Je me réveille en sursaut pour la première fois de ma vie, ma robe de chambre me colle à la peau et mes cheveux sont tout emmêlés. Je me lève, essayant de reprendre un rythme cardiaque correct, j'ai surement fait un mauvais rêve dont je m'en souviens déjà plus. J'entends des bruits de pas non discrets derrière ma porte, je l'entrouvre pour voir Miller, notre mentor titubant, il se cogne contre un mur et reste la tête posé dessus pendant un long moment avant de reprendre une gorgée de sa boisson au goulot. Des pleurs me parviennent, Miller grogne et s'éloigne de ce bruit effroyable, je sors de ma chambre sans être vue et avance vers ces couinements qui m'amènent près de la chambre de Clamed.
-Ca va aller maintenant ? Lui demande la douce voix de Moore, notre deuxième mentor au visage quelque peu défiguré.
-Oui, merci. Sanglote-t-il. Je longe le mur, dos collé à celui-ci pour ne pas me faire voir.
-Tu veux me raconter ton cauchemar ?
S'en suit un long silence avant qu'il répond en tremblotant :
-J'étais attaché, mains et pieds liés. Elle était là… Elle me regardait.
Il recommence à pleurer.
-Me raconter tes cauchemars t'aideras crois-moi. Lui souffle-t-elle alors il continue un peu plus confiant.
-Son œil, il était noir comme les ténèbres, comme l'enfer puis or mais pas comme les bijoux qu'il y a ici.
-Tout va bien, je suis là. Le réconforte-t-elle.
Ravalant un hoquet de stupeur, je retourne au plus vite dans ma chambre. Devrais-je être satisfaite de nuire à son sommeil ? De lui faire une peur bleue ? Je ne sais pas, les Jeux arrivent trop vite pour que je puisse répondre à ses questions. D'habitude je me pose dans le salon, assise devant la table basse avec Xiao, nous mettons des heures à résoudre des questions sur la vie devant un thé. Je m'endors en rêvant d'une de nos conversations.
-Sais-tu faire quelque chose de particulier ? Me demande Moore allongée sur mon lit alors que je ne l'ai pas invité, peut-être qu'elle pense que je suis aussi faible que Clamed. Auquel cas elle n'aurait pas tout à fait tort. Mais au moins, je ne le montre pas.
-J'ai des jambes, des bras. Dis-je en examinant ma tenue d'entraînement sous toutes les coutures, une tenue moulante blanche où le numéro 5 est frappé dans le dos en noir.
Elle pouffe de rire et enlève une larme sous son œil, elle a un humour très abordable.
-C'est déjà ça, essaie de les garder. Dit-elle et je suis contente pour une fois qu'elle ait du répondant, me considérant pas comme un bébé qu'on envoie dans l'arène, je sais ce qui m'attends. Je profite que nous soyons seuls pour la questionner sur le district, je n'ai certainement pas oublié la mort du père de mon meilleur ami.
-Dis Isa, dis-je en utilisant son surnom pour la première fois. Cela éveille son intérêt d'ailleurs, elle s'assoit et me sourit grandement.
Je m'assois avec toute innocence qu'une gamine de quinze ans peut avoir à ses côtés.
-Je t'écoute, tu peux me le dire si tu as peur, je …
-Quoi ? Ce n'est pas ce que je voulais te dire, la coupais-je.
Je reprends sous son regard perplexe :
-Tu es d'une plus grande maturité que moi il faut l'avouer, tu as de l'expérience. Alors je me demandais si dans le district tu avais déjà vus des choses étranges ?
La brosser dans le sens du poil est la meilleure façon si je veux lui soutirer des informations.
-Des choses étranges ? Reprit-elle.
-La coiffure de notre boulanger c'est tout, elle s'esclaffe de nouveau et je fais mine d'être d'accord. Cela va être long, j'aurais peut-être mieux fait de questionner Miller pendant qu'il est saoul, cette idée me plaît, je la note dans un coin de ma tête.
-Oui horrible c'est sûr, mais je parlais de choses plus étranges. Comme … Je ne sais pas … Des mouvements de rebellions ?
Elle hoquette sous le choc, elle ne s'attendait pas à ça.
