Bonjour à vous!

Alors j'ai une petite annonce à faire : je risque d'avoir du mal pour poster. Je suis en plein demenagement et recherche d'un nnouvel appartement cette semaineMes chaitres suivants ne sont pas écrits. Donc je ne pourrait très certainelent pas poster.
De plus, après cela, je pars pour 2 semaiines en vacance avec ma famille. C'est à dire, pas d'internet.
Ce qui fait que le prochaine chapitre arrivera normalement après le ... 4 aout. Aie, ne me tuez pas, c'est pas de ma faute! (un peu mais bon...).
Aller, haut les coeurs, dites vous que je reviendrais de ces vacances avec pleins de chapitres tout frais en poches ^^.

Réponses aux reviews anonymes :

Très chère Nicky: Alors, comment vas-tu? Malgré ce que l(on croit, Leah est fidèle. Donc ça n'est pas facile pour elle de quitter sa meute et Sam, dont elle est toujours amoureuse. Même si je suis d'accord avec toi, son choix était évident ^^. Haha, tu verra bien, ce que je lui réserve =). Gros bisous!

Axelle : Haaa c'est trop cool d'avoir une nouvelle revieweuse! Merci beaucoup pour ton petit commentaire qui m'a fait très plaisir! J'espère te revoir pour ce chapitre! Bisous!

Sinon, bonne lecture!


Chapitre 10 : La liberté

Je patrouillais tranquillement, profitant de ma liberté toute récemment acquise. Être une louve devenait bien plus intéressant, une fois ces problèmes avec Sam résolus. J'aimais même être sous cette forme maintenant.

J'avais découvert une nouvelle facette de ma condition. Je n'avais jamais remarqué la communion avec la nature que cet état me procurait. Depuis, j'aimais être au milieu de cet univers, profitant du silence dans les arbres. Je me sentais revenir aux origines de ma tribu, du monde.

Rien n'égalait désormais, la satisfaction insensée que je prenais à courir librement dans la forêt, mes pattes s'enfonçant dans le sol humide, tandis que le vent glissait entre mes poils. Maintenant que j'avais accepté d'être une louve, totalement et irrévocablement, mes sens étaient plus aiguisés aussi.

Maintenant, je sentais avec délice l'odeur des feuilles mouillées, et celle des animaux cachés dans les fourrés lorsque je passais. J'entendais le chant des oiseaux au-dessus de moi, et le bruissement rassurant des arbres, alors que le vent me parlait.

Quand je n'étais pas en patrouille, et que Jacob n'avait pas besoin de mon aide, je m'asseyais au plus profond des sous-bois, là où aucun humain n'était jamais passé. Cachées, je fermais les yeux, puis j'écoutais, et me concentrais avec un plaisir affolant sur ce qui m'entourait.

Et j'avais l'impression que la Terre me racontait son histoire.

Cependant, j'avais été absolument dégoutée, lorsqu'il avait fallu que j'attrape un élan et que je le mange cru au petit déjeuner.
J'avais failli régurgiter le peu avalé après trois bouchées, et avais laissé tomber. J'avais faim, mais courir me permettait de ne pas y penser.

Jacob, mon nouvel alpha qui rechignait à donner des ordres, était parti chez les sangsues il y avait plusieurs heures, et n'était toujours pas revenu. J'essayais de ne pas être insupportable, et c'était pour cette raison que je n'étais pas encore chez eux, demandant à voir si mon alpha était en vie.
Seth m'avait retenue, mais l'idée me démangeait.

Ben oui, je m'inquiétais pour Jacob. Sans commentaires.

Tout à coup j'entendis Seth hurler. Il appelait à l'aide. J'étais d'un côté du territoire et lui à l'opposé, afin de mieux répartir la surface surveillée.
Et cela, pour que les suceurs de sang puissent manger en toute sécurité.

À peine le hurlement fini, Jacob se trouvait déjà avec nous, dans nos têtes.

