Un beau merci à : Stephanie1206, Ysabelle (es-tu la même qu'Isabelle?), Cinochie (ce chapitre, elle souffrira, So-DarkCorleone (pour la bague, sait-on jamais!)

Avertissement : Violence, attouchements sexuels non désirés, mais pas de viol à proprement dit.

J'ai eu mal en faisant ce chapitre, mais j'espère qu'il sera apprécié par vous tous.

Bonne lecture!

Chapitre 12 : Prendre le risque

John suivait toujours la fourgonnette lorsque Sherlock remarqua le changement sur le GPS. Il s'était probablement passé quelque chose lorsqu'ils ont perdu de vue la camionnette l'espace d'un instant.

« John, arrête-toi, le GPS m'indique une autre direction, je vais la suivre, toi, ne perds pas la fourgonnette. On garde le contact. » Il sortit de la voiture et partit à la course espérant qu'il avait bien déduit que Moriarty les avait repérés et qu'il avait profité du moment pour brouiller les pistes. Il savait que Molly serait avec lui. Avec la peine qu'il s'était donnée, il ne confierait pas son trésor à une autre personne.

Moriarty serrait le bras à Molly tout en courant à travers les différentes ruelles. Elle faisait tout pour le retarder en faisant semblant de trébucher ou de manquer de souffle l'obligeant ainsi à ralentir. Conscient de son manège, il la plaqua violemment sur le mur de béton et sa tête heurta durement la surface. Elle ne put s'empêcher de gémir de douleur. Il serra sa gorge et pencha sa tête comme s'il allait l'embrasser. La jeune femme essaya de détourner la tête, mais il accentua la pression autour de son cou et pressa durement ses lèvres contre les siennes l'espace d'un instant. Lorsqu'il releva la tête, la folie et le désir se mêlaient dans son regard.

« Ma jolie, je vois clair dans ton jeu, je te préviens une seule fois, tu recommences à me ralentir, ce n'est pas que moi qui jouerai avec toi, mais tous mes hommes. D'accord? »

« C'est bon. » Molly déglutit et discrètement, elle s'assura que la bague était toujours dans sa poche avant. Elle savait qu'elle devrait s'en séparer avant qu'il s'aperçoive qu'elle l'avait récupéré, mais elle n'avait pas l'intention de s'en départir avant d'arriver à son repaire. Molly devait courir la chance, car c'était son unique opportunité de survie après tout. « Sherlock, fais vite, je t'en supplie » pria-t-elle silencieusement.

« Brave petite. Maintenant, on court. »

Sherlock suivait le GPS qui était toujours en mouvement. Le déplacement était plus lent, comme si le déplacement se faisait à pied. Il avait calculé qu'il avait quelques minutes de retard sur eux. Bien qu'il sache que c'était stupide et impossible, il pensa à Molly et lui dit de garder confiance qu'il arrivera à temps pour la sauver. Un peu plus loin, il aperçut un accessoire de cheveux appartenant à Molly. Il avait donc pris la bonne décision, il le ramassa et le mit dans sa poche et continua à courir à travers les ruelles. À un tournant, il vit du sang frais le long d'un mur, il s'approcha et sut que la pathologiste avait été blessée à la tête. Il frémit rien qu'à penser ce que Patrick Moriarty lui avait fait ou comptait lui faire. « Ça ne se fera pas, je le tuerai avant. Malgré ce que Mycroft lui a demandé, si l'occasion se présentait, il se promettait d'effacer de la surface de la Terre, cet homme. »

Ils arrivèrent face à un grand bâtiment lorsque Moriarty la fit ralentir. Il regarda autour de lui avant de taper un code et la porte du garage s'ouvrit. Il empoigna Molly et la poussa à l'intérieur sans ménagement. Elle se laissa tomber sur le sol et déposa sa bague dans le drain. La jeune femme était triste de se défaire de cette bague, mais sa vie valait plus qu'un attachement sentimental. Son agresseur la releva avec brutalité. « Encore des bleus supplémentaires sur mes bras », pensa Molly. Mais ce qui la dérangeait, c'était sa blessure à la tête qui saignait toujours, elle se sentait légèrement poisseuse. Elle sentit le regard de son assaillant cartographier son corps et un frisson de dégoût la submergea.

« Bien que je sois impatient de commencer immédiatement, ma belle et délicieuse Molly, un bain te sera salutaire. »

« Pourquoi ne pas en finir, maintenant? Me laver n'est pas nécessaire. » Elle reçut une gifle comme réponse et elle se le tient pour dit et se tut. Il lui fit signe de le suivre et il retapa un code devant une porte et elle s'ouvrit, dévoila un escalier qui descendait au sous-sol. Ils semblaient seuls lorsqu'ils arrivèrent en bas. Elle se dit qu'elle avait peut-être une chance contre lui, mais elle déchantant rapidement lorsqu'elle vit au fond une autre porte avec deux gardes armés. Ils passèrent la porte et ce qu'elle vit lui glaça le sang, c'était une véritable salle de torture. Molly n'était pas une femme facilement impressionnable, mais elle se sentit très mal lorsque la porte se referma derrière eux.

