Narcissa glissait à la tête de ses invités, montrant à leurs yeux ébahis la fortune évidente et flagrante des Malefoy. Elle était angoissée, mais rien dans ses mots, ses gestes, ses yeux, ne dénonçaient ce fait. Elle se demandait si elle pouvait ramener les ambassadeurs dans la salle de bal, ou si un carnage se déroulait là-bas. Prônant la prudence, en bonne Malefoy, la splendide maîtresse de maison décida de poursuivre le tour du domicile. Les ambassadeurs n'avaient pas l'air d'en avoir assez...essentiellement parce que Narcissa était ensorcelante, et parce que les trésors de la famille se révélaient grandioses.
Narcissa décida de leur montrer une dernière pièce avant de les ramener à la salle de bal. Elle ouvrit une porte sur la superbe bibliothèque de la demeure, regarda dedans afin de voir si aucune scène de meurtre ne s'y déroulait, et se figea avant de ressortir, sa pâleur encore plus prononcée qu'avant.
-Nous allons donc continuer, déclara-t-elle, sa voix inchangée, en descendant dans les caves du Manoir, où nous pourrons déguster quelques grands crus...
Les visiteurs la suivirent, et Narcissa retint la fureur qui montait dans ses veines. Là, dans la bibliothèque, son endroit préféré, Lucius se trouvait, debout, en proie à de furieux coups de bassins alors qu'il pénétrait une Madame Zabini ruisselante de transpiration et de désir, par derrière et contre la table de travail de Narcissa. Les deux fautifs n'avaient pas entendu l'entrée de celle-ci, trop occupés à leurs grognements d'animaux en rut.
Le cerveau de la Lady tournait à toute vitesse. Dire que la Zabini, cette veuve noire, se disait son amie ! Il fallait que Narcissa se venge.
L'Ordre du Phénix était là ce soir, non ? Elle pourrait facilement mettre la mort de sa rivale sur le dos de ses ennemis. Quand à Lucius...non, elle ne pouvait rien. Elle était toujours aussi amoureuse de son traître de mari qui lui brisait le cœur à chaque instant.
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Lucius, haletant, se libéra enfin avec puissance dans l'intimité de sa maîtresse qui jouit de concert, roulant des yeux et cambrant le dos. Le blond se retira en donnant une claque sur le postérieur rond de la métisse.
-Toujours aussi bonne. Rhabille-toi.
-Oui, Monsieur Malefoy, roucoula-t-elle.
Sans un mot, les amants s'habillèrent et, avec un dernier baiser passionné pour Lucius, Madame Zabini s'éloigna en roulant des hanches sous son regard lubrique. Lucius soupira doucement et s'installa dans un fauteuil pour savourer le silence.
Anna était morte. Ce constat laissait le glacial Malefoy indifférent. Cependant, il faudrait qu'il songe à la remplacer. Granger semblait toute indiquée. Cette inférieure ne susciterait pas la jalousie de Narcissa, ne jetterait pas de scandale sur la société. Il pourrait l'enchaîner quelque part et en profiter à loisir. Rien que cette idée rendit le membre de Lucius dur comme du bois et il saisit son pénis entre ses doigts, le caressant distraitement, songeant à tout ce qu'il pourrait faire endurer à la putain de Potter. Sous Impérium, contre son gré. Oh oui, elle le servirait.
Il éjacula dans un faible gémissement, regardant la semence chaude couler autour de ses doigts en fantasmant sur le cul de la petite.
Se lançant un rapide « Récurvite », le patriarche des Malefoy se nettoya rapidement. Alors qu'il lissait ses vêtements, des applaudissements lents et moqueurs s'élevèrent de derrière une étagère de livres. Lucius redressa vivement la tête et la baguette alors que Bellatrix, sourire moqueur aux lèvres, apparaissait dans son champ de vision.
-Bravo, Lulu, le railla-t-elle. Tu sautes la veuve noire et Cissy débarque ici. Elle doit être folle de rage. À mon sens, dans tes chères amies, il n'y a pas que Parkinson qui mourra ce soir.
-Depuis combien de temps es-tu là ?
-Assez longtemps, répliqua-t-elle.
-Que veux-tu, Bellatrix ?
Elle le regarda longuement, ricanant.