- Qu'y a-t-il ?, cria-t-il mentalement.
- Des intrus, nous renseigna Seth. Trois au moins.
- Je vais rejoindre Seth à la vitesse de l'éclair, annonçai-je. L'air s'engouffra dans mes poumons alors que je m'élançais.
- Je ne vois rien pour l'instant, précisai-je, alors que j'esquivais un arbre. Ne les provoques pas, Seth. Attends-moi.
Je poussais sur mes muscles, et je les sentis s'étirer au maximum. Je ne pouvais pas le laisser seul.

- Ils ralentissent. Pff ! C'est pénible de ne plus capter leurs pensées. Je crois…
- Chut. Tu sens ça ?
Je me plongeais dans ses impressions. Un frémissement silencieux et tenu de l'air.
- Une transformation ?
- On dirait bien.

Je déboulais comme une furie dans la petite clairière de Seth. Je plantai mes griffes dans la terre, dérapant telle une voiture de course.
- Me voici frangin.
- Ils approchent
, me répondit Seth avec nervosité. Ils marchent, ne courent pas.
Ma réaction ne se fit pas attendre, et je scrutais avec lui les sous-bois, cherchant le moindre mouvement.

- J'y suis presque
, nous informa Jacob.
Il s'efforçait de voler comme moi. Il pensait qu'il était horrible d'être si loin de Seth et moi, alors que nous étions proche du danger. Sa place se trouvait entre nous et l'ennemi, selon lui.

- Tiens, tiens, tiens, marmonnai-je. On devient paternaliste.
- Concentres-toi,
me gronda-t-il.
- Ils sont quatre, trois loups et un homme, intervint Seth, qui avait décidément de bonnes oreilles.

Jacob nous rejoignit enfin et se posa directement devant nous. Mon frère poussa un soupir de soulagement et carra les épaules quand il se plaça à sa droite. Je m'installais à sa gauche, un peu réticente.

- Me voici donc à un rang plus bas que Seth. Je grommelai, vexée.
- Le premier arrivé est le premier servi, riposta celui-ci. Et puis c'est la première fois que tu es troisième dans la hiérarchie. C'est quand même une promotion.
- Derrière mon bébé de frangin ? Tu parles d'une promotion !
- Chut !,
ordonna notre alpha. Je me fiche de vos rangs. Fermez-la et préparez-vous.

Les intrus surgirent quelques secondes plus tard. Jared ouvrait la marche, sous sa forme humaine, les mains levées. Paul, Quil et Collin le suivaient sur leurs pattes de loups.
Aucune agressivité dans leur attitude. Ils restaient derrière leur guide, les oreilles bien droites, alertes, mais calmes.
Il était étrange que Collin ait été choisi à la place d'Embry, ce dernier étant un bien meilleur guerrier.

- Une diversion ?, m'interrogeai-je.
- Faut-il prévenir les Cullens ?, proposa Seth.
- Et si le but était de nous séparer justement ?, répondit Jacob. Les Cullens savent que quelque chose se prépare. Ils sont prêts.
- Sam ne serait pas assez bête pour…
chuchotai-je. J'avais peur. J'imaginais Sam attaquer les Cullens avec seulement deux combattants, s'il s'agissait bien d'une diversion.
Mon dieu ! Je ne voulais pas qu'il meurt !
- Non, me rassura Jacob.

Pendant ce temps, Jared et les trois loups nous dévisageaient patiemment. Leurs expressions étaient vides et indéchiffrables. Jared se racla la gorge.

« Trêve, Jake. Drapeau blanc. Nous sommes ici pour discuter. »

- Tu crois que c'est vrai ?, demanda Seth.
- Pourquoi pas ? Sauf que…
- Sauf que, en effet, renchéris-je.

Nous ne relâchâmes pas notre garde. Jared fronça des sourcils.

