Coucou les p'tits loups!

Voici la suite des aventures de Leah.

Petite annonce : Je ne pourrais pas poster avant Samedi soir la semaine prochaine, puisque je pars 1 semaine en Espagne ^^. Youpi!
Donc je ne pourrais pas répondre aux review avant non plus. Désolé (mais en fait je ne le suis pas vraiment puisque je pars en vacance hahaha!)

Réponse aux review anonyme :

Nicky : Tout d'abord, merci pour ta review et surtout... Merci de me suivre comme ça ^^. C'est dommage que tu n'ai pas de compte, parce que j'aimerai beaucoup te parler plus en détail (j'aime discuter avec mes lecteurs). Sinon, par rapport à ton commentaire, tu verra que Leah évolue un peu dans ce chapitre, ou du moins on la voit un peu plus tenir sa promesse de se "venger" ^^.
J'espère que ça te plaira toujours autant!
Bisous

Enfin, je vous préviens tous que... j'adoooore faire souffrir Leah ^^. C'est un perso tellement parfait pour ça que je peux pas m'en empêcher, vous me pardonnez?

Aller, bonne lecture, et à la prochaine!


Chapitre 4 : Bien fait pour eux!

Mes pattes foulaient le sol avec entrain.
Je sentis plus que je ne vis le léger mouvement qui venait de la droite. J'anticipais et me décalais à gauche, afin d'éviter d'être prise en sandwich entre le sapin et le loup, son but étant surement de me coincer afin de me ralentir.

-Hou t'es nul ! Tu l'as complètement raté.
Paul encourageait le loup qui m'accompagnait à sa manière.

- Tu ne vas quand même pas la laisser te distancer comme ça !, renchérit Jacob.

- Parce que toi tu arrives à me rattraper peut-être ?, ricanai-je.

Je patrouillais avec Embry, les autres étant sous leur forme de loup aux différents coins de la réserve.
Sam nous avaient répartis, selon lui de manière à ce que les groupes soient homogènes...

Homogènes mon cul, il les avait formés en fonction des affinités des uns et des autres, comme toujours.
Et je me coltinais Embry parce qu'il fallait bien quelqu'un avec moi.

Ils se relayaient pour faire équipe avec la seule louve de la troupe que j'étais. Et je savais que seul Seth appréciait vraiment d'être en tête à tête avec moi durant une heure entière. Pas que je leur en veuille, après tout ça me saoulais au moins autant qu'eux.
Toujours est-il que c'était Embry qui avait tiré le mauvais numéro cette fois ci.

Je me concentrais jusqu'à ce que leurs voix se transforment en un fort bourdonnement continu dans ma tête. J'aurais aimé pouvoir penser tranquillement, sans supporter leurs commentaires.
Je savais cependant qu'eux aussi auraient préféré avoir la possibilité de ne pas savoir ce qui se passait dans mon esprit particulièrement tortueux.

Mais, puisque nous devions tous faire avec, eux comme moi, j'essayais de tirer profit de la situation autant que je le pouvais.
En effet, par le biais de la pensée collective propre à la meute, je mettais en œuvre la décision que j'avais prise une semaine après la mort de mon père. Certes parfois de manière assez puérile, mais bon… on fait avec ce que l'on a.

Et malheureusement je n'avais pas grand-chose, mise à part mes humeurs et réflexions qu'ils étaient tous obligés de partager avec moi, et donc de supporter.
Je mettais donc un point d'honneur à ce que mes pensées soient désagréables pour ces parasites. De plus, ils ressentaient mes sentiments du moment, et même si j'en souffrais alors également, j'aimais leur faire partager ma douleur.

Malheureusement, une fois le sujet lancé, mes pensées dérivaient souvent sans que je ne puisse réellement les diriger. Et je reconnais que je me donnais à moi-même l'excuses de les faire souffrir pour penser tranquillement sans pleurer.
Fierté oblige.

