Auteur: Lil's

Titre: Et si on jouait à un petit jeu ?

Disclaimer: Les personnages appartiennent tous à Furudate Haruichi.

Pairing: Matsukawa/Hanamaki, avec en fond Iwaizumi/Oikawa

Note:
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont laissé une review, ça m'a fait vraiment plaisir et ça m'a motivé à écrire. Je vous présente donc l'un des chapitres dont je suis le plus fière jusqu'ici! Et je ne vais pas blablater pendant cinquante ans, au contraire, je vous laisse le lire tranquillement.


CHAPITRE 8 Plan G, rester soi-même en toute circonstance.

Pianotant sur son téléphone, Hanamaki attendait sagement assis sur un banc dans un parc qui se trouvait à peu près à égale distance de son université et de celle de son nouvel ami. Ils s'étaient donné rendez-vous ici la veille et le rouquin avait réussi à arriver le premier. Il n'aimait pas ça car il devait attendre Matsukawa, en espérant qu'un de ses professeurs n'allaient pas le garder plus longtemps. Tout était possible à la fac.

Après avoir fait le tour du nouveau jeu qu'il avait téléchargé sur son téléphone, il s'apprêta à lancer une nouvelle application lorsqu'il sentit deux mains se poser sur ses yeux. Il ne put retenir un sourire idiot de fleurir sur ses lèvres.

"- Serait-ce mon âme soeur ?
- À toi de me le dire, là."

Les deux se mirent à rire quelques instants avant que Matsukawa saute par dessus le dossier pour s'installer aux côtés d'Hanamaki.

"- Tu es là depuis longtemps ?
- Non, j'ai juste eu le temps de créer un blog pour y donner des conseils amoureux et j'ai même un fan qui m'a promis d'essayer tout ça. Et non, je ne vais pas te donner l'adresse, surtout si je dois te séduire après.
- Hâte de voir quelle technique tu vas essayer alors."

À cet instant, le rouquin eut l'impression qu'il connaissait depuis toujours son vis-à-vis. Il était persuadé qu'il pouvait dire ce qu'il voulait l'autre le suivrait forcément. C'était ce qu'il cherchait dans ses relations, quelqu'un qui accepte ses délires et les continue un minimum. Il avait besoin de ça et c'était pour ça que la plupart de ses relations n'avaient pas marché. Mais il n'allait pas forcer les choses. Il devait laisser le temps décider pour eux. S'ils devaient finir ensemble, ça se ferait tout seul, Hanamaki en était persuadé.

"- Bon, et si nous revenions à nos moutons.
- Tu as commencé une ferme sans moi ? Je suis triste. Je pensais qu'on partageait tout maintenant. Mais je vois-
- Oi, c'est toi qui a un mouton à me montrer, je te signale! Moi j'ai rien du tout.
- Ah oui, c'est vrai. j'oubliais ce petit détail. Mais tu va vouloir me quitter en le voyant.
- Tu as si peur que je te quitte pour le mouton alors qu'on s'était promis de commencer une ferme ensemble ?
- On n'est jamais sûr de rien. Notre lien est tout nouveau, il peut être encore un peu fragile."

Makki sourit de plus belle alors qu'il se penchait vers son camarade. Il se colla à lui sans la moindre gêne, même le regard choqué de la jeune femme qui passait au même moment ne le perturba pas.

"- Oh, tu es plutôt entreprenant, à ce que je vois."

Le rouquin ne répondit rien, tentant d'attraper le téléphone de Matsukawa, qui faisait exprès de lui rendre la tâche plus difficile. Ils étaient tellement près l'un de l'autre qu'Hanamaki pouvait sentir le parfum de son ami. Il devait avouer qu'il le trouvait plutôt agréable.

"- Regarde comme je suis collé à toi, comment veux-tu que je te quitte même si le mouton est extrêmement attirant ?
- Bon, je crois que je n'ai plus le choix alors ?"

