Renaissance
Bonjouuur :) J'espère que vous allez bien !
Merci pour vos reviews, vos mp et ajouts en favoris ! C'est avec joie que j'ai découvert avoir dépassée les 600 reviews ! Mercciiiiiii 3
Je suis contente que le procès vous ait plus, je vois que j'ai réussi mon coup :)
Voici un nouveau chapitre, celui que vous attendez tous(tes) avec impatience :p
Bonne lecture :)
Enjoy ;)
Chapitre 44
- Régina, réveille-toi !
La brune grogna, elle avait encore les yeux lourds de fatigue et avait encore envie de dormir un peu. Elle enfouit sa tête dans son maigre coussin pour échapper à la voix stridente de son amie. Ariel monta alors sur le lit de la jeune femme et mit ses pieds de part et d'autre du corps de Régina. Elle fit des petits sauts pour faire rebondir la brune :
- Debout ! C'est le grand jour aujourd'hui, tu vas enfin sortir et retrouver Emma.
Ce fut comme un électrochoc pour Régina qui se leva d'un bond et sautilla comme une gamine dans la cellule.
- Je vais la revoir ! Je vais pouvoir la serrer dans mes bras et dormir avec elle.
- Oui et assister à la naissance de votre fils, ajout la rouquine.
Régina vint alors enlacer sa codétenue :
- Je suis tellement contente, j'ai hâte.
- A quelle heure tu sors exactement ?
- Vers dix-sept heures. Viens, je vais prendre une douche avant qu'il n'y ait plus d'eau chaude.
La brune donna des coups secs à la porte et appela le gardien. David ouvrit quelques minutes plus tard.
- Bonjour les filles, dit-il en souriant.
- Salut, dit Ariel.
- Alors Régina, heureuse ?
- Oui et excitée surtout à l'idée de retrouver Emma.
- Je suis certain qu'elle ne doit pas tenir en place non plus.
Les deux détenues éclatèrent de rire en imaginant la blonde dans tous ses états. Régina demanda au jeune homme de les accompagner jusqu'aux sanitaires. Comme à chaque fois depuis le jour de l'agression, Régina eut un haut le cœur en entrant dans la pièce. Ariel posa une main réconfortante dans le dos de sa compagne de cellule.
- Tout va bien ?
- Oui, dit la brune, tu... restes avec moi ?
- Ne t'inquiète pas, je surveille, tu peux te laver tranquillement.
- Merci.
Régina s'engouffra dans la cabine de douche et prit soin de la verrouiller. Ariel, quant à elle, s'adossa contre le bois dur de la porte et regarda les alentours. Personne en vue. Cinq minutes plus tard, Aurore entra dans les sanitaires et sourit en voyant son amante :
- Bonjour jolie rousse, dit-elle, un sourire coquin sur les lèvres.
- Salut beauté fatale, dit Ariel d'une voix suave.
Elles se fixèrent un moment avant qu'Aurore ne se jette sur les lèvres d'Ariel qui ne put s'empêcher de gémir de plaisir en sentant la langue de la jeune femme caresser la sienne. Aurore plaqua la rouquine sur la porte dans un bruit sourd.
- Ariel ? Est-ce que tout va bien ? J'ai entendu un bruit bizarre. Dit Régina, inquiète.
Elle n'avait pas entendu qu'Aurore était là à cause de l'eau ruisselant sur son visage. N'ayant pas de réponse, Régina coupa le robinet et s'enroula à la hâte dans une serviette. Lorsqu'elle ouvrit la porte, elle eut juste le temps de rattraper sa codétenue :
- Qu'est-ce que...
Régina ne put finir sa phrase en voyant Aurore agenouillée et le pantalon d'Ariel par terre.
- Ce n'est pas possible ! Vous n'êtes vraiment que des cochonnes vous deux.
La brune repoussa son amie pour sortir s'habiller.
- Comme si toi et Emma étiez des saintes. Répliqua Aurore en souriant.
Régina ignora la remarque de la jeune femme tandis qu'Ariel remit son pantalon aussi vite qu'elle le put :
- Pardon Régina, mais j'étais emportée tu vois.
La détenue ne répondit pas et s'éloigna afin de remettre sa tunique. Elle déroula la serviette, offrant sa chute de rein parfaite ainsi que ses fesses aux deux autres femmes. Aurore en resta bouche bée et ne put s'empêcher de scruter le corps de la brune. Ariel le remarqua et lui donna une petite tape sur l'épaule.
