Un beau merci pour les gentils commentaires laissés : Stephanie1206, cinochie, So-darkCorleone, MellyPan et Ysabelle (J'ai fait exprès pour rendre la discussion maladroite de John et Molly, de toute façon, il n'y avait pas de bonnes façons de le dire lol)

Voici le prochain chapitre…ça se corse.

Bonne lecture

Chapitre 11 : L'enlèvement

Molly prenait le thé avec John lorsqu'un bruit strident se fit entendre. L'alarme incendie au sous-sol s'est déclenchée. Prudent, John prit son arme et ouvrit la porte, il n'avait pas de trace de fumée ou de feu. Il descendit lentement et fit le tour, mais tout était normal. Il entendit un cri au premier étage. Il cria le nom de « Molly » et monta les marches pour s'apercevoir que la porte avait été verrouillée. Il s'était fait avoir comme un débutant. John essaya de défoncer la porte, mais elle ne bougea même pas. Il entendait des bruits de lutte et des cris autant d'un homme que de Molly et soudainement plus rien. Il arma son arme et tira sur la poignée la faisant éclater et il poussa la porte. La cuisine était sens dessus dessous et la porte arrière donnant sur la cour était ouverte. Il eut le temps d'apercevoir un homme portant une Molly visiblement évanouie sur son épaule. Il visa l'homme, mais l'angle était trop difficile et il pouvait blesser Molly ou pire la tuer. Il partit à la course, mais avant qu'il arrive à leur hauteur, les portes d'une fourgonnette s'ouvrirent et le kidnappeur avec sa victime sauta à l'intérieur. La fourgonnette partit en trombe. Le médecin visa les roues, mais il était trop tard. Il jura et il prit son téléphone et texta Sherlock.

- Molly kidnappée, besoin de toi - JW

- Appartement de Molly dans 15 minutes – SH

Un sentiment de panique envahit Sherlock en se dirigeant vers l'appartement de Molly. Il avait appris des choses très désagréables sur Patrick Moriarty en interrogeant son agresseur, mais aucun indice sur l'endroit qu'il vivait. Les demandes se faisaient exclusivement par courriel et par téléphone. Lorsqu'il communiquait par cellulaire, c'était toujours via un cellulaire jetable. Lors du kidnapping raté, les ordres avaient été clairs, ralentir Sherlock Holmes et enlever Molly Hooper, ils ne devaient en aucun cas, faire du mal à la femme sous peine de graves représailles. Pendant qu'il écoutait les inepties de ce gars, Molly se faisait enlever. Il avait été stupide, il avait fait une erreur à ne la gardant pas près de lui. Pourtant, il savait que Patrick Moriarty n'attendait que cette opportunité. Il regarda son cellulaire, Molly avait eu le réflexe d'appuyer sur le « S » de la bague et ainsi enclencher le GPS. Avant que John le texte, il savait déjà que Molly avait été capturée. Elle était toujours en mouvement, dans Londres. Le mieux qu'il puisse faire pour le moment, c'est d'aller à l'appartement de Molly et de regarder de nouveau les indices laissés par Patrick Moriarty avant que John arrive. Ce qui lui laissait encore 10 minutes.

Il regardait la vieille carte de Londres attentivement, une fois bien cartographiée et classée dans son palais d'esprit. Il prit le crayon rouge et la monnaie et les mit dans son manteau, il pourra toujours voir plus tard s'ils sont nécessaires. Sherlock avait quand même l'impression que ses indices n'étaient que là que pour le détourner de son objectif, c'est-à-dire, de retrouver Molly. Il avait la certitude que Moriarty essayait de le distraire, donc, il n'avait pas l'intention de s'y attarder pour le moment. Il s'accorda un instant avant que John n'arrive pour exprimer son inquiétude. Il savait maintenant qu'elle représentait sa part d'humanité et il ne tenait absolument pas à la perdre. Son frère avait raison, se soucier n'était pas un avantage, car il obscurcissait sa raison. Malgré tout, il était trop tard pour retourner en arrière, Molly était nécessaire pour lui autant que l'eau et la nourriture l'étaient pour la survie de son corps.

John montait les marches quatre à quatre très inquiet pour Molly, mais aussi pour lui. Sherlock lui avait confié la femme qu'il aimait et il avait échoué. Il ne savait pas si son ami lui pardonnerait, à sa place, il ne savait pas s'il aurait été capable de ne pas lui balancer son poing dans le visage. Lorsqu'il arriva à la porte, elle s'ouvrit sur un Sherlock extrêmement calme voire sans émotion.

