Bonjour,
Je commencerai avec les remerciements, Stephanie1206, Cinochie, Isabelle et MlleSpock. Je ne recherche pas les compliments, car j'écris cette histoire pour moi…rassasier mon côté Sherlolly en français, alors un gros merci.
Un petit mot spécial à Stephanie1206 : il est vrai que je suis occupée, mais ton commentaire supplémentaire m'a fait plaisir, alors, j'ai écrit cette nuit. Donc désolée à l'avance, si j'ai laissé passer des erreurs de français :(
Merci à tous ceux qui lisent mon histoire, je suis rendue à 1980 visites.
J'espère que vous l'aimerez.
Chapitre 9 : Le piège prend forme
Assis face à face, Molly commença à lui expliquer qu'elle recevait depuis quelques semaines une boîte de chocolat, toujours la même sorte et toujours emballée dans du papier de soie rouge avec une boucle en satin blanc. Toujours déposée sur le coin gauche de son bureau, le lundi avant son quart de travail. La pathologiste n'était pas inquiète, elle pensait que c'était un collègue trop timide pour lui parler.
« Est-ce que tu as gardé les chocolats et les emballages? » S'enquit Sherlock.
« Seulement le dernier, je ne l'ai pas encore ouvert, les autres, je dois malheureusement te dire que je les ai jetées. »
« Parce que tu n'aimes pas le chocolat. » Affirma Sherlock.
« Comment, sais-tu que je n'aime pas le chocolat? » Sherlock la regarda avec un air condescendant et Molly rit nerveusement.
« Bien sûr, Sherlock Holmes sait tout sur tout le monde. »
« Je sais tout sur toi, Molly. Je te protège depuis si longtemps, qu'il m'est essentiel de tout connaître sur toi. »
« Tu me protèges depuis longtemps? Depuis quand suis-je en danger? »
« Depuis que tu m'as aidé avec Moriarty. »
« Mais tu as été absent près de deux ans… »
« Absent par intermittence et j'ai aussi demandé à Mycroft de te faire surveiller. Je te l'ai dit Molly, tu es importante pour moi. » Sous le choc de cette révélation, Molly ne savait pas quoi dire.
« La boîte Molly, est-ce qu'elle est ici? »
« Oui, avec tout ce qui arrive, c'est dernier temps, je ne l'ai pas encore jeté. Attends une seconde, je vais aller la chercher, je l'ai laissé dans un sac dans le placard de l'entrée. »
Molly lui remit la boîte et Sherlock l'inspecta minutieusement. L'emballage était banal, mais le chocolat de bonne qualité.
« Ce chocolat se vend en chocolaterie et non en grande surface. Il y a une chocolaterie près de St-Bart, on ira faire un tour demain matin. »
« Sherlock, il se peut très bien que ces chocolats me soient donnés par un admirateur. »
« Ridicule… »
« Es-tu en train de supposer qu'il est impossible que j'aie un admirateur, Sherlock? » La voix de Molly était cassante.
« Si c'était vraiment un admirateur, il n'aurait pas gardé son anonymat aussi longtemps et je ne crois pas aux coïncidences. Les chocolats sont reliés à Patrick Moriarty. Et pour répondre à ta question, il est parfaitement possible que tu sois admirée, tu es intelligente, si je te compare aux autres, tu es plus jolie que la moyenne et tu as une magnifique silhouette. Par contre, tu auras avantage à changer les vêtements fort peu flatteurs que tu portes. Bref, oui, je crois que tu peux être admirée, mais dans ce cas précis, c'est simplement un autre indice qui nous ramène vers ce criminel. » Molly resta sans voix à cause du compliment de Sherlock et sa colère retomba immédiatement remplacée par une inclinaison plus sentimentale. Son cœur se gorgea de tendres sentiments envers lui. Elle porta un regard vers sa bague de fiançailles et soupira.
