Bonjour !

Je poste mon quatorzième chapitre en vous faisant de plates excuses pour le retard. Je pense que je pourrais bientôt poster plus régulièrement étant donné que l'année universitaire se termine d'ici trois semaines... :)

Bref!

Bonne Lecture !

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Une évidence ressortait des réflexions des trois amis. Bellatrix Lestrange devait déternir un Horcruxe. Et Voldemort lui-même également... Ce qui faisait qu'il manquait toujours un Horcruxe... Mais comme ils n'avaient pas d'autres pistes, Harry, Ron et Hermione se concentrèrent sur le cas de Bellatrix Lestrange.

Mal à l'aise, les garçons n'avaient pas osé poser de questions à Hermione jusque là, mais avec la situation dans laquelle ils se trouvaient, le sujet ne pouvait être évité. Ils avaient attendu que l'état de leur amie s'améliore pour lui poser leurs questions.

Ils entrèrent tous les deux dans la chambre de Hermione. La jeune fille était plongée dans ses pensées, si bien qu'elle sursauta à l'arrivée de ses amis.

-Oh, c'est vous, soupira-t-elle en les accueillant avec un sourire.

Les garçons, surpris par la réaction de la brunette se figèrent à l'entrée de la chambre. En remarquant le mouvement de recul des garçons, Hermione leur fit signe d'oublier et d'entrée.

-C'est juste que Ginny me harcèle depuis deux jours... Fit la jeune femme en se levant pour aller fermer la porte elle-même.

-Ginny ? Demanda Harry.

-Qu'est-ce qu'elle veut ? Ajouta Ron.

-Elle veut savoir où nous étions Ron et moi et ce qui nous avait poussé à aller risquer nos vies en plein milieu du Londres sorcier...

-Il ne faut rien lui dire, s'exclama Ron.

Hermione et lui échangèrent un regard entendu.

-Je ne lui ai rien dit, fit la brunette. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle me harcèle.

-Ca vaut mieux pour elle, intervint Harry d'une voix si faible qu'on pouvait se demandait s'il essayer de se convaincre lui-même.

-Oui, c'est mieux, approuva Ron.

Les trois amis restèrent silencieux. L'implication de Ginny dans la situation ne semblait pas plaire du tout à son frère, quand à Harry, cela semblait le troubler profondément. Hermione savait que Ginny devait rester en dehors de cette histoire de Horcruxes, pas seulement parce qu'elle comptait beaucoup aux yeux du trio, mais aussi parce qu'ils devaient être les seuls à partager ce secret, afin que l'Ordre ne décide pas de prendre les choses en main et empêche Harry d'agir.

-Il est temps de parler sérieusement de la prochaine mission, fit Hermione pour changer de sujet.

Les garçons hochèrent la tête et rejoignirent leur amie, qui avait repris sa place sur son lit.

-Il faut trouver Bellatrix Lestrange, fit Hermione. On n'a pas d'autres pistes à part Voldemort en personne, mais il est important de s'en prendre à lui en dernier.

-Il faut la trouver, répéta Harry.

Ron se pencha vers Hermione avec prudence.

-Tu... Tu as une idée d'où se trouve Lestrange ? Demanda la rouquin d'une voix apaisante.

Hermione sourit, touchée de l'attention de ses amis. Elle avait bien compris la raison pour laquelle les garçons rechignaient à évoquer le sujet de Bellatrix Lestrange. Mais elle savait aussi que les informations qu'elle détenait étaient capitales.

-Une idée bien précise, affirma la jeune femme.

Hermione se redressa et prit une profonde inspiration. Elle ne ressentait aucune difficulté à se confier à ses amis, mais elle voulait rester prudente. Elle connaissait la tendance de Harry pour se culpabiliser à propos de tout ce que cette guerre avait produit : conquête, injustice, massacres... Et elle connaissait le caractère surprotecteur de Ron.

-Quand Ombrage m'a envoyée auprès de Bellatrix Lestrange, elle se trouvait à Londres. C'était le début de la guerre, les mangemorts avaient investi le Ministère pour montrer leur puissance. Elle avait un appartement entier pour elle, au sein-même du ministère.

-Comment est-il possible alors qu'on n'ait jamais eut la preuve qu'elle existait ? Demanda Harry.

-C'est sa façon d'agir. Lestrange venait de recevoir la Marque... Et Voldemort voulait donc protéger son meilleur élément, et surtout, il craint qu'elle ne le surpasse.

-Voldemort peut-il craindre une telle chose ? S'interrogea Ron.

-Bien sûr, confirma Hermione. Si tu l'avais vue, ajouta-t-elle, elle est... Elle est d'une puissance... C'est extraordinaire.

Ron grimaça. Il pouvait entendre dans la voix d'Hermione une légère note d'admiration, cachée parmi les différentes émotions qui semblaient bouleverser la jeune femme : colère, peur, dégoût... Il savait que Hermione voulait se montrer forte devant eux, peut-être même qu'elle était persuadée de ne pas être touchée par son propre récit... Mais beaucoup d'émotions la trahissaient. Et il détestait particulièrement entendre cette touche, bien qu'infime, d'admiration.

-Elle est inhumaine, répliqua Ron.

Il croisa le regard d'une Hermione qui semblait enfin se rendre compte de ce qu'elle laissait paraître. Le visage de la jeune femme se ferma. Elle n'admirait pas Bellatrix Lestrange, elle savait à quel point cette femme pouvait être cruelle, elle en avait même été la victime. Il ne s'agissait pas d'admiration en faveur de cette figure cruelle, mais plutôt une sorte de terreur qui l'avait glacée et poussée à ployer face à cette femme dont on ne savait rien, mais qui avait une emprise terrible sur tous les sorciers.