-Enfin nous parlons affaires. Il se trouve que je veux la même chose que toi, Lucius, et tu es sur mon chemin pour l'obtenir.
Le ton était enfantin et joyeux, mais résonna comme mille menaces dans la tête de Lucius.
-Quoi alors ?
-Hermione Granger, la Sang-de-Bourbe, susurra Bellatrix.
-Tu veux baiser Granger ? demanda bêtement le blond.
Le sourire narquois de la brune s'effaça et elle pointa sa baguette sur son beau-frère.
-Fais très attention, Lucius. Très, très attention. Tu sais qui je suis et ce que je peux te faire, n'est-ce pas ? Honte à moi de désirer un jour autre chose que d'être la plus loyale servante du Maître ! Bref. Dans ce but par ailleurs, je veux la petite garce.
-Pourquoi ?
-Ma foi, tu es d'une lenteur, nargua Bellatrix. La ramener au Maître pour qu'il assouvisse sa vengeance sur la gamine, attire Potter à lui, et moi, eh bien, je baignerai dans une inatteignable faveur.
-Tu es déjà en faveur.
-J'ai plus d'ambition que toi, heureusement. Ne touche pas à la Sang-de-Bourbe, Lucius, ou je devrai te tuer. Est-ce clair ?
-Je peux la sauter et te la donner après.
-Non, non, non, sourit Bellatrix. Je ne voudrais pas que tu me trahisses en la donnant au Maître toi-même. Si tu interviens dans mes affaires, Lucius...
Lucius tiqua alors que Bellatrix lui offrit un dernier sourire mauvais et disparut de la pièce.
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L'air sembla se figer autour de Blaise et Ginny après que celle-ci eut dénoncé l'état de son ennemi.
-Oui, Ginny, finit-il par soupirer. Je suis un Veela. Que sais-tu d'eux ?
-Beaucoup, trancha-t-elle sèchement. Fleur, ma belle-sœur, est quart Vélane. Elle m'a tout expliqué sur les Vélanes et leurs cousins les Veela.
-Je vois, marmonna pensivement Blaise.
-Cela n'explique pas ce que tu me fais...
-Vraiment, Ginevra ? N'as-tu jamais entendu parler de compagne ?
-Ce n'est pas vrai, rétorqua-t-elle en se débattant soudain contre ses liens. Je ne peux pas être ta compagne ! J'aime Harry et...
Blaise grogna et abattit soudain ses lèvres sur celles de Ginny qui cessa tout mouvement, sous le choc. Il mordit brutalement sa lèvre inférieure et elle ouvrit la bouche sous le coup de la douleur, le laissant malgré elle y engouffrer sa langue pour entamer un ballet sensuel. Elle se raidit alors que leurs membres buccales se touchaient. Il avait un goût particulier, celui du Champagne, avec des fraises et du chocolat. Sous ce goût exaltant, elle sentit son corps répondre dans un élan de désir qui n'aurait pas été provoqué sans les gênes Veela de Zabini. Elle devait voir la vérité en face. Il était un Veela, et elle était sa compagne.
Les Veela, créatures extrêmement sexuelles, ne vivaient que pour et par leur compagne d'une vie. Si l'un mourrait, l'autre aussi, de chagrin. Si le Veela ne marquait pas sa compagne avant ses vingt-et-un ans, il mourrait de désespoir. Le marquage passait par trois étapes : la morsure aphrodisiaque du Veela dans l'artère de l'autre, l'acceptation verbale, et l'acte sexuel. À sa grande honte, Ginny oublia Harry, oublia la guerre et les camps, et se laissa envahir par un élan spontané de nécessité pure. Elle arqua son bassin contre celui de Blaise, se frottant contre son érection. Blaise grogna doucement et se pressa encore plus contre elle.
-Ma compagne, clama-t-il d'une voix basse et désireuse. Mienne. À moi.
Ginny gémit simplement et le métis releva la tête, de petites canines pointues visibles ayant poussé sous l'envie, prêtes à mordre la rousse. Rousse qui, par ailleurs, retrouva complètement ses esprits sous le coup de la séparation et lui envoya un coup de pied bien placé entre les jambes. Blaise rugit de douleur et s'abattit sur elle, la plaquant contre le matelas avec une force inhumaine.
