Hello !

Je suis vraiment désolée pour tout ce temps d'absence... mais avec mon travail, les journées sont plus longues et le rythme plus difficile à tenir, ce qui me laisse très peu de temps pour publier et surtout pour écrire...

Bref, je poste quand même ce seizième chapitre, en espérant qu'il vous plaira :)

Bonne lecture!

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A Pré-au-Lard, le trio se précipita à couvert. Le village avait été abandonné des années plus tôt, lorsque Voldemort avait décidé d'établir son palais dans Poudlard. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle Alberthof Dumbledore se trouvait à Londres et avait pu venir en aide à Hermione, puis Dean. Au loin, le château majestueux se dressait, inquiétant. Il n'avait plus l'aspect fantastique que les trois amis avaient découvert à leurs onze ans, il représentait plutôt la terreur et le mal... Mais surtout, il avait l'air si triste. Comme Pré-au-Lard, abandonné tel qu'il l'était aujourd'hui... Comme quelqu'un qui aurait été détourné de son devoir, de son but contre son gré.

Dans un soupir, Hermione conduisit les garçons jusqu'à Honeyduck. Une fois dans la boutique, ils cherchèrent la trappe dissimulée sous le carrelage du magasin de friandises. C'est Ron qui la trouva et le trio s'y glissa pour rejoindre le chateau par un passage secret qu'ils espéraient ne pas être surveillé. Ils entrèrent dans le château et quitèrent le passage secret dans le silence le plus total. Harry avait emporté avec lui la cape d'invisibilité de son père, sous laquelle le trio, plutôt à l'étroit, se cacha pour évoluer dans le château. Ils arrivèrent très vite dans le grand Hall. Le trio se figea. Dix ans plus tôt, ils étaient entrés dans Poudlard par la porte principale, dans l'admiration la plus totale. A cet instant, ce qui avait été pour un temps très court leur deuxième maison, semblait vide et triste.

Ils n'avaient rencontré personne, pas un mangemort... Mais des bruits et des voix se faisaient entendre dans la Grande Salle, dont les portes étaient closes.

-Où va-t-on ? Chuchota Hermione.

Il ne pouvait décemment pas entrer dans la grande salle, où devaient se trouver tous les habitants du château... Ce qui impliquait Bellatrix Lestrange, mais aussi Voldemort en personne.

-On doit attendre qu'elle soit seule, répondit Harry. Allons nous cacher dans un coin.

-Les cachots, intervint Ron d'une voix troublée.

Ses amis l'observèrent avec inquiétude.

-Les cachots ? Répéta Harry. Mais...

-Il y a quelque chose dans les cachots, le coupa Ron. Je le sens...

-Mais s'Il avait décidé de s'installer dans la salle commune de Serpentard, fit Hermione... Ce serait dangereux...

-Je te dis, repris Ron en posant un regard glacial sur la jeune fille, qu'il y a quelque chose dans les cachots.

Sa voix était sans appel, si bien que ni Hermione, ni Harry ne trouvèrent quoique ce soit à répondre. Ils restèrent un instant immobiles, comme perdus. Puis un bruit les fit sursauter : quelqu'un ouvrait l'immense porte de la Grande Salle.

-Ok, pressa Hermione, tout le monde aux cachots.

Le trio se précipita dans les escaliers et rejoignit les cachots sombres et humides du château. Dans la frayeur de se faire attraper par un mangemort qui déciderait de se rendre du côté des appartements de Serpentard, ils entrèrent dans une ancienne salle de classe.

Dès que Harry eut fermé la porte, Ron se débarrassa de la cape d'invisibilité. Le trio attendit en silence pendant quelques secondes, mais il n'entendirent aucun bruit de pas.

-Queudvert ? Fit une petite voix dans le fond de la pièce.

Ron, Harry et Hermione se figèrent et se turent. Dans l'obscurité ambiante, il était impossible de discerner le moindre mouvement, pourtant c'était certain, il y avait au moins un homme dans la pièce. Le trio se rassembla en triangle, pointant leurs baguettes vers l'extérieur.

-Queudvert, c'est toi ? Fit à nouveau la voix, de plus en plus faible cependant.

Ron fit signe à ses compagnons de rester près de lui et de le suivre. Sur le qui-vive, le trio s'avança lentement dans la pièce.