-Mais enfin, pourquoi me demandes-tu cela ? Il est évident que non, nous servons le Capitol depuis les jours obscurs, nous y contribuons tous sans exception.
Elle me semble sincère, mais je continue, prenant sa main dans la mienne comme si j'avais peur.
-Je me suis dit que les rebelles de l'autre temps ont eu une descendance qui peut être partagés les mêmes idéaux, tu vois ?
-S'ils partagent la même idéologie, ils doivent être déjà morts et enterrées Liu.
-Chen, la repris-je. Elle fait la moue, notre faux moment de complicité vient de prendre fin.
Elle nous accompagne jusqu'au Centre d'Entrainement, elle ne m'adresse aucun regard, elle doit s'interroger sur mon compte mais elle ne me semble pas assez futée pour trouver quoi que ce soit, je pense même qu'elle ne sait rien sur le District, elle est une perte de temps.
Arrivé au Centre, je remarque gênée que nous sommes les derniers arrivants mais je garde la tête haute contrairement à Clamed qui tripote ses doigts mal à l'aise encore une fois.
-Très bien, nous pouvons commencer.
Le moniteur nous explique le déroulement de ces trois prochains jours, les activités mis à notre dispositions, les règles qui me semblent évidentes comme « ne pas tuer » mais il fait bien de les rappeler, avec les carrières on est jamais sûr de rien. Nous dispersâmes à tâtons, trois jours est-ce suffisant pour tout apprendre ? En voilà une question que nous mettrions des heures à répondre avec Xiao. Je me lance toutefois vers un moniteur seul, il est derrière une table où se trouve des tas d'insectes. Je grimace alors que lui me sourit chaleureusement, content d'avoir un élève. Il m'apprend les insectes « passe partout » d'après lui, puis ceux venimeux, il m'explique qu'il vaut mieux connaitre ceux qui tuent que ceux qui remplissent le ventre dans les Jeux, je le crois sur parole. Mon cerveau commence à se fatiguer alors je le quitte pour passer à quelque chose de plus sportif, il faut que j'évalue mes autres capacités. Je fais une course d'obstacle avec deux autres tributs, mais je ne m'intéresse pas à eux, d'ailleurs à peine terminais-je mon parcours qu'ils s'en vont en courant presque.
-Tu leur fait peur, me susurre une voix cristalline derrière moi.
Je me retourne pour faire face à la fille du six ou du sept, je ne suis pas sûre, ses cheveux bruns se terminent en des mèches roses. Percevant mon regard, elle réplique :
-Je les ai fais-moi-même avec de la teinture volée, dit-elle fière d'elle.
Je me suis trompée, district huit : industrie textile.
-Mon œil leur fait peur ? M'enquis-je, elle semble déçu de ne pas être complimenté par ses cheveux mais me réponds tout de même.
-Avec ou sans ton œil ils auraient quand même peur, dit-elle sans réellement répondre à ma question. Elle reprend en se penchant vers moi :
-Tu es Liu c'est ça ?
-Chen, la repris-je.
-Cercia mais tu peux m'appeler Cici, elle me sourit de toutes ses dents.
Un pacificateur sonne l'heure du déjeuner, j'y vais rapidement, espérant qu'elle me lâche mais elle est solide, s'installant face à moi.
-Oh non, le tribut de mon district s'est fait dessus, dit-elle sans classe alors qu'un tribut s'enfuit de la cantine en pleurs sous les rires gras des carrières.
-Il s'était évanoui lors de la moisson, non ?
-C'est un hypersensible, elle hausse les épaules et attaque son plat.
L'après-midi je m'attèle à faire plusieurs nœuds plus ou moins parfaits, mon voisin est le tribut masculin du quatre, il arrive à tous les faire mais s'acharne à les recommencer, toujours plus rapidement, ça semble l'occuper l'esprit.
Lors de cette fin journée, je ne suis pas extenuée contrairement à Clamed qui pourtant n'a pratiquement rien fait si ce n'est de la peinture et quelques sprints.
Le lendemain, sous le conseil de Moore je prends une arme au hasard, une lance et m'entraîne au lancer. Il est assez comique de voir que la lance fait pratiquement ma taille, mais l'entraineur n'émet aucun commentaire et m'aide à travailler mes lancers, grâce à ces conseils utiles j'arrive toujours à plus ou moins toucher la cible.