« Bon, d'accord. Je vais donc tenir le crachoir, décida Jared. Alors, voilà. Jake, nous voulons que tu reviennes. »
À côté, Quil émit un gémissement, histoire d'appuyer ces paroles.
« Tu as déchiré notre famille. Cela n'aurait pas dû se produire. Nous comprenons ce que tu éprouves par rapport aux Cullens. Nous savons que c'est un problème. N'empêche, ta réaction est outrée. »

- Pardon ? grogna Seth. Et attaquer nos alliés sans crier gare, ce n'est pas outré ?
- Tu as déjà entendu parler du flegme des joueurs de poker, Seth ? Retiens-toi. Jacob tourna la tête vers lui pour le calmer et le pousser à se taire.
- Désolé.

Les yeux de Jared firent la navette entre les deux autres loups de ma meute.
« Sam est d'accord pour calmer le jeu, Jacob. Il a pris du recul et en a parlé avec les anciens. Tous ont décidé qu'une action immédiate n'était dans l'intérêt de personne. »

- Je traduis : ils ont perdu l'élément de surprise, répliquai-je devant la mauvaise foi évidente de Sam et de Jared.

« Comme toi, Billy et Sue pensent que nous pouvons attendre que Bella soit séparée du problème. L'idée de la tuer ne plait à personne. »
Comme mon frère avant, Jacob ne put retenir un grondement aux paroles de Jared. Celui-ci leva les mains.

« Du calme, Jake. Tu me comprends. Ce qui compte, c'est que nous allons attendre et réévaluer la situation. Nous verrons plus tard si le... la chose pose problème. »

- Ha !, bougonnai-je. Quel ramassis d'âneries !
- Tu n'y crois pas ?
- Je devine ce qu'ils espèrent. Ce que Sam espère. Ils comptent sur la mort de Bella. Tu seras alors tellement furieux que…
- Je conduirai l'attaque en personne. Ses oreilles s'aplatirent sur son crâne. Il réalisait que ma suggestion était loin d'être sotte.
J'eus un sourire.

« Jake ? », insista Jared.
Mon alpha poussa un soupir avant de me parler.
- Leah, fais une ronde juste pour t'assurer que ça va. Je vais devoir lui parler et je veux être certain que rien ne se passera quand je me métamorphoserais.

- À d'autre Jacob ! Tu peux te transformer devant moi. Malgré tous mes efforts, je t'ai souvent vu nu. Le spectacle me laisse indifférente, alors te biles pas.
Je rigolais devant sa pitoyable tentative, malgré le sérieux de la situation.

- Je n'essaye pas de protéger ton innocence, mais de sauver notre peau. Files !
En grondant, je m'enfuis dans les bois à toute vitesse. J'obéissais à mon alpha, même si ça ne me plaisait pas vraiment. Et surtout quand il n'avait pas utilisé sa double voix.

C'était un code entre nous. Il ne nous forçait pas, et nous faisions l'effort d'obéir, même quand ça nous agaçait.

Jacob était redevenu humain, puisque je ne l'entendais plus.
Quel imbécile…

Je savais parfaitement que ce n'était pas une question de sécurité, mais qu'il ne voulait pas que je le vois à poil.
Son ordre était stupide et inutile, puisque je partageais encore les pensées de mon frère, qui le voyait en cet instant dans son plus simple appareil.

Et cet abrutit se retrouvait sous forme humaine, vulnérable, en ayant juste Seth pour le défendre contre Paul, qui était un combattant hors pair.
Je grondais devant sa bêtise.

J'accélérais, afin de rentrer le plus vite possible. Il ne pourrait rien me dire s'il était encore humain lorsque je serais revenue, puisqu'il avait certifié qu'il ne s'agissait que d'assurer sa protection.

Mon cul…
Je lisais dans son esprit. L'avait-il oublié ?

Ayant fini rapidement mon tour, j'arrivais à pleine vitesse près d'eux, glissant dans les fourrés. Je les rejoignais au petit trot et allais me placer directement devant Seth, tout en prenant soin de garder le museau en l'air, et de ne pas regarder Jacob, toujours humain.
J'avais, après tout, promis de faire des efforts de comportement.

