Arthur et Molly ne manquaient de courage ni l'un, ni l'autre. Mais ils savaient reconnaître une mauvaise posture quand ils en voyaient une, et encore plus quand ils s'y trouvaient. Et en se retrouvant cernés dans le pénombre par Lucius Malefoy, Bellatrix, Rodolphus et Rabastan Lestrange, ainsi que par Madame Zabini, mais aussi Macnair, Rookwood et Greyback, pouvait s'apparenter comme une mauvaise posture.

D'autant plus qu'ils partageaient une baguette à deux, alors que les autres, en face, étaient tous armés. Bellatrix eut un sourire d'anticipation et se lécha lentement les babines, faisant faire une grimace à Molly qui recula d'un pas en levant sa baguette.

-Où sont les ambassadeurs, Lucius ? demanda froidement Arthur.

-Quelque part, en train de visiter le Manoir, répliqua le blond en caressant une chevalière lourde à son doigt. On s'en moque, de toute manière.

-Oui, ricana Bellatrix, nous nous passerons d'eux pour vous tuer.

-J'aimerais m'amuser un peu avec eux avant, déclara Rookwood avec un sourire mauvais.

-Oui, et moi je m'occuperais volontiers de leurs cadavres après, soutint Greyback en humant l'air, évocateur.

-Rien de trop sale, Fenrir, trancha Lucius d'un ton léger. Nous ne voudrions pas que les ambassadeurs trouvent des traces de sang partout.

Molly leva sa baguette et dressa un bouclier autour d'elle et son mari tandis que Macnair fendait l'air d'un premier maléfice à son encontre. Le bouclier faiblit rapidement. Elle se jeta sur Arthur, alors qu'ils étaient submergés par les sorts, pour l'embrasser une dernière fois avant que le Sortilège de la Mort ne la frappe. Arthur, lui, devait souffrir plus longtemps. Allongé près du corps de sa femme, il hurla durant un quart d'heure sous les Doloris, avant qu'un Sectumsempra vint mettre fin à ses jours.

Ainsi périrent les époux Weasley.

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Les yeux de Blaise étaient illuminés par le désir le plus brut, ardent et simplement animal que Ginny avait vu dans sa vie. Ses propres yeux s'écarquillèrent sous le choc de cette affirmation et, toujours attachée au lit, elle se mit soudain à se démener, ce que sa fierté l'avait empêchée de faire jusqu'à présent. Blaise monta sur le lit à quatre pattes, la traquant comme une bête. Une proie. Et elle savait que s'il la prenait, là, maintenant, ce ne serait rien de plus, ni de moins qu'une copulation frénétique. Tous ses sens le lui hurlaient. Et même si Ginny n'était plus vierge, elle craignait de recevoir avec violence son membre en elle, sa taille considérable évidente sous son pantalon.

-Je ne te ferai pas de mal, mon amour, susurra-t-il sans lever son regard du sien. Que du bien. Uniquement du bien.

Il avait presque ronronné, comme un chat. Une panthère, songea-t-elle. Voilà l'animal qui correspondrait bien à Zabini. Une aura entourait le beau métis, détendant imperceptiblement sa captive. Et qu'elle se détende alors qu'il était sur le point de la malmener de la pire des manières était tout simplement inacceptable. Et louche. Elle cessa de se débattre, causant un haussement de sourcil à son bourreau.

-Tu...

Elle arrêta, incertaine, et se lécha nerveusement les lèvres, la gorge sèche. Blaise dirigea immédiatement son regard vers sa petite langue et ses lèvres pleines, avec une adoration perceptible, ce qui la poussa à demander :

-Est-ce ton aura magique qui me détends ?

Blaise leva son regard pour le planter dans les beaux yeux bruns de la rouquine. Un sourire orna légèrement ses lèvres.

-Pas exactement, amour.

Ginny déglutit. L'avait-il bien surnommée amour ?

-Alors quoi ?

-Tu le découvriras toute seule, ma chérie.

Avec ces paroles mystérieuses, le beau métis continua son lent ascension alors que Ginny, refusant de désespérer pour le moment, se remit à se débattre. Inutile et vain, évidemment. Bientôt, Blaise se trouva à quatre pattes au-dessus d'elle, ses muscles roulant sous sa peau sombre, ses yeux la dévorant en parcourant chaque parcelle de son visage.

Ginny se perdit dans ses yeux.

Bruns, grands, en amande, et indéniablement chauds quand ils la regardaient, changeant sa froideur naturelle et magnifiant sa beauté virile et sauvage. Ses traits fins, ses lèvres délicates, son regard...ses yeux...Ginny sentit une attirance, incompréhensible, interdite, mais bien réelle et violente, envers le jeune homme. Son ennemi, bon sang ! Un des amis de Malefoy, un ennemi de Harry, un serviteur du Seigneur des Ténèbres ! Elle regarda, fascinée tout de même, Blaise lever un doigt, lentement, doucement, sans cesser de la fixer, et avec, il caressa sa joue gauche avec la plus légère des attentions.

