Auteur: Lil's

Titre: Et si on jouait à un petit jeu ?

Disclaimer: Les personnages appartiennent tous à Furudate Haruichi.

Pairing: Matsukawa/Hanamaki, avec en fond Iwaizumi/Oikawa

Note:
Et voilà la suite. Je voulais faire genre une petite blague pour le premier avril mais finalement, je me décide à poster le chapitre un peu plus tôt. J'ai déjà bien avancé dans le chapitre trois donc je peux me permettre de prendre de l'avance sur mon "planning" initial. En plus, j'ai été agréablement surprise par le nombre de reviews, de fav et de follow rien que pour le premier chapitre. J'écris pour moi à la base, car j'en ressens le besoin et que j'ai des idées, mais voir autant de personnes intéressées, ça me fait chaud au coeur et me motive encore plus à continuer! J'espère que ce chapitre sera à la hauteur de vos attentes.


CHAPITRE 2: Plan A, contacter l'inconnu.

L'idée de contacter l'inconnu de la bibliothèque, avec qui il partageait les mêmes goûts littéraires, était une idée parfaite pour s'amuser un peu. Mais Hanamaki avait sous estimé la difficulté de la tâche maintenant qu'il était face à une feuille blanche. Tenter de le voir directement semblait plus simple à première vue. Encore fallait-il tomber au bon moment ou passer ses journées à la bibliothèque dans l'espoir de pouvoir le croiser. Sans oublier que l'approche directe, basée sur les fantasmes romantiques d'un bibliothécaire en manque d'amour, semblait vraiment idiote et l'inconnu risquait de prendre peur. Tout l'intérêt de l'approcher par message reposait dans le petit jeu du chat et de la souris que le rouquin comptait lancer.

"- T'as pas encore fini ton devoir ?
- Si, j'ai fini. Je suis juste en train d'écrire une lettre d'amour enflammée par mon désir inavoué de trouver mon âme soeur.
- Avec une page aussi blanche, ton désir est quand même proche du néant.
- C'est ce que je me disais, mais je préfère garder espoir.
- Bon courage."

Hanamaki salua son colocataire qui sortait pour faire un footing avec l'un de leur cadet. Kyoutani n'arrêtait pas de le suivre et de le provoquer en duel, gardant lui aussi espoir de le battre un jour. C'était dans ces cas-là que le rouquin comprenait pourquoi les gens utilisaient l'expression "L'espoir fait vivre".

"- Bon, à nous deux, feuille démoniaque."

Après dix bonnes secondes à admirer le blanc de sa feuille, il décida d'allumer la télévision pour trouver une source d'inspiration quelconque. Forcément, un mercredi matin, en dehors des dessins animés, il n'y avait que des émissions inutiles.

"- Il me faut un truc accrocheur !"

Une phrase qui donne envie de poursuivre le jeu, pensa Makki. A la place de l'inconnu, il serait capable de jouer rien que parce que quelqu'un se donnait autant de mal pour le contacter. Et tenter de trouver quel livre l'inconnu allait choisir pour lui délivrer un message était très séduisante comme idée. Mais est-ce qu'il allait vouloir y participer ? Il n'y avait que quelqu'un pensant comme lui qui serait séduit par le jeu.

"Cher inconnu,"

A moins qu'il réussisse habilement à retourner cette plate introduction à son avantage, cette page serait son brouillon. Constatant alors qu'il n'avait aucun talent pour les lettres d'amour, il se leva et alla se faire un café avant de passer un coup de fil à une fille de sa promo. Ils discutèrent un instant des cours, de l'information qu'il avait gentiment récupéré pour elle et surtout de comment elle allait l'utiliser. En effet, la demoiselle lui avait demandé de voir si un des garçons de leur groupe était célibataire et potentiellement intéressé par elle. Il avait accepté car elle lui avait déjà rendu service. Mais maintenant, il voyait dans cette situation un moyen de glaner des informations pour se dépêtrer de la sienne.

"- Bon, à nous deux, feui- Je l'ai déjà dit, non ?
- Tu parles tout seul ?"

Hanamaki se retourna pour faire face à son colocataire qui semblait être de retour. A la vu de son corps en sueur, le rouquin en déduit rapidement qu'Iwaizumi avait du faire la course avec Kyoutani. Un petit footing ne le mettait jamais dans cet état.

"- Et surtout je vois que tu as bien avancé avec ta lettre.
- J'ai été distrait.
- Ouais, c'est ça."

Reprenant place sur le canapé et plaçant de quoi écrire sur ses cuisses, Hanamaki laissa Iwaizumi allait prendre sa douche. Ils étaient colocataires et cela s'arrêtait là. Même si certains de la promo les embêter en leur disant qu'ils pourraient très bien être en couple à force, ce n'était pas dans leur projet.

"Petit jeu du jour, bonjour!