« Molly, je t'entends penser. » Sherlock accrocha son regard et la pathologiste s'attendait à recevoir des remarques désagréables, mais non, il se contenta de lui sourire avec gentillesse.
« Crois-tu que les chocolats ont pu être altérés? »
« Très bonne observation Molly. C'est ma prochaine étape. »
Armé de gant en latex et d'un scalpel, Sherlock coupa un des chocolats et le renifla.
« Ça sent les amandes, je le savais. »
« Je ne sens rien et il ne semble pas y avoir de noix dans le chocolat. » Répliqua Molly.
« Naturellement que tu ne sens rien. Il n'y a pas beaucoup de gens qui détectent ce poison, Molly. Oui, ils sont bien empoisonnés avec une très légère dose de cyanure. Tu n'aurais pas été tuée, mais certainement affaiblie, et ce, même si tu avais mangé toutes les boîtes qu'il t'a données. »
« Mais c'est horrible, si j'avais partagé ce chocolat, j'aurais rendu malades beaucoup de personnes. »
« Molly, il ne sert à rien de spéculer. De toute façon, ce n'aurait pas été ta faute. » Sherlock regarda l'heure, plus de 2 heures du matin. La journée avait été longue et celle de demain le saura tout autant.
« Allons nous coucher quelques heures. Pour le moment, nous ne pouvons rien faire de plus. »
« Sherlock, avant, je vais nous faire quelques sandwiches et nous irons nous coucher par la suite. »
« Si tu insistes… » Commença Sherlock, mais Molly ne répondit pas et s'en alla vers sa cuisine pour y préparer le petit en-cas. Elle savait que si elle n'insistait pas, Sherlock ne mangerait pas, et par ricochet, elle non plus.
Trente minutes plus tard, Molly tirait la douillette sur eux. Épuisée, elle s'endormit aussitôt. Elle se réveilla deux heures plus tard sentant une chaleur inhabituelle contre son corps. Sherlock s'était carrément enroulé contre son corps cherchant dans son sommeil probablement sa chaleur. Elle réajusta sa position et se rendormit avec le sourire aux lèvres. En fait, Sherlock ne dormait pas, il aimait sentir la douceur de Molly contre lui et ça l'aidait à réfléchir. Pour un homme qui n'aimait pas les contacts physiques, il se rendait compte qu'il était facile de la toucher, en fait, à sa grande surprise, il aimait son contact, même il le favorisait. Arrivé à cette conclusion, il se sentit un peu effrayé par l'importance de la pathologiste dans sa vie. Il entendait son frère dans sa tête lui dire qu'il basculait du côté des perdants. Un conflit intérieur faisait rage en lui, d'un côté, il ne pouvait qu'approuver son frère et de l'autre que de se soucier d'une personne avait aussi du bon. Molly l'avait sauvé parce qu'elle l'aimait, qu'elle l'avait giflé lorsqu'elle avait appris qu'il avait pris de la drogue, même si elle ne savait pas que c'était pour un cas, parce qu'elle se souciait de lui. Il prit donc la décision de supprimer la voix de son frère et pour une fois s'abandonna en profitant du moment présent. Il l'embrassa doucement sur le sommet de la tête et sombra dans le sommeil.
Sherlock se réveilla excité, dure. « En une semaine, j'ai passé plus de temps à me réveiller excité que dans toute ma vie », se lamenta intérieurement Sherlock. Il se détacha doucement de Molly et se leva pour prendre sa robe de chambre. Le détective regarda Molly dormir encore un peu et à regret la secoua pour la réveiller. La secousse la fit paniquer et elle se leva brusquement du lit le cœur tapant dans sa poitrine. Elle se calma lorsqu'elle vit deux yeux bleus rieurs à quelques centimètres de son visage.
