Bonjour,
Je suis en vacances ! Ouf ^^ Je poste donc un nouveau chapitrequi, j'espère, vous plaira :)
Laissez-moi une petite review ;)
Bonne Lecture !
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-Avec le déploiment des troupes du Ministère, sortir du QG est trop risqué, déclara Remus Lupin.
En face de lui, les trois jeunes gens qui avaient demandé son avis soupirèrent de mécontentement.
-Tu n'as pas l'autorisation de l'Ordre pour sortir, Harry, compléta Remus.
Le concerné laissa échapper un juron que Remus préféra ignorer. Il avait beaucoup d'affection pour Harry, notamment parce qu'il était le fils de James et Lily, deux de ses meilleurs amis à l'époque de Poudlard, mais aussi parce qu'il était un jeune homme intelligent et plein de volonté. Remus n'aimait pas tellement couper Harry dans ses élans de bravoure, car non seulement cela le rendait furieux, mais en plus il semblait perdre de plus en plus sa volonté et ses espoirs.
Il savait que Harry était un bon élément : il se défendait très bien et était capable d'improviser... Mais les règles étaient les règles, et Harry était une personne qu'il fallait à tous prix protéger.
Remus soupira à son tour, il lança un regard désolé vers Ron et Hermione, puis se leva, et quitta la cuisine, avant que les regards suppliants de ces enfants ne le fassent changer d'avis.
Ron, Harry et Hermione se retrouvèrent seuls dans la cuisine. Depuis la veille, ils avaient essayé de convaincre tous les dirigeants de l'Ordre de les laisser sortir pour à peine une heure, mais ils recevaient toujours la même réponse... Harry ne pouvait pas sortir.
-On n'a plus le choix, déclara Ron. Il faut que Hermione et moi allions chercher le médaillon, seuls.
-Quoi ?! S'eclama Hermione. Mais... Mais Harry ?
-Je ne peux pas sortir, intervint Harry en posant une main amicale sur l'épaule de la brunette. Ron a raison : il ne faut pas perdre plus de temps. Vous irez tous les deux, et si vous avez un moyen de le faire, détruisez-le.
Plus tard dans la journée, Ron et Hermione s'équipaient sous le regard attentif de Harry. Ron, qui avait portait sa longue cape noire et qui avait rangé trois baguettes dans sa poches, s'approcha de Hermione pour l'aider à finir de se préparer. Il l'aida à attacher sa cape sur ses épaules et lui donna une baguette de rechange.
Harry s'approcha pour étudier ses amis d'un regard expert. Ils étaient méconnaissables avec leurs capuches sombres sur la tête, il en faisaient presque peur... Ron était très grand et sa cape, large, le rendait plus imposant que jamais, et Hermione, elle, ressemblait à une ombre, capable de se faufiler n'importe où.
-Vous êtes prêts, déclara Harry.
Hermione hocha la tête, un peu intimidée à l'idée de sortir pour aller chercher un objet maléfique... Mais Ron lui avait pris le bras, et ce contact arrivait à la rassurer un petit peu.
Au moment où elle et Ron s'apprêtaient à quitter la chambre pour rejoindre un des passages souterrains, la porte s'ouvrit à la volée, laissant apparaître Ginny Weasley, paniquée.
-Où allez-vous ?! S'écria-t-elle en attrapant vivement la main de son frère.
-Nous devons récupérer un objet, déclara Ron d'une voix froide. C'est important, alors laisse-nous partir, Ginny.
La rouquine secoua la tête.
-C'est trop dangereux ! Tu sais très bien que les mangemorts sont déployés en force ces temps-ci ! Pourquoi il faut que tu y ailles ? Demanda Ginny d'une voix suppliante. Pourquoi ce n'est pas Fol Oeil ou McGonaga qui y va ?
-Ginny... Soupira Ron. Laisse-nous passer.
-Non ! Répliqua la plus jeune des Weasley.
