Bonjour,

Merci à Isabelle et Stéphanie1206 pour vos commentaires sur le chapitre 6.

Stéphanie1206 : le tueur est un vrai de vrai méchant, il n'a pas de pitié et un grand désir de faire du mal à notre Molly. Mais j'hésite encore à aborder le côté sombre pour cette fic. Je n'aime pas maltraiter Molly…mais je crois que je le devrai un peu d'ici 1 ou 2 chapitres

J'ai perdu mes premiers reviewers, j'espère que cette fic vous plait toujours :( :(

Quoi qu'il en soit, j'ai bien aimé faire le chapitre 7, j'espère que vous l'aimerez autant que moi.

J'ai un mal de tête fou, alors, je m'excuse à l'avance si j'ai laissé passer des fautes.

Merci à l'avance.

Chapitre 7 : Rien ne peut l'empêcher

Molly regarda par la fenêtre sous les regards ravis des journalistes. Elle attendait un bourdonnement de questions et des flashs des appareils photo. Elle croyait vivre la version britannique de la « Branjolie ». Elle n'aurait jamais cru que les gens étaient tellement intéressés par l'histoire d'amour de Sherlock et de sa pathologiste. « Le monde est fou ». En plus, pour alimenter leur folie, Sherlock se glissa à côté d'elle et fit un geste si non-Sherlock qu'elle agrandit les yeux de surprise. Il se pencha doucement et l'embrassa sur la bouche en prenant soin qu'elle soit dos aux journalistes sachant qu'elle serait incapable de dissimuler sa stupeur. Elle entendit des cris et des applaudissements. Et puis Sherlock termina sa prestation en reproduisant le fameux baiser imaginé par Anderson. Si Sherlock ne l'avait pas tenu, elle serait tombée tellement le baiser était formidable. Lorsqu'il se détacha d'elle, Molly constata qu'il la regardait comme s'il avait faim de sa personne. Mais la lueur disparue rapidement, remplacée par un regard neutre et il l'éloigna de la fenêtre en saluant les journalistes.

« Eh bien, je crois qu'ils vont camper une bonne partie de la journée dans l'espoir de nous voir à nouveau, le tueur risque de devoir remettre à un autre jour son plan. Je suis assez satisfait. Par contre, Molly, je suis assez déçu de ta performance. Je t'ai trouvé un peu froide lorsque je t'embrassais. Pourtant, je sais que tu me trouves attirant et que mon baiser était parfait. Donc… Hum… Que dirais-tu de pratiquer un peu puisque nous sommes coincés ici pour un bon moment. C'est aussi, un bon moyen de passer le temps. » Elle regardait Sherlock abasourdi, il avait l'air sérieux.

« Tu veux que nous pratiquions… les baisers? Voyons Sherlock. Non, je ne veux pas. Tu avais dit lorsque j'ai accepté d'être ta fiancée qu'il y aurait que de rares étreintes et de légers baisers. Ce que tu as fait à l'instant était loin d'être un petit baiser. Je ne sais pas si je pourrais te suivre. »

« Molly, pourquoi penses-tu que je t'ai demandé de pratiquer. Je ne vois pas le problème. J'ai regardé plusieurs films où les baisers semblaient très réels et les acteurs n'étaient pas en couple. Nous pouvons faire comme eux. Il suffit que nous pratiquions pour que ta performance soit à la hauteur de la mienne. » Sherlock avait pris un air suffisant qui fit bondir l'orgueil de Molly.

« Je suis très bonne pour embrasser…pour de vrai et sans spectateur. »

« Ah oui? Je crois que cela reste à prouver. » Molly leva les yeux au ciel. Elle savait que Sherlock la provoquait, mais elle ne pouvait résister à son défi.

Elle le tira vers elle et l'embrassa, doucement pour commencer et avec plus d'intensité par la suite. Elle taquina la lèvre inférieure de Sherlock avec sa langue et ensuite ses dents prirent la place et elle le mordilla. Sherlock restait immobile la laissant explorer sa bouche sans y participer, ce qui lui demandait un énorme contrôle de sa part, car le désir d'approfondir le baiser était très présent. Lorsqu'elle se recula pour juger de sa réaction, Sherlock commenta.

« Pas mal… Pas mal du tout, Molly. À mon tour. » Il la poussa vers le mur et se colla contre elle, il baissa la tête et ses lèvres entrèrent en contact avec les siennes. Le baiser de Sherlock n'était pas doux, mais avide. Malgré elle, Molly entrouvrit ses lèvres, il en profita pour y glisser sa langue, approfondissant le baiser. Les mains de Sherlock s'accrochèrent à ses hanches la serrant encore plus étroitement. Molly ferma alors les yeux et laissa échapper un gémissement de plaisir. Soudainement, Sherlock brisa l'étreinte en souriant.