Comme personne ne répondait aux appels de la voix mystérieuse, l'homme sembla hésiter.

-Qui est là ? Fit-il d'une voix si faible que Ron n'était pas sûr d'avoir bien entendu.

Puis il se tut. Ron distingua un mouvement sur sa droite et il se tourna brusquement vers la source du mouvement en éclairant le bout de sa baguette.

Aussitôt, un vieil homme apparut, recroquevillé derrière une vieille table de cours. Il avait les mains posées sur sa tête, comme des protections tremblantes, ce qui cachait son visage, mais Ron pouvait deviner un crâne dégarni, où paraissaient parfois quelques cheveux d'un roux faiblissant.

Face à un Ron glacé d'effroi, le vieil homme suppliait :

-Ne me faites pas de mal, ne me faites pas de mal !

-Papa ?

Harry et Hermione se précipitèrent auprès de leur ami, tandis que, très lentement, le vieil homme baissait les bras et levait la tête, révélant le visage amaigri d'Arthur Weasley. Le vieil homme sonda le jeune homme qui se tenait devant lui, si grand et si imposant.

-Qui êtes-vous ? Demanda-t-il d'une voix agressive.

Hermione remarqua l'air blessé de Ron à ces paroles. Le jeune homme se pencha vers son père, toujours aussi troublé par l'apparition de cet homme, qu'il pensait mort.

-C'est moi, c'est moi, papa.

Arthur Weasley ouvrit la bouche, puis la referma. Son visage s'éclaira d'une lueur de joie intense et il se leva d'un bond, menaçant de tomber. Hermione retint un cri d'effroi en remarquant à quel point l'homme semblait affaibli. Mais Arthur tint bon et plongea vers son fils pour le serrer dans ses maigres bras.

-Charlie ! S'écria-t-il avec bonheur. Charlie, c'est bien toi !

Impuissants, Harry et Hermione observèrent la scène si étrange et si triste. Ron n'avait même pas osé détromper son père, qui l'avait pirs pour son frère. Mort.

-Merlin, mon fils ! Continuait à s'emerveiller Arthur.

Il embrassa la joue de Ron avec tant d'amour que le garçon flancha et tomba à nouveau dans les bras de son père, en larmes.

-Je t'en prie, ne pleure pas Charlie...

-Papa, l'interrompit Ron d'une voix tremblante. Papa, je ne suis pas Charlie.

Arthur s'éloigna un peu de son fils pour pouvoir mieux l'observer.

-Qu'est-ce que tu dis ?

Ron secoua la tête avec impuissance.

-Je ne suis pas Charlie. C'est moi, Ron.

-Ron ? Demanda Arthur d'une voix perdue.

Il prit quelques secondes pour étudier le visage de son fils.

-Mais oui... réalisa-t-il. C'est toi. Ron, mon petit Ron, c'est toi !

Ron ne put s'empêcher d'afficher un sourire rassuré. Il enlaça son père, qui n'en revenait toujours pas.

-Mais comment est-ce possible ? Demandait le vieil homme.

Il s'éloigna à nouveau pour observer son fils.

-Tu as tant grandi, marmonna-t-il.

-On te croyait mort, s'exclama Ron d'une voix incrédule. Je t'ai vu, ils t'ont lancé un sortilège... Je croyait que c'était l'avada kedavra...

-Mais, continuait à s'interroger Arthur, depuis combien de temps suis-je absent ? Tu as tellement grandi, Ron...

Ron n'écoutait pas son père, il était plongé dans une émotion intense qui l'empêchait d'entendre la moindre parole. Quant à Arthur, il était si surpris d'avoir retrouvé un jeune homme au lieu du petit garçon qu'il avait quitté, qu'il ne cessait de poser des tonnes de questions, auxquelles personne ne lui apportait de réponses.

Hermione ne connaissait pas Arthur, elle l'avait rencontré une seule fois, presque dix ans plus tôt... Elle n'osa pas intervenir. Mais Harry, qui avait suivi les Weasley neuf ans plus tôt, avait eu l'occasion de cotoyer Arthur Weasley. Le brun s'approcha des deux hommes et entreprit de les séparer tout doucement. Ron semblait ne pas vouloir se laisser faire, alors Hermione s'approcha pour entraîner le rouquin avec elle. Dès que Hermione le prit dans ses bras, Ron se détendit.

