SUPERNATURAL et ses personnages ne m'appartiennent pas (ce qui est bien dommage si vous voulez mon avis parce que Dean se serait baladé à poil H24, Sam ferait une parodie de l'Oréal avec "Parce que vous le valez bien" avec sa tignasse brune et je ferais Cas sourire dans absolument tout les épisodes si c'était moi qui dirigeait... Enfin, ahah, ce n'est pas le cas.)
Hello everybody !
Je trouve que cet one-shot n'est pas très bon mais j'aime l'idée qu'il véhicule. Je voulais que (pour une fois) Castiel exprime ses sentiments, ses doutes, ses regrets, ses souffrances, et tout le tralala. Je sais pas si c'est bien écrit, si vous allez comprendre comme moi ce que je voulais montrer dans le texte mais j'espère que vous allez quand même passer un bon moment ! :3
Bonne lecture !
Saison 6. Episode 6 : You Can't Handle the Truth
"Tout le monde remarque nos erreurs et nos faux pas mais personne ne voit la tristesse et les larmes."
Dean pria.
Et Castiel apparut brusquement, à quelques pas seulement de lui. Leurs visages étaient si proches que leurs nez se frôlaient. Le chasseur sursauta légèrement en se reculant ; espace personnel oblige. Il fronça les sourcils, l'air contrarié. Et Cas savait déjà ce qu'il allait lui reprocher :
« Mon espace personnel, Cas ! Combien de fois vais-je devoir te le répéter ? »
« Désolé. »
Dean souffla, passa une main sur son front. Intérieurement, il se demandait si le sort de Veritas avait aussi un impact sur les anges, ou uniquement sur les humains.
L'aîné savait que s'il était à la place des personnes qu'il questionnait, il détesterait ainsi se confier. Pourtant la curiosité le dévorait, et il mourrait d'envie d'interroger Cas sur certaines choses.
« Cas… Je vais te poser quelques questions. Jure-moi d'être honnête. »
Le chasseur se demandait si même de le sort de la déesse de la vérité fonctionnerait, et pour une cause très simple : Cas était toujours désespérément honnête. Il ne savait pas mentir, et c'était presque aussi adorable que c'était exaspérant.
« Je le suis toujours. Surtout avec toi, Dean. Je ne voudrais pour rien au monde te décevoir, tu sais. »
Et Castiel fronça des sourcils pendant que son protégé comprenait avec aisance que ce qu'il lui arrivait. Le sort fonctionnait bel et bien.
L'ange était franc mais gardait certaines choses pour lui. Dean, malgré son souhait de vérité, ne pouvait s'empêcher d'être gêné. Et à présent, il doutait vraiment s'il voulait tout savoir des pensées de Cas.
« Qu'est-ce qui se passe, Dean ? Pourquoi me fixes-tu ? »
Dans un geste familier mais peu commun, il plissa les yeux et pencha la tête. Son regard s'alluma pour une raison inconnue au chasseur. Néanmoins, il se doutait qu'il allait bientôt le savoir.
« Trouverais-tu mon vaisseau agréable à regarder ? Ressentirait ce qu'on appelle le désir pour moi ? »
L'ange du jeudi fronça à nouveau des sourcils à ses propres paroles, si fort que cela fit apparaître un pli soucieux en plein milieu de son front. Ses deux orbes céruléens s'écarquillèrent brutalement, et soudain furieux, Castiel finit par empoigner l'homme par le col pour le plaquer contre le mur.
« Dean Winchester. »
Ses pupilles se contractèrent sous la violente colère qu'il ressentait et il rapprocha son visage de celui du chasseur, pour que ce dernier comprenne chacun des mots, des syllabes, des sons qu'allait prononcer l'ange.
« Veritas, n'est-ce pas ? »
Silence. Castiel resserra sa prise sur Dean.
« Réponds. Now. »
« Oui... »
L'homme en trenchcoat serra si fort les dents que sa mâchoire grinça.