Le midi, encore une fois Cercia ou « Cici » si on préfère se joint à moi, elle semble énervée de mon indifférence.
-Tu sais j'ai direct su qui tu étais, dit-elle alors que je m'apprêtais à sortir de table.
-Qui suis-je ? Demandais-je septique.
-Une broute minou, dit-elle avec un clin d'œil.
Mes yeux doivent sortir de mes orbites tellement je suis étonnée de sa découverte et de son franc-parler.
-Ne Fais pas tes grands yeux comme ça, moi aussi j'aime les filles.
Elle me lance un deuxième clin d'œil qui cette fois-ci me met franchement mal à l'aise.
-Tu te trompes, dis-je non pas par honte mais plus en espérant qu'elle me laisse tranquille.
-Tu trompes peut-être ton district ou le gars du un qui n'arrête pas de te regarder mais pas moi Liu.
-Chen, la repris-je en serrant les dents.
-A plus tard Liu, elle me lance encore une fois un clin d'œil et débarrasse son plateau.
Autant dire que l'après-midi, j'ai de l'énergie à revendre, j'ai besoin de me défouler et je découvre que l'escalade m'y aide. Je commence avec un harnais pour monter très haut, j'y arrive avec difficulté mais aucune peur du vide c'est déjà ça, ensuite sans la sécurité je ne peux monter qu'à mi-hauteur sous ordre de l'entraîneur.
-Non ! M'écriais-je en me levant de mon lit d'un bond, le cœur battant à tout rompre.
Encore une fois je ne sais pas ce qui me met dans cet état, je coure presque jusque la salle de bain pour asperger mon visage d'eau froide pour éclaircir mes idées. J'entends encore une fois des bruits de pas dans le salon, croisant les doigts pour qu'il s'agisse de Miller j'y vais. Il s'affale sur le canapé, assez mal au point, il me voit et lâche un rot.
-Bonsoir, dis-je en me posant contre un mur.
-Qu'est-ce que tu me veux ? Dit-il en échangeant de bouteilles, plusieurs trainent sur la table basse.
-Un verre ? Dis-je sûre de moi, il faut détendre l'atmosphère. Il ricane faiblement et pousse une bouteille vers moi, je fais mine de boire au goulot et de détester ça.
-Ce n'est pas une boisson de fillette hein ? Ricane-t-il encore une fois.
-Quand est-ce que vous avez gagné vos Jeux Miller ? Demandais-je en m'installant sur le canapé opposé au sien.
-Tu n'étais même pas née gamine, il passe sa main devant ses yeux.
-Vous les revoyez c'est ça ? Les vingt-trois autres tributs ? Vous buvez pour ça non ? Demandais-je sachant déjà la réponse.
-Tu ne sais rien, grogne t'il en posant la bouteille durement sur la table.
-Je sais que vous pensez chaque nuit à vos Jeux, je m'étonne même que vous vous ne soyez pas rebeller à votre retour. Il doit être difficile d'être mentor, d'envoyer des enfants dans l'arène.
Sa lèvre inférieure tremblote légèrement, ses yeux couverts d'un voile de larmes. J'ai peur de trop le brusquer et qu'il se referme mais je dois tenter le tout pour le tout. Pour Tomas.
-Tu ne sais rien, répète-t-il une larme roule sur sa joue.
-Je sais que vous êtes un homme fort, ne me faites pas croire que acceptez tout ceci. Je le sais ça. Dis-je en essayant d'être très convaincante.
-Non, c'est vrai, souffle t'il.
-Alors qu'est-ce que vous faites pour ça ? Vous n'êtes pas seul n'est-ce pas ? Continuais-je dans ma lancée.
-Qu'est-ce que vous faites ? Tonne Moore.
Je retiens un grognement alors qu'elle referme son peignoir et baille avec sa grosse bouche, sa lèvre supérieur enflée, j'ai juste envie de m'occuper de sa lèvre inférieur là maintenant.
-Je m'occupe de lui, il ne semble pas bien. Dis-je innocente en débarrassant ce qui trône autour de nous.
