Bonjour chèr(e) lecteur/ lectrice,
C'est avec plaisir que je vous propose la suite de ma fiction.
Je remercie ma bêta Strida, Je remercie également Clair-2-lune pour sa fiction qui m'a inspiré.
Réponse à ma reviewieuse anonyme : Merci beaucoup à toi, pour ma toute première review! J'ai été super heureuse de voir qu'à peine une journée après ma publication, tu lises ma fiction ^^.
Pour ce qui est de la mort de Harry Clearwater, je ne peux pas te répondre ici, par respect pour les autres lecteurs (s'il y en a ^^). Mais si tu as un compte, n'hésites pas à m'envoyer un MP.
Disclaimer : Les personnages et l'univers de Twilight appartiennent à Stéphanie Meyer.
Bonne lecture, et rendez-vous en bas!
Chapitre 1 : La décision
Je me levai de table et débarrassai mon assiette. Je m'attelai à la vaisselle alors que Seth s'affalait sur le canapé, télécommande en main.
Depuis la mort de mon père, j'essayais de faire le plus possible de tâches ménagères. Ça ne supprimait pas le sentiment de culpabilité qui ne me quittait plus, mais je tentais de l'amoindrir autant que possible en soulageant ma mère de ces corvées.
Même si je savais qu'elle ne me tenait pas pour responsable de ce qui s'était passé, pour moi, je l'étais. Elle, au contraire, me demandait pardon. Elle se sentait coupable de la situation. Selon elle, ils auraient dû comprendre les signes avant-coureurs de la transformation. Ils n'avaient pas su, ou voulu voir.
Parce que j'étais une femme.
Depuis le premier esprit loup, aucune femme n'avait eu à subir cette condition.
Le gène à l'origine de ce phénomène ne se transmettait uniquement qu'aux mâles.
Si j'avais été un garçon, ils auraient réagis au premier symptôme, et m'auraient accompagné dans le processus.
Comme Sam et les anciens le faisaient pour chaque nouveau membre de la meute.
J'avais donc dû gérer les sentiments et la colère naturelle à chaque loup seule, et sans en comprendre l'origine.
Et ma mère ne parvenait pas à se pardonner pour cela.
Les anciens m'avaient d'ailleurs interrogé durant toute la semaine qui avait suivi ma mutation, comme un rat de laboratoire. Ils voulaient comprendre pourquoi la génétique avait merdé.
Je n'aurais pas dû exister.
Du moins pas sous cette forme. Ils en avaient déduits que j'étais plus ou moins une erreur, et que le gène du loup s'était activé contre toute attente, par pur hasard. Ils pensaient que les femmes pouvaient être porteuses du gène, mais que celui-ci ne réagissait pas, contrairement à ce qui se passait chez les hommes.
Cela était surement dû à une question de sélection naturelle. En effet les loups males auraient été plus forts que les loups femelles si elles avaient muté. J'étais moi-même légèrement plus petite que les autres. Pour des raisons de sécurité, et pour que la tribu perdure, les hommes s'occupaient alors seuls de la protection de la tribu.
Les femmes transmettaient le gène à leur descendance, et s'occupaient des enfants. Si une Quileute avait un fils, il se transformerait surement, une fois la maturité atteinte. Si elle avait une fille, celle-ci transmettrai le gène à son tour.
Le gène de la femme était donc inactif, mais présent, et utile.
Rachel Black, ou sa sœur Rebecca auraient pu tout aussi bien que moi muter, d'un point de vue théorique, puisqu'elles aussi étaient porteuses du gène.
Il avait fallu que ce soit mon système biologique qui déconne…
Enfin, plus dure encore que de me savoir la seule louve, j'avais été horrifié de découvrir les hypothèses des anciens, en ce qui concernait l'implication de ces transformations sur mon corps.
On avait découvert que j'étais… ménopausée.
A 19 ans, moi, Leah Clearwater devait abandonner tout désir d'enfant, et ce jusqu'à la fin de ma vie.
Mon monde s'était écroulé encore une fois.
Ma mère m'avait consolée durant des heures. Et m'avait dit farouchement qu'elle n'y croyait pas. Qu'ils avaient dû se tromper. Mais les résultats médicaux étaient là.
Billy Black, le vieux Quil, et ma mère, qui avait remplacé mon père au conseil tribal après sa mort, m'expliquèrent. Bien qu'elle y soit fortement réticente.
