Attention! Chapitre sombre avec attouchements non consentis.
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Drago laissa Daphné dans la chambre et retourna, baguette aux aguets, dans la salle de bal. Il scanna la pièce immense du regard et finit par trouver sa mère près du buffet, en pleine conversation avec Bellatrix. Masquant un sourire de contentement, il s'approcha. Lucius n'allait pas comprendre ce qu'il lui arrivait.
-Mère. Ma tante.
Les deux femmes se retournèrent et regardèrent Drago. Bellatrix lui offrit un sourire, révélant des dents brunâtres. Elle était si fière de ce que son neveu était devenu. Les yeux de Narcissa s'illuminèrent comme à chaque fois qu'elle voyait son fils. Un observateur extérieur cependant n'aurait rien remarqué de changé, mais pour Drago, cette étincelle dans les yeux de sa mère chérie brillait comme mille feux.
-Drago, susurra Bellatrix. Profites-tu bien de la fête ? Et des...invités ?
-Oui, ma tante. La fête est à la hauteur de ce que doit présenter tout véritable sorcier qui se respecte, surtout un Malefoy. Quand aux invités, je ne vous cache pas qu'ils sont...fort divertissants.
Bellatrix porta une coupe de Champagne à ses lèvres carmin et but une gorgée sans quitter le jeune homme des yeux.
-C'est bien, Drago, dit-elle simplement.
-Et vous ma tante, mère ?
-Cela pourrait être mieux que d'avoir de la vermine dans ses locaux, frissonna Narcissa.
-Oui, acquiesça Drago. Je vous comprends. Cependant, ajouta-t-il en baissant la voix, forçant les deux femmes à se pencher légèrement vers lui pour bénéficier de la confidence. J'ai le grand plaisir et honneur de vous annoncer que le Trio d'Or n'est plus.
Bellatrix semblait sur le point d'avoir un orgasme à cette nouvelle. Elle appuya un ongle tranchant dans la poitrine de son neveu :
-Explique-toi !
-Ronald Weasley est mort dans le labyrinthe, dévoré par la plante carnivore, ricana Drago. Et le Maître saura, je n'en doute pas, s'occuper de Potter.
Un grand sourire fendit la bouche de Bellatrix, et même Narcissa haussa les sourcils.
-Le cadet Weasley est mort, nota-t-elle. Intéressant. Très intéressant. Et la Sang-de-Bourbe Granger, alors ?
C'était exactement la réaction que Drago attendait. C'était le moment de mettre son plan en action.
-Oh, je l'ai capturée, en effet, répondit-il en fronçant les sourcils pour montrer son énervement, hélas père a décidé de me l'enlever pour la torturer lui-même.
La bombe était lâchée. Drago cacha aisément son sourire devant la réaction générée par les deux femmes. Les yeux de Bellatrix se révulsèrent et elle plissa les lèvres, clairement furieuse, alors qu'une veine battait à sa tempe. Narcissa masqua un haut-le-coeur et siffla :
-Où sont-ils ?
-Dans la chambre de père, j'imagine. Je viens avec vous, j'aimerais récupérer la Sang-de-Bourbe.
Bellatrix ouvrit le chemin comme si elle était la maîtresse des lieux, faisant claquer ses hauts talons contre le sol, suivie immédiatement par Narcissa puis Drago.
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Lucius avait emmenée une Hermione qui tentait de se débattre en vain dans un dédale de couloirs, puis l'avait faite entrer dans une chambre encore plus grande et luxueuse que la précédente. Il la jeta sur le lit, verrouilla aussitôt la porte d'une bonne dizaine de sorts, puis se retourna vers sa captive avec un sourire torve. D'un informulé, il lui attacha solidement les chevilles et les poignets au lit, la forçant à écarter bras et jambes sans pouvoir bouger.
Lucius s'approcha d'un pas félin, laissant choir sa robe de soirée sombre au sol pour révéler un costume de bal noir et argent, qui lui allait comme une seconde peau. Il fit tournoyer sa baguette entre ses doigts, sans se départir de son sourire de névrosé, et d'une main testa l'une des cordes qui maintenaient Hermione clouée au lit.
-Toi et moi allons un peu nous amuser, Sang-de-Bourbe, siffla-t-il. Qu'en penses-tu ?
-Laissez-moi partir, espèce de malade ! Sinon...
-Sinon quoi, Granger ? Je vois que tes sales moldus de parents ne t'ont pas appris la politesse. Tu es très insolente. Cela ne convient pas quand on s'adresse à un supérieur. Aimerais-tu que je t'enseigne quelque peu les valeurs du respect avant que nous débutions ?
-J'aimerais bien voir cela, rétorqua-t-elle avec haine.
-Endoloris !
Le cri de Hermione déchira l'air alors que le sort de torture la frappait. Son corps, sous la douleur de mille lames chauffées à blanc, se cambra contre les draps, mais les liens ne lâchèrent pas. Ses yeux se révulsèrent alors qu'il lui semblait que chaque os de son corps se brisaient à la fois. Puis, comme elle était apparue, la douleur disparut, laissant seulement son corps fatigué et empli d'une pulsation permanente. À chaque battement rapide de cœur, son corps l'élançait.