Je repartais dans mes sombres pensées, tout en jetant un coup d'œil distrait aux alentours. Je me focalisais sur l'abandon de Sam, il y avait maintenant deux ans.
La douleur que je ressentais n'avait cependant pas été atténuée par les années. Ainsi que ce sentiment de trahison qui m'envahissait à chaque fois que je voyais Emily.

Je savais que Sam culpabilisait lorsque je pensais à cela et les autres se sentaient mal. Ce n'était jamais agréable pour eux d'éprouver ce coup au cœur qui m'avait pris. D'être témoins de l'espèce d'état catatonique qui m'avait pris, et qui m'avait forgée telle que j'étais aujourd'hui.
Alors j'en profitais.

Au moins ils n'iraient pas se mettre en couple avec quelqu'un d'autre que leurs imprégnées, suite aux images mentales et aux pensées morbides dont je les accablais tous les jours durant les patrouilles. Je leur montrais ce qu'ils risquaient de déclencher, comment il pouvait être facile de briser la vie d'une femme amoureuse….

Je superposais à ma dépression passée l'image mentale d'Isabella après l'abandon de sa sangsue. L'état dans lequel Sam l'avait trouvé nous avait été transmis à tous.
Je me comparais à elle.

Nous étions semblables, sur ce point tout du moins.
Je savais ce qu'elle avait pu ressentir alors. L'effet que cela faisait, de se faire abandonner sans explication, et du jour au lendemain sans qu'on y soit préparées…

J'avais eu à un moment des pensées assez morbides, lors de durs moments de déprimes. L'idée d'en finir avec mes souffrances par le suicide.
Je me demandais si Isabella y avait songé elle aussi.
Peut-être en espérant qu'ainsi la vampire voyante l'aurait vu et que n'ayant aucune autre solution, sa sangsue serait revenue la transformer pour éviter qu'elle ne meure.
Ça avait dû lui effleurer l'esprit à un moment donné…

- Bon Leah ça suffit ! , m'invectiva Embry, tandis que les autres grognaient leur accord dans ma tête.

- Bella n'est pas comme ça ! Elle est forte ! , protesta Jacob.

- Et stupide ! De retourner dans les bras de celui qui l'avait abandonné, et qui pourrait recommencer, je renchéris, énervée qu'il prenne sa défense.

- Et bien qu'il recommence ! Moi je serai là pour elle…

- Mon pauvre Jacob… Quand comprendras-tu qu'elle n'en a rien à foutre de toi ? Elle ne voit que sa sangsue dégoutante.

- Mais dis-moi Leah, si elle est stupide, tu dois l'être aussi.., se moqua Paul. On sait tous que si Sam voulait encore de toi, tu accourrais en remuant de la queue.

- Quoi ?! Tu rêves mon vieux, plutôt mourir que de prendre les restes d'Emily !

- Pause ! On arrête les frais maintenant ok ?

- On a plus le droit de penser à ce qu'on veut maintenant ? , questionnai je. Où va le monde… Je soupirai fortement en me léchant la patte, m'accordant une petite pause.
J'obéis néanmoins. Pendant un petit moment du moins. Après tout, il n'avait pas utilisé la voix d'alpha.

Mais je n'étais pas encore satisfaite.
J'aimais semer la zizanie dans leur esprit.

Je laissais passer quelques instants, puis repris ma ronde, Embry m'attendant un peu plus loin.
J'imaginais mine de rien la réaction de ma cousine, si Sam la quittait demain, comme le vampire l'avait fait avec Isabella et comme lui-même l'avait fait avec moi auparavant. L'image d'Emily en pleurs, les yeux cernés, et plus pale que jamais s'imposa dans mon esprit.
Un fort grognement raisonna dans ma tête.

Forcément, quand c'est moi ce n'est pas grave, mais dès que l'on touche au trésor Émilie Young… ruminai-je avec amertume.