« Sherlock Holmes, tu vas me le payer. » Menaça Molly. Elle tira soudainement son bras gauche et le fit basculer dans le lit. Il aurait pu se défaire facilement de son étreinte, mais il était curieux des réactions de sa pathologiste. Pour faire naturel, il mit tout son poids et s'affala sur le corps de Molly qui glapit lorsqu'elle comprit que le piège se retournait contre elle.
« J'attends le paiement, très chère. » Sherlock ne pouvait s'empêcher de la provoquer, car elle était comme lui et ne savait pas résister à un défi. Effectivement, Molly libéra une de ses mains et se mit à le chatouiller dans le cou. La réaction de Sherlock ne fut pas de rire, mais de ressentir une profonde excitation, il ne savait pas que sa nuque était aussi sensible sexuellement. Il arrêta de rire et regarda Molly intensément qui à son tour respira difficilement. L'électricité était palpable et Sherlock éprouva l'urgence de satisfaire son désir et se pencha légèrement afin de capturer la bouche de Molly. Baissant ainsi sa garde, Molly en profita pour le renverser et s'assoir sur lui avec un air victorieux. Elle avait gagné et elle était heureuse de constater qu'elle pouvait déconcentrer le grand détective. Mais elle rougit lorsqu'elle sentit l'excitation de Sherlock contre sa cuisse, mal à l'aise, elle s'apprêtait à sortir du lit, lorsqu'elle sentit deux bras la serrer fortement, l'empêchant de briser leur étreinte.
« Sherlock? » Molly était soudainement nerveuse.
« Il ne faut pas jouer, si l'on n'est pas capable d'accepter le paiement. » Lui dit Sherlock d'une voix rauque et il empoigna son haut de pyjama et l'embrassa avidement. Les membres de Molly se liquéfièrent sous les assauts de Sherlock. À regret, ils durent se séparer afin de reprendre leur souffle et il devenait clairement évident que la tension sexuelle entre eux était à son comble. Il bascula soudainement Molly sous lui et l'immobilisa en faisant une légère pression sur ces épaules. Il observa la poitrine de la pathologiste qui se soulevait et s'abaissait rapidement. Aucun des deux n'osa briser le silence. Il fallut une volonté de fer à Sherlock pour se détacher du corps de Molly, mais il réussit à s'extirper du lit. Une minute de plus, il aurait succombé à l'élan de son désir. « Tout juste. » Se dit Sherlock. « La prochaine fois, il faudra que j'arrête avant. » Sherlock jouait avec le feu, mais dans toute son arrogance, il se croyait assez fort pour le combattre.
« Désolé Molly. Allons nous habiller, nous devons rendre une petite visite à cette boutique de chocolaterie. » Et ce fut tout ce que Sherlock dit à Molly. Elle baissa la tête afin de cacher sa déception.
Sherlock poussa les portes de la chocolaterie et entraina Molly à l'intérieur. Ils furent accueillis par un sympathique vendeur. Sherlock l'observa quelques instants avant de commencer à lui poser ses questions. Il commença par se présenter.
« Je suis Sherlock Holmes, consultant détective et voici Molly Hooper, ma fiancée. »
« Félicitations. Êtes-vous venus consulter mon catalogue de gâteaux de noce? » Molly piqua un fard et Sherlock contre toute attente rougit légèrement par la supposition du monsieur.
« Quoi? Non… non, nous ne sommes pas ici pour ça, mais à cause d'une enquête. »
« En quoi puis-je vous être utile? » L'homme était perplexe, il ne voyait pas en quoi, il pourrait aider ce couple puisqu'ils ne venaient pas choisir leur gâteau de mariage.
« En fait, j'ai besoin de savoir, si vous avez un client qui achète vos meilleurs chocolats, probablement le dimanche, et ce, depuis quelques semaines? »
« Oui, nous avons effectivement un client, qui nous appelle chaque dimanche afin que nous lui préparions une boite de chocolat pour sa fiancée. Par contre, ce n'est pas lui qui vient les chercher, chaque fois, c'est une personne différente. »
« Est-ce qu'il vous laisse son nom? »
« Attendez…oui…je vais aller vérifier. Je me souviens qu'il a un nom très particulier. Monsieur Holmes, je pense. » L'homme s'arrêta soudainement et redemanda à Sherlock son nom.