« Tu aimes ce que tu vois? Je suis assez fier de cette pièce, je l'ai conçu moi-même. »

« Vous êtes vraiment dérangé. »

« Merci ma douce, je le prends comme un compliment. Viens, la salle de bain est par là. Nous nous doucherons ensemble.» Molly allait protester, mais le couteau qu'elle sentit contre sa hanche la dissuada de répliquer.

« N'essaie pas de me faire une mauvaise surprise, mes gardes ont l'ordre de tuer toute personne qui sortira de cette pièce sans moi. Considère-toi comme averti. » Il la poussa dans la salle de bains.

Sherlock arrêta sa course à un coin de distance de l'endroit où le GPS indiquait où était Molly. Le bâtiment semblait inoffensif, mais il était évident qu'il ne pouvait pas entrer simplement en sonnant à la porte. Il lui fallait un plan et il espérait que ce plan pourrait se faire sans l'aide de son frère. Il texta John pour qu'il vienne le rejoindre deux coins de rue plus loin. Il voulait être certain que Moriarty croit qu'il avait gagné cette manche. En attendant John, il analysa la bâtisse. Il y avait quelques caméras à l'extérieur, mais aucun garde. Les fenêtres du premier étage étaient pourvues de barreaux et impénétrables. Les étages supérieurs ne l'intéressaient pas. Il était certain que Molly était au sous-sol. Plus le détective réfléchissait et plus il s'inquiétait pour Molly. Le temps filait et il savait que Moriarty avait déjà commencé à molester la jeune femme. Pour entrer dans cette bâtisse, il devra se rendre invisible. Il rejoignit John et lui expliqua son plan.

« Sherlock, on ne peut pas être invisible. »

« Mon plan est parfaitement au point. Le seul malheur est que je devrai utiliser les compétences de mon frère pour les caméras. Il devra les neutraliser à distance et émettre une image fixe pendant quelques secondes pour me laisser le temps de passer. »

« Et c'est faisable? »

« Bien sûr. Il faut seulement un satellite. » Il prit son téléphone et appela Mycroft. « J'ai besoin que tu neutralises les caméras de la bâtisse du 304, Monk Street. »

« Et pourquoi, le ferais-je. »

« Molly, ma fiancée, ta future belle-sœur, dois-je te le préciser, est présentement à l'intérieur avec Moriarty. Je veux y entrer et m'assurer de le faire discrètement. Je tiens à ce qu'il ne lui arrive rien. »

« C'est illégal, ce que tu me demandes de faire, mon frère. »

« Je m'en fous que ce soit illégal, j'estime que si je n'entre pas d'ici 30 minutes, Molly aura été agressée physiquement et torturée par ce malade. Allons-nous débattre de l'affaire où tu le feras pour moi? »

« C'est beau. Donne-moi dix minutes. Tu me dois une faveur, mon frère. Je serai te le rappeler en temps et en lieu. »

« Oh, je n'en doute pas. » Et, Sherlock coupa la conversation.

Sherlock regarda John, il savait que cette mission était très risquée. Il ne savait pas exactement le nombre de gardes qui pourrait se retrouver à l'intérieur.

« John, tu resteras à l'extérieur, j'entrerai seul. Si je ne suis pas revenue avec Molly d'ici 20 minutes, tu appelles Mycroft pour qu'il envoie ses hommes. »

« Non, Sherlock, je ne resterai pas ici sans rien faire en attendant que mon meilleur ami et sa fiancée se fassent tuer. J'y vais avec toi. »

« John, tu es aussi discret qu'un éléphant dans un champ de billes. Seul, le taux de réussite est plus grand. Molly est trop importante pour moi pour courir le risque. » John n'était pas homme à rester inactif, mais il comprit que pour Sherlock c'était important d'agir en solitaire. Il le regarda et malgré lui, acquiesça, au grand soulagement du détective. Si, par malchance, ça tournait mal, il n'aurait pas pu vivre avec la perte de John et de Molly. L'image du sociopathe de haut fonctionnement commençait drôlement à s'effriter depuis son retour d'entre les morts et le détective n'était pas encore certain que c'était pour le mieux. Il trouvait que le sentiment d'inquiétude était très difficile à gérer pour lui. Il s'obligea à enfouir ce sentiment pour se concentrer que sur la façon de délivrer Molly. Il reçut le texto de Mycroft, les caméras avaient été neutralisées, c'était maintenant à lui d'avancer.