Grâce à mon frère, je n'avais rien perdu de la conversation qui avait eu lieu durant mon absence. Je m'empressais de le rassurer. Non, notre mère ne le suppliait certainement pas de revenir la voir. Les loups avaient dû tout inventer.

« Leah ? », dit Jared. Je croisai ses yeux et retroussai les babines. « Tu n'as pas envie d'être ici Leah. Je me trompe ? »
Je grondai et claquai la mâchoire.
Seth gémit et me donna un coup d'épaule.

Comment osait-il décider de ce que j'avais envie ou non ? J'avais regagné une grande partie de ma liberté, et ne laisserais plus personne, à part mon alpha, me dicter ma conduite.

« Désolé », reprit Jared, tentant de me calmer après m'avoir vu piétiner le sol.
« Je n'aurais pas dû présumer de ce que tu veux ou pas. Mais tu n'as aucun lien avec les buveurs de sang. »

Délibérément je contemplais mon frère, puis Jacob. J'essayais de faire comprendre à cet abruti qu'il y avait bien des choses, ou des personnes en tout cas, qui me retenaient ici. Il s'agissait de ma nouvelle meute, à laquelle j'étais fidèle.

« Tu veilles sur Seth, d'accord », admit Jared. « Rassures-toi, Jake s'arrangera pour qu'il ne lui arrive rien, et Seth n'a pas peur. Alors je t'en prie, Leah reviens nous. »

J'agitai la queue. Cet idiot semblait ne pas comprendre ce que je voulais lui dire. Seth n'était plus le seul à compter.
Je voulais rester avec ma meute dans son entier, et cela impliquait également Jacob.

« Sam t'en supplie. Il m'a littéralement demandé de me mettre à genoux, s'il le fallait. Il te réclame Lee-Lee, ta place est là-bas. »

Je frémis, quand Jared utilisa le surnom que Sam m'avait donné du temps où nous sortions ensemble.

Cependant, une fois que la nostalgie que je ressentais fut évaporée, ses mots me firent hérisser les poils de l'encolure, et je poussai un long torrent d'aboiements furieux.
Je l'agonisais d'injures.

- Espèce de petit con ! Comment oses-tu m'appeler ainsi ? Hein ? Et Sam n'a plus aucun droit sur moi maintenant. Qu'il retourne geindre dans les jupes d'Emily, puisqu'il n'est bon qu'à ça !

J'enrageais et me retenais de ne pas lui sauter dessus. J'avais oublié qu'il ne pouvait pas me comprendre et qu'il n'entendait que des grognements incompréhensibles.
Je continuai sur ma lancée.

- Et si Sam t'as demandé de me ramener, si je suis si importante, pourquoi n'est-il pas là ? Pourquoi ne se rappelle-t-il de mon existence que maintenant ? Ça n'a absolument rien à voir avec le fait que si je reviens, il aura un combattant de plus à manipuler, j'imagine !

Je piétinais sur place, plantant mes griffes dans le sol, grattant la terre, pour évacuer ma colère. Ce n'était pas le moment de déclarer les hostilités en l'attaquant.
Je continuais à hurler, mes cordes vocales poussant des bruits qui devaient être terrifiants de l'extérieur.

- Dis-lui que ce n'est qu'un lâche ! Qu'il vienne me voir en face, s'il l'ose. Qu'il vienne se mettre à genoux devant moi, et qu'il me demande pardon, s'il veut que je revienne, ce salaud !
Qu'il me prouve que je lui manque, qu'il me montre que j'aurais une place différente de celle que j'avais jusqu'à présent !
Qu'il vienne !

J'haletais, essoufflée d'avoir hurlé une telle tirade sans reprendre ma respiration. Avec un sourire, je poussais un dernier bref aboiement moqueur, au vu de la tête de Jared.

Apparemment je m'étais trompée et tous avaient compris mes mots, ou leur sens en tout cas. Jared avait reculé, de peur que je l'attaque, et Jacob me fixait, impressionné.

J'hochais de la tête dans sa direction, avant de leur tourner le dos et de m'assoir un peu plus loin.