-Laisse ça, va te coucher. Je vais m'occuper de lui, dit-elle en secouant gentiment Miller qui semble perdu dans ses souvenirs.
-Je peux m'occuper de lui aussi, je …
-Les Jeux sont après demain, ton sommeil est précieux. File dormir. Me coupa t'elle bienveillante.
Je lui souris tant bien que mal et pars dans ma chambre où je m'endors la tête encore plus embrumée.
Le lendemain matin, je suis heureuse de prendre mon petit déjeuner sans Miller, il dort comme un bébé d'après Moore, nous filons en vitesse au Centre d'Entrainement. Clamed s'en va vers le gamin du district douze tandis que je m'entraine de nouveau aux parcours d'obstacles. J'ai une faim de loup mais on m'appelle pour l'évaluation, super, c'est vraiment le bon moment. Je m'y rends pas du tout stressée, le Haut Juge ainsi que les juges prennent place en hauteur, éloigné de moi, comme si un tribut aurait l'envie de les tuer. Vaut mieux être prudent après tout.
-Liu Chen vous avez dix minutes.
J'acquiesce et analyse ce qui est mis à ma disposition, n'étant pas dotée d'une très grande imagination et en voyant tous les procédés électroniques mis à ma disposition, je décide juste de les assembler. Le résultat est peu banal finalement, j'ai créé une source d'énergie avec quelques câbles, un vélo et une ampoule.
-Vous avez fini ? S'enquit le Haut Juge qui se frotte le menton, perplexe face à ce que je viens de construire. Je monte sur le vélo et me mets à pédaler le plus vite possible, l'intensité de la luminosité de l'ampoule est variable mais au moins elle est là. Dans le district cinq, on apprend ce genre de choses futiles à l'école, comment produire de l'énergie en cas de panne etc. Je pars la tête haute même si je sais que c'est insuffisant, à quoi cela peut-il me servir dans l'arène ? Rien. Espérons que j'ai au moins la moyenne.
-Je suis sûre que vous aurez la moyenne, dit Moore alors qu'on s'installe tous devant l'écran de la télévision. Ni Clamed ni moi avons dit ce que nous avons présenté, une petite voix me souffle que peut-être Clamed a un talent caché pour le combat qu'il garde pour lui, de toute façon je vais bientôt être fixée, les premières notes défiles. Sans surprises les carrières frôlent le douze, mon visage apparaît et je grimace à la vue de mes yeux terrifiants, un six doré se dessine à côté, Moore m'applaudit avec Polux, Clamed obtient lui aussi un six. Un duo de choc vraiment.
-N'est-ce pas super ? S'exclame Moore en serrant Clamed contre sa poitrine, heureusement elle ne tente pas de me toucher. Ce dernier semble fier de lui et soulagé de voir que Moore l'est aussi alors que nos notes sont pitoyables.
-Maintenant, il faut vous préparer pour les entrevus !
Mes préparateurs apparaissent souriants.
-Je suis toute à vous, dis-je sincèrement, l'idée de mon œil dorée était plutôt bonne, je suis craint par des tas de tributs, mais maintenant que j'ai obtenu une note quasi nulle, il faut que je me rattrape sur les entrevues.
-Joue sur ta différence, n'hésite pas. Me conseille Miller avant de prendre une gorgée de vodka pure. Nous nous rendons tous les deux jusqu'au plateau, ce sont ses premiers mots depuis que nous avons quittés l'appartement. L'atmosphère est tendue entre nous, il ne fait aucun doute qu'il a des souvenirs de notre conversation nocturne pourtant il n'en fait aucune référence, soit tout est confus dans sa tête soit il ne veut plus jamais en parler. Dans tous les cas, je ne lâcherais pas comme ça, il sait quelque chose c'est certain. Lui-même avoué ne pas se laisser faire, peut-être que c'est un rebelle, peut-être même qu'il y ait dans le district des groupes de rebelles, où il y avait Mr Wank.
Nous arrivons derrière la scène, tous les tributs sont déjà présents en ligne, je remarque que la tribut femelle du premier district est déjà sur le plateau. Un écran nous retransmet l'émission, elle avoue un amour passionnel pour le Capitol.
