Merry Christmas !

Le père Noël est passé, il a été plutôt généreux ! ^^

Donc j'ai décidé de poster pour Noël aussi ^^ (et je ne promets rien, mais j'ai l'intention de poster encore pour Nouvel an :) )

J'espère que vous avez passé un bon réveillon !

Bonne Lecture

.

.

°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo

.

.

La porte s'ouvrit brusquement et Hermione sursauta. Le rouquin qui semblait la détester entra dans sa chambre de fortune, l'attrapa par le bras et la releva brutalement. Il l'emmena dans la pièce qu'elle avait quitté quelques temps plus tôt et la fit asseoir de force sur une chaise. Ils étaient en plus petit commité que plus tôt, il n'y avait plus que l'homme à l'oeil fou et sept autres personnes en comptant le rouquin.

-Très bien, fit le roux en s'asseyant en face d'elle. Montre-nous ton bras.

Hermione sentit une nouvelle vague de panique l'envahir. Elle avait parfaitement compris de quel bras l'autre lui parlait.

Qu'allait-elle faire ? Sur son bras, il y avait son identité, si elle leur montrait, ils allaient pouvoir lire dans sa chaire qu'elle était de sang impur. Et ils la tueraient...

-Je ne vois pas... Tenta-t-elle de se défendre.

-Fais-le, coupa le roux avec colère.

Mais elle ne bougea pas, pétrifiée.

Las de ce petit jeu, le garçon se leva et rejoignit la fille en une enjambée. Il lui saisit le bras et entreprit de défaire les bandages. Hermione se débattit avec hargne et, finalement, parvint à se défaire de la poigne de fer que le garçon exerçait sur elle. Elle envoya un coup de pieds dans le tibia du rouquin et s'éloigna de lui en un bond.

Mais elle avait oublié qu'elle se trouvait piégée, entourée de sept autres personnes, aussi fut-elle vite rattrapée. Elle essaya de se défendre en balançant ses mains et ses pieds dans l'air, faisant reculer ses adversaires. Bientôt, Hermione se retrouva dans un coin de la pièce. Elle avait attrapé une chaise dont elle se servait comme bouclier et qui se dressait entre elle et ses attaquants.

-Ne me touchez pas, supplia-t-elle au bord des larmes.

Hermione avait la sensation que si elle n'arrivait pas à s'éclipser cette fois-ci, elle était perdue. Elle allait mourir, c'était certain... Elle aurait dû suivre Dean ce soir là, dans la maison. Et fuir. Ne pas revenir en arrière, où tout n'était qu'une question de hasard... Il suffisait d'être au mauvais endroit au mauvais moment pour trouver la mort...

Elle s'attendait à recevoir un sortilège, ou à ce que le rouquin revienne à la charge et l'attaque, mais au lieu de cela, la figure rassurante de la dame rousse se fraya un passage entre les autres sorciers. Elle s'approcha doucement de Hermione et lui offrit un sourire étrangement rassurant. Hermione avait du mal à croire qu'une femme comme elle travaille pour le ministère et puisse vouloir le mal de gens innocents comme elle...

-Je t'en prie, assieds-toi, mon enfant, fit la femme d'une voix matrenelle.

Inconsciemment, Hermione baissa sa garde. Elle hésita quelques secondes, mais décida d'obéir... Elle n'avait pas de baguette et pas d'allié ici... Elle n'avait aucune chance de s'en sortir en utilisant la force. Hermione se laissa approcher par la femme, qui posa une main douce sur son poignet.

-Laisse-moi voir ton bras, fit la femme.

Hermione ne savait pas si elle avait raison, mais elle décida de placer sa vie entre les mains de cette femme. Elle espérait de tout son coeur que cette femme se rangerait de son côté... Peut-être ferait-elle une exception d'elle ? Peut-être aurait-elle pitié et l'aiderait-elle à prendre la fuite ?

La brunette confia son bras à la femme et attendit.

La dame déroula lentement les bandages, comme si elle craignait de blesser Hermione. Ou redoutait-elle plutôt de voir ce qui se trouvait sous le tissus? Après plusieurs secondes d'un silence de plomb, la femme laissa tomber les bandages au sol.