-Aimerais-tu que je remettes cela ou pouvons-nous enfin commencer ?
-Je ne vous obéirai jamais, sale pervers !
-Endoloris !
Cette fois, elle s'y attendait et la douleur fut aussi forte qu'avant. Elle hurla, se démena sans résultat, et parvint même à supplier son ennemi :
-Non, NON ! S'il vous plaît...S'IL VOUS PLAÎT !
-Je vois que la leçon commence à entrer dans ce joli crâne, se moqua froidement Lucius. Alors ?
Elle haletait, suant à grosses gouttes, son corps se révoltant contre la douleur, lui ordonnant de céder, mais son cerveau et son cœur s'y refusaient. Elle avait enfin compris ce que voulait le Mangemort, et préférait mourir que de lui donner.
-Plutôt crever que de...
-Endoloris !
Quand il leva le sort cette fois, Lucius en eut marre. De toute manière, avec ou sans son consentement, il allait la sauter. Alors autant commencer. Il finirait de la torturer plus tard.
Lucius fit le tour du lit pour se tenir aux pieds de la jeune femme qui écarquilla les yeux et tenta, en vain, de fermer résolument les cuisses. Elle se débattait toujours contre ses liens, malgré l'épuisement. Lucius ne la lâcha pas du regard, un sourire froid aux lèvres alors qu'il défit sa ceinture et laissa tomber ses vêtements, laissant apparaître son membre raidi. Elle cria, et les mains de son bourreau se mirent à onduler sur les jambes de sa victime, remontant doucement vers les cuisses, question de faire durer la torture. Il frémit en sentant le contact de sa robe sous ses mains. Hermione était à l'agonie. Personne ne viendrait la sauver de cet Enfer.
Lucius déchira soudainement la robe, de bas en haut, s'arrêtant à la taille où il retroussa le tissu. Il admira la chair blanche de la jeune femme, serti dans des jarretelles sombres. Dans la porte-jarretelle droite, il vit un couteau en argent et ricana.
-Mais je vois que tu nous a amené des jouets ?
Il ôta l'arme de la cache et se mit à promener la pointe de la dague sur la peau des cuisses de la jeune femme, s'arrêtant à l'aine pour caresser de la lame le rebord de la culotte fine et presque transparente. Il leva les yeux et vit sa victime en pleurs. Il eut un sourire sadique et entailla le tissu, libérant le cœur de sa féminité à sa vue perverse.
-Hurle, commanda-t-il.
Elle s'y refusa. Elle n'allait tout de même pas l'encourager dans son délire dangereux ! Ses larmes étaient déjà assez. Elle serra étroitement les lèvres...et hurla aussitôt après, quand Lucius, mécontent, lui entailla d'un geste vif l'intérieur de la cuisse, laissant couler son sang soi-disant impur. La blessure était profonde d'un demi-centimètre et courait de la jointure de l'aine jusqu'à l'arrière de son genou.
-Ce n'est rien encore, la prévint le bourreau. Je te découperai en pièces si tu n'obéis pas à mes injonctions.
En réalité il avait bien l'intention de refaire ce geste, plus tard. La réaction de sa victime avait été délicieuse et l'acte l'excitait profondément.
D'un geste puissant, Lucius perça l'entrée de son intimité avec deux doigts et elle hurla de douleur et de dégoût en sentant ses doigts remuer au centre sec d'elle-même. Il ferma les yeux avec une expression béate. Elle cria à s'en casser la voix.
Personne ne la sauverait. Elle le savait. Sa dernière heure était arrivée, et avant d'accueillir la douce mort, elle subirait tout ce qu'aucun humain ne devrait souffrir. Même les bêtes ne trépassaient pas ainsi.
Soudain, en une explosion puissante, la porte sauta de ses gonds et atterrit près du lit. Lucius se redressa et saisit sa baguette qu'il pointa sur l'entrée, où un nuage de poussière blanche tournoyait. Hermione referma aussitôt les cuisses...et se rendit compte que ses pieds et ses mains étaient libres. Elle sursauta et se leva pour se plaquer contre un mur du fond de la pièce, bénissant son sauveur.
Jamais Hermione n'aurait cru être aussi contente de voir Bellatrix Lestrange de sa vie. Certes, c'était sans doute passer de Charybde en Scylla, mais au moins, Bellatrix ne la violerait pas, elle.
La brune se tenait dans l'entrée, dressée dans son bon droit, ne faisant pas du tout attention à Hermione, son regard dirigé droit sur son beau-frère...qui, l'air coupable, n'osait baisser sa baguette, d'autant qu'il se trouvait au bout de celle de la favorite du Maître.
-Lucius, j'ai cru t'avoir donné des ordres, siffla-t-elle furieusement.
Elle avança droit sur lui jusqu'à se retrouver presque nez à nez avec. Au sens premier du terme.
-Je ne...
-Et elle, alors, hurla Bellatrix en montrant Hermione de sa baguette sans la regarder.