La transformation stoppait le vieillissement des cellules, et le développement du corps. Mon corps était figé et ne changeait pas comme celui des autres humaines. Ils pensaient donc que je n'étais pas apte à avoir des enfants, puisque je n'avais désormais aucun rythme hormonal, ni de cycle menstruel.
Je fermais les yeux de douleur à cette pensée.
J'avais rêvé à une époque de donner des enfants à Sam…
Les hurlements du commentateur de foot à la télé me firent sursauter. Je finis rapidement ma tâche, et je vins m'assoir dans le salon, impassible.
« Qu'est-ce que tu vas faire cet après-midi Leah ? », me demanda ma mère.
« Je ne sais pas trop. Je pensais aller faire un petit tour. »
« Je vais en ville pour faire du shopping. Rachel vient avec moi. Ça te tente ? », me proposa-t-elle, avec espoir.
« Non désolé maman, mais je ne vais pas avoir le temps… »
« Ha… », elle soupira. Je ne voulais pas la blesser, mais je voulais encore moins sortir avec Rachel pour une après-midi complète.
De plus, le shopping, très peu pour moi.
« Tu sais, il faut que je finisse le ménage dans ma chambre. En plus c'est mon dernier week-end. On doit rejoindre la meute lundi. J'aurais moins de temps à partir de maintenant, donc il faut que je fasse le plus important avant », lui expliquai-je.
En effet, Sam nous avait donné à mon frère et moi, une semaine pour nous remettre de la situation, et de la mort de notre père avant d'intégrer définitivement la meute, et de participer à ses activités. Pour dire vrai, je n'étais pas très pressée d'y être…
On frappa à la porte et ma mère se leva pour ouvrir.
Rachel entra et me fit la bise en souriant. Je restai de marbre.
« Bon bah, on va y aller. Seth tu ne passes pas ton après-midi sur la télé. Si tu changes d'avis Leah, tu m'appelles. », annonça ma mère avec un sourire, en plaçant sa main près de son oreille, comme si elle tenait un portable. Je répondis d'un hochement de tête.
« À plus tard ».
Elles sortirent, et j'entendis bientôt le bruit du moteur de la nouvelle voiture de Rachel. Ils avaient toujours aimé ces engins dans leur famille. Il suffisait de voir Jacob avec ses motos.
Apres un coup d'œil à Seth, je montai dans ma chambre, prenant au passage un chiffon dans la cuisine. Je commençai à faire les poussières. Je finis par me laisser distraire par les gazouillis des oiseaux.
Je m'approchai de la fenêtre.
J'aimais me mettre ainsi pour rêver, avant.
Aujourd'hui je ne rêvais plus vraiment. Trop de choses m'étaient arrivées en si peu de temps pour que mon esprit soit assez léger pour cela.
J'eus un soupir, et les larmes me montèrent aux yeux, alors que je pensais à cette semaine. Je détestais pleurer, mais je laissai les gouttes glisser le long de mes joues, sans les essuyer.
En observant les oiseaux qui faisaient des allers retours jusqu'à l'arbre en face de ma fenêtre, je pris une résolution.
Je ne pleurerais plus.
Forte de cette idée, je me permis alors de laisser couler pour la dernière fois mon chagrin sans y toucher.
J'aurais tout donné pour avoir une autre vie que la mienne.
Une vie normale.
Je poussai un soupir à fendre l'âme. Et j'essuyai mes larmes.
Je devais me reprendre, et choisir ce que j'allais faire désormais.
Je décidai de faire le point sur mon existence. J'en ressentais le besoin comme jamais, après les événements de cette semaine.
Mais le résultat n'était pas très positif.
Je repensai à ce qu'avait été ma vie sentimentale jusqu'à présent. Sachant qu'avec ce qui m'était arrivé la semaine dernière, je pouvais dire adieu à tous les espoirs et rêves qui me restaient.
J'aimais Sam, et le haïssais tout autant. Et je me détestais moi-même de continuer à l'aimer malgré la douleur qu'il m'avait fait subir, et que je subissais encore.
Le jour où Sam Uley me demanda en mariage fut le plus beau de mon existence, mais ce fut également le déclencheur de mon enfer sur terre. Nous nous connaissions depuis l'enfance, et vivions ensembles depuis trois ans.