« Allons-y, Watson, il n'y a pas un instant à perdre. J'espère que tu es venue avec ta voiture, car je crains que nous ayons à parcourir Londres d'un bout à l'autre. »

« Sherlock, je suis tellement… »

« Pas le temps pour les excuses, nous devons retrouver Molly rapidement, c'est tout ce qui compte pour le moment.»

« Tu as raison. Est-ce que tu as une piste? »

« J'ai mieux, sa bague de fiançailles est munie d'un GPS et Molly a eu l'intelligence de l'activer avant d'être neutraliser. »

« Mais pourquoi a-t-elle été enlevée et par qui? »

« À cause de moi. Elle m'a aidé lors de ma chute et avec mon retour, sans parler des nombreuses spéculations d'Anderson, Patrick Moriarty fini par tout découvert sur le rôle de Molly. Rôle que j'avais pris soin de minimiser, même à toi. Personne ne savait que sans elle, je serais mort. Et non, je ne dirai rien de son rôle dans cette histoire, à part qu'elle ne faisait pas partie d'une de mes 14 possibilités, elle était la seule et unique. Je m'étais dit qu'en cachant son implication, je m'assurais qu'elle resterait à l'abri d'une vengeance possible et par le fait même, j'ai un peu honte de l'avouer maintenant, mais aussi mon joker dans le cas où j'aurais à disparaître à nouveau. »

« Incroyable, je n'aurais jamais deviné… »

« Tourne à droite et ensuite à gauche sur Piccadilly. » Sherlock l'interrompit brutalement. John s'exécuta et coupa une auto taxi qui lui fit un doigt d'honneur. Les 10 prochaines minutes, Sherlock n'ouvrit la bouche que pour indiquer le chemin à prendre. John savait qu'il était bouleversé, il avait compris que la façade indifférente qu'il abordait était un leurre. John ne put s'empêcher de lui parler de ses sentiments.

« Sherlock, c'est correct d'être inquiet pour sa fiancée. C'est normal de le montrer. »

« John, tais-toi et conduis. Je ne veux pas en discuter. » Le silence revint dans l'auto. John avait encore mille et une questions à lui poser, mais il savait que pour le moment, sauver Molly était tout ce qui importait.

Molly gémissait faiblement, le coup porté à la tête par son agresseur, lui avait donné une migraine de l'enfer. Ses mains et ses pieds étaient liés ensemble et l'excédent de corde était tenu par l'homme à ses côtés. L'homme ne ressemblait en rien à Jim Moriarty, mais il était bien celui qui l'avait bousculé, il y a près de deux semaines.

« Eh bien, la belle au bois dormant s'est enfin réveillée. Bonjour Molly. Est-ce que tu sais qui je suis? »

« Oui, vous êtes un malade! »

Patrick Moriarty la gifla violemment. Molly ne cria pas, mais ses yeux se remplirent de larmes à cause de la douleur. Il répéta sa question, mais la jeune femme avait une volonté de fer et répéta les mêmes mots. Elle fut à nouveau punie, il lui serra ses poignets, jusqu'à imprimer ses doigts dans sa peau. Il s'approcha de son visage, Molly pouvait sentir son haleine et son cœur se révulsa. Mais elle ne flancha pas et tint son regard. Une lueur mauvaise dansa dans les yeux de Moriarty.

« J'ai tellement hâte que nous commencions nos jeux; casser ta volonté et te réduire à ma merci et ensuite jouir en toi encore et encore jusqu'à tu ne sois plus que l'ombre de toi-même. Juste d'y penser, je bande. » Molly rougit par la vulgarité des mots et résista lorsqu'il tira une de ses mains pour lui montrer combien il était déjà excité. Il lui tordit son poignet jusqu'à la douleur rendue trop forte, l'obligea à le laisser gagner. Dégoutée, elle ferma les yeux, lorsqu'il s'amusa à frotter de bas en haut sa dureté avec la main de Molly.

« Vous n'êtes qu'un pervers. »

« Merci du compliment, ma chérie. Mais tu n'as encore rien vu. » Il lâcha sa main et redemanda son nom. Molly avait de la volonté, mais elle n'était pas idiote alors elle l'appela par son nom.

