Auteur: Lil's

Titre: Et si on jouait à un petit jeu ?

Disclaimer: Les personnages appartiennent tous à Furudate Haruichi.

Pairing: Matsukawa/Hanamaki, avec en fond Iwaizumi/Oikawa

Note:
J'écris au feeling, rien n'est vraiment planifié. C'est comme ça que je m'en sors le mieux, mais c'est aussi comme ça que j'arrive à me bloquer des fois. Bref, j'ai changé plusieurs fois la fin du chapitre, mais je pense que celle-ci est plutôt correcte. A vous de me le dire, maintenant.


CHAPITRE 4: Plan C, la contre-attaque.

"- Fais-moi un peu de place ! Allez, Makki !"

Le rouquin affichait un grand sourire alors qu'il faisait comme s'il n'entendait rien. Il prit même la peine de s'étirer de tout son long, prenant encore plus de place sur le canapé.

"- Puisque c'est comme ça, je vais pas me gêner !"

Curieux, Hanamaki se tourna sur le dos pour regarder ce qu'allait faire Oikawa qui avait l'air très déterminé à le faire bouger. Il n'eut pas le temps de comprendre quoi que ce soit, qu'un poids s'abattit sur lui, lui coupant le souffle pendant quelques secondes.

"- Ne pas me sous-estimer, mécréant !
- Oi, oi, tu es sacrément entreprenant, dis-moi."

Makki n'allait pas laisser Oikawa avoir le dernier mot. Ce dernier s'était laissé tomber sur lui, et les deux étaient maintenant allongés, l'un sur l'autre, comme pourrait le faire un couple sur un canapé, très peu intéressé par l'idée de regarder un film.

"- N'importe quoi ! Tu prends juste trop de place, comment veux-tu qu'on regarde un film comme ça ?"

Le bibliothécaire les avait supplié de regarder un film sur les aliens avec lui et ils s'étaient réunis tous les trois dans l'appartement que partageaient Iwaizumi et Hanamaki. Le rouquin avait alors décidé d'utiliser la ruse pour esquiver cette soirée et laisser son cher colocataire profiter d'une soirée en compagnie de l'homme qu'il désirait.

"- Faites pas chier ! Bouger vos culs et ramenez la bouffe et les boissons ! Et lancez ce film qu'on en finisse !"

Sentant qu'Iwaizumi n'était vraiment pas d'humeur ce soir, Hanamaki repoussa Oikawa au sol et se leva. Il se retrouva au dessus de lui, s'arrêtant juste pour lui sourire, comme s'il était le gagnant de la bataille, avant de partir en direction du lecteur de DVD.

"- Et dis à ton ex d'arrêter de faire chier !
- Je m'occupe du DVD, va voir avec lui", Proposa Oikawa.

Hanamaki leva les yeux au plafond et passa la télécommande au bibliothécaire. Il avait fait exprès de choisir de lancer le film pour laisser Iwaizumi et Oikawa, seuls, dans la cuisine. Son plan venait de tomber à l'eau à cause d'une personne qu'il n'avait plus envie de voir dans sa vie. Il rejoignit, en traînant légèrement des pieds, son colocataire pour l'aider à préparer les en-cas.

"- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Elle veut te parler.
- Encore ? Pourtant, c'est elle qui m'a largué.
- Qu'est-ce qui s'est passé au juste ?"

Hanamaki se tourna vers Oikawa qui venait de s'incruster dans la conversation. C'était ce genre de comportement qui faisait penser au rouquin que le bibliothécaire n'était pas quelqu'un digne de confiance pour les secrets. Même s'il se doutait que son ami serait en mesure de garder un secret très important.

-" Elle m'a largué car elle n'aimait plus notre relation. J'allais justement lui parler du fait qu'il manquait un truc entre nous mais elle m'a pas laissé faire. Et maintenant, elle regrette et me demande de lui redonner une chance."

Elle était très jolie, très gentille et intelligente. Ce n'était pas le problème. Mais c'était le genre de personnes qui avaient besoin d'être en couple, car elles étaient incapables de rester seules. Mais même s'ils s'entendaient très bien, Hanamaki regrettait de ne pas avoir plus de complicité entre eux. Il avait besoin de quelqu'un partageant ses délires et ses petits jeux. Sans cela, il ne pouvait s'attacher vraiment et la vie en couple lui paraissait rapidement fade.

"- Il manquait quoi ?
- De la complicité."

Makki se crispa légèrement. Iwaizumi venait de mettre les pieds dans le plat. Était-ce sa vengeance pour tout à l'heure ? Pourquoi ne pouvait-il pas tenir sa langue ? Ce n'était pas non plus une information capitale mais il espérait que le bibliothécaire n'irait pas en parler partout maintenant qu'il savait tout.

