Une deuxième petite histoire de ma version des retrouvailles entre Ulysse et Penelope ne se basant pas nécessairement sur des faits officiel de la mythologie si ce n'est que Penelope ne reconnait pas son mari tout de suite.

En espérant que vous aimerez! :)


La maîtresse de la maison venait de se lever et les domestiques s'affaissaient déjà à préparer le petit déjeuné, mettant le couvert pour la femme, son fils et les 114 prétendants. C'était devenu habituel pour la mère et son fils de déjeuner en présence de 114 autres hommes. Cela faisait 18 ans maintenant que c'était comme ça. Et 20 ans que son homme était parti en guerre sans jamais revenir. Et cella faisant 2 ans qu'elle attendait patiemment, n'oubliant pas son visage et ne cédant pas aux demandes persistantes des prétendants.

La politesse et l'étiquette l'obligeait à les inviter matin, midi et soir à sa table et à devoir considérer leur demandes mais elle avait habillement gérer l'histoire. Son fils âgé de ans à l'époque où les premiers prétendants étaient arrivés il n'avait pas aimé voir d'autres hommes que son père dans sa maison mais elle l'avait rassuré et lui avait fait part de son idée. Elle avait sorti l'excuse de devoir tisser une toile pour pouvoir enterrer son beau-père honorablement si jamais il venait à mourir et que tant que cette toile n'était pas finie elle ne pouvait considérer de marier un autre homme. Sauf qu'en plus de tisser aussi lentement que possible elle passait ses nuits à défaire son travaille, n'ayant au final qu'avancé de deux lignées le matin. De temps en temps elle montrait son travail à ses prétendants pour montrer qu'elle n'avait pas fini. En plus de tisser longtemps elle s'était compliqué la tâche avec des motifs compliqués et riches et des couleurs diversifiées. Le tout pour avancer le plus lentement possible. Mais en posant son regard sur sa toile ce matin-là elle soupira. Son travail avait quand même finit par avancer ces dernières années et elle touchait bientôt à sa fin heureusement elle pouvait encore jouer la carte comme quoi elle attendait une dentelle rare et riche venant d'une autre île lointaine pour compléter la toile ce qui prendra extrêmement de temps. Mais ça elle ne le fera que quand l'échéance ne pourrait plus être retardée.

Soupirant elle sortit de ses appartements une fois qu'elle fut habillée et salua son fils dans son salon. Ce jeune homme face à elle ne ressemblait plus au jeune bambin de 5 ans triste du départ de son père. Il avait grandi pour devenir un homme grand et fort, ressemblant à son père. Il ne s'était pas marié préfèrent rester auprès de sa mère pour la protéger. Télémaque n'avait en effet eu aucune envie de quitter sa mère l'abandonnât de ce fait aux mains de 114 autres hommes qui venaient tous les jours se remplir le ventre à leur dépense et étant aussi mal poli que dégoûtant. Une fois saouls leurs langues se déliaient et ils se racontaient entre eux comment ils traiteraient une fois que Penelope les eu choisit pour mari. A chaque fois le jeune homme avec des nausées. Aucun homme autre que son père ne pouvait toucher sa mère. Son père et lui ! Mais le jeune avait vu l'optimisme de sa mère diminuer fortement ces derniers temps. Il savait lui aussi que la toile serait bientôt prête et qu'il n'y aurait plus d'échappatoire. Ils n'auraient bientôt plus beaucoup d'options pour éviter un mariage.

Embrassant le front de sa mère il tenta de lui insuffler un peu de courage avant de descendre ensemble dans la salle des banquets. Ils furent accueillit par 114 hommes dont le ventre s'était bien arrondit aux fils des repas et qui avaient au fils des années oublié les manières et ne se levèrent même plus pour saluer leur hôtesse préfèrent crier au vin et râler de la lenteur de la dame, ayant faim et voulant enfin manger ! Télémaque serra les poings mais ne fit aucune remarque sous le regard de mise en garde de sa mère. S'installant finalement le banquet commença.

La jeune femme avait à peine entamée son assiette de fruits que la porte de la salle s'ouvrit en grand pour laisser entrer un homme d'une allure fière, portant une armure étincelante mais usée et ayant sur le visage un sourire tendre mais qui semblait fatigué. La reine de l'ile lâchât sa fourchette dans un geste de stupeur tandis qu'un silence rare s'était imposé dans la pièce. Tremblante elle prit la main de son fils tandis que lui fixait le nouvel arrivant avec un air interdit sur le visage. Alors que l'homme allait prendre la parole Penelope poussa un hurlement de douleur et se releva posant ses mains à plats sur la table.

