Bonsoir tout le monde !
Alors me revoilà pour un troisième chapitre qui je l'espère vous plaira plus que le dernier…
Ce chapitre prend place dans la même période, quelques mois plus tard. Vous retrouverez ici deux-trois membres des New Directions, parce que je me demandais quand est-ce que je pourrais les caser. Conclusion : dans 3 chapitres grand max, dont celui-ci ! Pour les fans des Warblers : ILS ARRIVENT BIENTÔT ^^
Merci beaucoup pour vos reviews toutes aussi gentilles les unes que les autres, auxquelles je vais tout de suite répondre !
DarrenAusorus : Merci beaucoup, t'es adorable ! PS : j'adore ton pseudo, "DarrenAusorus" ça claque !
Adele : Oh là, quel compliment ! J T'es trop gentille, va voir dans mes favoris, tu verras qu'il y a des fics 100000000 fois meilleures que la mienne ^^ Mais merci infiniment, j'espère que ce chapitre te plaira !
Gold Shamrock : Trop adorable, franchement merci J Pauvre lycéen, tu parles ! Vous travaillez pour quoi ? Le BAC, c'est tout ! (je rigooole, j'étais morte de trouille toute l'année pour ce foutu examen :p) Courage en tous cas, la rentrée approche ! **snif**
Voilà, je vous laisse à votre lecture, merci (il faudrait que je compte combien de fois je l'ai dit depuis le début…) d'avance pour vos futurs avis !
Première petite amie
« Attends, répète-ça ? » s'écria une voix dans le couloir des troisèmes du collège privé de Lima.
« Je crois que je vais demander à Blaine de sortir avec moi. » répondit une petite brune arborant un sourire éclatant, tout en ajustant son pull en jersey vert que le jeune homme en face d'elle trouvait parfaitement immonde. Surtout maintenant.
« Mais tu… » commença ce dernier avant de se rendre compte qu'il n'avait aucun argument.
Il aurait dû s'y attendre, après tout. Cela faisait des semaines – voire des mois – que Rachel tournait autour de Blaine : un petit sourire par ci, un clin d'œil par là… Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure.
Le pire, c'est que Blaine semblait totalement d'accord avec ça. Il lui rendait ses sourires, lui proposait de finir ses devoirs avec lui au CDI, rougissait quand elle lui faisait un compliment sur sa tenue… Pas qu'il soit jaloux, non, il ne pensait simplement pas qu'ils formeraient le couple idéal, contrairement à Mercedes, sa voisine de chimie. « Ils chantent tous les deux comme des dieux, ils sont beaux, bref, ils sont faits pour être ensemble. », comme elle le disait si bien.
Kurt soupira lorsque Blaine passa à ses côtés, lui pinçant légèrement l'avant-bras en signe de « Bonjour-je-suis-en-retard-en-cours-donc-je-n'ai-pa s-le-temps-de-m'arrêter », puis lança un petit coup d'œil timide à Rachel accompagné d'un doux sourire avant de disparaître au détour du couloir. Celle-ci fit une remarque sur le fait qu'il fallait sacrément qu'il coupe sa tignasse couleur jais Kurt sentit ses poings se serrer, ne supportant pas l'idée que l'on puisse priver son ami des magnifiques boucles qui encadraient son visage et faisaient ressortir ses yeux mordorés. Le châtain s'empressa cependant de relâcher la pression pour prendre on ne peut plus normalement son livre de français et se diriger ensuite vers sa classe une fois dans celle-ci il s'installa dans le fond, cherchant un peu de tranquillité. Manque de chance, Rachel s'installa à ses côtés et commença à énumérer les raisons pour lesquelles Blaine serait bien mieux avec elle qu'avec n'importe quelle fille.
L'heure allait être très longue.