Hermione l'observa tandis que son visage se décomposer. Quoiqu'elle se soit attendue à trouver, cette femme n'avait pas pensé à quelque chose d'aussi affreux, c'était certain... La femme quitta un instant le bras de Hermione des yeux pour regarder la jeune fille avec horreur. Et pitié. Hermione repris sa respiration, réalisant qu'elle l'avait retenue tout au long du défilé du bandage...

La femme se tourna vers les sept autres qui attendaient en silence, incapables de voir ce qu'elle voyait et ce qui semblait tant la choquer.

Le rouquin s'approcha, porté par la curiosité. Lorsque son regard tomba sur la cicatrice, il dû réprimer un haut-le-coeur. Il n'avait jamais rien vu d'aussi cruel.

Dans la chair d'un rose foncé et sanglant était inscrit le mot "Sang-de-Bourbe".

La plaie n'avait pas guérit, comme si elle venait juste d'être faite, et une larme de sang s'échappa du "B" majuscule, comme si l'arme qui avait fait ça venait de trancher à nouveau la chair.

Il lança un regard mortifié à la fille qui portait cette terrible cicatrice et un sentiment d'infinie culpabilité l'envahit. Quelle peur avaient-ils du faire à cette pauvre fille ! Ils avaient dû l'effrayer.

Il songea que s'ils n'avaient pas su qui elle était, elle avait très bien pu ne pas savoir, elle non plus, et qu'elle avait peut-être pensé qu'ils étaient du ministère... Tout devenait logique en y songeant !

-Qui a fait ça ? Demanda-t-il d'une voix rauque d'émotion.

La fille ne répondit pas.

Il se rendit compte alors qu'elle ne savait toujours pas qui ils étaient ni ce qu'ils lui voulaient. Elle restait là, immobile et soumise, attendant qu'il décide ce qu'il allait faire d'elle. Pourtant, Ron était conscient d'avoir totalement changé d'attitude envers elle, mais peut-être que cela ne suffisait pas à la rassurer...

-Tu peux parler sans crainte, fit-il en se baissant pour être à son niveau. On ne te veut aucun mal.

Mais elle restait méfiante et Ron pouvait comprendre pourquoi...

-Nous pensions que tu étais au service de Voldemort, avoua-t-il. Je pensais... Que nous trouverions la Marque des Ténèbres sur son bras...

La fille le jugea pendant un instant, elle devait être en train d'essayer de savoir s'il était sincère ou non. Finalement, après des secondes qui semblèrent une éternité, la fille sembla se détendre d'un seul coup et fondit en larmes. Aussitôt, Molly fut à se côtés, essayant de la réconforter et de sécher ses larmes, mais la fille les sécha elle-même en essayant de sourire. Ce sourire ressemblait plus à une grimace crispée qu'à un sourire, mais Ron lui rendit un sourire rassurant.

-Je suis tellement... Tellement soulagée, soupira la brunette.

-Je comprends.

-Je pensais que vous étiez du ministère, je croyais que j'allais mourir...

Ils respectèrent tous le silence qu'elle laissa s'installer. Ron s'en voulait terriblement d'avoir accusé une si jeune fille d'une chose si affreuse et surtout, il ne pouvait pas se pardonner d'avoir autant effrayé la jeune femme.

-Je suis désolée, s'excusa la fille après une longue minute de silence, je n'aurais pas dû pleurer ainsi.

-Non non !S'exclamèrent les autres d'une seule voix. Tout va bien.

Ron ne la quittait pas des yeux. Il ne pouvait pas s'empêcher de repenser à tous les événements qui s'étaient déroulés depuis la destruction de la maison... Et une question le mordait...

-Où sont passés les nés-moldus du hangar ? Demanda-t-il avec curiosité.

La fille haussa les épaules.

-J'ai matérialisé une barque, ils ont navigué sur quelques mètres, jusqu'à l'autre rive et son passés du côté moldu en deux minutes seulement.

Ron était impressionné, il n'y avait jamais vraiment pensé, parce que les sorciers préféraient la voie des airs à celle des mers. Et personne ne savait vraiment si la Tamise était surveillée...