« Si je juge ta réaction, j'ai clairement gagné sur toi pour ce baiser. » Sherlock s'efforçait de parler d'une voix calme, mais son contrôle ne tenait qu'à un fil. Molly ouvrit les yeux et une lueur dangereuse s'alluma dans son regard.

« Pfffttt, je m'exerçais et c'était à peine « bien » ton baiser ». Molly mentait effrontément à Sherlock, ce qui lui valut un froncement des sourcils de sa part. Elle reprit sa bouche et passa ses mains dans ses boucles soyeuses, l'attirant vers elle. Cette fois-ci, sa langue glissa dans la sienne et s'enroula sur celle de Sherlock. Elle se retourna, poussant Sherlock sur le mur et écrasant sa poitrine sur la sienne. Malgré lui, les mains de Sherlock bougèrent et s'égarèrent sur ses fesses les pressant fortement. Sa langue s'affola dans la bouche de Molly et il perdit totalement le contrôle de son esprit et se laissa envahir par les ondes de plaisirs qui parcouraient son corps. Sa bouche quitta celle de Molly pour s'égarer sur son cou, qu'il mordilla et suça allégrement. Ses mains tiraient sur le chandail de Molly et il entendit nettement le déchirement du tissu. Le petit cri de sa pathologiste l'excita davantage et il tâtonna pour retirer son soutien-gorge. Malheureusement, Molly se détacha de lui, essoufflée, rouge comme une pivoine, mais satisfaite de la réaction de Sherlock.

« Il ne faut pas provoquer une petite souris, M. Holmes. Je remporte cette manche. » Molly était très fière de sa prestation, même s'il était évident qu'elle avait apprécié les attentions de son partenaire. Sherlock, quant à lui, laissa échapper un soupir de frustration et s'obligea à régulariser sa respiration. Il était très surpris par cette perte de contrôle, il avait déjà embrassé quelques femmes dans le passé et tout était étudié, chorégraphié dans sa tête, et il n'avait jamais laissé ses sens prendre le dessus, ce qui venait se passer était inexplicable. Si Molly n'avait pas interrompu leur étreinte, il lui aurait fait l'amour furieusement en l'adossant sur le présent mur.

Molly ramassa son chandail et partit rapidement dans sa chambre afin d'être plus décente et surtout se redonner une contenance. Peine perdue, elle entendit les pas de Sherlock à sa suite. Son moment d'intimité devra être remis, apparemment, il ne la lâcherait pas d'une semelle ce soir. Sherlock fut le premier à parler en mentionnant qu'ils devraient placarder la fenêtre de sa chambre pour éviter une mauvaise surprise pendant la nuit. Elle s'habilla à la hâte tout en observant Sherlock travailler. Son regard parcourait son corps et une bouffée de désir remonta à la surface, elle regarda sa bague de fiançailles en soupirant. Elle savait que son cœur serait en mille miettes lorsque cette comédie cessera. Si un baiser, aussi passionné soit-il, la mettait dans cet état, elle appréhendait la suite et la fin de cette « aventure ». Elle n'était pas stupide, elle savait que Sherlock avait réagi à son baiser, mais elle savait plus que tout qu'il ferait le nécessaire pour supprimer ce qu'il venait se passer, considérant cela comme une « faiblesse humaine ». Elle se disait que s'il était capable de faire sauter les informations sur le système solaire, leur baiser ne devrait pas être difficile à oublier. « Qu'importe », se dit-elle, « ce baiser restera gravé à jamais dans la mienne. »

« Molly » avertit Sherlock. « Je sais que tu me regardes, c'est dérangeant. »

« Désolée…en fait, non, je ne suis pas désolée. Je ne fais rien de mal. » Sherlock se retourna à peine surpris de sa réplique. Elle prenait de l'assurance avec lui depuis quelques mois.

« Je reformule alors. Tu me perturbes lorsque je sens ton regard glisser sur moi et ça m'empêche de me concentrer. Mieux? »

« Euh… Euh… » Molly ne trouva rien à dire et pour couper la conversation, elle fit un signe qu'elle allait à la salle de bain.

Sherlock serra les dents, s'obligeant de retirer les images lascives de lui et Molly en train de s'embrasser pour penser au tueur. Il avait tout de même une chance qu'il s'en tienne à son plan malgré la cohorte de journalistes au bas de l'immeuble. Il se devait d'être prudent. Il eut une idée, puisqu'ils étaient coincés à l'appartement, il enseignera à Molly quelques techniques de combat dans l'éventualité que le tueur réussisse à l'enlever. Il devait évaluer cette possibilité et donner toutes les chances à Molly de s'en sortir vivante. Il savait qu'elle était forte moralement, il lui restait simplement à l'être physiquement. Étant donné son petit calibre, les gens auront tendance à la sous-estimer et Sherlock comptait là-dessus pour déjouer les éventuelles adversaires.

