Renaissance
Coucou tout le monde comment ça va? Moi bien ;)
Merci pour vos magnifiques reviews, la plupart d'entre vous se doutait que Henry devait mourir et je suis étonnée de ne pas avoir eu de menace de pendaison lol
Ce chapitre est en fait, l'avant-dernier :'( Et oui déjà ! Je vous laisse le découvrir et on se retrouve jeudi pour la fin!
Bonne lecture :)
Enjoy ;)
Chapitre 45
Régina appuyait comme une folle sur l'accélérateur afin d'arriver au plus vite à l'hôpital. Emma gémissait de douleur sur le siège passager :
- Régina grouille-toi j'ai tellement mal. Il va sortir je le sens.
- Ne dis pas de bêtises, c'est pas parce que tu as perdu les eaux que le bébé va naître dans les cinq minutes qui suivent.
- Ouch !
La blonde avait posé sa main gauche sur la cuisse de sa compagne et la pinçait à chaque fois qu'elle avait une contraction. Régina serrait les dents pour ne pas crier de douleur. Elle zigzaguait à travers les voitures, se faisait klaxonner à tout va mais elle s'en fichait. Plus vite elle serait à l'hôpital, plus vite elle serait rassurée. Finalement, après avoir failli emboutir trois voitures et renverser un vélo. La brune s'arrêta devant l'entrée principale. Elle ouvrit sa portière à la hâte, fit le tour de la berline noire de son père et aida Emma à descendre. Elle lança les clés à un type en train de fumer :
- Je compte sur vous pour aller la garer et si vous essayez de la voler, croyez-moi je vous retrouverais et vous arracherais le cœur ! Vous n'aurez qu'à donner les clés à l'accueil.
L'homme hocha la tête, la bouche entrouverte. Les deux jeunes femmes s'engouffrèrent dans le hall et Régina appela un médecin :
- Vite, ma femme est sur le point d'accoucher !
Une infirmière arriva vers elles avec un fauteuil roulant pour que la blonde puisse s'asseoir. Un médecin d'environ une bonne trentaine d'années, les cheveux blonds foncés se précipita vers Emma :
- Bonjour, je suis le docteur Whale, gynécologue, c'est moi qui vais m'occuper de vous, Mademoiselle ?
La jeune femme ne répondit pas, elle avait les yeux ronds et tourna la tête vers sa fiancée, le regard suppliant.
- Régina, s'il te plaît, ne laisse pas ce pervers me toucher !
La brune leva les yeux au ciel, exaspérée :
- Emma, il est gynécologue, il voit des femmes nues tous les jours sans pour autant avoir d'arrières-pensées alors tu arrêtes de faire la fine bouche et tu l'écoutes !
Emma baissa les yeux comme une petite fille qui venait de se faire sermonner par sa mère. Régina s'adressa alors au docteur Whale :
- Elle s'appelle Emma Swan et elle a perdu les eaux il y a vingt minutes environ.
- Très bien. Emmenez-la à la salle une, dit-il à une infirmière.
La dame s'exécuta tandis que la blonde se retourna, paniquée :
- 'Gina ! Tu viens avec moi hein ?
- Mais oui, bien sûr que je viens, où veux-tu que j'aille d'autre ?
L'ancienne détenue prit la main de sa compagne jusqu'à ce qu'elles arrivent dans la salle d'accouchement. Quelques infirmières aidèrent Emma à monter sur le lit. La sage-femme arriva à son tour et se présenta :
- Bonjour, je m'appelle Zelena. Je vais vous examiner pour voir à combien votre col est dilaté.
Emma la regarda d'un air perplexe, elle n'était pas rassurée du tout.
- Cinq centimètres. Ce n'est pas assez, il va falloir attendre encore un peu Mademoiselle Swan.
Une contraction l'envahit et la blonde poussa un cri :
- Attendre combien de temps ? J'ai trop mal !
- Le temps qu'il faudra à votre col pour arriver aux dix centimètres.
Emma souffla de frustration. Elle en avait marre, elle voulait que son fils sorte de là.
- Je vous laisse, dit la sage-femme, je viendrais vérifier toutes les demi-heures.
