Voici une petite histoire absolument subjective de comment moi j'imagine un moment dans la relation entre Zeus et Héra. Elle ne se réfère à aucun mythe en particulier ni sur aucune autre base que ma propre imagination.
Merci beaucoup pour vos commentaires et le fait de me lire! :)
Héra s'affaissait à ranger quelques vêtements dans une male histoire qu'ils ne trainent pas. Elle avait fait plusieurs essayages ne sachant quel vêtement porter pour un bal organisé le lendemain. Ça lui fera une sortie avec son mari. Lui qui était fort absent ces dernier temps. Héra baissa la tête et cessa tout geste un instant, se concentrant pour ravaler la colère qui l'habitait. L'histoire avec Sémélé avait laissé ses traces chez elle comme chez lui. Le fait qu'elle se soit jouée de lui avait rendu le roi des dieux fous de rage envers elle, tandis que le fait qu'il la trompe de la sorte l'avait rendue furieuse et paranoïaque. A chaque fois qu'il partait elle se demandait s'il n'allait pas rejoindre une autre compagne.
Au début elle avait broyé du noir dans son coin, ses sœurs voyant que ça n'allait pas avaient insisté pour qu'elle parle. Lorsqu'elle avait enfin fait part de son état d'esprit les réactions ne furent pas une surprise pour la déesse reine. Hestia secoua juste la tête un air désolé sur le visage faisant la remarque qu'Héra aurait dû faire comme elle : refuser de marier un homme. Déméter quant à elle eu un rire sarcastique et son regard s'assombrit. Elle n'avait toujours pas pardonné à Zeus de l'avoir prise sous la forme d'un taureau et fit quant à elle une remarque comme quoi leur frère ne savait pas tenir sa queue en laisse. Même si Déméter aimait sa fille Perséphone plus que tout elle en voulait beaucoup à son frère. Malgré la hargne de cette remarque ce fut elle qui amena Héra à penser à un stratagème pour redevenir un peu plus proche de son mari. S'il avait autant de mal de retenir ses pulsion peut-être qu'une nuit au près d'elle rétablira un peu le calme dans leurs couple. Elle laissa tomber le sujet auprès de ses sœurs et finit par prendre congé un certain temps plus tard.
Une fois de retour chez elle, elle prit un bain chaud, enduisant son corps d'huile de Lys et appliqua un baume sur ses cheveux pour les rendre brillant et soyeux. Une fois finit elle prit une de ses robes les plus légères. Un simple tissu transparent au fond, couleur bordeaux qu'elle noua habillement autour de son corps pour mettre en valeur ses formes, serrant le tissu autour de sa poitrine pour faire ressortir ses seins et également autour des hanches pour mettre en évidence sa silhouette fine. Quelques bijoux d'or vinrent compléter la tenue de la déesse de la maternité. Se contemplant alors dans le miroir elle fut satisfaite de son travail. Il ne lui suffirait plus que de coiffer et nouer ses cheveu et elle serait fin prête à recevoir son mari quand il reviendra.
Elle se pencha sur le côté pour atteindre un collier avec un joli pendentif, dernier détail qui manquait à sa tenue lorsqu'elle sentit deux mains se poser sur ses bras et descendre tout le long. Sursautant elle se redressa mais ne fit pas un geste de plus en reconnaissant le reflet de son mari dans son miroir. Ce dernier avait dégagé les cheveux de sa femme qui couvraient sa nuque pour y déposer une ribambelle de baisers. Frissonnant sous les attentions de son mari elle parvint à prendre la parole même si sa voix restait tremblante, alors qu'il passait ses bras autour de sa taille.
« Tu es déjà de retour ? »
Elle n'eut comme réponse qu'un simple « hmm ». Zeus la retourna alors et l'embrassa passionnément. Elle répondit avec joie à ce baisé, se disant qu'elle allait peut-être retrouver le mari affectueux et présent pour elle qu'elle avait connu 300 ans au paravent. Se laissant aller contre lui, elle laissait ses mains vagabonder le long de son torse, tandis que lui aussi laissait ses mains courir le long de son dos pour venir ses loger sur ses fesses et l'attirer contre lui. Le temps semblait suspendu, il n'y avait qu'eux deux et ils pouvaient profiter d'un moment à deux sans risquer une interruption quelconque. Héra s'était même dit qu'elle pensera à laisser ses cheveux lâchés plus souvent, Zeus semblant aimer ça. Mais le calme ne fut que de courte durée, du moins pour Héra. Zeus commença à complimenter sa femme, entre coupant chaque compliment d'un baisé sur une partie de sa peau dénudée. Et si au début ces mots firent plaisir à la déesse elle déchanta rapidement.
« Tu ressembles à Déméter… La même peau douce, la même texture cde cheveux… »
Bien sur elle savait que tous ses mots n'étaient que parole en l'air et dites sur le moment. Mais ce dernier commentaire avait eu l'effet d'un poignard de glace dans le cœur de la femme. Alors que lui descendait plus bas dans ses baisers, s'affairant à enlever doucement la robe de sa femme, elle restait tétanisée là, les yeux écarquillés par la surprise d'avoir entendu une telle phrase dans un tel moment mais aussi humide de larmes qui menaçaient de couler. Fermant les yeux elle avala sa salive et se concentra. Toute trace de désir avait disparue, les frissons ressentit plus tôt n'étaient qu'un simple souvenir déjà oublié. Elle avait eu envie de l'envoyer balader à travers la pièce, de lui fracasser quelque chose contre le crâne mais elle se retint, répondant simplement au baisés de son mari une fois qu'il avait fini sa tâche et revient s'occuper des lèvres de sa femme.
Plus tard, alors qu'ils étaient couchés dans leur lit, son mari au-dessus d'elle en pleine action, il posa sa tête contre l'épaule de sa femme en murmurant son prénom. Héra s'agrippa à ses épaules et fit bouger son bassin à l'encontre du sien mais ses yeux fixaient le plafond et les larmes retenues plus tôt coulèrent silencieusement le long de ses joues tandis que son mari savourait le désir que procurait leur union. Sachant que son mari s'écoulerait après l'acte elle ne pris même pas la peine de sécher ses larmes. Et en effet Zeus se laissa au final simplement tomber sur le corps de sa femme, sa tête confortablement logée contre la poitrine de celle-ci, hors d'haleine et épuisa et ne tarda pas à s'endormir alors que sa femme caressait ses cheveux. Elle repensait à sa phrase. Au final cette phrase lui avait fait comprendre le rôle qu'elle jouait. Elle était une femme parmi tant d'autres et serra toujours comparée à ses autres conquètes. La seule chose qui la différentiait des autres était que Zeus était forcé de rester avec elle, de revenir le soir dans leurs appartements communs, même s'il n'en avait pas envie. Elle n'était qu'une contrainte au fond.
Les larmes coulèrent encore silencieusement un certain temps alors que la chambre était plongée dans le silence et que seuls les rayons de la lune venaient éclairer la pièce. La lune qui fut-elle seul le témoin de cette scène et qui garda à jamais le secret d'avoir vu Héra souffrir silencieusement. Artémis ne sut jamais pourquoi Héra avait pleuré mais elle n'en parla jamais.