Pendant une seconde, Ron resta immobile, le regard planté dans celui de sa soeur. Hermione se demandait s'il allait tout lui révéler, ou s'il allait céder. Mais le rouquin leva le bras et pointa sa baguette vers sa soeur avec une rapidité foudroyante. En un instant, Ginny était endormie dans les bras de son grand frère, incapable de résister plus longtemps.
-Prends-là, fit Ron à Harry.
Le brun se précipita pour récupérer la jeune fille et la déposer sur le lit le plus proche. Le trio resta silencieux un moment, observant le corps endormi de Ginny. Hermione lança un regard vers Ron, qui lui-même avait posé un regard douloureux sur le corps de sa petite soeur, coupable. Il détourna le regard et emmena Hermione vers les souterrains, tandis que Harry restait pour veiller sur Ginny.
-Revenez-moi, murmura le Survivant avant que ses amis ne disparaissent.
Ron et Hermione avaient marché à peu près pendant une demie-heure, lorsque le rouquin fit signe à sa partenaire de se tenir prête. Hermione jeta un regard au dessus de sa tête et constata qu'elle se tenait juste en dessous d'une trappe. Ron ouvrit la trappe avec prudence, et fit la courte échelle à Hermione, qui se retrouva bientôt au beau milieu d'une rue de Londres. Ron se hissa par la trappe jusque dans la rue, referma la trappe et attrapa le bras de Hermione pour l'attirer dans un endroit moins vulnérable.
-Bien, nous sommes ici, fit-il en montrant la carte à la jeune femme.
Hermione étudia le plan et secoua la tête, n'y comprenant rien. Elle n'avait jamais vu de carte de Londres, du moins pas depuis qu'elle avait douze ans... Le seul moyen pour elle de se repérer, était en avançant et en cherchant des points de repère.
Elle chercha du regard un élément qui pourrait lui indiquer où elle se trouvait.
-Là ! Chuchota-t-elle en désignant une tour qu'elle reconnaissait. Je sais où nous sommes, suis-moi !
Ils se mirent en route prudemment. Les rues semblaient désertes, pourtant le bâtiments étaient en assez bon état, et habités visiblement. Mais personne ne semblait oser emprunter les rues...
-Nous y sommes presque, murmura Hermione après dix minutes de marche.
Il débouchèrent sur un terrain vague, et Ron s'immobilisa un moment.
-Quoi ? Demanda Hermione.
-Ta planque... Elle est ici ?
-Pas loin, confirma la brunette.
-Mais c'est trop évident, fit le rouquin. Le Ministère doit surveiller ce terrain de près ! Et ce doit être vraiment dangereux !
-Oh je t'en prie ! Répliqua Hermione. J'ai vécu ici des années durant, je n'ai jamais vu un agent ministériel ici, et j'y ai toujours été plus en sécurité que nulle part ailleurs.
Elle fit signe à son coéquipier de la suivre, et le conduisit jusqu'à une sorte de terrier creusé dans la terre humide du terrain vague.
Ils entrèrent dans l'espèce de tunnel et, presque aussitôt, arrivèrent au beau milieu d'une sorte de grande salle souterraine.
-Bienvenue chez moi ! Lança Hermione.
Elle s'approcha d'une table de fortune, fabriquée avec un mélange de ferraille et de bois, et s'empara d'une tasse en inox qu'elle fourra dans son sac en bandoulière. Puis elle alla chercher dans un petit trou creusé dans le mur, qui faisait office d'étagère, des vêtements qui s'y trouvaient.
Ron l'observa faire pendant quelques secondes, ahuris. Son regard balaya le petit espace dans lequel ils se trouvaient tous les deux : Hermione tenait debout sans problème, mais Ron devait se tenir penché en avant pour ne pas toucher le plafond... La terre s'écroulait par endroit, créant de petits tas humides sur le sol, et tout semblait être suceptible de s'écrouler à chaque instant...