Une fois qu'elle fut sortie, Régina vint se placer à la gauche de sa femme et lui prit la main.
- Ça va aller, respire.
Lorsqu''elle sentit une nouvelle contraction, Emma haleta et respira du mieux qu'elle put.
- J'ai vraiment l'impression d'être un caniche en chaleur à respirer comme ça, dit-elle en rigolant.
Régina esquissa un sourire ce qui fit fondre le cœur de la blonde. Elle tentait par tout les moyens de changer les idées à la brune afin que celle-ci évite de penser à la mort de Henry. Malgré le fait qu'elle allait donner la vie, Emma avait envie de pleurer parce qu'elle avait perdu un être cher. Henry avait su l'aimer comme si elle était sa propre fille, il l'avait accueillie dans sa famille tout naturellement. La jeune femme savait qu'elle lui serait reconnaissante éternellement. Mary-Margaret fit alors son entrée dans la pièce :
- Emma comment tu te sens ? Demanda-t-elle.
- J'ai mal, ces foutues contractions me font trop souffrir ! Plus jamais je ne râlerais quand j'aurais mes règles, je le jure !
- Et bien je suis ravie de l'entendre parce que dès que notre fils sera né, tu les auras pendant au moins un mois ! Dit Régina en souriant.
La blonde se tourna vers l'infirmière :
- Dis-moi qu'elle plaisante.
- Hé non, elle a tout à fait raison.
- Oh non. Je viens à peine de te retrouver que je ne pourrais même pas profiter de toi, gémit la jeune femme.
La brune rougit jusqu'aux oreilles en comprenant l'allusion de sa fiancée. Elle se racla la gorge, gênée.
- Je vais me chercher un café, Mary-Margaret tu veux quelque chose ?
- Non merci.
- Oh moi je veux bien un BigMac, j'ai faim !
- Et bien tu n'auras rien chérie, ordre du médecin.
Régina déposa un tendre baiser sur les lèvres de sa compagne.
- Je reviens vite.
- Au fait, dit Mary-Margaret, David est à la cafétéria, tu le verras sûrement.
L'ancienne détenue acquiesça et sortit de la chambre. Après s'être pris un café bien fort à la machine, Régina se dirigea vers le gardien et s'installa à côté de lui sans dire un mot. David tourna la tête vers la jeune femme :
- Comment va Emma ?
- Tu ne l'entends pas crier d'ici ?
Le jeune homme sourit et but une gorgée d'eau :
- Non, les murs doivent être bien insonorisés.
- Oui.
La brune plongea son regard dans sa boisson chaude et se mit à tripoter la cuillère.
- Et toi comment ça va ? Dit-il d'une voix douce.
- Ça peut aller, dit Régina.
Elle essayait tant bien que mal de garder contenance mais elle avait une terrible envie de pleurer.
- Régina, tu peux te laisser aller tu sais. Tu viens de perdre ton père, tu as le droit de pleurer et de maudire la terre entière.
La jeune femme ne répondit pas mais bientôt ses joues furent parsemées de larmes silencieuses. Le gardien passa un bras autour des épaules de Régina et l'attira contre elle.
- Voila, c'est bien, laisse-toi aller. Tu sais j'étais là quand les gars des pompes funèbres l'ont emmené. J'ai veillé à ce qu'ils prennent soin de lui.
- Merci, dit la brune entre deux sanglots.
Ils restèrent comme ça pendant quelques minutes, le temps que Régina se calme. Elle inspira profondément et essuya ses larmes du revers de la main. Mary-Margaret entra comme une furie dans la cafétéria :
- Régina ! Il faut que tu viennes. Ils vont faire la péridurale à Emma mais elle a peur des piqûres.
La brune se leva précipitamment avant d'être interpellée par David :
- N'oublie pas que dans quelques minutes, tu vas être maman.
Régina sourit et sentit son cœur se gonfler de fierté avant de suivre son amie jusqu'à la chambre de sa bien-aimée. Le docteur Whale essayait de calmer la blonde qui s'agitait dans tous les sens :
- Je ne veux pas de votre péri machin truc, c'est clair ?