« Moriarty, vous êtes Patrick Moriarty. »

« Bien, bien Molly, une récompense s'impose. » Il colla ses lèvres sur les siennes, les obligeant à s'ouvrir. Elle se débattait comme elle le pouvait, mais les cordes étaient solidement attachées. Il descendit vers son cou et se mit à sucer fort pour la marquer. Il releva la tête et satisfait de la marque violacée qui se formait, il se rassit à côté d'elle.

« Maintenant, tu es à moi. Personne ne te retrouvera, même pas ton Sherlock Holmes. Oh, je vais jouer avec lui, je vais lui faire croire qu'il a une chance de te retrouver vivante en lui faisant parcourir la moitié de la ville avec les « faux » indices que je lui ai laissés. Mon plan est parfait. Tu sais ma douce Molly, il te retrouvera lorsque je le voudrai, mais malheureusement, je dois te dire que tu seras morte. Ton histoire n'aura pas de fin heureuse. »

« Vous êtes fou et j'ai confiance en Sherlock. Il vous retrouvera et il vous détruira comme il l'a fait avec ton frère. » Une autre gifle encore plus brutale que la première fut donnée à la jeune femme. Du sang coulait, car il avait rouvert la blessure qu'elle avait reçue d'un des assaillants un peu plus tôt. Elle voulut arrêter le saignement avec la manche de son chandail, mais il tira sur la corde l'immobilisant.

« Il n'y a rien de plus beau que le sang qui coule. Tout ce beau rouge sur ta peau, il me tarde de pouvoir en mettre davantage. Tu es incroyablement désirable en ce moment, je regrette presque de ne pas pouvoir jouer maintenant. J'ai de grandes attentes en ce qui te concerne. Tu sais, mon plan initial n'était que de te torturer et de te tuer. Œil pour œil, comme dit le proverbe, ma vengeance aurait été ainsi accomplie. Mais l'inclinaison de Sherlock Holmes pour toi a changé la donne. Il m'a donné envie de te connaître davantage. »

« Sherlock Holmes n'aime personne et surtout pas moi. Son inclinaison, comme vous le dites, n'était qu'un leurre. »

« Ne me mens pas, je vous ai vu dans ton appartement. Vous me sembliez très intime. Mais je te pardonne, tu ne m'avais pas encore rencontré. Par contre, tu es à moi maintenant, tu es ma chose, ta vie dépendra de la façon dont tu sauras me satisfaire. » Il passa ses doigts délicatement sur ses lèvres les barbouillant de sang. « Oh oui, j'ai l'impression que tu me satisferas pendant un long moment. »

À cet instant, Molly eut très peur, elle remarqua la lueur de folie dans ses yeux. Elle savait qu'il serait cruel et sadique avec elle. Elle n'était pas très religieuse, mais elle pria pour que Sherlock la trouve rapidement. Elle se félicitât d'avoir eu la présence d'esprit d'activer la bague, la jeune femme savait que tôt ou tard, il lui arracherait de ses doigts, mais elle espérait que ce moment n'arriverait pas avant qu'il soit arrivé à destination.

« Patron, je crois que nous sommes repérés. »

« C'est impossible ». Il regarda par la vitre arrière et constata qu'une voiture grise avec deux personnes à l'intérieur s'approchait d'eux.

« Sherlock Holmes, comment nous a-t-il retrouvés aussi rapidement? » Molly baissa les yeux pour qu'il ne voie pas son soulagement. Sherlock allait la sauver de ce malade.

« Patron, il faut se débarrasser d'elle. »

« Ferme là. Je l'ai, je la garde. Ici, c'est moi qui donne les ordres, ne l'oublie pas. »

« Ce n'était qu'une suggestion. »

« Ton travail est de les semer. Alors, fais-le. »

La fourgonnette zigzagua dans le trafic distançant la voiture grise. Patrick Moriarty observa Molly. Il la trouva trop calme. Il regarda ses mains et son regard se porta sur la bague à son doigt. Méfiant, il la lui retira et l'observa. La bague semblait inoffensive. « Je devins paranoïaque », pensa-t-il. Il laissa la bague sur le siège. Mais son chauffeur avait raison, il devait changer de plan. Il brisa les liens de Molly tout en la menaçant de son couteau aux moindres gestes déplacés. Lorsque la fourgonnette tourna le coin, il prit la main de Molly, ordonna à son acolyte de ralentir et sauta à l'extérieur entrainant Molly à sa suite. Il était certain qu'il avait réussi à semer Sherlock Holmes, mais il ne prit aucune chance et resta caché dans les ruelles avant de rejoindre son repaire à quelques rues d'où ils se tenaient.