De son côté Blaine recopiait calmement son cours d'italien pendant que l'enseignante, Mme Russo accueillait les élèves uns par uns à son bureau pour leur faire passer un oral. Blaine l'avait déjà fait, ce qui lui enlevait une sacrée source de stress. Mais le boule dans son estomac ne s'était pas envolée pour autant – il avait bien vu les réactions de Kurt depuis le début de l'année : il n'était pas aveugle. Seulement, il ne comprenait pas pourquoi il réagissait de la sorte. Il aurait dû être content pour lui, non ? Après tout, lui l'avait bien soutenu lorsque Brittany S. Pierce avait invité le plus grand à sortir et qu'il avait accepté – d'ailleurs Blaine n'avait jamais vraiment apprécié cette fille, allez savoir pourquoi.
Le brun poussa un long soupir en enfouissant son visage dans ses mains, désespéré. Kurt refusait d'en parler, et le bouclé n'arrivait simplement pas à gérer les réactions de celui-ci en plus des siennes. Et puis, il y avait Rachel.
Nouveau soupir.
Il l'aimait bien, elle était gentille, talentueuse, c'était la seule personne – excepté Kurt – avec qui il pouvait discuter de Broadway pendant des heures et puis… Elle était jolie, quand même. Parfois, elle se métamorphosait en vraie diva « Comme Kurt », pensa Blaine avec un sourire. Mais il savait aussi qu'il fallait qu'il se trouve une copine : même à distance Cooper arrivait à le faire se sentir mal à l'aise par rapport au fait qu'il avait 15 ans et qu'il n'avait jamais eu de petite amie, son père lui présentait les filles de ses collaborateurs et lui répétait sans cesse que sa vie ne tournait pas autour de Kurt. Blaine devait admettre que dans un sens il n'avait pas tort et qu'il était nécessaire qu'il fasse comme les jeunes de son âge, c'est-à-dire s'intéresser aux filles.
« Blaine, tutto bene ? » l'interpella Mme Russo, inquiète de voir son meilleur élève aussi désintéressé des exercices qu'elle venait de leur donner à faire.
« No mi sento bene, signora. » répondit Blaine dans un italien parfait, ne disant que la stricte vérité : son ventre se tordait et sa tête tournait, lui donnant presque des bouffées de chaleur.
« Ti andrebbe di prendere un po' d'aria fresca ? » proposa-t-elle.
« Si, grazie. » [1] dit-il tout en se levant, avant de rassembler ses affaires puis de sortir précipitamment de la salle de cours.
Une fois derrière l'un des arbres entourant le bâtiment principal, Blaine démarra son iPod et laissa la musique défiler, passant des Beatles à Imagine Dragons, utilisant les morceaux uniquement en bruit de fond histoire de mieux réfléchir. Il se détendit progressivement et décida qu'il était grand temps de réfléchir une bonne fois pour toute au cas Rachel Berry.
« Tu imagines, nos enfants auront des parents stars de Broadway. Et on fera exactement le même dîner-spectacle du vendredi soir, mais cette fois dans notre hôtel particulier à New York. » dit Rachel d'une traite.
Kurt leva les yeux devant la niaiserie de son amie et recopia la dernière ligne du texte qu'ils avaient à traduire depuis le début de l'heure, déposant le point final à son travail et levant la main pour que Mme Laurent le ramasse. Celle-ci s'exécuta avec le sourire, sûre que le travail de son élève vaudra au moins un A, comme d'habitude. Rachel, elle, était trop occupée à inconsciemment détruire petit à petit le moral de Kurt pour s'intéresser à son travail, ce qui faisait qu'elle n'était qu'à la fin du premier paragraphe. Sur sept.
« J'imagine déjà notre mariage » soupira Rachel d'un air rêveur en mordant le bout de son crayon rose pailleté, en laissant une sur ses dents.
« Waoh, attends deux secondes, là. » réagit finalement le châtain en levant les mains devant lui en posture défensive, comme s'il tentait de repousser le mur d'anxiété et d'agacement qui le compressait depuis d'annonce de Rachel 45 minutes plus tôt. « Tu ne sais même pas s'il va accepter de sortir avec toi et tu nous fais des plans sur la comète. Enfin, vas-y doucement, prend les choses comme elles viennent. » conseilla-t-il, se demandant d'où lui venait cette inspiration soudaine.