- Leah arrête de penser à ça immédiatement !, m'ordonna Sam, d'une voix qui cette fois ne laissait pas place à l'interprétation de la demande. Celui-là, à partdonner des ordres, il ne faisait pas grand-chose…

Mais voix du grand manitou oblige, je dirigeai mes pensées vers d'autres choses plus neutres, comme la douleur que j'avais ressentie à la mort de mon père.
Je pouvais me le permettre cette fois. Seth étant encore à l'école, il ne participait pas aux rondes du début d'après-midi.
C'était un sujet que j'évitais avec application lorsqu'il était transformé lui aussi.

Nous continuâmes notre ronde, passant près des falaises, là où l'odeur des Cullens était plus forte. Jacob gronda dans ma tête quand je pensais à ce nom détesté.
Je fronçai du museau. Lorsque nous étions humains leur odeur était déjà désagréable, mais quand nous nous trouvions sous forme animale, elle devenait absolument dégoutante.

Embry piqua un petit sprint, autant pour se détendre les pattes que pour s'éloigner au plus vite de l'odeur. Je me laissai distancer, en trainant un peu, histoire qu'il ne puisse pas s'éloigner assez de moi pour ne plus en sentir le doux parfum.
Nous avions en effet des distances de sécurités à respecter lors des patrouilles.
Moi sadique ? Jamais …

Je le fixai quelques minutes, et lorsqu'il se retourna, surement après avoir vu dans mes pensées une magnifique image de son postérieur poilu, je fis mine de regarder le sol. Il ne fut pas dupe.

- Quoi ? Qu'est-ce que tu regardes comme ça ?
- Hein ? Ho, rien, rien.

Et il se détourna, dubitatif.
Paul se foutait de ma gueule, criant dans son esprit à qui voulait l'entendre que je devais trouver à mon gout le cul d'Embry pour le reluquer ainsi.

Je laissais mes pensées vagabonder à nouveaux alors que je l'observais. J'essayai de déterminer si son loup était plus ressemblant à celui de Jacob, Quil ou Sam. Je sentis les esprits de mes congénères se tourner légèrement vers le miens.
Je me forçai à ne pas laisser la jubilation me submerger.

Embry avait le pelage de couleur grise avec des taches noires, ce qui semblait pousser vers Sam. Mais lorsqu'il était sous forme humaine, ses traits du visage étaient plus ceux de Jacob, avec la même mâchoire carrée, et le visage enfantin.
Cependant, il avait le même comportement que Quil et ils s'entendaient merveilleusement bien, comme des frères. Je sentis l'appréhension de Sam à travers le lien, mais je voyais qu'il n'osait pas m'interdire de penser une fois de plus, et en si peu de temps.

Les autres étaient curieux, mais ne semblaient pas voir où je voulais en venir.
Mais c'étaient des réflexions qui me tenaient à cœur, et je continuai à réfléchir sans chercher à censurer mes idées.

Embry vivait seul avec sa mère et n'avait jamais connu son père.
Il aurait pu demander à celle qui l'avait mise au monde, mais elle avait le ciboulot un peu retourné depuis un malheureux accident de voiture.

Elle était arrivée dans la réserve enceinte, et l'on avait tous cru alors que l'homme de sa propre tribu l'avait abandonné en apprenant sa grossesse.
A tort, puisqu'Embry avait muté. Sa mère venant de la tribu Makah, il tenait obligatoirement ses gènes lupins d'un géniteur Quileute.

Je perçus les soupirs de Paul et Jared alors que les autres ne faisaient que m'effleurer l'esprit. Embry, retourné pour de bon cette fois-ci, me fixait et me demandait intérieurement de m'en tenir là.

Je comparais à présent les dates.
A l'époque de la conception d'Embry, le vieux Quil et Billy Black étaient mariés et entretenaient l'image de couples parfaits. En tant qu'anciens de la tribu, ils montraient l'exemple.

Bien que jamais personne n'en parle clairement, je savais bien au fond que chacun préférait penser que le père d'Embry était Joshua Uley. Puisque cet homme avait abandonné femme et enfant, la tribu entière le détestait et c'était bien plus facile de rejeter la faute de l'infidélité sur lui.

Le soulagement de presque toute la meute ne m'échappa pas lorsqu'ils m'entendirent penser. Même Sam, qui haïssait son père, acceptait sans problème cette idée.