"- Oh ! Comme celle que tu es en train de développer avec l'inconnu de la bibliothèque ! Au fait, c'en est où ?
- J'avance, doucement mais sûrement, dans ma lettre d'amour. Tu veux la lire ? Attention, elle est très sensuelle.
- U-une lettre d'amour ? Oui ! Enfin... Oui."

Hanamaki sortit de la cuisine et réapparut une minute plus tard avec une feuille à la main. Il l'a tendit à Oikawa qui l'attrapa sans hésiter et la parcourut du regard. Le rouquin admira le sourire curieux, qu'affichait son vis-à-vis, disparaître pour devenir une mine d'incompréhension.

"- Mais elle est vierge !
- Aussi sensuelle qu'une vierge.
- Idiot !
- Je l'ai déjà cachée. Ça fait une semaine depuis la dernière réponse, tu crois vraiment que je ne l'avais pas finie depuis le temps ?
- Et tu m'as encore rien dit ?
- Bon, on va se mater ce film à la noix qu'on en finisse ? On va pas y passer la nuit !"

Iwaizumi perdait encore patience mais cette fois, ce n'était pas son colocataire qui allait se plaindre. Au contraire, il était content que la discussion s'arrête aussi facilement. Oikawa gonfla une joue, visiblement vexé et tiraillé entre l'idée d'harceler Makki et l'idée d'aller voir le film qu'il avait amené. Son coeur finit par céder pour le film en voyant les deux autres sortirent de la cuisine pour finir d'apporter les en-cas dans le salon. Sans plus un mot, les trois s'installèrent et lancèrent le film.

Makki fit mine de s'endormir pendant le film pour avoir une bonne excuse pour s'en aller. Jouer les idiots insupportables ne l'avait pas aidé à s'éclipser mais cette fois, ses deux amis le laissèrent retourner dans sa chambre, sans protester. Ce n'était pas étonnant de la part du bibliothécaire qui avait des étoiles dans les yeux, absorbé par le film. Pour ce qui était d'Iwaizumi, peut-être avait-il enfin compris qu'il allait pouvoir avoir le champ libre pour tenter quelque chose ? Non, impossible, pensa le rouquin, en se laissant tomber sur son lit.

"- Est-ce que j'ai fait le bon choix ?"

Le jeune homme regardait dans le vide, repensant au message qu'il avait laissé à l'inconnu en réponse à celui qu'il avait reçu. Il avait trouvé rapidement son idée et n'avait pas hésité longtemps avant de la réaliser. Maintenant, il doutait de son choix. Peut-être aurait-il du prendre le temps d'y réfléchir un peu plus. Il trouvait ça tellement bidon, banal, sans intérêt. Est-ce que l'autre n'allait pas déchanter et refuser de jouer en voyant le résultat ?

"- Je n'aurai jamais du faire ç-
- Tu pourrais au moins faire semblant de dormir !", S'exclama son colocataire depuis le couloir. Makki se redressa, même si l'autre jeune homme ne pouvait pas le voir.

"- Et si on achetait un chat ? On aurait l'air moins débile quand on parle seul."

Quelques secondes passèrent, avant qu'Iwaizumi se décide à ouvrir la porte. Il devait se sentir idiot à parler dans le vide.

"- Comme si j'allais m'encombrer d'un poids en plus. Et puis, j'ai pas signé pour vivre vingt ans avec toi.
- Iwa-chan ! Dépêche-toi ! T'as stoppé au meilleur moment du film !
- Je crois que ton chéri t'attend-"

Hanamaki n'eut même pas le temps de dire "Iwa-chan" d'une voix faussement sensuelle que son colocataire claqua violemment la porte en guise de réponse.

Le lendemain matin, Oikawa resta assez interloqué par la scène qui lui faisait face. Il s'était endormi à la toute fin du film, manquant les dernières minutes et Iwaizumi l'avait laissé dormir sur le canapé, en le couvrant d'une couverture. Ou était-ce Makki ? Cela paraissait peu probable. Et, il préférait se dire que c'était le brun qui avait pris soin de lui.

"- Vous faites quoi ?"

Le bibliothécaire n'avait pas pu se retenir de demander alors que les deux autres étaient absorbés par leur bras de fer. Ils avaient vraiment trop d'énergie dès le matin.

"- 'tain ! Fais chier !
- Makki !"

Depuis quand le rouquin jurait comme ça ? Certes, il venait de se faire écraser en beauté par Iwaizumi, mais ce n'était pas étonnant au vu des biceps que possédaient ce dernier. Il s'entraînait tous les jours, alors que Hanamaki ne semblait pas être un grand sportif à côté.