Nous nous aimions.
Bien sûr, quelque mois avant sa demande, j'avais bien vu que Sam était plus secret sur ce qu'il faisait la journée, qu'il revenait plus tard le soir, mais je m'en accommodai, et après qu'il m'ait dit qu'il travaillait simplement à rendre la vie à la réserve meilleure je ne lui posais plus de question.
Je le comprenais sans même lui parler et je savais qu'il ne me mentait pas.
Nos projets restaient les mêmes : acheter cette maison que nous avions visité deux mois plus tôt, et y voir des enfants, qui auraient ses yeux et mes cheveux, courir à perdre haleine dans le jardin.
Ça me suffisait et nous étions heureux.
Mon rêve s'écroula deux mois avant le mariage. Ma cousine et meilleure amie vint m'aider à l'organisation des préparatifs.
Sam changea alors. De tendre il devint distant, de romantique il devint rustre et d'amusant il devint exécrable. Cela dura deux semaines complètes pendant lesquelles je le questionnais, essayais de le faire rire, faisait tout à la maison pour qu'il puisse se reposer… pour rien car il refusait de m'expliquer quoi que ce soit.
Il partit retrouver Emily. Et bien que celle-ci refusa au début, elle finit par tomber dans ses bras après qu'il m'ait quittée sans raison ni véritables explications.
Je sombrai alors dans une dépression.
Souffrance et trahison furent mes seuls sentiments durant une grande période, malgré les efforts visibles de Seth pour m'en sortir.
Souffrance car la peine de l'avoir perdu était inégalable, je perdais mes rêves et ma vie perdais son sens.
Trahison, car c'était pour Emily qu'il m'avait quittée, ma cousine et ma presque sœur. Double trahison car celle-ci l'avait acceptée malgré le fait qu'elle connaisse mes sentiments, et alors qu'elle le connaissait à peine.
Enfin, et peut être l'une des plus horribles raisons, mes parents me trahissaient. Bien qu'ils aient été attentifs à mon bien-être après ma dépression et à mon manque d'envie permanent, et qu'ils partageaient ma peine, ils n'en voulaient pas à Sam.
Ils continuaient à le voir, en dehors de la maison bien sûr, et j'avais même aperçue une fois mon père sortir de la maison de Sam et Emily, hilare et les embrasser tous les deux avant de partir en faisant de grands gestes d'au revoir.
Cet engouement, bien qu'ils essayaient de le cacher, que ressentaient mes parents pour leur couple me brisait le cœur, plus assurément que la trahison de ma cousine.
Seul Seth me restait fidèle, et je su plus tard qu'il était parti engueuler Sam, du haut de ses 14 ans.
Je n'étais plus que pleurs et tristesse face à ces révélations, et n'avais plus goût à rien.
Je me levais le matin après avoir pleuré durant des heures, souvent suite à un cauchemar où Sam me quittai encore et encore, et où parfois mes parents et Seth m'abandonnaient pour me remplacer par Emily.
Je mangeais machinalement ce que l'on me donnait, sans plaisir. Et je passai mon temps dans ma chambre, ou encore dans le salon, pleurant le plus souvent.
Un jour en voyant ce que Sam avait fait de moi, la rage me pris. La colère me domina, atténuant la souffrance et ma tristesse. Je n'avais jamais été femme à me morfondre, j'étais fière, j'étais une Quileute.
Je sortais alors de cet état catatonique dans lesquels la rupture et la trahison de Sam m'avaient plongée.
Je décidais de bosser au garage de la réserve.
Et je vis avec une certaine rancœur mes parents m'encourager, et être heureux de me voir m'en sortir. Ce qu'ils ne savaient pas c'était que j'étais en train de me forger pour cela une carapace autour de mon cœur et que je me refusais dorénavant tous sentiments.
Car je refusais de souffrir ainsi à nouveau.
Mon boulot me convenait, on me laissait tranquille. Mon expression hostile devait y être pour quelque chose. Le trajet maison-boulot nourrissait ma colère, se renforçant constamment et me rappelais constamment la raison et la légitimité de celle-ci.
C'était mon rempart. Les femmes me regardaient avec pitié. Et Sam m'attendait parfois, essayant de s'excuser, de m'expliquer son soudain coup de foudre, son envie de redevenir mon meilleur ami.