« Oui, oui, c'est pour ça que votre nom m'était familier. L'homme au téléphone disait s'appeler Sherlock Holmes. » Sherlock émit un reniflement dédaigneux.
« Visiblement, ce n'est pas moi qui vous ai contacté. On vous a donné un faux nom. »
« Mais c'est stupide, non. Nous vendons des chocolats, rien de bien méchant. Il n'y a aucune raison de faire un grand mystère. »
« Monsieur, pouvez-vous vous souvenir de votre conversation avec cet homme? »
« Pas grand-chose à vrai dire. Il avait un léger accent et il commandait toujours la même chose. La personne qui venait recueillir les chocolats payait comptant. »
« Est-ce que vous emballiez la boîte? »
« Non, à vrai dire, nous aurions dû l'emballer, mais la personne insistait pour qu'ils ne le soient pas. J'ai insisté à plusieurs reprises afin de le convaincre de… » Sherlock en avait assez attendu et interrompit le vendeur.
« C'est bien, nous vous remercions. Si cet homme vous rappelle, je vous laisse ma carte, appelez-moi. Bonne journée. » Il prit la main de Molly et sortit de la boutique.
Sherlock était silencieux. Il avait déduit correctement pour les chocolats, mais quelque chose le tracassait. De plus, Patrick Moriarty se servait de son nom pour commettre ses crimes envers Molly. Il avait l'impression d'assister à une reprise de sa chute lorsque Moriarty l'avait discrédité aux yeux du monde. Il n'était pas craintif, il savait que son nom était maintenant béton, mais il était curieux de savoir le but de ce fou. Il était tellement perdu dans ses réflexions qu'il ne remarqua pas immédiatement la camionnette qui s'arrêta près d'eux. Deux hommes en sortirent et sautèrent sur Sherlock en le matraquant avec une barre de fer. Si le premier coup fit mouche, les seconds furent facilement évités. Le détective réussit à se débarrasser du premier assaillant en l'assommant d'un coup à la tête, mais le deuxième était plus coriace. Entre temps, Molly appela le 911 et dès qu'elle raccrocha sauta sur le deuxième agresseur qui se retourna et lui donna un coup de poing près de la mâchoire. Molly hurla de douleur et tomba sur le sol. Ce moment de répit permit à Sherlock de reprendre l'avantage et l'assomma d'un coup net à la nuque. Sherlock se tourna alors vers Molly pour voir un troisième attaquant sortir de la camionnette et tirer Molly vers l'intérieur. Il courut vers eux et réussit à agripper son bras. L'assaillant senti qu'il perdait l'avantage poussa Molly dans les bras de Sherlock et claqua la portière et la camionnette qui partit en trombe. Sherlock serra Molly dans ses bras de soulagement, il avait réussi à la sauver d'un sort terrible, même s'il avait fallu de peu. Il prit son mouchoir et délicatement, appuya sur les lèvres de Molly pour arrêter le sang. Lorsque son regard tombât sur les deux personnes toujours inconscientes sur le sol, il vit rouge. Non seulement, ils avaient failli lui voler son médecin, mais un des assaillants l'avait blessé, sa lèvre inférieure avait éclaté sur la force du coup et saignait abondamment. Il s'apprêtait à leur donner quelques coups bien sentis, lorsque Molly lui prit la main et fit non de la tête. Instantanément, sa colère retomba. De loin, on attendait les sirènes de la police, Sherlock texta Greg Lestrade afin de s'assurer qu'il puisse assister à l'interrogatoire des deux agresseurs, il ne les laissera pas sans tirer à si bon compte.
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