Ce fut cependant assez pour que Ginny, à sa grande honte et colère, se sente dérangée. Sexuellement parlant. Son entrejambe devint moite d'envie, son rythme cardiaque décolla et la pointe de ses seins se durcirent instantanément. Contre son gré, elle pressa sa joue contre le doigt inquisiteur, recherchant le contact. Était-elle ensorcelée ? Elle sentit Blaise sourire et se risqua à le regarder, rouge de dépit.

C'est alors qu'elle constata que ses canines avaient grandi. Peu, certes, et certainement sous l'élan du désir, mais ce simple fait doucha immédiatement toute envie de lui et sa terreur revint vitesse grand V. Elle ne chuchota qu'un mot accusateur, émerveillé et apeuré à la fois, résumant toute la situation.

-Veela.

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Neville venait de résumer la situation à Minerva McGonagall. Les morts du labyrinthe. Il s'était dérobé sous la brève pression qu'elle avait voulu appliquer à son épaule en guise de réconfort, s'éloignant dans la foule, tête haute et visage neutre.

Le cœur de Minerva fit un bond, empli de compassion pour son ancien élève, de haine pour les Mangemorts, de pitié pour ceux qui avaient souffert, souffraient et allaient souffrir. Ce soir, tout devait finir. Ce soir, Minerva mourrait, elle le sentait dans ses vieux os. Mais pas sans bataille. Elle parcourut lentement la salle de bal des yeux, et son cœur se remplit d'amour pour les siens. Ce soir, Minerva serait leur mère.

Elle se battrait jusqu'au dernier souffle pour défendre ses enfants, petits et grands. Elle n'aurait pas le temps de consoler leurs chagrins. D'autres s'en chargeraient. Oh, comme elle regrettait que Albus, conformément à l'accord entre Voldemort et lui-même, ne soit pas présent ce soir. Elle se serait sentie moins seule dans l'accomplissement de sa destinée.

Minerva était une grande femme. Elle avait fait de grandes choses. Sa mort serait grandiose.

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Contrairement à son ami Blaise, qui devait en ce moment même s'envoyer chaudement en l'air avec la petite Weasley, Drago Malefoy n'était pas un Veela. Donc, il devrait compter sur d'autres atouts pour mettre Granger dans son lit...et l'y garder, surtout.

Il aurait pu se l'approprier de manière violente, bien entendu. Il aurait pu marquer son corps et son esprit si profondément que sa seule envie serait d'en finir elle-même. D'ailleurs, une fois remise du choc et de l'horreur de se découvrir dans les bras de sa Némésis, la jeune femme s'était mise à se débattre, tout effort vain contre la nette supériorité physique du blond. Ce faisant, elle se frottait inconsciemment contre lui, éveillant son désir, et Drago n'aurait pas demandé mieux que de la jeter par terre, de retrousser sa jolie robe et de la prendre avec brutalité, en lui faisant verser des pleurs et des prières de repentir sincère, pour l'avoir rendu fou toutes ces années sans même le savoir.

Drago était sombre par nature. Des générations de Malefoy, des sorciers et sorcières au cœur noir, pratiquant une magie interdite et addictive, puissante, avaient définitivement déteint sur lui. Ses gènes étaient pourris par des siècles de mauvaise foi. Il était manipulateur et orgueilleux, fier et offensif. La guerre avait ôté tout espoir d'innocence. Et Voldemort en avait fait un homme terrifiant et un excellent Mangemort. Les Malefoy étaient revenus en pleine faveur grâce à l'obéissance aveugle de Drago à son Maître et idole.

Drago en avait connue, des femmes, consentantes ou non, de bonne famille ou non. Ses manières avec elles cessaient une fois passée la porte de la chambre...du jeune homme séduisant, de parfaite éducation et de bonne extraction, il devenait un homme noir, se satisfaisant toujours le premier, faisant languir sa compagne aux larmes. Il faisait toujours en sorte de donner, cependant, du plaisir à sa partenaire, y mettant un point d'honneur, même si c'était brut. Même les filles les plus apeurées à passer entre ses cuisses, les esclaves ou les prisonnières de guerre avec lesquels les Mangemorts s'amusaient souvent, se rendaient malade de le vouloir encore, malgré le viol.

Non pas que Drago aime forcément cela, car avoir une amie consentante était beaucoup mieux pour son ego, cependant, les Mangemorts l'invitaient souvent à participer à des orgies sur des nouvelles captives et il se laissait prendre sans trop de mal à une affaire qui l'aurait dégoûté il y a de cela encore cinq ans.