Mes babines se retroussèrent en une grimace, pouvant s'apparenter à un sourire, en les sentant tous rassurés.

Cette opinion générale n'était pas la mienne cependant. Percevant leur étonnement, je me concentrai sur ma mini plaidoirie intérieure, et ne prêtai plus attention à leur conscience.

Selon moi, Joshua Uley, bien qu'il soit un salaud de première, ne serait pas allé faire un bâtard à une femme de la tribu.
Il s'était fait suffisamment détesté lorsqu'il avait vécu à la réserve, à boire tout son soûl et à traiter sa femme comme une bonniche.

De plus il n'aurait jamais eu de quoi payer pour ce deuxième enfant.
En plus de ça, la mère d'Embry avait vécu la difficulté d'élever un enfant seul, et avec un salaire. Elle aurait pu vivre mieux grâce à une pension pour son enfant, si elle l'avait demandé. Elle l'aurait obtenue de la part du père de Sam.

Non vraiment cette idée pour laquelle tout le monde optait n'était pas crédible : vu le respect que possédait déjà Uley au sein de la réserve, et connaissant la mère de Sam, Mme Call ne se serait jamais tue s'il avait été le géniteur de son fils.

Quel mal cela aurait-il fait ? Aucun. Ce n'était pas comme si Mme Uley avais jamais eu de sentiments pour son mari.
Cela n'aurait surpris personne.
Mais elle n'avait rien dit. Rien demandé.

N'importe quelle personne un peu maligne comprendrait qu'Embry était l'enfant du vieux Quil ou de Billy Black. Seulement l'un de ces deux-là avait alors joliment trompé sa femme. D'ailleurs en y réfléchissant bien, Embry avait une tache de naissance sur le bassin, qui avait presque la même forme que celle de...

Je fus interrompue brusquement lorsque quelque chose me percuta de plein fouet.
Embry me maintenait avec ses pattes avant et essayait de me mordre l'épaule. Je m'étonnais du temps qu'il lui avait fallu pour réagir. Un amusement sans nom m'envahit, au milieu des insultes et de la colère que les autres m'envoyaient.

Une douleur aux flancs me ramena au moment présent, tandis qu'Embry me labourait les côtés avec ses pattes arrières. Je donnais un brusque coup sur la droite pour me dégager. Nous nous faisions face en grognant.

- Alors, tu préfères qui, Quil ou Jacob ?, le provoquai-je folle de joie à l'idée de me battre.

Je n'eus pas à attendre, il me sauta dessus, et j'esquivai. J'attaquai et lui donnai un coup de patte avant de m'éloigner. J'étais plus rapide que lui. En grondant il voulut m'écraser sous son poids, mais je fuyais de nouveaux pour revenir rapidement lui attraper le cou avant de serrer fort les mâchoires. Je fus poussée par Jared, et les autres immobilisèrent Embry qui jappait pitoyablement.

J'étais tellement prise dans notre petit combat que je ne les avais pas entendus se rapprocher.
Sam nous obligea tous deux à nous aplatir au sol devant lui, en signe de soumission.
Il reprit forme humaine.

« Jake et Embry, vous finissez la patrouille, puis vous rentrez. Les autres c'est tout pour cet aprèm, on se retrouve ce soir. Aller, filez. »

Je m'apprêtai à décamper, heureuse de m'en tirer à si bon compte.

« Leah, tu vas t'habiller et tu reviens direct ici. Je t'attends » me dit-il en s'asseyant à même le sol.

J'allais me cacher derrière un sapin, tandis que les autres s'en allaient, toujours sous leurs formes de loups. J'enfilais rapidement mon short et mon haut en grommelant. Pourquoi Embry était parti lui ? Il m'avait attaqué en premier.
Je sais, j'étais de mauvaise foi...