« Molly, sors de la salle de bain et viens au salon. » Cria Sherlock.

« Qu'est-ce qui se passe, Sherlock? » Molly regardait son salon, les meubles avaient été poussés le long du mur et il ne restait qu'une grande surface vide.

« J'ai eu une idée… »

« Refaire la déco de mon salon. » A dit Molly sarcastiquement. Sherlock leva les yeux au ciel et lâcha un juron.

« Place…pour technique de combat. J'ai besoin de m'aérer le cerveau et le combat est un bon moyen d'y parvenir. »

« Tu veux te batte avec moi? » Elle était médusée par sa demande.

« Enseigner, il y a une différence. Je maitrise plusieurs techniques de combat et je crois que tu feras une excellente élève. »

« Sherlock, c'est ridicule. Je ne me battrai pas contre toi. Mais qu'est-ce que tu fais. » Sherlock était en position inclinée comme pour se jeter sur elle. Les yeux de Molly s'écarquillèrent, refusant de croire ce qu'ils voyaient. L'impact fut douloureux et Molly bascula vers l'arrière recevant tout le poids de Sherlock sur elle. Il se releva aussitôt et se remit en position.

« Sherlock… ce n'est pas juste, je n'étais pas préparée. »

« La personne ne te demandera pas la permission Molly avant de t'attaquer. On recommence! »

Une heure plus tard, Molly était en sueur et essoufflée. Sherlock ne lui avait laissé aucune chance. Mais son enseignement portait fruit. Lorsqu'il chargea à nouveau, elle pivota sur elle-même, lui tordit le bras dans son dos et le fit tomber à plat ventre. Un sentiment de fierté envahie Molly vite réprimée lorsqu'elle se retrouva soudainement sous Sherlock sans possibilité de bouger.

« Mieux Molly, tu apprends vite, mais tu as baissé ta garde lorsque tu as pensé que tu m'avais maitrisé et c'est là que tu as fait une erreur. » Sherlock libéra ses bras, mais ne se releva pas.

« Euh, Sherlock. »

« Essaie de te libérer. Tu connais les points de pression sur le corps humain, je ne suis pas Sherlock, mais l'individu qui te veut du mal. Défends-toi. » Sherlock l'empoigna durement, Molly grimaça de douleur. Pour la faire réagir davantage, il toucha ses seins et les pinça brutalement. Molly poussa un cri et dans un geste désespéré frappa le nez du détective et le poussa sur le côté. Le sang se mit à couler à flots et Sherlock porta instinctivement ses mains à son nez pour arrêter le sang. Molly courut à la salle de bain, prit la première serviette et repartit aider Sherlock.

« Je m'excuse, Bon Dieu, Sherlock, je m'excuse. »

« Molly, tu as été parfaite. Une chose, si l'on t'attaque, ne perds pas ton temps à t'excuser et profites-en pour t'enfuir. » Ce fut au tour de Sherlock de grimacer de douleur. Quelques minutes plus tard, le saignement avait cessé au grand soulagement de Molly.

« Allons-nous laver, Molly. »

« Quoi?! »

« Serais-tu devenue sourde Molly? Nous avons besoin de nous laver. Nous irons ensemble. »

« Impossible. »

« En quoi, est-ce impossible? »

« Et bien, c'est intime. Je n'ai jamais pris de douche avec une autre personne. »

« Jamais? Et bien, nous serons deux. Viens.» Sherlock était étrangement content d'être le premier à partager ce moment avec Molly. Elle rougit, cherchant quelque chose à dire.

« Nous serons nus. »

« Clairement évident, Molly. Dans le métier que tu fais, tu vois des corps nus, ce n'est pas différent. »

« Sherlock, les personnes sont décédées, ce n'est pas la même chose. »

« Molly, il y a un tueur qui cherche à te tuer, il pourrait revenir n'importe quand et tu argumentes pour une simple douche avec moi. De toute façon, nous sommes fiancés. » A conclu Sherlock.

« Euh, pas vraiment fiancé… » Molly sentait que Sherlock gagnait du terrain sur elle. Après quelques minutes, elle accepta.

« Enfin, tu as retrouvé la raison. J'espère que ça ne te dérange pas, mais j'ai l'intention de prendre une douche très chaude. Notre séance d'entrainement a été… hum… Je dirais… intense. » Molly le regarda en disant qu'il faisait exprès pour toujours mettre une connotation sexuelle dans ses propos. Pour sa part, elle aurait besoin d'une douche froide, parce que le combat l'avait grandement excitée et elle savait que de le voir nu ne l'aiderait pas à descendre sa fièvre de lui. En soupirant, elle le suivit dans la salle de bain.