Un petit sourire sur le bout des lèvres, Matsukawa tendit son téléphone à l'étudiant qui se décolla légèrement. Celui-ci ne reprit pas sa place initiale, préférant rester contre son nouvel ami, la tête posée contre son épaule.

"- Hm, alors voyons voir, où est le brouillon qui contient l'information tant- Ah ! Le voilà le coquin, il se cachait."

Hanamaki leva le regard vers le brun. Il n'avait pas encore appuyé sur le dossier, ne voulant pas voir le message. Mais Matsukawa sembla perdre patience puisque ce fut lui qui ouvrit le dossier, laissant les deux découvrir le message dont ils parlaient depuis quelques minutes.

"- Hanamaki."

Le rouquin ne savait pas s'il devait être content ou non.

"- Avant que tu ne réagisses, je vais t'avouer un truc.
- Oh ? Aurais-tu triché ?
- J'aurai pu tricher, je ne sais combien de fois mais je ne l'ai pas fait. Du moins, pas sans le vouloir. Tu sais, quand on n'a payé, tu as sorti ton porte-feuille avec toutes tes cartes ? Je n'ai même pas regardé."

Ce que disait Matsukawa était forcément vrai. Makki ne le connaissait pas vraiment mais il sentait qu'il pouvait lui faire confiance. Après tous les jeux qu'ils avaient fait et les délires qu'ils partageaient, il ne le voyait pas chercher à tricher. C'était bien moins drôle que de jouer le jeu jusqu'au bout.

"- C'est quand tu m'as prêté ton téléphone pour écrire mon numéro-
- Oh, le message d'Oikawa !"

"Hanamaki, mon ami, j'ai besoin de ton aide pour un truc."

Son téléphone faisait défiler sur la ligne du haut chaque message qu'il recevait. Le rouquin n'avait pas pensé à ça lorsqu'il avait vu le message du bibliothécaire. Mais maintenant, il s'en souvenait parfaitement et il allait le bouder pour la peine.

"- Dire que je m'étais bien amusé, ça a du tout te gâcher.
- Je ne dirai pas ça.
- Comment ça ?
- Ben, si je te l'avais avoué dès le début, je n'aurai pas profité de notre petit jeu et de nos délires. Et là, j'aurais vraiment tout gâcher."

Pour la première fois depuis il ne savait pas combien d'années, Hanamaki se sentit rougir. Cette déclaration lui faisait chaud au coeur et il était content de voir que son vis-à-vis prenait autant plaisir que lui dans leurs échanges.

"- Je vois, mais ça ne règle pas un problème, mon cher.
- Si tu parles du gage, je suis prêt à le recevoir car je n'ai pas gagné.
- Techniquement, tu n'as pas perdu non plus.
- Dis-moi au moins ce que c'était comme gage."

Cette fois, le rouquin se décolla et détourna le regard. En y repensant, son gage était vraiment simple et assez nul. Dire qu'au moment où il l'avait trouvé, il trouvait ça parfait.

"- Le perdant devait inviter l'autre au restaurant.
- Hm. Je relève le gage."

Hanamaki tourna la tête vers son interlocuteur, surpris.

"- Mais personne n'a perdu.
- Et bien, comme personne n'a perdu, on doit un rendez-vous chacun à l'autre.
- Hm. J'ai une meilleure idée, et si je t'invitais à manger à la maison. Je me débrouille en cuisine normalement."

À force de cuisiner à tour de rôle, le rouquin avait réussi à acquérir une certaine dextérité. Il était gourmand, bien plus que son colocataire, et il en avait rapidement marre quand il devait manger toujours la même chose. Alors quand il avait du temps, il s'amusait à tester de nouvelles recettes. En plus, ils avaient fait les courses récemment donc il avait de quoi faire quelque chose de correct.

"- Et quand je dis ça, je dis là, maintenant. Et si tu me dis que tu as autre chose à faire, tu annules tout.
- Comment refuser quand c'est si bien demandé."

