Auteur: Lil's

Titre: Et si on jouait à un petit jeu ?

Disclaimer: Les personnages appartiennent tous à Furudate Haruichi.

Pairing: Matsukawa/Hanamaki, avec en fond Iwaizumi/Oikawa

Note:
Je ne suis pas fana de ce chapitre. Je n'arrive pas à trouver une tournure qui me plait mais je me vois mal le supprimer et partir sur autre chose. Bref, je vous laisse le découvrir!


CHAPITRE 6 Plan E, un choix s'impose.

"- La vie n'a aucun sens.
- Mais t'arrête de te plaindre, bordel !", S'énerva Iwaizumi en lançant un des ustensiles de la cuisine en direction d'Hanamaki qui était allongé sur le canapé, un bras tendu au dessus de lui pour pouvoir lire son livre. Mais depuis une bonne demi heure, il n'avançait pas d'une seule ligne. Il laissa à peine échapper un petit gémissement lorsque l'objet le percuta. Il était comme une machine avec une batterie vide.

"- N'empêche, il a de gros sourcils."

Un faible "De quoi?" pouvait s'entendre depuis la cuisine. Son colocataire devait tenter de suivre, malgré lui, ce qu'il était en train de dire. Il aperçut même une vague forme noire apparaître au niveau de la porte reliant le salon à la cuisine. Le rouquin avait toujours les yeux fixés sur son livre et ne captait les mouvements de son interlocuteur que du coin de l'oeil.

"- Explique-moi ce qui me retient de ne pas te jeter un seau d'eau glacée sur la tête ?
- Plusieurs bonnes raisons."

Hanamaki se redressa, se trouvant alors assis en tailleur sur le canapé, face à son colocataire, visiblement de mauvaise humeur, pour ne pas changer.

"- De un, il te faut créer cette eau glacée, ce qui risque de prendre du temps puisque je suppose que tu la veux vraiment glacée."

Pour accompagner ses paroles, Makki avait tendu son bras libre devant lui pour marquer chacune des raisons à l'aide de ses doigts. Il leva un deuxième doigt avant d'énoncer la suivante.

"- De deux, tu vas abîmer le livre que j'ai en main. Même si ça te donne une bonne excuse pour passer du temps avec Oikawa, ça te ferait quand même bien chier de le repayer."

Cette fois, il leva son pouce pour marquer la troisième raison.

"- Et de trois, tu risques d'abîmer toutes les affaires autour, dont les réponses de Matsukawa, que tu sais, importantes à mes yeux."

Hanamaki laissa tomber sa main avant de poser son regard sur la multitude de papiers qui ornaient la table basse du salon. Ils provenaient tous de l'enveloppe qu'il avait récupérée du livre qu'il tenait entre ses doigts. Cela faisait un jour qu'il les avait disposés ici, sans prendre le temps de les regarder en détail, et qu'il s'était laissé emporter par la lecture du bouquin. Du moins, jusqu'à ce que ses pensées le rattrapent et le bloquent. Il avait tenté de se lancer dans des pensées philosophiques pour fuir mais rien à faire, il ne pouvait sortir la réponse de M bis de son esprit.

"- Maintenant, ose me dire qu'il n'a pas de gros sourcils.
- Quoi ?"

Iwaizumi n'en pouvait plus de son colocataire. Il l'appréciait, mais des fois, il était pire qu'une diva avec sa façon de rendre toutes les situations plus problématiques qu'elles ne l'étaient vraiment.

"- Enfin ça me plait bien."

Hanamaki reposa son regard sur son bouquin. Ce qu'il ne laissait pas voir c'est qu'entre les pages de ce dernier, il y avait la carte étudiante de Matsukawa. Il l'avait utilisée comme marque-page, sachant pertinemment qu'il finirait par être distrait. Cela n'avait pas loupé puisqu'il venait d'admirer pendant une bonne quinzaine de minutes son visage, et plus particulièrement ses sourcils.