Donc, s'il prenait Granger par la force, ici et maintenant, il était prêt à parier que, Mangemort ou non, dans la demi-heure suivante, elle gémirait à son oreille en se flagellant pour si peu de tenue. Elle en demanderait et redemanderait et...

Il devait sortir d'ici avant de vraiment le faire. Surtout si elle continuait à mouvoir dans sa frénésie son bassin contre l'érection de Drago. Il la pétrifia d'un mouvement leste, et la fit léviter devant lui vers la sortie, sur ses gardes mais en pleine réflexion, aux portes de la réflexion.

Il la tenait enfin. Ce n'était pas trop tôt. Durant de longues années, il s'était demandé pourquoi cette Sang-de-Bourbe l'attirait autant. Il s'était haï pour cela, puis l'avait recherchée, elle. Il ne l'aimait pas, n'est-ce pas ? Un Malefoy n'aime personne qu'un autre Malefoy. Et cela, elle ne pouvait le devenir. C'était une sale voleuse de magie. Peut-être aussi avait-elle volé sa beauté à quelqu'un ? Il jeta un coup d'œil à sa prisonnière puis secoua la tête.

Non, Granger n'était même pas belle selon les standards élevés auxquels il prétendait généralement. Elle n'avait rien d'une brune lascive, d'une rousse flamboyante ou d'une blonde sensuelle. Elle était innocente, probablement vierge, insupportable, hautaine, jolie sans être sublime, avec cependant un corps qu'il devenait magnifique sous sa robe de soirée. Non, ce qui l'attirait réellement autant à Granger, il n'aurait su le dire. Un tout, sans doute. Et à présent, elle était à sa portée.

Il voulait la prendre toute la nuit. Doucement d'abord, pour la mettre en confiance. Puis il la ravagerait purement et simplement, dans toutes les positions, spécialement en jouant le rôle de dominant. Cela allait se faire qu'elle le veuille ou non. La question étant, comment la garder. Oh, il aurait pu en faire une prisonnière bien sûr, une esclave sexuelle pour son seul profit, mais où était le jeu ? Il aimait la Granger sauvage, rebelle en elle. L'enchaîner avec du fer ne serait pas drôle, ni satisfaisant. Il voulait qu'elle se donne à lui. Qu'elle le supplie de le garder à ses côtés. Qu'elle lui jure fidélité et obéissance.

Il songea que Granger serait absolument splendide dans une robe noire, son avant-bras gauche marqué à jamais comme le sien d'un serpent et d'un crâne humain. Une fois qu'il l'avait conquise, il la guiderait sur le chemin du Mal. Elle était une sorcière puissante, elle méritait de servir une cause infiniment plus noble que celle de Saint Potter et ses bouffons. Et elle méritait de le servir, lui.

Il poserait le monde aux pieds de sa Sang-de-Bourbe, et il en ferait quelqu'un d'aussi puissant que lui-même l'était. Ils serviraient fidèlement un même Maître, ensemble. Weasley était hors-jeu, Potter hors du tableau, Weaslette en train d'orgasmer entre les mains de son seul vrai ami et frère. D'ailleurs, si celui-ci, avec ses pouvoirs de Veela, parvenait à mener la rousse à leur cause, ce serait beaucoup plus facile de faire plier Granger.

Toutefois, Granger était une personne romantique et aimante. Bonne, et pas seulement pour la vue. Stupidement gentille et tendre. Il fallait lui montrer les défauts des siens, lui susurrer des mensonges, lui faire parvenir ses plus grands peurs dans ses rêves, la manipuler par le corps et l'esprit, glissant son influence sur elle comme un serpent dans l'herbe.

Et cela tombait bien, car Drago était un véritable cobra dans le noble art de la manipulation.

Avec un rictus noir, le bel héritier glissa à travers la sortie du labyrinthe.

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Bon, bon, bon. Nous entrons dans le vif du sujet.

Alors? Surpris que Blaise soit un Veela? Je ne voyais que cette issue pour le Happy End de son histoire avec Ginny...je n'aurais pas été très réaliste en faisant en sorte qu'ils tombent amoureux sans coup de pouce, étant donné que j'ai déjà Dramione à gérer.

Au prochain chapitre, je vous préviens: ça chauffe entre Ginny et Blaise...et entre Drago et Hermione aussi, mais d'une autre manière. Pour eux, le sexe ne sera pas pour tout de suite...cependant, ça viendra, je vous promets.

Autre chose: il risque d'y avoir des allusions au viol et des attouchements non consentis dans les prochains chapitres. Rien de trop choquant, je vous rassure, (juste des mots crus, un peu de toucher de poitrine) mais je préfère prévenir.

Voilà. Reviews s'il vous plaît! (et s'il ne vous plaît pas, reviews tout de même, non mais).

Bien à vous, DIL.