Drabbles sur le ZoNa


Hey, voici un nouveau drabble écrit comme ça, presque d'une traite. J'avoue que c'est plus des pensées qu'un véritable bout d'histoire... Mais j'ai toujours le petit espoir secret que ça pourrait vous plaire, alors...

Bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de One Piece ainsi que les personnages appartiennent à Eiichiro Oda.


Elle était partie.

Elle lui manquait.

Atrocement.

Terriblement.

Il fantasmait les cheveux roux, les yeux de poupée et la silhouette élancée.

Il fantasmait la voix douce flottant dans l'air pour arriver au creux de son oreille.

Il fantasmait sa présence, son contact, sa chaleur.

Et tant encore...

Sa mémoire fonctionnait comme un cinéma. On lui projetait des tas et des tas d'images à la seconde. Toutes sur le même sujet. Elle. Encore. Encore. Inlassablement. Elle et son premier sourire de la journée. Elle en colère les sourcils froncés. Elle se renversant dans un rire aigu. Elle sur les draps blancs.

Les bribes de conversation étaient aussi retranscrits. La rouquine parlait. Mentalement, il reformait les réponses à leurs dialogues comme des répliques de théâtre. Les scènes se rejouaient. L'imagination les faisait se prolonger. A son gré, il étirait le temps de certains moments pour en profiter encore plus.

Ça lui faisait du bien comme ça lui faisait du mal.

Il y avait un vide perpétuel. Une plaie. Quelque chose qui ne veut pas et qui ne peut pas se refermer. C'était comme avoir été ouvert, à vif, déchiré sans pouvoir cicatriser, se reconstruire. Et rien, rien ne semblait être là pour pallier.

Ce qu'il y avait de paradoxal, c'était qu'elle était absente mais constamment présente dans son esprit. Ce n'était même pas réfléchi. Un automatisme enclenché qu'on ne peut inverser. Elle était là entre deux respirations, entre deux clignements de paupières. On ne pouvait pas s'en débarrasser, c'était semblable à ces maux de tête lancinants qui ne semblent pas vouloir vous lâcher. C'était douloureux.

Et cette constante présence fictive accentuait davantage son absence réelle.

Il y avait un vide à la fois intérieur et extérieur.

Quel intérêt au quotidien ? Quel intérêt à toutes ces choses quand il n'y avait pas sa compagnie ?

Sans elle. Tout ça paraissait être une aberration. Une stupidité dépourvue de sens. Et quel ennui !

Juste un peu de sa présence, juste un peu d'elle suffirait à apaiser ce fléau. Ce chagrin grandissant. Cette bête qui le bouffait, qui dévorait ce qu'il restait de positif, de bon.

Et comment cela se pouvait ? Que cela soit si doux avec elle et si atrocement amer sans elle ? Un jour à l'ombre de la nuit...

Il se sentait délaissé, immensément seul.

Elle était partie.


Quand elle était revenue. Enfin revenue. Ses yeux hurlaient encore la solitude, mais sa bouche, elle, n'avait su que souffler son manque d'amour...


Alors ? J'espère ne pas vous avoir ennuyé. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, ça me ferait plaisir et ça me donnerait du courage aussi ^^ (pour éventuellement continuer).

Merci de m'avoir lu :)