"- T'es sérieux ?
- C'est la seule chose que j'ai réussi à conclure après tant de temps à réfléchir."

Voyant la mine tiraillée de son colocataire, le rouquin comprit que celui-ci se battait avec son fort intérieur pour savoir quoi répondre, sans le regretter.

"- Et pourquoi tu réfléchis ?
- Comment dois-je interpréter la réponse de Matsukawa ?"

Makki jeta son livre sur le coin de la table, la carte toujours entre les pages de ce dernier, avant de se pencher pour récupérer l'enveloppe qu'il tendit à son interlocuteur. Celui-ci attrapa le bout de papier et scruta les quelques mots inscrits dessus, avant de poser son regard sur les messages éparpillés sur la table basse.

"- Je pense que c'est très simple-
- Non! Ne me dis pas que je n'ai qu'à choisir une boisson parmi toutes celles proposer car ce n'est qu'une invitation à boire un truc. Ce n'est pas une simple invitation, c'est THE invitation.
- T'as le béguin ou quoi ?
- Qui sait."

Hanamaki croisa le regard de son colocataire et esquissa un sourire. Iwaizumi leva les yeux au plafond. Il regrettait déjà sa question.

"- Tu t'attendais à quoi ? Que je sois choqué ? Je connais à peine ce type. Il est plutôt mignon, j'aime bien notre complicité actuelle et tout. Mais à part ça, je ne pense pas avoir le béguin. Un petit kiff à la limite. Il a tout pour me plaire après tout."

Haussant les épaules, Makki se pencha vers la table pour trier les petits papiers. Son choix lui semblait important et il n'avait pas envie de prendre un truc quelconque. Matsukawa s'était donné la peine de lui faire toutes ces options et il n'allait pas gâcher ce temps de travail en choisissant un simple café.

"- Tu sais, c'est pas parce que je suis sorti avec des filles, que je suis hétéro. Le sexe de la personne m'importe peu."

Il organisation son tri en deux tas, les boissons qui ne l'intéressaient pas et celles qui l'intéressaient ou semblaient une option viable pour leur première rencontre.

"- Par contre, je suis déçu, il ne m'a pas laissé l'option "profiteroles" !
- C'est pas une boisson !
- Et puis je t'avais bien dit que j'allais tenter ma chance, non ? Même si ce n'était pas sérieux à la base, tout peut changer. Et le premier rendez-vous est le plus important !
- Tu me saoules. Débrouille-toi tout seul !", Répliqua Iwaizumi, un sourire aux lèvres. Son colocataire le désespérait et en même temps, il l'amusait, même si c'était beaucoup plus rare.

Après plusieurs heures à trier, faire l'idiot et à cuisiner pour le repas du soir, Hanamaki avait enfin réussi à trouver quelle réponse il allait donner. Ce fut un choix dur mais il en était venu à bout. Son colocataire était venu de temps en temps pour l'embêter et se moquer de lui. C'était de bonne guerre puisque Makki était capable de faire pareil dans d'autres circonstances.

"- J'irai déposer ma réponse demain, on se mate un film ?
- Peux pas, je sors."

Le rouquin regarda avec insistance Iwaizumi, espérant une réponse plus élaborée mais celui-ci le laissa dans le flou le plus total avant d'enfiler ses chaussures et son manteau et de sortir. Le saligot, pensa l'étudiant avant d'aller se caler devant un bon film pour passer le temps.

Lorsqu'il se réveilla, ce fut à cause des premiers rayons de soleil qui perçaient les rideaux du salon et de l'odeur du café qui arrivait jusqu'à ses narines. C'était déjà le matin. Il s'était endormi devant son film et à cet instant précis, il n'avait aucune idée de ce qu'il avait regardé. Quelqu'un avait arrêté la télévision. Surement son colocataire en rentrant de sa soirée.

"- Alors, c'était bien, hier ?
- Très bien, pourquoi ?"

