Je commence toujours par remercier ceux qui ont laissé un commentaire : Stephanie1206, Isabelle, cinochie (oui, Mycroft sera présent bientôt, il joue toujours un petit rôle dans mes fics) et Monirosez.
J'ai écrit un chapitre légèrement plus court (à peine 1750 mots), vous allez comprendre pourquoi, j'ai arrêté à la fin (hi hi).
Bonne lecture et merci de votre fidélité.
Chapitre 10 : Tout ou rien
Greg arriva sur place avec deux voitures de police. Lorsqu'il sortit, inquiet, il s'empressa de vérifier l'état de santé de Molly.
« Molly, tu dois aller à l'hôpital, vérifier si tout va bien. »
« Je vais bien Greg, juste de petites contusions. Sherlock a déjà demandé à John, il va arriver d'un moment à l'autre. » Greg saisit son bras gentiment et lui demanda si elle allait vraiment bien. Elle lui sourit gentiment et acquiesça doucement. Il voulait discuter davantage, mais Sherlock s'interposa entre lui et sa fiancée. Il mit un bras possessif autour de sa taille.
« Ma fiancée va bien, Gavin. » Sherlock accentua le mot « fiancée ». « Comme je te l'ai texté, je souhaite interroger ses deux agresseurs.
« C'est Greg! » Dit-il avec un soupir excédé. « Sherlock, tu sais que c'est impossible, le mieux que je puisse faire, ce que tu assistes à l'interrogatoire derrière le miroir tain. »
« Greg, ils ont essayé d'enlever Molly, je dois être là. » Lestrade fut surpris par l'inquiétude dans la voix de Sherlock et surtout par le fait qu'il avait employé son nom correctement pour la première fois.
« OK, Sherlock. Faites-vous examiner par la même occasion, vous avez une belle bosse qui commence à poindre dans le front » Lestrade se tourna vers les policiers et pointa les agresseurs toujours inconscients. « Embarquez-moi ces deux personnes et séparez-les. Je veux que les mettiez dans deux salles d'interrogatoires différentes. Je vous donne 30 minutes. »
John sortit du taxi avec sa trousse médicale et se dirigea immédiatement vers Molly. Le médecin lui donna les premiers soins, mais avertit Sherlock qu'elle devrait aller à l'hôpital pour des examens plus approfondis. Il tenta aussi d'examiner Sherlock qui recula en secouant la tête.
« Elle ne peut pas aller à l'hôpital, John. C'est trop dangereux pour elle, n'importe qui peut entrer et sortir sans se faire remarquer. »
« Il faudrait que tu m'expliques ce qui se passe… »
« Pas le temps, John. Je vais avec Lestrade pour les interrogatoires. Je voudrais que tu amènes Molly chez toi, je t'y rejoindrai plus tard. » Molly ne put s'empêcher de lever les yeux et lui dire sa façon de penser.
« Sherlock, ça va bien. Je suis capable de prendre soin de moi pour quelques heures. Je vais rentrer à mon appartement. Tout ira à merveille. »
« Non Molly. Tu iras chez John, c'est non négociable. J'ai besoin de te savoir en sécurité. » Il s'approcha d'elle et à la surprise de tous, il l'embrassa sur les lèvres. Par réflexe, elle porta ses mains autour de son cou et faisant fi de tout le monde, elle approfondit le baiser. Le battement de coeur s'affola dans la poitrine de Sherlock, mais il ne se détacha pour autant de sa pathologiste au contraire, il la serra plus étroitement, ce fut elle qui rompit le baiser et lui murmura à l'oreille qu'elle accepta de suivre John, mais qu'elle avait bien l'intention de lui faire payer un peu plus tard son ton autoritaire. Il lui dit à son tour qu'il était plus qu'impatient de la revoir et de connaître le paiement qu'il aura et lui donna un dernier baiser rapide sur les lèvres avant de relever la tête. Il remarqua alors Lestrade en premier qui était encore sous le choc. Il se permit de sourire intérieurement.
« Lestrade, fermez votre bouche et allons-y, nous avons deux criminels à interroger. »
John et Molly prirent un taxi et quittèrent la scène « de crime ». Un silence gênant régnait dans la cabine. John n'en pouvant se retenir davantage se mit à parler.
« Jusqu'à aujourd'hui, j'avais un léger soupçon que Sherlock et toi aviez peut-être simulé vos fiançailles pour attraper ce tueur, mais après la scène publique auxquels nous avons assisté et ayant été témoin de la passion de votre baiser, je n'ai plus aucun doute, mais des inquiétudes. Je sais que je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais, Molly, au nom de Dieu, est-ce que tu sais dans quoi tu t'embarques avec Sherlock? Ne va pas penser que je n'aime pas Sherlock, non, je l'aime et je t'aime aussi, une partie de mon cerveau est très heureuse pour vous deux, mais la partie rationnelle a peur pour toi. Sherlock Holmes n'est pas le genre d'homme à entrer dans une relation amoureuse, il est foncièrement égoïste sans parler qu'il soit un beau salaud dans ses mauvaises journées et j'ai peur qu'il finisse par te faire souffrir. » Molly le regarda avec surprise, elle ne s'attendait pas à une telle conversation avec le meilleur ami de son « faux fiancé », d'autant plus qu'il était plus préoccupé par le fait qu'elle ne soit pas blessée. Un peu flattée par l'attitude de John, elle lui dit néanmoins ceci.