« Tu n'es qu'un sale petit con, Dean. Pourquoi m'as-tu prié ? Pour me demander tout ce qu'il te semblait ? Comme un putain d'esclave ? Tu crois que je n'ai pas assez sacrifié ? » Il marqua une pause. « J'ai été banni du paradis ! J'ai perdu ma grâce – et la grâce d'un ange est comme son âme ! Je suis mort deux fois ! Et tout ça pour quoi, pour qui ? Allez, devine ! Pour toi ! Tu pouvais poser tes questions sans sort, je t'aurais répondu ! Je ne te mens jamais ! Pas à toi ! »
« Cas… » souffla faiblement, Dean.
« Shup up ! Laisse-moi finir ! Tu n'es pas content ? Je m'ôte enfin le balai que j'ai dans le cul ! J'ai fait ce que personne d'autre n'aurait fait pour un sombre connard comme toi qui voulait dire oui à Michael fut une époque. Tu es égoïste, prétentieux ! Tu ne vois que par toi ou Sam. »
La pression augmenta encore, et le chasseur ne pouvait que souder ses lèvres l'une sur l'autre, estomaqué par les propos de Castiel. Sa tête le lançait, à cause du mur fait de pierre derrière où Cas le plaquait encore plus durement.
« Pense aux autres, bordel ! Tu as déjà pensé à mes sentiments ? A ce que je ressentais ? Si j'étais heureux ? Peiné ? Si je souffrais ? Tu ne m'as pas prié une seule fois dans année que t'as passée avec Lisa ! Et après tu oses me nommer comme ton ami ? A tes yeux, je ne suis qu'un vulgaire pantin qui ne te sert qu'à te donner des informations pour tes fichus chasses. »
Castiel respirait avec force, laissant son souffle furieux se répercuter contre la bouche de Dean.
« Et après tu oses me faire une petite crise lorsque je n'ai pas répondu présent aux prières de Sam ? Tu n'es pas Dieu, tu n'es pas le centre du monde. Tu n'es rien. Je n'ai pas de compte à te rendre. Et tu n'as absolument rien à me dire. Tu n'as pas à me juger. Tu n'as le droit à rien me concernant ! Est-ce que c'est clair ? »
Le chasseur hocha la tête, choqué. Soudain, Cas le lâcha et laissa retomber son front contre l'épaule de Dean, vidé de tous sentiments colériques. Ce dernier se demandait si l'ange pleurait ou s'il rêvait. Le Winchester resta figé, et tétanisé.
« Dean… Tu ne penses jamais à moi. Parfois, je demande pourquoi je t'aime aussi fort, pourquoi je fais tant pour toi alors que tu ne me rends rien. Tu ne le mérites pas. Tu ne mérites rien. »
Quatre secondes.
« Ne me prie plus. S'il te plaît. Arrête de me faire souffrir, Dean. »
Et il disparut.
Laissant un Dean sous le choc. Le chasseur passa sa main sur son épaule, pour constater avec culpabilité, qu'elle était légèrement trempée.
Quel être abominable arrivait à faire pleurer un ange ?
Alors, ses jambes flanchèrent, le faisant chuter au sol dans un bruit sourd. Il plaça ses doigts à l'endroit où la main de Castiel avait laissé sa marque, et serra fort. Il ne put s'empêcher de pleurer. Ses larmes se perdaient sur ses joues, glissant jusqu'à son cou pour finir par mourir. Existence si éphémère.
Comment avait-il pu ne pas voir cette souffrance pure ? Comment avait-il pu être aussi égoïste ?
Dean resta longtemps dans cette position.
Et c'est ainsi que Sam retrouva son frère, plusieurs heures après, à la tombée de la nuit, assis dans de l'eau croupi, en pleine rue malfamé tandis qu'il répétait d'une litanie effrayante : « Je suis désolé. » Il avait beau le dire, en sanglotant, le cœur en lambeaux, l'air misérable…
C'était trop tard.