Artthur posa son regard incrédule sur le visage de celui qui avait pris la place de son fils. Il fronça les sourcils, ne reconnaissant visiblement pas Harry.

-Je suis Harry Potter, Arhtur, se présenta Harry d'une voix tremblante d'émotions.

Arthur hocha la tête.

-Harry ! Tu es l'ami de Ron !

Puis le vieil homme tourna la tête vers la jeune femme qui se tenait près de son fils.

-Mais qui es-tu ? Demanda-t-il.

Il sembla fouiller dans sa mémoire un instant, sans résultats.

-Hermione Granger, répondit la brunette.

Le visage de Arthur s'éclaira d'une lueur de bonheur. Il sourit à son fils.

-Hermione ! Alors tu as pu retrouvé les garçons... Ron était amoureux de toi en deuxième année !

-Euh...

Hermione baissa la tête, gênée, elle n'était pas au courant de cette version des faits. Elle sentit que, contre elle, le corps de Ron se crispait. La brunette essaya de balayer la teinte rose que son visage prenait, mais elle ne pouvait rien y faire...

Harry décida de venir en aide à ses amis, en leur rappelant la mission qui les avait amenés ici.

-Il y a neuf ans, Arthur, fit le brun, que nous vous croyons tous mort... C'est une véritable surprise de vous trouver là. Mais nous avons une mission à remplir.

-Attends Harry, le coupa Ron.

Le brun et Arthur retournèrent leur attention vers le rouquin qui fit un pas pour s'approcher de son père.

-Il faut laisser tomber et retourner au QG.

-Quoi ?! S'écrièrent Harry et Hermione.

Ron leur servit un regard des plus froids.

-Il faut ramener mon père au QG, affirma-t-il.

-Mais la mission, fit Harry.

Ron secoua la tête.

-Hors de question. Mon père est là depuis trop longtemps.

Les paroles de Ron jetèrent un froid dans la pièce. Il avait raison, il fallait mettre Arthur en sécurité. Il était évident que le vieil homme serait incapble de se défendre seul, et comme les mangemorts n'avaient pas encore connaissance de leur présence dans le château, il était temps d'en profiter pour faire le chemin inverse que celui qu'ils venaient de faire à trois.

Et puis Hermione ne put s'empêcher de songer au bonheur de Molly lorsqu'elle retrouverait son mari. La joie de Ginny, celle de Georges et de Bill. Ron avait raison, il était temps qu'Arthur retrouve sa famille. Et il y avait peu de chances qu'il retrouve sa femme et ses enfants si Ron, Harry et Hermione lançaient l'assaut contre Bellatrix et Voldemort.

-Très bien, fit Hermione. Ron, toi et ton père, vous rentrez. Harry et moi, nous allons faire ce qui était prévu.

Ron sembla hésiter. Son regard se posa sur Hermione, subitement très inquiet.

-Non... Fit-il. Je ne peux pas...

-Fais ce que je dis, le coupa la brunette. Tu as raison, ton père doit être mis en sûreté. Et c'est à toi de le faire.

-Je ne peux pas, répéta Ron avec insisitance. Je ne peux pas te laisser, et Harry non plus.

-On n'est plus à l'Ordre, Ron ! S'écria Hermione. Harry et moi ne sommes pas sous ta surveillance et tu...

Brusquement, Ron s'approcha d'elle en lui saisissant les épaules pour la faire taire.

-Il ne s'agit pas de l'Ordre et de cette histoire de tutelle, gronda-t-il d'une voix sourde.

Son regard, planté dans celui de la jeune fille était plus dur et effrayant que jamais. Hermione était figée de stupeur, trop étonnée par la réaction de Ron.

-Je ne vais pas laisser mes deux meilleurs amis au beau milieu d'une armée de mangemorts, continua le roux.

-Mais...

-Et qu'est-ce que je fais si vous ne revenez pas ? Qu'est-ce qui se passera pour moi si je me retrouve tout seul ?

-Ron...

-Il faut laisser tomber la mission, fit le garçon d'une voix beaucoup moins dure tout à coup.

Son regard suppliant fit fondre la brunette.

-S'il te plaît, laissons tomber pour cette fois. Aidez-moi à ramener mon père auprès de ma mère...

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