- Arrête ça tout de suite ! Chuchota-elle pour que son amie n'entende pas.
- Quoi ? J'ai rien fait !
- Si tu la reluques !
Aurore sourit et eut du mal à reporter son attention sur la rouquine :
- Hum... Jalouse on dirait ?
- Oui et alors ?
- Rien, j'adore ça.
Elle attira Ariel contre elle et l'embrassa langoureusement. Régina se retourna à ce moment-là et leva les yeux au ciel.
- Bon sang, vous pouvez arrêter une minute. On dirait des ventouses.
- T'inquiète pas, ce soir tu pourras t'envoyer en l'air avec Emma.
La brune rougit à la remarque d'Aurore et se dirigea vers le lavabo pour se brosser les dents.
- Comment elle fait sa prude la sainte vierge là, alors que toute la prison sait que tu es une coquine.
- Laisse-la tranquille un peu, intervint Ariel.
Régina se rinça la bouche avant de répondre :
- Si ça te fait plaisir de le penser. De toute façon, rien ne pourra venir gâcher ma bonne humeur aujourd'hui, tu peux dire ce que tu veux, je m'en contrefiche.
Sur ce, elle sortit de la pièce.
- Tu vas où ? Cria la rouquine.
- Je vais prendre mon petit-déjeuner.
Ariel prit Aurore par la main et suivit son amie dans le réfectoire, toutes ces émotions lui avaient donné une faim de loup.
Emma se leva, le sourire aux lèvres. Aujourd'hui était un jour spécial, elle allait retrouver la femme de sa vie. Dans quelques heures, elles seraient enfin réunies. La blonde se leva et alla prendre une douche rapide. Elle descendit ensuite à la cuisine pour prendre le petit-déjeuner.
Henry était en train de faire des pancakes.
- Bonjour, dit Emma, ça sent drôlement bon.
- Bonjour, tu veux des pancakes ?
- Oui !
L'homme servit sa belle-fille et s'installa en face d'elle :
- Alors comment tu te sens ?
- Je suis impatience de voir Régina. J'ai du mal à croire qu'elle sera enfin libre.
- Et pourtant c'est vrai. On peut dire que Jones a fait du bon boulot tout de même.
- Ouais, c'est clair.
Ils mangèrent en silence avant que la jeune femme n'eut une idée :
- J'aimerais faire une tarte aux pommes pour le retour de Régina.
- Quelle bonne idée, elle va adorer. Mais le problème c'est que les placards sont vides et je dois aller à la mairie ce matin.
- Oh ! Pas grave, j'irais vite fait à l'épicerie.
Henry fronça les sourcils :
- Tu es sûre ? Ça ne serait pas raisonnable dans ton état.
- Tout ira bien, elle n'est pas loin et puis ça me fera du bien de prendre l'air.
- D'accord mais tu feras attention hein.
- Promis.
Après avoir débarrassé la table et dit au revoir à son beau-père, Emma sortit du manoir. Il faisait beau et chaud en cette fin du mois d'août. La jeune femme se balada tranquillement dans les rues de Storybrooke. Une fois à l'épicerie, elle acheta tout ce qu'il fallait pour faire une tarte, excepté les pommes, étant donné qu'elle prendrait celles du pommier de Régina. Sur le chemin du retour, elle avait l'impression étrange d'être suivie. Elle s'arrêta et se tourna brusquement. C'est là qu'elle le vit de l'autre côté de la rue, planqué dans une voiture qu'elle ne connaissait pas. D'un pas décidé, elle traversa et se rua vers lui :
- Neal ! Qu'est-ce que tu fous là ? Tu n'as pas compris que je ne voulais plus te voir ?
Le jeune homme sortit du véhicule :
- Emma, écoute-moi.
- Non ! J'en ai assez entendu !
- Je suis désolé pour la dernière fois d'accord ? C'était un malentendu.
- J'en ai rien à foutre de tes excuses bidons. Je veux juste que tu me laisses tranquille.
- Je t'aime ! Tu comprends ça ? Laisse-moi une chance, Emma. Laisse-nous une chance de fonder une famille. Je m'occuperais bien de toi et de notre fils, dit-il d'une voix douce.
La blonde était agacée par l'attitude de son ex petit-ami. Elle souffla :
- Non. Arrête. Je ne t'aime plus, j'aime Régina et c'est elle ma famille maintenant.
- Ne sois pas ridicule, elle est en prison !
Emma sourit, pensant déjà à la douche froide qu'aurait Neal en apprenant la nouvelle.