Celui qui lira ces quelques lignes devra adresser une petite réponse pour confirmer sa participation. Pour compliquer un peu la tâche, disons qu'il est interdit de laisser un message dans le même livre que celui de l'auteur. Pour simplifier la tâche, disons que nous avons les mêmes goûts littéraires. Et pour pimenter le tout, il est interdit de mêler qui que ce soit d'extérieur à ce jeu.
M"

L'inspiration était venue d'un coup. Rien que de penser aux gens qui le voyaient bien en couple avec son colocataire l'avait poussé à reconsidérer son message. Il l'appelait "lettre d'amour" depuis le début, mais c'était loin de lui correspondre. Pourquoi devait-il se casser la tête à faire quelque chose qui ne lui ressemblait pas ? Le plus simple était d'être lui-même et de proposer un petit jeu à cet inconnu. Au moins, il serait fixé rapidement si ce dernier ne lui répondait pas. Après tout, il cherchait un compagnon de jeu et non l'âme soeur.

"- Parfait!", S'exclama-t-il, conscient qu'il parlait encore seul. Mais qui ne le faisait pas ? Il avait déjà entendu son colocataire parler seul, en particulier quand il prenait un bain pour se détendre. C'était rare mais quand il le faisait, Makki prenait un malin plaisir à passer devant la porte de la salle de bain pour tenter de capter quelques bribes de paroles.

Maintenant qu'il avait en main son message, qu'il avait rapidement réécrit sur une feuille propre, il allait devoir réfléchir à un livre, que l'autre jeune homme risquait d'emprunter, pour y glisser son papier. Pour cela, il avait très envie de demander la liste des livres qu'avait pris l'inconnu à Oikawa, mais il ne voulait pas déroger à la dernière règle qu'il avait imposé.

"- Si l'inconnu me répond, ça veut dire que j'aurai une relation à distance ?"

Hanamaki lança un regard à son colocataire qui sortait de la douche, vêtu d'un simple pantalon de survêtement, et se séchait les cheveux à l'aide d'une serviette. Celui-ci le regarda pendant quelques secondes sans rien dire, l'air de penser qu'il l'embêtait avec ses questions à la noix.

"- Pourquoi t'as signé M ?
- Si tu me réponds, je te répondrai.
- Qu'est-ce que je m'en branle, sérieux."

S'il avait fait face à Oikawa, Hanamaki aurait eu une réponse. Mais Iwaizumi n'était pas le genre à se laisser avoir par de telles provocations infantiles.

"- J'ai tellement l'habitude qu'on m'appelle Makki que j'ai signé M par réflexe. Si l'autre signe avec un M, ce serait assez comique. A ton avis quelle chance j'ai pour que ce soit le cas ? On fait un pari ?
- Si je gagne ?
- Hm. Si le gars signe autre chose que M, je fais ce que tu veux pendant une semaine.
- Si je perds ?
- Tu dois inviter Oikawa à boire un café avec toi.
- S'il répond pas ?
- Je pleurs."

Iwaizumi leva les yeux au ciel. Son colocataire n'était jamais sérieux, toujours à chercher la moindre possibilité pour provoquer les autres. Si seulement il pouvait trouver quelqu'un qui était comme lui, cela lui ferait des vacances.

"- S'il répond pas, tu perds.
- Deal."

Maintenant Hanamaki n'avait plus qu'à prier pour que l'inconnu répond et signe avec un M. Il savait que son colocataire ne serait pas des plus tendre s'il avait la chance de pouvoir lui faire faire tout ce qu'il voulait pendant une semaine. Par contre, il ne semblait pas gêné à l'idée d'inviter Oikawa à boire un café avec lui ? Est-ce que l'idée le tentait ? Il y avait plus de chance pour qu'il soit sûr de gagner pour vraiment envisager l'idée. Makki avait d'autant plus envie de le voir perdre et le bibliothécaire serait sûrement ravi de voir le beau brun l'inviter.

Le lendemain, après les cours, les deux colocataires firent un détour par la bibliothèque. Aujourd'hui Oikawa ne semblait pas travailler. Hanamaki ne pouvait pas espérer mieux, même s'il ne pourrait pas le taquiner. Il n'avait pas envie que le bibliothécaire s'amuse à regarder son message. Il ne voulait pas l'entendre en parler à longueur de journée et il était persuadé que si Oikawa savait dans quel livre il se trouvait, il irait forcément aiguiller l'inconnu vers celui-ci. Pas question qu'il mette son grain de sel dans ce petit jeu. C'était entre lui et l'inconnu, personne d'autre n'avait le droit de s'en mêler.

"- Aucune chance qu'il le trouve.
- S'il ne le trouve pas tant pis. Ça aura au moins eu le mérite de m'occuper quelques jours. Et avoue que tu fais juste la tête car tu n'as pas pu voir ton b-"

Le rouquin s'interrompit lorsqu'il reçut un violent coup dans ses côtes. Iwaizumi détestait quand il faisait des allusions à ça. Mais Makki ne pouvait pas s'en empêcher. Peut-être qu'il avait des tendances masochistes au fond. Si seulement il pouvait trouver quelqu'un comme lui pour partager ses bêtises et ses petits jeux.


Encore une fois, c'est court. A peine plus long -de quelques mots- que le chapitre précédent mais je voulais pas aller plus loin puisqu'il est juste question de prendre contact avec notre inconnu. Va-t-il répondre ? La fiction va-t-elle prendre fin dans le chapitre suivant car il n'aura pas trouvé le message et Makki devra faire tout ce que demande Iwaizumi ? Vous le saurez quand j'aurai écris le prochain chapitre ! ... Ouais je sais, le suspense à la noix, mais que voulez-vous, je suis stupide et je l'assume!