Bonjour tout le monde ! Enfin le week-end (le seul moment où je m'octroies une pause dans mes révisions) et je viens vous apporter ce nouveau chapitre ! :D n'hésitez pas à laisser un commentaire, toute remarque (bonne comme mauvaise), toute idée sera la bienvenu ^^. ça pourrait par ailleurs me dire si ce que je vous donne vous convient ou pas et m'aiderait à corriger mes défauts, comme à appuyer sur certains points qui seraient assez obscurs à vos yeux :) (n'hésitez pas, par ailleurs, à me dire si je dois simplifier mon style d'écriture ou pas, je me fais souvent taper sur les doigts à cause de mes phrases trop longues, qui pourrait être plus courtes et plus claires (vilains professeurs :'())
Stariella : j'écris sur l'ordi et lis sur tel, je ne suis pas connectée sur ce dernier, d'où mes reviews anonymes xD je suis contente que ça te plaise, en espérant que la suite te convienne également :D je pensais la même chose pour le mariage, puis ce serait trop... Prévisible :/ Et t'as tout compris, Rose se sentait mal à cause de ce qui venait et ce ressenti était dû à ses rêves que son subconscient gardait prisonnier. Pour ce que tu pensais au départ, je n'y ai pas du tout songé, chapeau ! ^^ Quant à ta question, non, ce n'est pas le même procédé que 12 utilise pour Clara puisque le coeur de Rose continue de battre, mais je pense que c'est quelque chose qui y ressemble :) peut-être une faille créée pour l'occasion par les Time Lords pour extraire Rose de son monde ^^ à vrai dire, je n'y avais même pas pensé même s'il y a un lien très important entre la saison 9 et ma fic x). à la prochaine ! :3
Bonne lecture à vous tous ! :)
La salle dans laquelle Rose se réveillait n'était pas commune ; elle semblait n'avoir aucune limite, n'être qu'un grand brouillard continu. Et la luminance de ce nouvel environnement l'aveugla quelque temps. La Londonienne put néanmoins voir la dizaine de visages qui la dévisageait curieusement. Et par-dessus tout, elle sentait les sangles qui la gardaient prisonnière, tout comme ces centaines d'électrodes qui parsemaient sa peau.
Il faisait froid. Il faisait froid mais son corps entier transpirait, comme s'il luttait contre un mal inconnu. Elle qui n'était jamais malade, ressentir la fièvre brûler dans ses veines était une sensation tout à fait étrange.
– Vous allez bien ?
« Non » voulait-elle dire. Mais ce n'était qu'un grognement rauque, qui sortait de sa gorge. Leur question était mal placée, sachant qu'ils étaient responsables de tout ça. Ils gâchaient son mariage, mettaient un couteau sous le cou de chaque personne qu'elle aimait, elle était attachée et semblait être la proie d'une expérience bizarre ; comment pourrait-elle aller bien ?
– Que me faites-vous ? Ramenez-moi chez moi.
La colère montait en elle et l'empoisonnait. Elle ne s'énervait jamais vraiment, même quand elle ne comprenait rien. Là, c'était différent. La jeune femme tentait de se dégager, de bouger. Mais ses liens étaient coriaces : il semblait que plus elle gesticulait, plus ils se resserraient autour de ses membres.
Le danger était leur adrénaline, au Docteur et à elle. Seulement, ils avaient toujours été deux pour l'affronter, toujours deux pour en rire ; là, il n'y avait qu'elle. Et sa survie était nécessaire pour tous les délivrer d'une science qui dépassait les limites de ses connaissances. Le combat était perdu d'avance.
– Nous sommes désolés. Nous vous promettons que votre sacrifice ne sera pas vain.
La Veilleuse s'avançait vers un ordinateur et pianota rapidement sur l'écran. La peur gifla l'intrépide aventurière.
– Quel sacrifice ?
– Une part du vortex du temps sommeille en vous. Il suffit d'une étincelle pour qu'il se réactive et c'est exactement ce que nous allons lui donner.
Le Méchant Loup. Cette entité avait détruit les Dalek et était responsable de la mort de son premier Docteur ; quels autres ravages allait-elle commettre, cette fois-ci ? Et comment la Gallifreyienne connaissait son existence ?
– Que voulez-vous en faire ?
– Pour conclure la Guerre du Temps et nous sauver, les Docteurs nous ont projetés à la fin de tout. Nous sommes en paix mais nous ne pouvons ni entrer, ni sortir d'ici.
LesDocteurs ? Elle ne put s'empêcher de sourire, malgré cet étrange pluriel : si Gallifrey n'était pas détruite par sa faute, comme le sien ne cessait de le lui dire, c'est que le Seigneur du Temps avait changé l'histoire. Et qu'il n'était plus seul, désormais. La fierté de voir son vieil ami s'en sortir malgré tout lui fit, pendant quelques secondes, oublier sa position. Mais Rose revint rapidement à elle et son regard fut de nouveau glacial.