-Je m'amusais avec, Bella. Je te l'aurais donnée après !
-Mais bien entendu, je te crois ! Espèce de sale petit menteur, je devrais...
Pendant que Bellatrix expliquait la meilleure manière de tuer Lucius dans la douleur et de disposer de son cadavre, Hermione nota une Narcissa glaciale mais visiblement réprobatrice dans la porte, et derrière, ses yeux balayant la scène, Drago. Elle fut perplexe. Était-ce donc le jeune homme qui avait prévenu sa mère et sa tante que Lucius était avec elle ? Il était après tout le seul à le savoir. Voulait-il « s'amuser » avec elle encore ?
Le regard de Drago rencontra le sien et elle y lut les réponses à ses questions.
Oui, il avait prévenu les deux femmes et non, il n'en avait pas encore fini avec elle.
Bellatrix finit de crier sur Lucius en jurant que son Maître chéri en entendrait parler, puis se tourna vers Hermione et leva sa baguette. Aussitôt, Drago fut à ses côtés et murmura quelque chose à son oreille. Elle se tourna vers lui, visiblement furieuse, et lui répliqua sur le même ton. Il roula les yeux et répondit. Elle paraissait mécontente mais baissa sa baguette avant d'ordonner :
-Lucius, suis-moi !
Le blond obéit à contre-coeur en jetant un regard menaçant à son fils et à Hermione. Narcissa ferma la marche après avoir remonté la porte. Drago saisit le bras de Hermione et la ramena contre son torse avec violence, son visage tordu par la rage.
-T'a-t-il touchée ?
-Quoi ?
-Lucius. T'a-t-il touchée ?
-Oui, mais...il n'est pas...il n'a pas...
-Oui. Il ne t'a pas baisé, quoi, fit le blond avec un rictus enragé.
Hermione pâlit devant son ton et ses mots, et le blond la tira derrière lui, mais elle s'écroula. Il roula des yeux et se retourna brusquement vers elle.
-Quoi, encore, Granger ?
-Ma...jambe...
Drago fronça les sourcils et se baissa.
-Montre-moi.
-Non.
-Montre-moi, Granger.
-Non.
-Granger, si tu ne me montres pas ta jambe, comment veux-tu que je te soigne ?
Elle le regarda comme s'il était illuminé et il perçut alors le peu de logique de ses paroles. Poussant un soupir pour couper court à sa tirade avant qu'elle ne commence, il saisit doucement mais fermement sa cheville gauche et tira la jambe vers lui, écartant les pans de tissu désormais inutiles de la jupe de sa robe. Il plissa les yeux et les lèvres devant la blessure et leva sa baguette, ignorant le mouvement de recul de la jeune femme, avant de murmurer une incantation.
Aussitôt, sous les yeux ébahis de Hermione, la peau se recousit et le saignement cessa. D'un deuxième sort, il répara le tissu de la robe, avant de saisir le bras de Hermione et de la faire lever.
Hermione n'y comprenait plus rien mais elle ne comptait pas passer de la coupe de Lucius à celle de Drago. Et peu importe qu'il l'ait aidée.
Ils sortirent dans le couloir, Drago traînant toujours la jeune femme, quand elle résista.
-Malefoy ?
Il se retourna vers elle, battant les cils d'irritation.
-Quoi encore, Granger ?
Elle le regarda avec de grands yeux innocents dans lesquels il eut envie, malgré lui, de se perdre, et elle lui souffla,
-Merci.
Surpris, il ne dit rien et ne bougea pas, face à elle. Hermione mit ce temps à profit pour lever le pied et lui mettre un coup de genou formidable dans ses parties intimes. Alors que Drago, avec un glapissement de douleur, se laissa choir au sol en cherchant de l'air et sa baguette pour punir l'insolente, Hermione avait déjà disparu à l'angle du couloir.
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Ginny laissa les larmes couler librement alors que Severus, l'air ennuyé, dirigea sa baguette sur leurs mains jointes et se mit à marmonner des incantations. Finalement, une lumière blanche enveloppa leurs mains et Severus leva les yeux sur le métis :
-Veux-tu, Blaise Zabini, épouser cette femme Ginevra Molly Weasley selon les rites du bondage éternel sorcier, et t'engages-tu à respecter les lois régissant ce bondage ?
-Oui. Je le veux et m'y engage.
Severus pointa ensuite sa baguette sur Ginny et murmura,
-Impéro. Veux-tu, Ginevra Molly Weasley, épouser cet homme Blaise Zabini selon les rites du bondage éternel sorcier, et t'engages-tu à respecter les lois régissant ce bondage ?
Une voix puissante ordonna à Ginny dans les tréfonds d'elle-même :
Consens.
-Oui. Je le veux et m'y engage, répondit-elle donc d'une voix morne.
La lueur blanche englobant leurs mains se mit à briller plus fortement alors que Severus terminait de marmotter des paroles à voix basse, puis elle s'éteignit. Blaise lâcha sa main, le maître des potions leva l'Impérium, salua froidement de la tête les jeunes mariés, et quitta la chambre nuptiale.
Ginny s'évanouit.