-Continue, intervint Harry.

-Elle a voulu agir dans l'ombre et Voldemort a soutenu cette initiative. Alors il l'a enfermée dans le Ministère, lui a confié quelques nés-moldus et traitres et lui a laissé le droit d'en faire ce qu'elle voulait.

Hermione marqua une pause et, malgré elle, des images de détenus nés-moldus agenouillés dans la douleur face à Lestrange s'imposaient à elle. Ron voulu interrompre le récit, mais Harry lui fit signe de ne pas intervenir.

-Elle les a tués. Tous.

-Mais comment... Commença Ron.

Il fut très vite interrompu par Hermione, qui continuait son récit.

-Je suis arrivée assez tôt. Mais comme j'étais jeune et terrorisée, elle s'est amusée à m'effrayer. Je crois qu'elle aimait les cris, les supplications... Et je lui ai servi de belles mélodies dans les débuts.

Harry détourna le regard, mal à l'aise. Il imaginait aisément les cris d'une petite fille, perdue et terrifiée, à chaque fois qu'un corps tombait des mains de Bellatrix Lestrange.

-Finalement, repris Hermione, je me suis habituée. J'ai appris à fermer les yeux, à ne plus entendre... J'ai fermé complètement mon esprit. Et ca ne me faisait plus ni hurler, ni même pleurer. Et elle n'a pas apprécié ça.

La voix de la brunette devint froide. Ron se rapprocha instinctivement d'elle, mais il ne pouvait plus s'empêcher d'écouter avec attention le récit de la jeune femme.

-Elle a commencé à me torturer.

Le dernier mot provoca une série de frissons dans le dos de Ron.

-Un doloris par-ci, un autre par-là.

Le regard du rouquin ne quittait plus le visage fermé de Hermione.

-Puis quand ça a arrêté de faire effet, elle a changé de tactique.

Ron baissa les yeux et son regard tomba sur l'avant-bras de Hermione, où la cicatrice paraissait encore terriblement fraîche.

Une longue minute passa, dans le silence le plus total. Les garçons semblaient avoir du mal à prendre la mesure des paroles de leur amie. Hermione était plongée dans une sorte de torpeur... Des vagues de souvenirs atroces revenaient à ses yeux, son esprit était de nouveau au Ministère. Hagarde, sonnée, une fillette pleurait les dernières larmes que sont corps contenait encore, elle était allongée sur le sol, les bras en croix, la peau palpitante de douleur, et le regard plongé dans celui, hystérique, de Bellatrix Lestrange. Des yeux noirs, noirs, dans lesquelles se reflétait la folie de cette femme à la puissance et à la cruauté sans limites.

-Hermione ?

Une main douce se posa sur son épaule et Hermione leva les yeux vers Ron. Le garçon lui offrit un pâle sourire auquel Hermione répondit avec enthousiasme. Elle avait juré, des années plus tôt, de ne plus y penser, de ne plus être la victime de cette femme horrible.

-Ca va, assura la brunette.

Ron hocha la tête, mais on voyait bien qu'il était loin d'être satisfait par cette réponse.

-Que s'est-il passé, ensuite ? Demanda Harry d'une voix enrouée par l'émotion.

-Elle allait me tuer, comme les autres.

-Et tu t'es enfuie ? Demanda Ron.

-Non... Avoua Hermione.

La jeune femme se sentit rougir de honte. Elle baissa à nouveau le regard, cette fois-ci, pour éviter de voir les expressions horrifiées de ses amis.

-Non, reprit-elle. A ce moment là, je voulais juste qu'elle en finisse.

Ces paroles frappèrent Ron et Harry avec une violence terrfiante. L'imagine d'une fillette de treize ans souhaitant la mort s'imposa à leur esprit. Mais Hermione continua son récit, espérant leur faire oublier ses derniers mots.

-Mais elle a été interrompue et elle a préféré remettre ça à plus tard. Quand elle est revenue, quelque chose n'allait pas. Elle a rassemblé ses affaires, comme si elle devait quitter les lieux pour toujours. Elle a rassemblé tous ses prisonniers et elle les a exécutés, un par un. J'étais au milieu d'un groupe d'adultes... Quand ils sont tombé, je me suis effondrée avec eux.

Elle croisa les regards surpris des garçons.

-C'est comme ça que je me suis enfuie. J'ai imité les gens, qui étaient morts autour de moi... Puis j'ai attendu qu'ils partent tous et j'ai quitté le Ministère en volant les baguettes qu'elle avait gardé dans son bureau.

Abassourdis, les garçons prirent quelques secondes pour se rendre compte du récit de leur amie. Ils n'auraient jamais imaginé un tel sénario...

Après quelques secondes de réflexions, Ron souleva une dernière question, à laquelle Hermione n'avait pas répondu.

-Mais où est-elle allée ?

-Quand elle et les autres mangemorts sont venus en finir avec nous, ils ont évoquer l'endroit où elle devait se rendre de toute urgence.

-De toute urgence ? Mais pour quelle raison ?

-Une histoire qui concernait le professeur Rogue, répondit Hermione. Je n'en sais pas plus.

Les garçons se regardèrent. A l'époque, Hermione avait treize ans... C'était peu de temps après l'évacuation de Poudlard... Et c'était à ce moment là que Harry et Ron avaient dérobé le diadème de Serdaigle à Severus Rogue... Dans ce cas, il était tout à fait logique que Voldemort, en étant au courant du vol, ait voulu mettre ses Horcruxes en lieu sûr...

-Mais où, alors ? Demanda à nouveau Ron.

-Poudlard.

Le trio se regarda en silence.

-Poudlard ? Demanda Harry d'une petite voix.

-Poudlard, confirma Hermione.

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