L'ancienne détenue fit le tour du lit et se planta en face de sa fiancée prenant ses mains dans les siennes :
- Mon amour, calme-toi. Cette péridurale va t'aider, tu n'auras plus mal et tu ne sentiras même pas le bébé passer. C'est juste une toute petite piqûre de rien du tout.
- Une toute petite piqûre ? Non mais tu as vu la taille de l'aiguille ? Hurla Emma.
- Tu as traversé des choses tellement plus terrible que celle-ci, c'est pas ça qui va faire peur à Emma Swan hein ? Tu es ma sauveuse, tu te souviens ? C'est toi qui l'as dit. Alors comporte-toi comme telle et fais-moi plaisir, laisse-les faire leur travail.
Emma se calma instantanément aux paroles réconfortante de la jeune femme. Elle broya les mains de la brune lorsqu'elle sentit l'aiguille s'enfoncer dans le bas de son dos. Après quelques minutes, elle sentit le bas de son corps devenir lourd et engourdi. Plus aucun signe de contractions à l'horizon.
- Je... J'ai plus mal ! Dit-elle en souriant.
- Tu vois, je te l'avais dit.
La blonde se rallongea confortablement tandis que Whale se plaça entre ses jambes afin de vérifier où en était l'ouverture du col.
-,Mademoiselle Swan, c'est bon, vous allez pouvoir pousser.
Emma tenait fermement la main de Régina qui se trouvait sur sa gauche et sa main droite tenait celle de Mary-Margaret. Elle se mit alors à pousser de toutes ses forces. Encouragée par Régina et l'infirmière, elle donnait le meilleur d'elle-même. Les trois femmes soufflaient en même temps comme si elles étaient trois à accoucher. Après plusieurs tentatives, la blonde n'en pouvait plus.
- Allez Mademoiselle Swan, encore un effort, je vois la tête.
- Arrêtez de mentir espèce de charlatan,ça fait des heures que je pousse et y'a rien qui vient !
- Emma chérie, ça va aller. Dit la brune pour la réconforter.
- 'Gina, va voir s'il te plaît.
Régina déglutit péniblement, elle n'était pas certaine de vouloir voir à quoi ressemblait une naissance mais devant l'air suppliant de sa femme, elle capitula. Elle vint se mettre à côté du médecin et écarquilla les yeux en voyant le spectacle devant elle.
- Oh mon dieu, Em', il est là, je vois sa petite tête et il a... il a...
- Il a quoi ? Hurla Emma au bord de l'hystérie.
- Il a des cheveux tout marrons, s'extasia la brune, pousse ma chérie, il va bientôt sortir.
Alors Emma poussa, poussa et poussa encore jusqu'à entendre un cri strident envahir la pièce.
- Le voila enfin votre bonhomme, dit le docteur, Mademoiselle Mills, voulez-vous couper le cordon ?
- Heu...Je peux ?
- Bien sûr, dit-il en lui tendant une espèce d'énorme paire de ciseaux.
Régina s'exécuta et le bébé fut emmené dans la pièce à côté. La brune suivit les infirmières, ne voulant pas laisser son fils tout seul. Emma, quant à elle, était à moitié endormie, épuisée par tous les efforts qu'elle avait faits.
- Tu as été géniale, lui dit Mary-Margaret. Il faut que tu te reposes maintenant.
- Non. Je veux le voir.
- Attends, ils sont en train de lui faire une beauté et vérifier que tout aille bien.
Quelque instants plus tard, la brune se dirigea vers sa compagne, le sourire aux lèvres. Elle tenait leur fils, enveloppé dans une couverture avec un petit bonnet sur la tête.
- Hey regarde bébé, voici ta maman, dit Régina d'une voix douce en tendant le nouveau né à Emma.
- Oh il est tellement beau et si petit, dit la blonde toute émue.
- Il est aussi beau que sa maman, dit la brune en embrassant le front de sa future femme. Je t'aime.
- Je t'aime aussi mon amour.
- Et vous lui avez enfin trouvé un prénom ? Demanda Mary-Margaret.
Emma sourit et se tourna vers Régina qui la regardait d'un air interrogateur :
- Oui, il s'appellera Henry.