A son tour, la fille posa un regard interrogatif sur Ron.

-Qui pensiez-vous que je pouvais être ? Demanda-t-elle d'une voix pleine de curiosité.

-Euh...

Ron se sentit terriblement gêné en plus d'être coupable...

-Eh bien, c'est idiot... Mais on... J'ai pensé que tu étais... Bellatrix Lestrange.

La fille resta silencieuse, son visage se ferma et elle baissa les yeux.

-Je suis désolé, ajouta aussitôt Ron. C'est juste que... Je ne savais pas... Je sais, c'est affreux ! Et ridicule, personne ne sait si cette sorcière existe seulement !

-Elle existe, coupa la brunette.

Elle et Ron échangèrent un regard intense. Elle n'émettait aucun doute là-dessus. Il s'agissait d'une affirmation et Ron compris aussitôt que cette fille avait eut affaire à Bellatrix Lestrange en personne. Son regard tomba sur la cicatrice qui était gravée dans le bras de la brunette. Il n'y avait aucune chance pour que la cicatrice ait été faite dans les dernières vingt-quatre heures, pourtant il semblait qu'elle venait juste d'être tracée... Il devait alors s'agir d'une forme de magie noire extrêmement puissante. Une forme de magie noire qui empêchait la plaie de se refermer...

-Depuis quand tu as ça ? Demanda le rouquin en désignant la cicatrice.

La jeune femme posa une main sur le mot terrible qui était inscrit à tout jamais dans sa chair, comme pour le cacher, par honte.

-Ca va faire quelques années, déjà...

Ron accueillit la révélation dans le silence. Il n'était pas très surpris, mais cela confirmait ses pensées.

-Combien de temps ? Insista Harry en s'approchant à son tour.

La brunette se retrouva entourée de Ron et Harry, et elle posa tour à tour un regard sur l'un, puis sur l'autre. Elle fronça les sourcils, intriguée, mais oublia vite ce qui semblait la troubler car il fallait qu'elle réponde. Ron attendit en silence, lançant un regard vers Harry, puis vers la fille. Soudain, quelque chose le frappa...

C'était leur position à tous les trois, ils formaient un cercle minuscule, avec très peu d'espace entre eux, comme lorsqu'on fait des confidences. Ron avait déjà vécu cette scène, des années plus tôt.

C'était au moment du départ de Hermione. Ron avait supplié la fillette de rester avec lui et Harry, car sa famille arriverait très vite et leur viendrait en aide. Mais Hermione avait refusé, car elle avait elle-même des parents qu'elle devait prévenir et protéger.

C'était la dernière conversation que Ronald Weasley et Hermione Granger avaient eut.

Ron fut tiré de ses pensées par la réponse de la fille.

-J'avais treize ans, déclara-t-elle.

Ron se leva d'un bond.

Cette fille, qui ressemblait tant à Hermione, qui était née-moldue, qui avait été arrêtée et placée entre les griffes de Bellatrix Lestrange à treize ans... Qui devait avoir le même âge que Harry ou lui-même...

Cette fille ! Se pouvait-il qu'elle soit...

-Hermione ? Articula-t-il avec incrédulité.

La fille l'observa un instant sans comprendre. Harry sembla se figer, choqué. Mais Hermione commençait à comprendre, elle se leva à son tour.

-R...Ron ?

Il se retourna et elle pu lire une profonde détresse dans son regard. Le garçon s'approcha à grands pas, comme il s'était éloigné en faisant les cents pas, sans même s'en rendre compte. Puis il l'enlaça. Il l'enlaça avec toute la tendresse qu'il lui portait et Hermione sentit une douce chaleur se répandre dans son corps.

Avait-elle vraiment retrouvé son ami d'enfance ? Elle osait à peine y croire.

Elle huma le parfum de Ron avec bonheur. Un sentiment qu'elle ne connaissait plus depuis des longues années.

Elle était parfaitement à sa place dans les bras du rouquin, en sécurité.

.

.

°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo°oOo

.

.

Une petite review ? :)