"- Je suis de corvée pour les courses.
- Vous décidez toujours de ces choses comme ça ?
- Oh non, sinon tu peux m'inscrire à chaque corvée. Mais cette fois, c'était à lui de décider pour le défi. Forcément, il prend un truc où il sait qu'il a toutes ses chances.
- Vas-y râle ! Mais la dernière fois, t'étais bien content quand tu as gagné avec ton défi à la noix !
- C'était un défi tout à fait honorable. Non mais."

Hanamaki termina son petit déjeuner, en compagnie de ces deux amis, puis se prépara pour aller faire les courses. Il se retrouva à faire une partie du chemin avec Oikawa qui devait aller au boulot.

Une fois dans le magasin, il sortit sa liste de course et se mit en quête de chaque produit, évaluant toujours les prix pour trouver les meilleurs. Tout se passa bien jusqu'à ce qu'il arrive à la caisse, derrière deux petits vieux qui comptaient vider leur stock de petites pièces. Il n'était pas pressé, il n'avait pas cours. Mais le jeune homme derrière lui, un grand brun, semblait regarder un peu trop sa montre.

"- Passez devant si vous êtes pressé, vous êtes moins chargé que moi et puis personne m'attend.
- Merci, mais ce n'est pas très important.
- Si je propose c'est que ça me gêne pas.
- Je regardais juste si j'avais le temps de passer à la bibliothèque avant d'aller en cours. Rien de primordial.
- Et moi, j'ai rien à faire, alors passez."

Makki esquissa un sourire et se décala. Le grand brun sembla hésiter encore un peu mais il finit par prendre la place que lui cédait le rouquin. La petite vieille était encore en train de compter ses pièces et après, il y avait encore le second petit vieux. Hanamaki les connaissait bien depuis le temps. Ils étaient charmants mais tellement lents quand ils faisaient leurs courses qu'en général l'étudiant s'arrangeait pour y aller quand ils n'y étaient pas. Mais c'était la crise du papier toilette alors il ne pouvait pas se permettre d'attendre trop longtemps.

"- Senpai !"

L'interpellé se tourna vers les deux jeunes hommes qui s'approchaient. C'était la tête d'asperge excitée et le blasé de la vie qui lui servaient de cadets. Il connaissait parfaitement leurs noms mais il ne s'embêtait pas avec en général. Les trois discutèrent un peu, parlant notamment d'un petit match de volleyball qu'ils voulaient organiser. Certains avaient beaucoup joué au lycée et avaient arrêté une fois à la fac, mais tous étaient partant pour un match amical. Lorsque ce fut son tour, il les salua et s'occupa de ses courses.

"- Merci et à bientôt !"

Hanamaki salua la caissière et commença à partir lorsqu'il sentit quelque chose sous son pied. Il posa ses sacs et attrapa ce qui semblait être un porte-cartes. Il l'ouvrit et tomba sur la carte étudiante du jeune homme qui était passé avant lui. Avec le temps qu'il avait passé à la caisse, l'inconnu devait être trop loin pour qu'il puisse le rattraper. Il ne faisait pas parti de la même fac vu la carte. Mais il pourrait toujours la rapporter là-bas quand il aurait le temps. Ou alors à la police. Il fouilla un peu plus pour voir s'il n'y avait pas autre chose pour l'aider à retrouver le jeune homme. Il tomba alors sur un petit papier qu'il déplia, par simple curiosité.

"Petit jeu du jour, bonjour!

Celui qui lira ces quelques lignes devra adresser une petite réponse pour confirmer sa participation. Pour compliquer un peu la tâche, disons qu'il est interdit de laisser un message dans le même livre que celui de l'auteur. Pour simplifier la tâche, disons que nous avons les mêmes goûts littéraires. Et pour pimenter le tout, il est interdit de mêler qui que ce soit d'extérieur à ce jeu.
M"

Il lui fallut plus d'une minute pour réaliser qu'il venait de tomber sur le mot qu'il avait laissé à l'inconnu de la bibliothèque. Le jeune homme devant lui à la caisse était celui avec qui il correspondait. Hanamaki regarda la carte étudiante. Issei Matsukawa. C'était le nom de cet homme. Quelles étaient les chances pour qu'il tombe sur lui en faisant ses courses ? En comprenant tout ce que cette rencontre impliquait, il s'imagina une solution bien plus simple pour rendre la carte et éviter au propriétaire de courir partout pour la retrouver.


Et oui, cette fois, je n'ai pas pris le temps de détailler le message de Makki pour notre "inconnu". Je me suis dit que ce serait moins drôle si je faisais à chaque fois une réponse par chapitre. J'aime changer. J'aime tenter des trucs pour surprendre les gens. Bref, la tournure des événements vous plait-elle ? Ou ça vous déçoit ?
A bientôt pour la suite des festivités!