Bonjour et Bonne Année !
Je poste le chapitre que je voulais poster hier soir... ^^ En espérant qu'il vous plaise.
Maintenant que nous trois compères sont réunis, les choses sérieuses vont commencer :) Je tiens juste à vous faire part de l'évolution de cette histoire qui en est déjà au chapitre 20 ! (je pense qu'on ira à peu près jusqu'au chapitre 22 ou 23).
Si vous pouviez me donner vos avis avec une petite review, j'en serais plus que ravie !
Bonne lecture !
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Hermione était assise sur le lit qu'on lui avait attribué. Assise en tailleur, immobile et silencieuse, elle attendait. Elle ne savait plus si on l'avait autorisée à sortir de sa chambre, ou si quelqu'un viendrait la chercher... Et puis elle n'avait pas trop envie de sortir et de croiser toutes ces personnes qui l'avaient prise pour Bellatrix Lestrange... Elle revoyait encore leurs regards effrayés posés sur elle, comme si elle constituait une menace pour eux, même à demi-consciente et attachée à une chaise, sans baguette...
Et elle ne savait pas comment elle devait se comporter. Elle avait des amis ici, des amis qui, elle le devinait aisément, l'avaient pensée morte depuis des années. Elle aurait dû se sentir à l'aise auprès de Ron et de Harry, ils avaient été ses amis les plus proches pendant deux ans et Ron avait fait en sorte que sa famille garde un oeil sur elle pendant sa cavale... Mais le garçon avait eut lui-même de gros problèmes à la même époque avec les mangemorts, et toute sa famille avait souffert de la perte d'un membre essentiel de la famille... C'était Ginny qui le lui avait avoué après que Ron se soit enfuit de la cuisine, après leurs retrouvailles...
Ron...
Hermione pouvait encore voir très clairement dans son esprit, comme si l'image était si fraîche qu'elle ne disparaîtrait jamais, le choc de Ron lorsqu'il avait découvert qui se trouvait devant lui... Le rouquin avait pris la fuite quelques minutes plus tard, sans un mot de plus. Hermione songeait qu'il était trop ému pour rester auprès d'elle. Ou était-il trop choqué ? Et il n'arrivait pas à y croire ?
Et elle, qu'avait-elle ressenti à cet instant là ? Bien sûr, elle avait été terriblement soulagée de ne pas être détenue par des ennemis, elle avait cru qu'elle mourrait dès qu'ils sauraient son identité... Comment ne pas être soulagé après une telle peur ?
Mais il y avait forcément autre chose. Quelque chose auquel elle n'avait pas pensé sur le moment, mais qui refaisait surface maintenant qu'elle y repensait... Un bonheur intense. Une chaleur agréable qui s'était diffusée dans son corps lorsqu'il l'avait prise dans ses bras. Le sentiment d'être parfaitement à sa place.
Finalement, elle avait fait le bon choix lorsqu'elle n'avait pas suivi Dean...
La brunette fut interrompue dans ses pensées par le bruit timide de sa porte qui grinçait tandis qu'on l'ouvrait. Hermione leva la tête pour découvrir le visage fatigué de Ronald Weasley. Il avait les traits tirés et le teint un peu pâle. Il s'approcha de Hermione d'un pas discret et s'assis au bord du lit de la jeune femme. Tout en gardant le silence, le rouquin plongea son regard dans les yeux noisettes de celle qui avait été sa meilleure amie sept ans plus tôt et que, depuis, il avait crue morte.
Hermione ne pouvait pas détacher son regard du corps du graçon. C'était étrange de le revoir après tant d'années... Il avait énormément changé et elle n'aurait jamais imaginé qu'il se transforme de cette façon.
Ron, le petit Ron de douze ans, avait beaucoup grandit. Il faisait maintenant au moins une tête et demie de plus qu'elle, et il était devenu imposant. Ses épaules carrées et son corps sculpté faisaient de lui un très bel homme et impressionnant. En plus de son corps de guerrier, le visage de Ron avait égalemment changé : il avait la mâchoire plus carrée et une expression plus dure, ses yeux d'un bleu glacial faisaient presque peur, du moins ils avaient effrayé Hermione la première fois qu'elle les avait croisés.
La seule chose qui n'avait pas changé, si on oubliait le roux flamboyant de ses cheveux, c'était la présence de petites tâches de rousseurs parsemant son visage à la peau laiteuse. Seul ce détail pouvait rappeler l'enfant qu'il avait été autrefois.
