet, dit-il avec fierté.
- Alors pourquoi avoir été viré de la prison ?
- Heu...Hum... restriction de personnel.
- Évidemment ! Dit l'avocat.
Il se tourna alors vers l'assemblée, faisant mine de réfléchir, il croisa le regard d'Emma et lui offrit un sourire charmeur, presque coquin. Régina n'avait rien manqué de la scène et se crispa en sentant la jalousie monter en elle. Elle regarda sa compagne qui avait l'air embêté, elle plissa ensuite les yeux, déterminée à savoir ce que lui cachait la blonde. La voix de Jones la fit sortir de ses pensées et elle reporta son attention sur l'interrogatoire.
- Je vais vous dire la vraie raison de votre licenciement. Vous avez envoyé Régina en cellule d'isolement après le petit incident avec une détenue, certes. Mais vous avez oublié de dire que vous avez envoyé un de vos sbires, Jefferson Chapel, pour maltraiter à mort ma cliente. Mais votre plan a échoué.
- C'est faux. Jamais je n'aurais fait une chose pareille, dit Gold d'un air faussement outré.
- Votre Honneur, dit Killian, voici le rapport de Monsieur August Booth, l'ancien supérieur hiérarchique de Monsieur Gold. Je vous laisse lire.
- Objection ! Dit King, je n'ai pas eu connaissance de ce rapport.
- Il ne tenait qu'à vous de le demander, dit Jones.
- Objection rejetée, donnez-moi ce rapport.
Le juge parcourut le dossier et fixa Gold avec sévérité :
- Savez-vous que mentir dans un tribunal est puni par la loi ?
- Heu...Je...
Gold avait soudain perdu la parole. Emma avait envie de hurler de joie mais se retint, ne voulant pas provoquer un scandale.
- Je n'ai plus de questions.
Le témoin alla donc se rasseoir. L'ancien directeur de la prison fulminait devant l'incompétence de son avocat. Sans attendre une minute de plus, Killian appela Mary-Margaret à la barre. Celle-ci se leva, elle était tendue à l'idée de dire une bêtise. Elle jura comme les deux autres avant de s'asseoir.
- Mademoiselle Blanchard, quel est votre métier au sein de la prison ?
- Je suis infirmière.
- Avez-vous déjà dû soigner Régina pour des blessures importantes et si oui, expliquez- nous les circonstances.
- J'ai dû soigner Régina lorsqu'elle est revenue de cellule d'isolement. Elle était à moitié morte, elle avait des hématomes partout et j'ai dû lui recoudre la lèvre. Il n'y a qu'à voir la cicatrice pour voir que je ne mens pas.
Léopold tourna la tête vers l'accusé afin de vérifier les dires de la petite brune.
- Qui lui avait fait ça d'après vous ?
- Un des gardien, Jefferson.
- Est-il présent dans la salle ?
- Oui.
- Pouvez-vous nous montrer où ?
Mary-Margaret tendit un doigt tremblant vers l'homme en question. Toute l'assemblée se tourna vers lui. Il semblait ennuyé et ne savait plus où se mettre.
- Est-ce la seule fois où Régina est venue vous voir pour soigner ses blessures ?
- Non. Elle est venue récemment parce qu'une des détenues l'avait agressée.
- Quels sévisses a-t-elle subis ?
L'infirmière se tut, elle regarda Régina qui était au bord des larmes en repensant à ce que Milah lui avait fait.
- Elle...a...été...violée.
Killian en resta bouche bée, il n'avait pas eu connaissance de cette information capitale. Les gens murmuraient autour de lui. Il se tourna alors vers sa cliente et vit qu'elle allait éclater en sanglots.
- Votre Honneur, je demande une pause s'il vous plait.
- Pause accordée, l'audience reprendra dans quinze minutes.