- Figure-toi qu'elle sort aujourd'hui !
Le jeune homme resta interdit un moment :
- Quoi ? Mais comment c'est possible ?
- C'est bon elle sort c'est tout, tu n'as pas besoin d'avoir les détails. Je te laisse maintenant, j'ai plein de choses à faire avant son retour. S'il te plaît, si tu m'aimes encore ou si tu m'as vraiment aimée, sors de ma vie et celle de mon enfant. Adieu Neal.
La blonde tourna les talons et s'éloigna sans un regard pour le père de son fils. Neal était fou de rage et il n'avait certainement pas l'intention de se faire écarter de la vie de son bébé. Il fallait qu'il trouve une solution et vite. Le temps était compté maintenant.
Dans la voiture, Emma ne tenait plus en place. Henry s'en amusait et tentait de calmer son excitation :
- Ne sois pas si nerveuse, dit-il.
- Je suis trop pressée de la revoir. Vite appuie sur le champignon.
- Je ne vais pas faire un excès de vitesse pour tes beaux yeux Emma.
- Et pour mes yeux de chiens battus ?
- Non plus, dit Henry en rigolant.
La blonde avait l'impression que le trajet durait des heures. Elle voyait le paysage défiler avec une lenteur infinie. Finalement, elle aperçut au loin le grand bâtiment gris :
- Vite, plus vite !
Henry se gara près de l'entrée et il put voir que sa fille était déjà là. Régina portait un chemisier blanc avec un pantalon noir. Le cœur d'Emma rata un battement lorsqu'elle aperçut sa femme, plus belle que jamais. Ils descendirent de voiture et la blonde se précipita dans les bras de l'ancienne détenue :
- Oh mon amour, tu es magnifique !
- Emma, je suis si heureuse de te voir.
Elles s'embrassèrent passionnément avant que la blonde ne laisse la place à Henry. Régina enlaça son père :
- Je suis content de te voir ma chérie.
- Moi aussi, dit-elle.
Non loin de là, Neal les observait, sentant la rage monter en lui en voyant Emma avec Régina. Il ne pouvait pas concevoir qu'il allait tout perdre à cause de cette femme. Alors sans réfléchir, il marcha précipitamment vers la petite famille, un revolver à la main.
- Emma, dit-il, puisque je ne peux pas avoir ma fin heureuse, tu ne l'auras pas non plus.
Et avant même que la blonde ne puisse réagir, Neal pointa son arme sur la brune et appuya sur la détente. Régina poussa un cri de douleur en voyant son père s'écrouler par terre, le torse en sang.
- Non ! Hurla-t-elle, papa !
Elle s'agenouilla près de lui, pleurant toutes les larmes de son corps. Elle lui caressa les cheveux, le suppliant de tenir bon, de rester avec elle. Emma pleurait elle aussi et hurlait sur son ex-compagnon. Elle s'abaissa difficilement et passa un bras réconfortant autour des épaules de la brune.
- Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu t'es interposé ? Dit Régina, les joues ruisselantes de larmes.
Henry sourit faiblement.
- Ma chérie, c'était le moins que je puisse faire...Tu m'as sauvé la vie une fois... Soyez heureuses., dit-il dans un dernier souffle.
- Papa ? Papa !
Régina secoua son père pour le réveiller.
- Non ! Non, ne meurs pas s'il te plaît !
Mais Henry ne bougea pas, il était mort dans les bras de sa fille, pour sa fille. La jeune femme essuya ses larmes du revers de la main et regarda Neal, qui n'avait pas bougé, comme hébété par ce qu'il venait de faire. Régina se leva brusquement :
- Toi ! Je vais te tuer !
Emma la retint par le bras :
-'Gina, non ! Ne fais pas de bêtises ! Regarde autour de toi, il est foutu de toute façon.
En effet, ayant entendu le coup de feu depuis la prison, la plupart des gardiens étaient sortis. D'abord, aucun d'entre eux n'avait esquisser un geste avant que le plus costaud de tous aille vers Neal pour le menotter. La police arriva sur les lieux ainsi que le service funéraire. Mary-Margaret et David étaient là eux aussi, soutenant leurs amies comme ils le pouvaient. Régina ne pouvait détacher son regard du corps inerte de son père, ne pouvant pas s'arrêter de pleurer. C'est alors que la voix paniquée d'Emma la fit sortir de sa torpeur :
- Régina ! J'ai perdu les eaux...