-Tu m'appartiens, siffla-t-il entre des dents serrées. À moi ! Ma femme ! Ma compagne!
Ginny avait réellement peur maintenant du Veela qui, visiblement, prenait le dessus sur le caractère du métis. Il déchira d'une main puissante sa robe et posa deux poignes puissantes sur ses seins, la faisant hurlant de douleur. Elle se mit à pleurer en silence. Il pinça ses tétons, pétrit sa poitrine opulente, mordit un sein, y laissant une coulée de sang, et pressa son sexe contre le sien en retroussant sa robe, serrant ses cuisses à y laisser des bleus. Il griffa sa culotte, cherchant à passer hâtivement cette barrière. Il allait clairement la violer si elle ne faisait rien.
-Calme-toi, Zab...Blaise, tenta-t-elle d'une voix aussi apaisante que possible vu sa terreur. Calme-toi. Je suis là. C'est moi.
Blaise hésita, le Veela méfiant.
-Je ne te veux pas de mal, ronronna Ginny. Mais tu m'as fait peur, tu comprends ?
-Je...t'ai fait peur ?
Blaise semblait soudain au bord des larmes, et la rouquine se souvint que les Veela, s'ils blessaient leur compagne, se laissaient aussi mourir, incapables de leur causer de peine. Cinq minutes auparavant, elle n'aurait pas hésité et aurait hurlé que oui, le laissant dépérir de chagrin, mais c'était avant ce baiser. Le Veela n'était pas le seul dans le couple à être incapable de regarder une autre. À présent qu'elle l'avait goûté, elle était incapable de lui faire du mal à son tour.
-Non, mais tu as failli, dit-elle donc. Il ne faut plus faire cela. Tu comprends ?
-Ma compagne, répéta Blaise doucement en revenant totalement à lui. Ma Ginny. Ma belle et douce Ginny.
-C'est toi Blaise, ou ton Veela interne qui parle ?
-C'est moi, assura-t-il en la relâchant doucement.
-Je...ne peux pas me laisser marquer, Blaise. Désolée.
-Pourquoi ?
Il semblait désespéré et elle refoula les accélérations cardiaques qui lui ordonnaient de l'embrasser et de lui offrir accès à son cou.
-Il y a la guerre. Nos deux camps. Je ne me battrai pas pour Voldemort.
-Alors, je me battrai dans ton camp, dit simplement Blaise.
Ginny le regarda, suspicieuse, et il haussa les épaules.
-Protéger ma compagne est ma raison de vivre.
-Oui. Bon. Mais il y a Harry...
Un grognement menaçant quitta la gorge de Blaise, alors que son Veela entendait le nom de son rival.
Ginny soupira. Ils n'étaient pas au bout de la nuit.
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Narcissa regarda Madame Zabini revenir dans la salle de bal, parfaitement coiffée et maquillée. Elle refoula momentanément sa haine. Quelle pétasse, franchement. Arborant un grand sourire hypocrite, parfaitement trompeur, la sublime blonde se dirigea d'un pas aérien vers la métisse.
-Ma chérie, s'exclama-t-elle, je te cherchais.
-Oh, j'étais simplement allée me promener dans le Manoir, répondit l'autre. Lucius a eu la grande bonté de me laisser contempler la bibliothèque.
Refrénant l'élan qui lui ordonnait d'étrangler l'autre pute à mains nues, Narcissa sourit et battit les cils.
-Bien. Me suivras-tu dans le jardin ? J'ai quelque chose à te montrer.
-Mais certainement.
Narcissa engagea la discussion alors qu'elle menait sa rivale dehors, lui faisant longer les murs jusqu'à la serre tropicale.
La belle Lady Malefoy en revint seule, arborant un sourire satisfait et rangeant sa baguette dans les plis de sa robe.
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Dès qu'ils eurent passé le portail ensorcelé, Drago et Hermione atterrirent dans la chambre du premier au sein du Manoir. Le sortilège sur la brune se leva, et elle vacilla avant de tomber à genoux. Sans bouger un muscle du visage, Drago lui ligota les mains et les pieds d'un informulé, et elle ne put se relever. Elle se contenta de lui jeter un regard de haine.