-Tu... Tu as habité ici ? Demanda-t-il enfin, incrédule.
Hermione hocha la tête.
-C'est un peu petit, mais je n'y passais pas beaucoup de temps... C'était ma meilleure planque, fit la jeune femme avec une pointe de fierté dans la voix.
-Tu en as d'autres ?
-Oui... J'ai essayé de répartir mes planques à travers le Londres magique, pour pouvoir me cacher aussi vite que possible lorsque j'en avais besoin. Celle-ci est plus en retrait que les autres, j'y étais plus tranquille et personne ne vient me déranger ici...
Ron ne répliqua rien. Il n'y avait aucun doute sur le fait que la vie de Hermione ait été très dure avant qu'elle ne rejoigne l'Ordre, mais il n'avait jamais imaginé que la jeune femme ait pu vivre dans un tel endroit.
-Bon, allons chercher cet Horcruxe ! S'exclama Hermione.
Ron la suivit tandis qu'elle le conduisait un peu plus profondément dans la terre. Ils passèrent une sorte de couloir, puis débouchèrent dans une seconde "pièce" : une chambre ? Il y avait un tas de feuilles mortes réunies dans un coin de la petite pièce : certainement ce qui tenait place de lit... Et une autre "étagère" du même type que celle dans la première pièce.
Sur cette étagère : le médaillon.
Hermione s'en empara d'une main triomphante. Elle le brandit au dessus de sa tête avec un large sourire. Ron la rejoignit en une enjambée et posa un regard perçant sur le médaillon. Ce n'était pas la première fois qu'il en voyait un, mais c'était la première fois qu'il prenait le temps de l'étudier... Hermione avait eut raison : il s'échappait de cet objet une aura particulière... particulièrement maléfique.
-Il faut s'en débarrasser...
-Mais comment ? Demanda Hermione, en baissant le bras pour regarder plus attentivement l'Horcruxe.
La jeune femme venait de se rendre compte que Harry et Ron n'avaient pas évoqué les façons de détruire un Horcruxe. Et lorsqu'elle croisa le regard gêné du rouquin, elle compris que c'était bien plus compliqué que l'anéantissement d'un simple objet...
-Comment, répéta la brunette avec insistance.
-Il y a plusieurs façons de le faire, avoua Ron. Soit un sortilège très puissant de magie noire... Soit un objet très puissant, plus puissant que l'Horcruxe...
-C'est à dire ?
-C'est à dire que Harry et moi avons utilisé un croc de basilique pour détruire les autres Horcruxes.
-Tu n'en as plus ? Demanda Hermione avec crainte.
-Si.
Ron fouilla dans la poche de sa cape et en sortit une longue dent jaunâtre. Il la manipula précautioneusement. Hermione ne comprenait pas où était le problème si Ron avait le moyen de détruire l'Horcruxe... Mais le rouquin éclaira ses interrogations sans en être prié.
-Les Horcruxes sont loin d'être discrets lorsqu'ils meurent... Il faudra être prêt à courir loin d'ici dès
que ce sera fait.
La brunette acquiésça, mais Ron savait qu'elle ne mesurait pas vraiment les risques...
Ils posèrent le médaillon sur la terre humide et Ron s'agenouilla en brandissant le croc du basilic. Il poussa un profond soupir et abbattit la dent, qui s'enffonça dans le médaillon comme dans du beurre.
Aussitôt, un cri strident retentit dans l'air, tellement fort que Hermione ne doutait pas que tout Londres l'ait entendu. Elle plaqua ses mains contre ses oreilles pour essayer de se protéger du bruit. Quand le bruit mourut, elle sentit la main de Ron qui l'avait saisie par le bras pour la conduire loin du lieu du meurtre.
Il sortirent du terrier en panique et débouchèrent sur le vaste terrain vague. Au loin, ils pouvaient voir des silhouettes encapuchonnées qui s'approchaient d'eux à grands pas.
-Cours, ordonna Ron.
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