– Vous devriez lui en être reconnaissants. Et je ne pense pas que vous attaquez à moi soit une bonne manière de lui manifester votre gratitude.
– Votre force peut influencer le continuum espace-temps et remettre Gallifrey à sa place initiale. Nous avons besoin d'elle.
Rose se tournait vers sa nouvelle interlocutrice. Physiquement plus jeune que la Veilleuse, ses yeux, aussi brun que sa peau, ne dissimulaient pas les longs combats qu'ils avaient connus. Sa prestance était imposante, elle devait être un personnage important dans la vie gallifreyienne.
– Qui êtes-vous ?
– Le Général. Ce sera douloureux, nous sommes navrés.
Ç'aurait été trop beau que ça ne soit pas le cas. Même... Bizarre. Fallait bien mettre du sang et des cris partout, quand deux races de planètes différentes se rencontrent ! Ils étaient beaux, les Seigneurs du Temps ; le Docteur les avait dépeints comme des êtres arrogants, corrompus, elle n'arrivait jamais à le croire réellement. Sa tendance à exagérer prenait parfois le pas sur ses histoires, puis si lui était un être aussi extraordinaire, il ne pouvait pas être le seul. Elle s'était apparemment trompée.
– Je vais mourir ?
– Oui.
Autrement dire, ce que le « sacrifice » de la Veilleuse signifiait. Elle s'était bien gardée de le lui préciser, ce détail-là.
– C'est certain ?
– Oui.
Elle était dans de beaux draps. Réfléchis, ma vieille.Réfléchir. Qu'aurait fait le Docteur, à sa place ? Les mots étaient ses armes mais que pouvait-elle dire, pour les dissuader ? Puisque c'était bien la seule chose qui lui restait à faire.
– Ça ne m'arrange pas, vous voyez, s'exprima son intuition. Mais j'ai une autre solution : vous me ramenez chez moi, me laissez me marier, vivre ma vie d'humaine tout à fait normale et quand je serai très vieille et très malade ou que mon mari sera mort, vous n'auriez qu'à revenir à ce moment-là ? Donnez-moi votre numéro de téléphone, adresse, ce que vous voulez pour que je puisse vous prévenir, puis voilà. Chacun sera content !
Elle ajoutait un grand sourire, pensant qu'il rendrait ses propos plus sincères ; mais il s'effaça comme un soleil d'été en entendant la réponse.
– Nous ne pouvons attendre plus longtemps. Puis vous devez être dans de parfaites conditions physiques, sans quoi notre plan de fonctionnera. Vous êtes prête ? Demanda-t-elle à la Veilleuse.
Celle-ci hocha de la tête.
– Non ! Cria Rose. Puis je ne suis pas "dans de parfaites conditions physiques".
Personne n'entendait ce qu'elle disait et elle eut beau se débattre de toutes ses forces, ça ne changeait rien. Pourtant, quitte à y laisser ses bras et ses jambes, sa vie voire son âme, elle devait quitter cet endroit avant que le Méchant Loup ne la tue.
– Voyons Général, il doit bien y avoir une autre alternative, non ?
Une voix masculine s'éleva dans les airs, glaçant toutes les consciences ; la main de l'interpellée n'atteignit jamais l'écran. Rose se retourna vers le nouvel arrivant, cessant de gesticuler dans tous les sens. Il était grand, les cheveux grisonnant, un look entre chic et rockeur qui lui plaisait particulièrement. Son visage était fermé mais cachait un certain amusement. Amusement non partagé, vu la posture hostile qu'empruntaient les soldats.
– Quelle surprise de vous voir ici, fit la Veilleuse.
– Denrah, salua-t-il. Baissez vos armes, je ne vous veux aucun mal.
Il n'en dit d'avantage qu'un grésillement parcourut l'espace. La pression que Rose ressentait sur ses poignets et chevilles se relâcha, la pièce sombra dans un noir complet.
– Ahah, s'écria l'inconnu, au bon moment ! Même les Seigneurs du Temps sont désarmés face à une banale coupure de courant !
Elle sentit de solides mains l'extirper de ses chaînes et arracher les électrodes qui la couvraient. Libre. Elle était enfin libre.
– Cours, murmura-t-il.
Elle ne se fit pas prier. Enlevant ses chaussures, qui la ralentiraient plus qu'autre chose, elle saisit la poigne amicale que lui tendait l'homme. Ensemble, ils s'enfuirent dans le dédale de couloir. Mais les soldats ne les lâchaient pas et le Général fulminait.
– Cette fois-ci, vous ne m'échapperez pas, Docteur ! hurla-t-elle.
Rose eut l'impression de se prendre un mur dans la figure.