Mais je ne voulais pas écouter.
Je ne voulais pas être juste son amie.
Je ne pouvais pas comprendre.
Jusqu'à il y a une semaine.
J'avais reçu un second coup de poignard en apprenant ma condition. J'étais un monstre à cause des vampires.
Une femme qui se transformait en loup immense.
Sam et les autres en étaient également, bien qu'apparemment seul Paul voyait notre capacité à devenir des loups d'un mauvais œil. Comme moi.
Il y avait bien plus d'inconvénients que d'avantages.
J'avais d'abord été transportée dans un monde où il se passait des choses contre nature. J'avais dû apprendre à me maitriser pour éviter tout danger à ma mère.
Car dangereuse, je l'étais désormais, contre mon grès. Je devais aussi supporter une bande de gamins pleurnichards, et une hiérarchie qui ne me plaisait guère.
De même qu'accepter de passer ma vie à la réserve, et bien que je n'avais jamais pensé partir auparavant, le fait de savoir que cette option m'était désormais interdite m'agaçait. Et tirer un trait définitif sur mon désir d'enfant était encore plus dur à avaler.
Les avantages ? Aucun.
Sauf peut-être le fait de ne jamais tomber malade, et de pouvoir courir des heures sans m'épuiser.
Mais j'aurais échangé avec plaisir une pneumonie contre tout ça….
Malheureusement je ne pouvais rien faire, sauf m'adapter.
J'avais d'ailleurs pu en apprendre plus au cours de cette semaine qui suivit ma première transformation, et celle de Seth par la même occasion. Oui, même mon frère avait été touché. J'aurais aimé pouvoir le préserver.
On m'avait expliqué le phénomène de l'imprégnation. C'était à cause de ce petit mot que Sam m'avait abandonné. C'était encore à cause de cela que j'avais été dans un tel état dépressif et que j'étais en colère constamment, bien que ma condition de louve l'explique également.
Enfin c'était parce que cette imprégnation était considérée comme un miracle que mes parents avaient soutenu Sam, malgré la douleur que cela me causait. Parce qu'ils étaient au courant de cette particularité Quileute.
Ma mère s'était excusée quand j'avais été mise au courant de toute l'affaire. Elle m'avait expliquée qu'elle s'en voulait de ne pas avoir pu me soutenir comme je l'aurai voulu.
Mais Sam protégeait la tribu, et ce n'était pas de sa faute. Elle-même avait été mise dans la confidence lorsque qu'il avait rompu, afin de ne pas créer d'esclandre suite à ce que les anciens appelaient le miracle de l'imprégnation. De plus, mon père connaissait déjà tout, en tant que membre du Conseil des Anciens, et ne voulait plus tout cacher à son épouse.
Alors j'aime Sam car on ne peut oublier son seul amour, ni les années passées à ses côtés.
Mais je le hais car il m'a menti, et ne m'a pas expliqué la véritable raison de son départ, alors que je considère que j'avais le droit de savoir.
Et peu importe ce qu'il en dit !
Je lui en veux ne pas s'être plus battu pour nous et d'avoir renoncé si vite.
Enfin je le tiens pour responsable de ce qui m'arrivait : j'étais la seule louve et j'en souffrais. Je devrais lui obéir et cette seule pensée me hérisse le poil. Et surtout, j'allais devoir les côtoyer tous les deux, aller dans leur maison, m'assoir à leur table.
Je le haïssais, parce qu'avec cette imprégnation il m'enlevait tout espoir de le voir me revenir, je devais renoncer à lui à tout jamais.
Je me détournai de ma fenêtre et pris une décision.
Les rêves m'étaient, à partir de maintenant, interdits.
Puisque j'étais désormais obligée de me soumettre à celui qui occupait mes pensée, de le voir avec Emily, et de partager mes foutues pensées avec une meute d'ados bourrés d'hormones, je le ferais.
Mais je ferais aussi de mon mieux pour les blesser, tout, comme la vie en avait fait pour moi.
Alors, vous avez aimé?
N'hésitez pas à me faire des remarques, qu'elles soient positives ou négatives, afin que je puisse m'améliorer.
La suite dans une semaine!
Contrairement à l'abus de nutella, l'abus de review est excellent pour la santé de l'auteure et la rend plus productive.