Pas dérangé du tout, le beau blond se mit à décrire des cercles autour de sa captive dans une lente torture. C'était une danse serpentine, ondulante et caressante, et seul le bruit de ses pas et la respiration de plus en plus saccadée de Hermione résonnaient dans la pièce. Quand il estima avoir suffisamment faite languir sa future maîtresse, il rapprocha ses pas et vint s'arrêter derrière elle. Elle frémit, et sursauta quand il saisit une de ses boucles soignées entre ses doigts pour jouer avec.
-Granger.
Sa voix était douce, presque tendre, mais on sentait parfaitement bien la menace derrière le ton.
-Te voilà enfin à mes pieds. Là où est ta place.
Elle frissonna encore et tenta d'avancer brusquement la tête pour dégager ses cheveux des doigts de son agresseur. Ce qui ne perturba pas le jeune homme. Il se contenta de glisser sa main dans la chevelure de Hermione, l'enroulant autour de ses doigts, avant de lui tirer la tête en arrière pour que le derrière de son crâne vienne reposer contre son bassin à lui, à quelques centimètres de son imposante entrejambe.
Il tourna la tête de sa victime sur le côté, afin de pouvoir contempler à loisir la ligne de son front, la courbe de son petit nez adorable et ses lèvres. Elle avait les yeux mi-ouverts, regardant droit devant elle entre ses longs cils sombres, à défaut de pouvoir le regarder lui. Il était dans une position d'absolue dominance. Elle ne lâcha pas un bruit, mais il la vit se mordre la lèvre sous le coup de la douleur pour s'empêcher de crier.
Drago, évidemment, n'apprécia pas du tout cette initiative. Il voulait qu'elle pleure, qu'elle se débatte, qu'elle demande grâce, puis qu'elle gémisse, qu'elle crie son nom, qu'elle atteigne le ciel avec lui. Le blond serpenta encore plus ses doigts dans la chevelure spécialement soignée pour le bal, l'agrippant fermement et tirant encore plus. Elle lâcha un petit cri qu'elle étouffa rapidement et Drago fut parcouru d'un intense frisson de plaisir sadique. Voilà comment il voulait l'entendre gémir quand il la baiserait. Granger avait cette manie terriblement sexy : qu'elle soit dans la douleur ou le plaisir, ses gémissements étaient excitants.
Il décida de la provoquer.
-Pourquoi cries-tu ainsi, Granger ? T'ai-je fait mal ?
Elle ne répondit pas, se contentant de froncer les sourcils de désapprobation. Il eut un rictus et glissa les doigts de son autre main dans le cou de sa prisonnière, parcourant sa clavicule avec un doux mouvement de ses ongles traînant contre la peau de la jeune fille. Il entendit nettement sa respiration s'accélérer : pas sous l'excitation mais sous la peur, il le savait. Elle avait senti l'aura sexuelle autour d'eux.
Ce constat éveilla sa virilité déjà durcie, et sa verge commença à être à l'étroit dans son pantalon. Il ne pourrait continuer encore longtemps ce petit jeu. Soit il devait s'éloigner, soit la prendre tout de suite, ce qui n'était pas dans ses intentions. Ah, il n'y avait vraiment que Granger pour lui faire perdre la tête ainsi.
-J'ai attendu longtemps de pouvoir me retrouver seul avec toi, Granger, déclara-t-il d'une voix faussement pensive. Très, très longtemps.
Comme il l'escomptait, elle fut piquée dans sa curiosité.
-Pourquoi ?
Sa voix ne fut qu'un murmure, et Drago détesta la chair de poule qui couvrit ses bras.
-Parce que je peux disposer de toi comme je veux, susurra-t-il.
La main dans les cheveux de Hermione desserra lentement sa prise et il commença à lui masser le crâne doucement.
-J'ai beaucoup de choses à discuter avec toi, vois-tu, murmura-t-il d'une voix séduisante.
-Tue-moi, cracha-t-elle avec hargne.
-Tout doux, ma tigresse, répondit-il en resserrant la main dans sa chevelure pour la tirer de nouveau vers lui. Je ne vais pas te tuer...du moins, pas encore.
Il la lâcha soudain, son désir devenant bien trop fort, et la contourna pour la regarder de haut. Sans se laisser démonter, elle fixa un regard noir contre ses yeux glaciaux. Bronze contre argent.
-La soirée ne fait que commencer, Granger.