Je le rejoignais, bien que l'envie me manque franchement. Fichu alpha. Je sentais que j'allais avoir droit au sermon « made in Sam le grand manitou »…

« Bon Leah c'est plus possible. », commença t'il alors que je m'affalais à côté de lui.
Il se releva. Je fis de même aussitôt, hors de question de lui donner en plus un sentiment de supériorité en restant au sol.

« C'est bon, c'était que la vérité ok ? S'il ne peut pas la supporter, tant pis pour lui. S'il faut que je ferme ma gueule à chaque fois que ce que je dis ou pense ne plait pas à l'un d'eux, autant me couper la langue. Ils n'ont qu'à rester hors de ma tête ! » Répliquai-je vertement en lui faisant face.

Je savais que ma position était provoquante, et qu'il avait parfaitement le droit de me remettre à ma place de simple membre de la meute.

« Ecoute je sais que ce n'est pas facile pour toi mais.. »

« Nan t'en sais rien justement ! » Je le coupai, énervée qu'il ose se montrer compréhensif.

« Et tu crois quoi hein ? Moi aussi je suis dans ta tête ! Laisses-moi parler. » Pas possible de désobéir à cet ordre direct, alors je fermai la bouche que j'avais ouverte afin de me défendre.

« Je peux comprendre que ce soit dur d'être la seule fille Leah, mais on y peut rien nous non plus. Ce n'est pas une raison pour te défouler sur la meute. Il n'y a pas que toi qui as eu du mal. » Je levais les yeux aux ciels.

« Quoi ? Tu crois que Jacob a été heureux suite à sa transformation ? Tu sais qu'il est amoureux de Bella, et sa condition l'a éloigné d'elle au début. Jared voulais partir faire des études, imagines sa réaction quand il a compris qu'il devrait rester probablement toute sa vie ici. Moi je me suis retrouvé seul sous ma forme de loup durant une semaine à me demander ce qu'il m'arrivait. Et Paul, il ne supportait pas de ne pas pouvoir se contrôler.
Embry aussi souffre de notre condition, parce que comme tu le penses si bien, il est conscient que son père n'est pas le mien. Et il aime Quil et Jacob comme des frères. Ce n'est pas lui que tu blesses, ce sont eux. Tu aimerais que l'on dise que ton père a trompé ta mère ? Non, et eux aussi ils n'apprécient pas. »

Il tournait en rond, faisant des moulinets avec ses bras, essayant avec mal de se contenir. Il continua sur sa lancée.

« Sauf que la différence, c'est qu'eux ils ont assez de respect pour ne pas nous en faire voir comme toi. Et ils ont accepté. Il serait temps que tu acceptes toi aussi ce fait. Tu ne peux rien faire contre. Alors acceptes ce que tu es Leah ! Merde ! ».
Il finit sa tirade en haussant la voix.
Cette voix que j'aimais tant.

Il me tourna le dos et partit, me laissant seule au milieu de la clairière. J'essuyai d'un geste rageur les larmes que je n'avais pas pu contenir.
Me prendre une telle claque de la part de Sam m'avait remuée.
Je rentrai chez moi en reniflant, et trainant les pieds.
Je détestai pleurer.

Je ne m'étais pas laissée aller ainsi depuis l'enterrement de mon père. Je m'étais d'ailleurs promis à l'époque de ne plus pleurer…
Le sentiment de culpabilité qui m'avait envahi à la fin de son monologue fit alors place à la rancœur. Comment pouvait-il comparer la perte d'illusion de Jared et des autres, les quelques semaines de douleurs qu'avaient vécu Paul, Jacob et lui à ce que j'avais perdu moi ? Comment osait-il minimiser ainsi ce que je ressentais ?

Aucun d'eux n'avait perdu leur père. Aucun d'eux n'avait perdu l'amour de leur vie pour toujours. Aucun d'eux n'avait à subir d'être l'erreur génétique de la tribu, celle qui contrariait par sa simple existence.

Eux avaient aujourd'hui droit au bonheur malgré tout.

Moi non.


Verdict? Et n'oubliez pas :

Ô lecteur extraordinaire

Pour qui toujours je persévère

N'hésites pas à être sincère

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