« John, je sais comment est Sherlock et je sais qu'il ne changera pas et je ne veux surtout pas le changer, je suis tombée amoureuse de lui, il y a déjà bien longtemps tout en sachant comment il était. Maintenant que nous sommes ensemble, je ne sais pas comment le dire, car Sherlock ne fait pas dans le sentiment, mais je sais qu'il se soucie réellement de moi et ça me suffit. Il a été honnête avec moi et ne m'a rien promis de plus qu'il était capable de me donner. Je te remercie de t'inquiéter pour moi, tu es un vrai ami, mais je savais parfaitement dans quoi je m'embarquais avec lui lorsque j'ai dit oui pour les fiançailles. » La pathologiste essayait de rester le plus possible dans la zone de vérité, car elle détestait de devoir lui mentir à nouveau.
« J'ai l'impression d'être le salaud qui essaie de détruire votre bonheur, mais crois-moi, Molly. Je voulais simplement m'assurer que tu étais certaine de toi. J'imagine que son intensité doit transparaitre dans l'intimité. Bon Dieu, je ne veux pas savoir, Molly. Je ne sais pas ce qui m'a pris de dire cela. Une curiosité malsaine…» La jeune femme se mit à rire autant à cause de la gêne que du malaise de John. Le médecin se mit à rire aussi et l'atmosphère s'allégea considérablement durant le reste du trajet et le sujet Sherlock/Molly était clos pour John. Il connaissait assez Sherlock pour savoir, ce qu'il avait vu était réel et il espérait qu'il ne serait pas assez bête pour tout faire foirer avec Molly.
Dans la salle d'interrogatoire numéro 4 était assis un des assaillants, Lestrade et Sherlock. L'autre agresseur se trouvait avec Sally Donovan et Sherlock avait su immédiatement qu'il ne retirait rien de lui, mais il se garda bien de le dire à Donovan. Par contre, le lascar assis devant eux avait peur, et il avait raison, Sherlock avait l'intention d'être sans pitié avec lui. Pour l'instant, il ne parlait pas, se contentant de le dévisager avec mépris. Lestrade commença avec les questions de bases.
« Votre nom. »
« Je veux un avocat. »
« J'ai dit votre nom. »
« Manuel Rodriguez. » Lestrade fit un signe vers la vitre afin que quelqu'un fasse les vérifications sur ses antécédents à l'ordinateur.
« Pour qui travaillez-vous? »
« Je ne travaille pour personne. »
« Pourquoi avoir attaqué cet homme et sa fiancée? »
« Un hasard, ils semblaient être un couple ayant beaucoup d'argents. » Sherlock se leva et cogna rudement sur la table.
« Mensonge! » Le gaillard sursauta. « Vous allez me dire pour qui vous travailler, sinon, je ferai de votre vie un enfer en prison. Je connais des détenus qui se feront un plaisir de vous apprendre à « danser ». Alors, si vous tenez à votre santé, je le dirai pour la dernière fois, pour qui travaillez-vous? »
« Si je parle, je serai mort de toute façon, non mieux, tenter de rester en vie en prison. » Sherlock se dirigea vers lui et l'empoigna durement, il fallut l'intervention de Lestrade pour qu'il le laisse tomber sur sa chaise.
Lestrade murmura à Sherlock que s'il ne gardait pas son sang-froid, il devrait le jeter dehors de la salle d'interrogatoire. Pour une fois, Sherlock daigna d'expliquer son plan au lieutenant-détective, brièvement, il lui dit que la meilleure façon d'obtenir les informations et de lui faire peur, car cette brute était médiocrement intelligente et influençable. Lestrade jeta un coup d'œil au criminel et effectivement, il tremblait en regardant Sherlock. Il acquiesça et sortit de la salle et laissa le détenu seul avec le détective le temps d'aller chercher un café et il avait l'intention de prendre son temps. Il savait qu'il pourrait recevoir un blâme sévère pour avoir quitté la salle en laissant le détenu avec un civil, mais il prenait le risque, la vie de Molly comptait beaucoup pour lui et si quelqu'un pouvait faire parler ce criminel, c'était bien Sherlock.
« Enfin seuls. Vous savez, Manuel, pourquoi, il m'a laissé seul avec vous? Je ne suis pas un représentant de la police, alors les règles ne s'appliquent pas à moi. Et, je vous dirais que je suis extrêmement fâché, vous avez tenté de me blesser avec une barre de fer afin que vos complices puissent enlever ma fiancée, et ça, voyez-vous, m'a vraiment énervé. Donc, est-ce que vous allez me dire ce que je souhaite savoir ou je vous torture jusqu'à vous avouer ce que je veux savoir. Ne croyez pas que je bluffe, je ne suis pas du côté des gentils, je n'ai à cœur que mon propre intérêt. » Le détective approcha vers sa proie et à ce moment, il avait tout du sociopathe. L'homme se protégea le visage attendant le coup, mais Sherlock se contenta de dire d'une voix dangereusement doucereuse.
« Votre dernière chance, allez-vous me parler? Oh, faites-moi une faveur et ne parlez pas, j'aimerais bien vous faire souffrir lentement jusqu'à vous me suppliez d'arrêter. »
« J'ai des droits » Dit-il épeuré.
« Ma salle d'interrogatoires, mes règles et vos droits, je m'en fous. Nous sommes seuls, je peux faire ce que je veux de vous. Je pourrai toujours dire que vous avez essayé de m'attaquer. Qui croyez-vous qu'ils écouteront, un criminel ou le plus grand détective au monde? Alors, votre décision? Où aurais-je l'immense plaisir de vous convaincre en réduisant votre tête en bouillie? »
« Je parlerai. » L'homme était terrifié par le détective. Sherlock se tourna vers la vitre avec un sourire triomphant. Il se rassit calmement.
« Je suis tout ouïe. »
J'espère que vous avez aimé.
Et je « pense » avoir pris ma décision, Molly devra souffrir un peu, ma fic est quand même classé M (violence et … autres.) Mais, je fais partie des gens qui aiment les happy-end, alors après la pluie vient le beau temps.