« COMMENT OSEZ-VOUS ?! »

L'homme avait perdu le sourire et la regardait de manière étonnée. Derrière lui un groupe d'hommes étaient rentré et semblaient attendre qu'il agisse. Alors qu'il avança elle reprit la parole s'adressant aux prétendants la voix remplie de rage.

« Comment osez-vous ! Je vous accueille sous mon toit vous nourrissant matin midi et soir et cella depuis plus de 18 ans ! Vous venez ici passez du bon temps sans rien faire d'autre que profiter de mes richesse, défier mon fils et m'humilier et aujourd'hui vous vous amuser à me faire croire que mon mari serait de retour ? Vous Etes des lâches ! Des monstres ! Des moins que rien, des… »

Alors qu'elle s'était mise à hurler et à se jeter sur le premier prétendant essayant de le rouer de coup l'homme s'était avancé rapidement et lui avait attrapé les poignets pour la tirer en arrière avant de la secouer doucement.

« Penelope ! Penelope ! »

Il haussa la voix la seconde fois essayant de calmer sa femme qui s'était mise à se débattre. Télémaque n'avait pas agis trop abasourdit un premier temps et parce qu'il avait reconnu la voix de son père lorsqu'il avait parlé. Il s'était alors relevé et avancé doucement regardant cet homme qui n'avait été que pour lui un vague souvenir durant ces dernières années et qui était enfin là. Sa mère avait fini par arrêter de se débattre et fixait l'étranger dans les yeux les larmes coulant toujours et murmurant un simple « non » amplis de douleur. L'homme la regardait avec tant d'espoir dans les yeux et à la fois tant de tristesse de voir que sa femme ne le reconnaissait pas qu'elle faillit craquer mais elle secoua la tête en fermant les yeux.

« Non ça ne peut pas être toi ! Je ne peux pas y croire ! »

« Pourquoi ? »

Le silence suivit la question d' l'homme avant qu'elle ne plonge ses magnifiques yeux verts dans les siens pour prendre la parole d'une voix brisée et emplie de tristesses et de désespoir :

« Parce que si jamais tu n'es pas mon mari je ne m'en remettrait pas ! »

Passant alors ses mains sur ses joues il la regarda avec un sourire tendre.

« Mais c'est moi ! Je suis de retour ! »

Se calmant alors Penelope pris le temps de contempler l'homme. Il ressemblait en effet fortement à son mari. Plus âgé mais il lui ressemblait. Et il avait les mêmes yeux doux, le même touché, le même sourire. Et la voix. Maintenant elle la reconnaissait aussi. Posant une main sur bouche elle laissa l'autre se poser contre la joue de son mari, comme pour vérifier qu'il était bien vivant et en chair et en os face à elle. Et c'était lui. C'était bien lui.

Poussant un cri de joie elle se laissa finalement aller contre lui pour le serrer dans ses bras, enfouissant son visage contre son épaule et pleurant de bonheur. Le bonheur d'avoir retrouvé son mari. Ulysse quant à lui passa ses bras autour d'elle et lui rendit son étreinte, lui embrassant le front tendrement avant de relever son visage vers le sien et de l'embrasser devant une assemblée ahurie et muette. Ulysse salue également son fils plus que chaleureusement heureux de le revoir et de voir qu'il avait si ben grandit. Pour Télémaque les retrouvailles furent bizarres, ne sachant comment se comporter avec ce père absent depuis 20 ans. Mais il se disait qu'il aurait le temps d'apprendre à se connaître, maintenant qu'il était revenu.

Les hommes qui étaient rentré à la suite du héros firent sortir les prétendants qui ronchonnaient mais n'osaient élever la voix. Le maître de maison revenu ils ne faisaient plus le poids et rien n'obligeait plus Penelope à être courtoise face à eux. Les compagnons de voyage d'Ulysse purent profiter du savoureux banquet qui avait été préparé pour 114 hommes et tous les domestiques de la maison s'affairaient pour leur offrir un confort maximal eux aussi enchanté du retour de leur maître. Une fois le repas finit Télémaque fut chargé d'annoncer le retour du roi à tout l'île et se mit en route sur son cheval. Ulysse quant à lui tira sa femme doucement par la main vers leurs appartements souriant, ivre de bonheur d'être de retour à la maison. Un retour que sa femme se chargeât de rendre encore plus agréable vu qu'ils étaient seul et encore au calme. Certainement que l'annonce du retour du roi allait entraîner un tas de visites des représentants des diverses provinces.

Alors qu'il s'était finalement endormit après des débats sensuels et tendres, elle se lova contre lui en soupirant de bien être et le contempla un moment avant d'elle aussi glissé dans un sommeil paisible. Le premier depuis 20 ans.