La brune hocha la tête, vaguement intéressée, puis attendit quelques secondes avant de se tourner d'un bond vers Kurt et de lui demander :
« Comment Brittany t'as fait sa demande ? »
« En manque d'inspiration, Rachel ? » se moqua le châtain, ignorant volontairement le fait que la précédente phrase de son amie sonnait bien trop formelle pour ses pauvres oreilles.
« Jamais. » répondit la pile électrique qui lui servait de voisine. « Je suis juste curieuse. »
Kurt se remémora de ce jour de septembre, peu après la rentrée, où il était arrivé en cours comme d'habitude et qu'il avait ouvert son casier à la recherche de ses livres de cours…
« Elle a rempli mon casier de sucettes en forme de cœur, et dans le fond il y avait marqué 've tu aitre mon peti-amie ? 3'. Après ça elle est arrivée et m'a dit que j'étais une licorne et que par conséquent on était faits pour être ensemble ou je ne sais quoi, puis elle m'a embrassé. »
« Et t'as aimé ? » demanda Rachel, ne réagissant même pas devant l'absurdité de la situation.
« En dehors du fait que j'avais encore des morceaux de sucette dans les cheveux malgré quatre shampoings, j'ai trouvé ça mignon. »
Il ne lui avoua évidemment pas que le baiser l'avait troublé, mais pas dans le bon sens. Joshua, le petit-ami de Mercedes, lui disait à chaque fois qu'embrasser une fille c'était comme les montagnes russes : ça donnait une poussée d'adrénaline intense, les mains tremblaient, le ventre se tordait… Lui n'avait rien ressenti de tout cela. Il avait juste perçu l'humidité des lèvres de la cheerleader, leur douceur – ce qui avait tout de même été agréable – mais rien de plus.
Perdu dans ses réflexions, il n'avait pas entendu la cloche sonner, et regarda bêtement les autres élèves ranger leurs affaires à la hâte, impatients de finir leur journée de cours, avant de les imiter. Il eut tout juste le temps de glisser son agenda dans son sac avant de se faire traîner dans un coin par Rachel, qui tenta de lui expliquer son plan qu'elle qualifiait de génial mais que Kurt trouvait assez flippant.
« Salut Blaine ! » sourit la diva brune en voyant le jeune homme marcher vers son casier le lendemain soir à la fin des cours.
« Hey Rachel » répondit-il en souriant, semblant un peu surpris de la soudaine bonne humeur de la jeune fille qui avait paru stressée toute la journée.
Kurt eut le droit à un sourire qu'il savait réservé rien qu'à lui, mais n'eut pas la force de répondre. Blaine déverrouillait déjà son casier, ne s'attendant pas à ce que…
« Putain c'est quoi, ça ? » cria une voix dans le couloir.
Des centaines de papiers portant une photo du bouclé et de Rachel (un montage fait par ses papas) volaient devant les yeux des personnes présentes, l'effet accentué par le courant d'air frais provoqué par la porte grande ouverte. Blaine était immobile, tout autant que Kurt, et seuls ses yeux bougeaient pour regarder, impuissant, les papiers tomber à ses pieds. Un silence de mort s'installa dans le couloir, et le brun réagit enfin : il se tourna totalement vers son casier, prêt à y poser son livre de maths, mais se figea de nouveau.