Les deux se mirent en route en direction de l'appartement d'Hanamaki. Ils discutèrent beaucoup, plaisant sur de nombreuses choses. En faisant attention, on pouvait facilement tomber sur des perles rares, comme un caddie sur un panneau de signalisation. Rien que ce genre de détails pouvait les lancer dans une longue discussion, partant d'abord sur comment le coupable avait fait pour le faire et finissant sur ce qu'ils auraient fait à sa place.

"- Nous y voilà. Bon, je sais plus si c'est rangé ou pas, mais bon, c'était pas prévu que tu viennes alors voilà..."

Matsukawa rassura le rouquin. Il s'en fichait éperdument que ce soit le bazar ou non. Au contraire, ça donnait plus de vie à l'intérieur et il avait moins l'impression de se retrouver dans un magasin de meubles.

"- Ah, je suis pareil ! Mais bon, je préfère prévenir", Dit-il en ouvrant la porte. Il lui fallut une seconde pour comprendre ce qu'il voyait avant de refermer la porte, plaquant son dos contre celle-ci.

"- Mauvais timing.
- Makki ! Ouvre la porte !"

L'interpellé ne céda pas, retenant la poignée pour empêcher son colocataire d'ouvrir de son côté. Il voyait l'air d'incompréhension de Matsukawa qu'il rassura avec une simple grimace, l'air de dire "C'est normal, t'en fais pas.".

"- Non, mais on n'est pas à la seconde près, hein.
- Dis pas de connerie et ouvre cette putain de porte !
- Iwa-chan, sois pas vulgaire !"

Hanamaki riait en son fort intérieur. Lorsqu'il avait ouvert la porte, il était tombé sur son colocataire et le bibliothécaire qui s'embrassaient. Oikawa lui avait demandé si Iwaizumi était libre ce soir-là pour l'inviter à voir un film et sûrement lui sortir le grand jeu. Le rouquin voyait que son ami n'avait pas attendu puisqu'ils étaient déjà en train de s'embrasser. Makki avait invité Matsukawa à venir parce qu'il pensait justement avoir la maison libre. Il n'osait pas imaginer l'ambiance avec son colocataire dans le coin.

"- On va partir, ok ? Allez ouvre la porte. S'il te plait, Makki.
- Tu comptes faire les présentations ?"

Hésitant un court instant face à la question du brun, le rouquin finit par lâcher la porte. Oikawa, qui tirait dessus de toute ses forces, se retrouva projeté en arrière, atterrissant sur ses fesses, aux côtés d'Iwaizumi. Makki était ravi d'être vivant rien que pour avoir été témoin de cette scène magnifique.

"- Mais ça va pas la tête !
- Ben quoi ? Je voulais vous laisser un peu d'intimité pour finir.
- N'importe quoi !
- Bon, alors avant que vous partiez, voici Iwaizumi, mon coloc', Oikawa, son petit-ami à priori-
- Le bibliothécaire, non ?
- Exactement ! C'est moi qui ait parlé de toi à Makki !", S'exclama Oikawa tout fier, en se relevant. Il se prenait tellement de coup un peu partout depuis qu'il côtoyait Iwaizumi qu'il semblait plutôt résistant maintenant. Et puis, la honte ne l'effrayait plus. C'était même une bonne copine à lui depuis quelques temps, surtout avec Hanamaki qui l'embêtait constamment.

"- Et les gars, je vous présente Matsukawa !"

Les présentations finies, Iwaizumi et Oikawa filèrent pour ne pas arriver après le début du film. Le rouquin sentait que son colocataire était ravi d'avoir une bonne raison de filer, ne voulant sûrement pas aborder le sujet de sa relation avec le bibliothécaire. De son côté, Hanamaki fit rapidement le tour du propriétaire à son invité avant de se mettre aux fourneaux. Il voulait préparer un curry puisque ce n'était pas trop compliqué et qu'ils avaient du temps devant eux. Une chose était sûre, sa soirée commençait sur les chapeaux de roue et ce n'était pas lui qui allait se plaindre.


Et oui, je m'arrête là, mais il s'est déjà passé pas mal de choses, donc autant en garder pour une prochaine fois. Sur ce, je vous dis à la prochaine pour la suite des aventures.