Hanamaki se figea. Ce n'était pas la voix de son colocataire. Iwaizumi n'avait pas cette voix là. Oikawa, si. Le rouquin bondit du canapé et accourut dans la cuisine. Il ne rêvait pas, le bibliothécaire était là, devant ses yeux, en train de préparer le café.

"- Oui, bon, j'en ai mis partout, mais je compte nettoyer, hein !
- Vous avez sauté le pas, c'est bon ?
- De quoi tu parles ?
- Ne fais pas l'innocent, vous avez dormi dans le même lit !
- Oui, tu étais sur le canapé et comme votre appartement était plus proche, Iwa-chan m'a proposé de dormir là."

Makki fit la moue. Iwaizumi était sorti avec Oikawa hier soir. Il l'avait ramené à l'appartement et ils avaient dormi dans le même lit. Tout ça, pour ne rien faire au final, excepté pour dormir ? Le bibliothécaire était tellement nul pour mentir que le rouquin pouvait faire confiance à ses paroles.

"- Vos gueules, vous faites trop de bruit", Lança une voix endormie. Iwaizumi arrivait enfin dans la cuisine, surement attiré par l'odeur du café. Hanamaki lui lança un regard noir, pour la forme. Il était content qu'ils soient enfin sortis ensemble, mais il restait frustré à l'idée que les deux n'avaient pas sauté le pas. Depuis le temps, qu'il les voyaient se tourner autour, il n'osait même pas imaginer la frustration qui devait les habiter. Peut-être était-ce sa faute pour avoir dit que des amis pouvaient très bien sortir boire un café sans que cela paraisse bizarre. Mais il l'avait dit pour motiver Iwaizumi à sauter le pas, pas pour que les deux sortent comme des amis.

"- Bon, ben puisque tu es là, je te laisserai déposer ma réponse pour Matsukawa. Tu bosses aujourd'hui, non ?
- Qui ?
- M bis.
- Tu as dit autre chose, non ?
- Tu lui as pas dit que tu l'avais vu ?", Demanda Iwaizumi en s'incrustant dans la conversation. Il n'était sûrement pas assez réveillé pour se rendre compte de ce qu'il faisait.

"- Non. J'ai oublié.
- Tu as oublié, mon oeil ! Tu as fait exprès de me le cacher ! Pour la peine, je ne t'aiderai pas !"

Après encore cinq bonnes minutes de dispute qui furent interrompues par la grosse voix d'Iwaizumi, Hanamaki finit par expliquer à Oikawa ce qui s'était passé et pourquoi il savait le nom de l'inconnu. Le bibliothécaire avait des étoiles dans les yeux, concluant que c'était sûrement le destin qui les avait réuni si rapidement. Le rouquin n'osa rien répliquer de peur de se retrouver coincé dans une discussion qui n'allait pas lui plaire.

"- Donc, là, tu as accepté son invitation et tu lui as proposé un rendez-vous, c'est ça ?
- Exactement.
- Bon, alors, je veux bien t'aider.
- C'est ton âme de Cupidon qui te rend si généreux ?"

Pour toute réponse, Oikawa lui tira la langue avant de s'occuper des dégâts qu'il avait fait dans la cuisine. Hanamaki était de bonne humeur et maintenant, la seule chose qu'il attendait de pieds fermes, c'était sa future rencontre avec Matsukawa. Celui-ci allait-il le reconnaître ? Sûrement pas. Mais il espérait que tout se passerait bien. Même si ça se passait bien quand ils échangeaient des messages, cela ne voulait pas dire que ça irait aussi bien dans la vraie vie. Et pourtant, le rouquin voulait y croire.


Ah ah. Vous êtes déçu ? Bref, le prochain chapitre sera bien mieux, je peux vous le garantir, car oui, je ne vais pas faire traîner en longueur plus longtemps! Mais j'en dis pas plus et je vous dis, à la prochaine !