-C'est ce que je suis supposé dire ? M'enquis-je
-Tu n'as pas besoin de mentir, souffle t'il m'adressant un mince sourire complice. Il tourne les talons et s'en va me laissant une fois de plus intriguée.
Le tribut masculin du quatre a les larmes aux yeux lorsque le présentateur lui montre les images de sa moisson, où une fille se jette dans ses bras avant qu'il n'atteigne l'estrade.
C'est à mon tour, je lisse une dernière fois ma robe noir qui me couvre entièrement et mets ma capuche dans la même couleur, cela amplifie mes traits fins et mes yeux. D'ailleurs lorsque je rentre sur scène, personne n'applaudit, personne ne crie mon nom comme pour les autres tributs, ils me regardent tous la bouche grande ouverte, même le présentateur en perds ses mots. Effet réussi.
-Liu Chen ! District cinq ! S'écrie-t-il essayant de se reprendre. Je m'installe sur le sofa rouge où les autres tributs étaient auparavant, Ceasar continue de me détailler intensément.
-Le temps file Ceasar, et nous savons tous ici que le temps est précieux. Dis-je, les spectateurs sont secoués d'un rire nerveux.
-Tu as parfaitement raison mais je suis juste bouche bée devant toi, je n'ai jamais vu personne qui te ressemblait. Avoue-t-il
-Et vous ? Crie-t-il au publique qui réponds à l'unisson que c'est une première pour eux aussi.
-Il faut croire que je suis unique.
-C'est certain, il faut alors à tout prix que tu reviennes n'est-ce pas ?
-Absolument et avec votre aide j'y arriverais. Dis-je en m'adressant directement aux sponsors.
-Vous avez entendu ? Elle doit revenir ! Hurle t'il presque au publique qui hoche vivement la tête.
-Si possible vivante.
Ils éclatent tous de rire, l'humour morbide semble être leur spécialité.
-Es-tu prête pour demain ?
-Ashita no koto o iu to tenjou no nezumi ga warau, lui répondis-je en prenant un ton hautain, signifiant que demain est un autre jour.
Ses yeux brillent intensément maintenant, toute la salle est suspendue à mes lèvres.
-Ce qui veut dire ? S'enquit-il curieux
Le temps est écoulé, je me joins aux autres tributs qui me détaillent avec haine, certaines personnes du publique proteste voulant entendre la traduction mais le présentateur clame qu'il faut que je revienne des Jeux pour qu'ils connaissent la suite.
Les tributs s'enchaînent, certains passent carrément trois minutes à se morfondre devant le publique, même Ceasar n'arrive pas à les aider. Lorsque c'est au tour de Cercia, elle ose dire que nous sommes devenues très proches, elle se retourne même et me lance encore une fois son maudit clin d'œil. Heureusement personne ne semble voir la connotation qui se cache derrière mais moi je fulmine en silence.
Je m'apprête à rentrer dans un ascenseur lorsque Marxwell, tribut masculin du un me retient par le bras.
-Tu viens de mon district, n'est-ce pas ? Demande-t-il sans aucune cérémonie, me prenant de court.
-Quoi ?
Il fronce les sourcils face à mon visage réellement surpris.
-Non rien, laisse tomber.
Il s'enfuit encore plus vite qu'il n'est arrivé, me laissant perplexe.
Ma dernière nuit je la passe sur le balcon à m'exercer sur ma relaxation, il ne sert à rien de dormir l'esprit occupé alors je ne dors pas de la nuit. Les rayons du soleil chatouillent mon visage alors que je suis encore accroupie, les yeux fermés.
Mon esprit est prêt.
Les Hunger Games peuvent commencer.
Salut chères lecteurs, lectrices !
Les Jeux ne vont par tarder à commencer même si j'hésite encore deux types d'arènes.
Petite précision, "la langue des ancêtres" de Liu est du Japonais et non un dialecte que j'ai inventé pour la fiction.
Que pensez-vous de la personnalité de Liu ? On commence à mieux la connaître, sa façon de faire etc ...
Son enquête semble avancer avec difficulté, pensez-vous que Isaac Miller cache quelque chose ?
Apprendrons-nous un peu plus sur l'étrange question de Leather Marxwell ?
J'ai moi même que la moitié des réponses
A bientôt,
FleurEncre