Intrigué, Kurt étira son cou pour voir ce qui le mettait dans cet état : en rose était dessiné un énorme cœur dans lequel était marqué « B+R ». Le châtain eut presque envie de vomir devant tant de niaiserie, mais il se retint et regarda son amie qui semblait osciller entre l'envie de faire réagir Blaine et de partir en courant. Finalement elle s'avança au milieu de la foule qui s'était amassée et s'approcha prudemment du brun. Celui-ci était toujours figé, et lorsqu'elle posa une main douce mais ferme sur son épaule, il se tourna vers elle, totalement perdu. A ce moment Kurt comprit qu'il n'avait aucune idée du béguin de Rachel pour lui, et il fut tenté de se frapper le front mais résista, trop obnubilé par la scène qui se déroula sous ses yeux : la diva sembla dire quelque chose à son meilleur ami qui perdit progressivement son expression choquée, signe qu'il avait enfin comprit. Puis Rachel lui dit de nouveau quelque chose, à laquelle il répondit par un hochement de tête. Il tourna les yeux, cherchant Kurt, mais avant qu'il ne le trouve il fut tiré en avant par Rachel qui l'embrassa avec passion.
Le châtain écarquilla les yeux et son souffle se coupa, totalement sous le choc. Mercedes avait apparemment réussi à se faufiler à ses côtés et il sentit celle-ci sautiller et murmurer des « enfin » teintés d'une excitation difficilement contenue. Kurt, lui, ne savait pas comment réagir face à la multitude d'émotions contradictoires qui se réveillaient. Il était surpris par la réaction de Blaine face à la déclaration de Rachel. Joyeux pour cette dernière car malgré tout elle restait une bonne amie et il aurait été triste pour elle si elle s'était pris un râteau. Agacé par le côté diva de la brunette qui se traduisait encore par la manière dont elle avait fait sa demande. Apeuré par l'idée que Blaine puisse s'éloigner de lui. Perdu sans savoir pourquoi, aussi.
Et enfin triste d'une manière qu'il n'avait jamais osé imaginer : il avait l'impression que quelqu'un s'attaquait à son cœur à l'aide d'un marteau piqueur et retournait son estomac par la même occasion. Son expression abasourdie interpella Mercedes qui lui donna un coup de coude accompagné d'un froncement de sourcil, lui demandant implicitement ce qui lui arrivait Kurt lui accorda un faux sourire qu'elle accepta sans plus d'explications.
Il eut tout juste le temps de le rendre légèrement plus crédible avant que Blaine ne brise le baiser, hagard, recherchant immédiatement Kurt du regard, le trouvant cette fois. Ce dernier comprit le message dans la seconde : le brun cherchait son approbation.
Tout aurait pu être si simple.
Il n'avait qu'à secouer la tête ou plus directement laisser paraître ses émotions pour que Blaine s'éloigne de Rachel et fasse comme si rien ne s'était passé.
Mais non.
A la place, le châtain hocha la tête et leva les pouces en signe d'encouragement, tirant un énorme sourire de la part de son ami qui lui fit un signe de main avant de retourner son attention vers Rachel. Profitant de ça, il prit congé de Mercedes rapidement et se faufila en toute discrétion entre les collégiens avides de potins afin de rejoindre l'arrêt de bus devant le collège. Une fois dans sa maison pour l'instant vide, il courut jusqu'à sa chambre, balança son sac et son manteau sur le fauteuil qui lui servait de coin lecture et plongea tête la première sur son lit, ne se souciant même pas du fait qu'il mettait de la boue sur son couvre-lit en soie.
Kurt resta allongé comme ça jusqu'à ce qu'il s'endorme, épuisé par ses pleurs, tout en se demandant pourquoi il avait aussi mal.
Heu… Ne me tuez pas ?
Je suis sûre que vous ne vous attendiez pas à ça.
J'ai bien aimé écrire ce chapitre (fait à 75% au bord de la piscine en Grèce, sous 36 degrés, alors j'espère vous avoir apporté du soleil !)
N'hésitez pas à laisser vos reviews, et merci merci merci pour les autres !
Bye !
PS : traduction de l'italien (que j'ai essayé de faire avec le peu de notions que j'ai)
« Blaine, tutto bene ? » = Blaine, tout va bien ?
« No mi sento bene, signora. » = Je ne me sens pas bien, madame.
« Ti andrebbe di prendere un po' d'aria fresca ? » = Tu veux sortir prendre l'air ?
« Si, grazie. » = Oui, merci.