Nue sous le regard de son kidnappeur, Molly restait impassible. Pas question de lui montrer qu'elle avait peur. Il démarra l'eau et la força à entrer. Moriarty la laissa se laver, mais elle sentait ici et là, la lame du couteau sur sa peau afin de lui rappeler qu'il tenait sa vie entre ses mains. Elle se dépêcha de se laver et quand elle eut fini, il lui dit de le laver. Hésitante, elle recula d'un pas, mais elle fut aussitôt empoignée et remise à l'ordre par celui-ci. Elle commença à le laver et Molly se demandait si elle n'aimerait pas mieux recevoir des coups à la place. Elle arrêta vers sa virilité ne sachant pas si elle devait aussi la nettoyer. Il posa le couteau sur la naissance de son sein gauche et appuya fortement, du sang jaillit aussitôt. Molly se crispa sous l'effet de la douleur. Lorsqu'il relâcha la pression, le message était passé, et avec dégout, elle commença à laver son pénis qui durcissait de plus en plus sous l'effet du frottement. Elle essayait de faire le plus rapidement possible afin de quitter la douche. Une fois terminé, il la fit sortir, la plaie saignait toujours, mais il appréciait le spectacle. Il ne remit qu'un sous-vêtement propre ainsi qu'un bas de survêtement. Molly ne fut autorisée qu'à s'essuyer et s'essorer les cheveux.

« Ma chère, tu es magnifique ainsi. Viens, je vais te faire visiter les lieux, c'est tout de même l'endroit où tu vivras pendant un certain temps. » Il tendit le bras et elle dut à contrecœur y glisser son bras. Ils se déplacèrent, comme un couple amoureux, et firent le tour de l'endroit; Moriarty prenait un malin plaisir de passer lentement près de ses objets de tortures et il finit avec la pièce du fond. C'était une petite chambre avec un lit deux places sans plus de commodités.

« C'est ici que nous finirons ce que je commencerai sur la table là-bas. » Dit Moriarty avec un sourire lubrique. Molly avait conscience que son calvaire ne faisait que commencer, les gifles et les marques de couteaux n'étaient rien à comparer à ce qu'il pouvait se passer ici. Mais elle avait une confiance inébranlable en Sherlock Holmes, il saura trouver le moyen de la sauver.

« Hum, tes cheveux me cachent la vue de tes seins. Je pense que je commencerai par les couper. » Il passa sa main dans sa magnifique chevelure, Moriarty savait d'instinct qu'elle était fière de sa chevelure. Il était certain qu'il pourrait la fragiliser émotionnellement en les coupant. Mais il hésitait, il avait beaucoup d'idées de ce qu'il pouvait faire avec eux.

« Non », décida-t-il, « le plaisir qu'il aurait à jouer avec eux serait supérieur à la peine que Molly aurait. » Il empoigna sa tignasse et tira vers l'arrière, l'obligeant à lever la tête vers lui et il l'embrassa avidement. Molly se débâtit du mieux qu'elle le pouvait, mais il était beaucoup plus fort qu'elle. Il cassa le baiser, mais simplement pour la prendre à la gorge et la faire reculer jusqu'au mur. Il attacha ses mains, mais laissa ses pieds libres. Il aimait qu'elle se débatte, la reddition ne serait que plus jouissante pour lui.

« Face au mur » Dit-il d'une voix rauque. N'ayant pas le choix, Molly obtempéra. Il s'éloigna un instant et lorsqu'il revint, Molly sentit la morsure d'un fouet sur sa fesse. Elle ne put s'empêcher de crier. Un deuxième claquement se fit entendre et un troisième, elle arrêta de compter à 12. Elle sentait le sang glisser le long de son dos et ses fesses. Le visage en larmes, le corps douloureux, elle refusait de la supplier d'arrêter. À part, le premier cri, elle avait vaillamment contenu ses cris. Il s'approcha d'elle et sa main caressa ses fesses, il se colla contre elle et la jeune femme sentit sa dureté. Moriarty passa sa langue sur son dos léchant avec enthousiasme le sang qui s'y trouvait tout en se frottant sur ses fesses afin de faire monter son excitation. Dégoutée, la jeune femme essayait de se soustraire à son étreinte, mais il renforça sa poigne. Elle sentit ses doigts s'enfoncer dans le creux de ses hanches. Elle fit alors quelque chose d'incroyable courageux, elle se tourna et lui balança un coup de pied dans ses parties intimes. Il hurla et la douleur le fit plier. Elle s'attendait qu'il soit très en colère, mais au lieu de ça, il partit à rire. Il appréciait sa résistance.

« Ma belle, tu sais que tu es diablement excitante. Je ne regrette pas du tout mon choix de te garder. Il y avait longtemps que je ne m'étais pas autant amusé avec un jouet. Je vais modifier un peu mon plan et te baiser maintenant. Mais juste pour te rappeler que tu es à moi et que tu me dois obéissance. » Il frappa d'un coup sec sur son genou droit, la douleur irradia immédiatement la jeune femme. Les tissus se gonflèrent. « Ligaments déchirés. » Se dit-elle se sentant glisser vers une noirceur bienheureuse. Elle entendit un grand fracas venant du fond de la pièce et Molly s'évanouit.