Hermione soupira, ce silence commençait à peser, et elle avait tellement envie de parler à Ron... Elle savait que les choses étaient bien différentes de ce qu'elle avaient été lorsqu'ils n'avaient que onze ou douze ans, mais au fond d'elle-même Hermione espérait qu'ils pourraient redevenir les amis qu'ils avaient été.
-Je suis bien contente de vous avoir rencontré, Harry et toi, avoua la brunette.
Ron ne répondit pas, mais son regard s'assombri, faisant regretter ses paroles à Hermione. Se pouvait-il que Ron, lui, soit plutôt mécontent de l'avoir retrouvée ?
-Enfin, je veux dire... C'était inattendu, mais c'était une bonne surpri...
-Contrairement à ce que tu penses, la coupa Ron d'une voix nerveuse, je suis content aussi que tu sois en vie. J'ai toujours espéré que tu n'étais pas morte, et que tu sois avec nous.
Hermione resta silencieuse, le regard braqué sur Ron. Le garçon avait baissé la tête, visiblement gêné par ses propres révélations.
Respectant son silence, Hermione attendit patiemment. Elle ne voulait pas mettre Ron plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà. Le rouquin se gratta nerveusement le haut du crâne, puis posa à nouveau son regard sur la silhouette frêle de la brunette. Et son regard tomba sur le bras de Hermione, qu'elle avait recouvert de bandages après le fameux interrogatoire.
-Comprends-moi bien, repris le jeune homme en fixant toujours les bandages, je suis à la fois soulagé de te savoir en vie, mais j'aimerais mieux te savoir loin de l'Angleterre, en sécurité, et pas enfermée dans un bâtiment en plein milieu d'un monde qui veut avant tout la mort des personnes comme toi.
-Je suis plus en sécurité ici que je ne l'ai été pendant des années, Ron ! S'exclama Hermione.
-C'est faux, répliqua le garçon. Ici, des gens disparaissent tous les jours... Bientôt, Fol Oeil va te demander de participer à... ce qu'il appelle l'effort de Guerre... Et toi aussi, tu vas participer aux missions.
-Ron, je sais parfaitement me débrouiller, les missions j'en suis capable, répondit Hermione avec plus de douceur.
Elle posa une main qu'elle voulait réconfortante sur l'épaule de Ron. Le regard du jeune homme quitta enfin les bandages de la brunette, pour se poser sur son visage. Il secoua la tête et attrapa le visage de Hermione entre ses deux mains pour l'obliger à le regarder dans les yeux.
-Hermione, tu ne comprends pas ! S'écria Ron, de plus en plus nerveux. Les mangemorts sont de plus en plus forts ! Nos missions sont de plus en plus dangereuses et de plus en plus de membres de l'Ordre meurent ! Nous sommes sur la pente déscendante, les mangemorts ont gagné. L'Ordre se battra jusqu'au bout, mais tout espoir de victoire est perdu...
Hermione resta bouche bée. Elle n'arrivait pas à croire les paroles de son ami. Et surtout, elle prenait enfin la mesure de ce que disait Ron : il la suppliait de quitter le monde magique. Elle voulut se défaire de l'étreinte de Ron, mais le garçon tenait bon et voulait s'assurer qu'il avait été compris. Son regard était perçant, il ne la quittait pas des yeux et son visage gardait un air grave.
-Hermione, je t'en prie... Fit-il d'une voix suppliante.
Hermione se sentit fondre : elle n'aimait pas du tout entendre tant de faiblesse dans la voix de Ron. Et ses larges mains, qui retenaient son visage avec une fermeté plus tendre qu'elle n'aurait osé l'imaginer, diffusaient une chaleur agréable dans tout le corps de la jeune femme.
-Je ne... Je n'arrive pas à croire ce que tu dis, balbutia la brunette. L'Ordre ne poussera pas ses membres à la mort ! Maugrey, McGonagal et les autres, ils vont forcément vous aider à fuir lorsque les choses seront sans espoir...
-Mais c'est déjà sans espoir ! Hurla Ron.
-Je ne te... Je ne te crois pas. Ca fait des années que je me bats, j'aurais pu quitter Londres des dizaines de fois ! Pourtant je suis restée, je me bats toujours et je sais qu'un jour, les mangemorts perdront cette guerre. J'en suis persuadée, articula la brunette.
Ron soupira. Il ferma douloureusement les yeux et relâcha la jeune femme. Il se leva et Hermione fut incapable de dire un mot de plus pour le retenir. Ron quitta la chambre en claquant la porte et le silence s'imposa à nouveau à Hermione. Qu'aurait-elle du dire au rouquin ? Qu'aurait-elle du faire ? Elle ne pouvait pas simplement quitter le pays, comme une lâche, tandis que ses amis se battaient pour une noble cause. Elle ne pouvait pas fuir alors que des centaines d'autres sorciers avaient besoin de son aide.
Et si ce que Ron disait était vrai, elle ne pouvait pas laisser des gens aussi bons que ceux qui se battaient pour l'Ordre du Phénix, mourir dans la défaite... Elle ne pouvait pas laisser Ron affronter sa mort et celle de sa famille.
A nouveau, Hermione fut interrompu dans ses pensées et sa sollitude. Cette fois-ci, c'était Harry qui entrait dans sa chambre, l'air aussi gêné que Ron. Hermione lui offrit un pâle sourire, s'attendant à entendre les mêmes paroles que quelques minutes plus tôt. Mais Harry se contenta de la prendre dans ses bras.
-Hermione, j'avais perdu tout espoir de te retrouver un jour, avoua le brun.
Hermione, émue, lui rendit son étreinte sans répondre. Elle avait conscience du choc que son retour avait produit chez ses amis. Quand Harry se détacha d'elle, il lui offrit son plus beau sourire.
-Tu vas rester avec nous ? Demanda-t-il.
Hermione haussa les épaules. Elle n'avait pas envie de dire non, mais après la conversation qu'elle avait eut avec Ron, elle ne savait plus où était sa place. Si elle ne restait pas avec l'Ordre, elle retrouverait sa vie d'avant, de passeuse et de faussaire... Mais elle ne quitterait Londres pour rien au monde !
-J'ai croisé Ron, repris Harry avec plus de gêne. Il avait l'air plutôt en colère... Je suppose qu'il voulait que tu parte pour le monde Moldu ?
-Il a dit des choses... Souffla Hermione en reprenant sa place sur le lit. C'était effrayant.
Harry hocha la tête et pris place à côté de la jeune femme, comme l'avait fait Ron quelques instants plus tôt.
-Rien n'est fait... Certains gardent espoir, ils disent que nos chances sont toujours là, qu'il faut attendre le bon moment et attaquer une bonne fois pour toutes... D'autres pensent comme Ron...
Hermione soupira. Elle ne savait rien de l'état des choses, elle avait vécu dans l'ombre pendant des années, incapable de s'informer de l'avancée de la guerre, sauf lorsqu'elle rencontrait Aberforth... Elle planta son regard dans celui de son ami.
-Et toi ? Tu en penses quoi ?
Harry sembla réfléchir quelques secondes, mais son regard était devenu plus grave qu'auparavant.
-Moi c'est différent, avoua-t-il. Je sais des choses que peu de gens savent.
-Peu de gens ? Répéta Hermione.
-Presque personne, en fait, repris Harry. Albus Dumbledore le savait, et maintenant il n'y a plus que Ron et moi. J'ai dû cacher des choses à l'Ordre...
-Mais... Mais, pourquoi ?! S'exclama Hermione. Et de quoi parles-tu au juste ?
Harry s'empara des mains de la jeune femme. Il soupira à nouveau et se concentra.
-Hermione, l'Ordre nous facilite les choses pour agir : nous avons des baguettes régulièrement réparées, des amis pour nous accompagner dans nos missions et un endroit où vivre le reste du temps. Ron et moi, on travaille seuls en général, mais ces derniers temps les missions de l'Ordre se sont multipliées... Fol oeil a décrété l'état d'urgence, il veut que nous remplissions nos tâches au plus vite car il craint que les mangemorts rendent la frontière infranchissable dans peu de temps. Ron est obligé de participer à ces missions, il fait partie de l'Ordre, comme tout le monde, et il ne peut pas se contenter de m'accompagner le peu de fois où j'ai l'autorisation de participer à une mission...
-Je ne comprends rien...
-Il y a des missions que Ron et moi effectuons sans le consentement de l'Ordre, parce qu'elles seraient considérées comme trop dangereuses par Fol Oeil ou Remus... Je voudrais que tu fasses partie de la confidence, parce que j'ai confiance en toi et parce que Ron m'a raconté de quoi tu avais été capable. Mais pour cela, il faut que tu fasses partie de l'Ordre.
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