« Je vais prendre le risque de parler en son nom », intervint Jacob, brisant le silence. « Mais je pense que la place de Leah se trouve où elle le décide. »
Il riait.

Seth était bouche bée, bien trop choqué pour remarquer que sa langue pendait hors de sa gueule ouverte.

- Heu…. Waouh ! Leah ! Ha c'était trop cool ! Ho. Attends 30 secondes, j'ai faillis faire une attaque ! Putain c'était génial ! Ce que tu lui as mis… Pfiou… Je crois qu'à sa place, j'aurais détalé ! C'est que t'es sacrément terrifiante quand tu veux ! Ha zut, tu ne veux pas recommencer ?

Je m'esclaffais devant sa réaction. J'avais réussi à lui faire perdre ses mots, pour une fois.

Jacob reprit la parole.
« Écoute Jared, nous continuons d'appartenir à la même famille. Nous allons oublier notre querelle. En attendant mieux vaut que vous vous cantonniez à votre territoire, histoire d'éviter tout malentendu. Personne n'a envie que la famille se déchire. Y compris Sam, n'est-ce pas ? »

« Oui bien sûr ». Jared eu beau avoir l'air mécontent, il acquiesça. « À plus alors Jacob ».
Il fit un geste de la main.

« Un instant ! Est-ce qu'Embry va bien ? », s'écria Jacob.
« Embry ? Oui pourquoi ? »
« Je me demandais juste pourquoi Collin était là, à sa place. »
« Ça ne te concerne plus Jake. »

Seth et moi vîmes Quil réagir, cependant.

« Venez les gars. »
Jared nous tourna le dos, et s'éclipsa, peu désireux de se transformer devant moi. Pfff j'en avais vu d'autres….
Paul et Collin le suivirent tandis que Quil hésitait. Il aboya doucement et Jacob avança vers lui.

Je vis mon alpha parler au loup, et le caresser alors que Quil posait son museau sur le torse de Jacob.
Je ricanai.

Quil releva la tête, et regarda en direction de l'endroit où les autres avaient disparus. Il fila après que Jacob l'ai serré dans ses bras.
Mon alpha se transforma quand il fut parti.

- J'ai cru que vous alliez vous rouler un patin, raillai-je. Il m'ignora.
- Ça a été ? Je n'ai rien dit que vous ne vouliez pas que je dise ? Ai-je oublié quelque chose d'important ?
- Tu as été super Jake, lança Seth, toujours fidèle.
- Mais tu aurais dû frapper Jared, précisai-je. Ça ne m'aurait pas dérangé.
J'étais toujours en colère après lui.

- Au fait, Leah, reprit-il avec un grand sourire. Chapeau !
Je rigolais.

- Nous savons maintenant pourquoi Embry n'a pas été autorisé à venir
, enchaîna mon frère.
Jacob sursauta.
- Pardon ?
- Enfin Jake, tu as bien regardé Quil ? Il est sacrement partagé. Je suis certain qu'Embry est encore plus malheureux. Il n'a pas Claire lui. En aucun cas, Quil pourrait choisir de quitter la Push. Embry si. Sam ne prend pas de risques, des fois qu'il voudrait changer de meute
.
- Tu crois vraiment ? Embry adorerait liquider les Cullens.
- Sauf qu'il est ton meilleur ami. Lui et Quil préféreraient ne pas se battre plutôt que t'affronter.

- C'est encore mieux que les feux de l'amour, dis donc !, m'esclaffai-je.
Ils m'ignorèrent tous les deux. Ça devenait lassant.

- Et bien peut-être, mais je suis content que Sam l'ai gardé près de lui, renchérit Jacob. Cette meute de trois est assez vaste comme ça. Bon, nous sommes tranquilles pour l'instant. Seth, ça ne te déranges pas d'ouvrir l'œil tout seul ? Pendant que Leah et moi dormons. Nous en avons besoin.

- Aucuns soucis, répondit Seth, trop heureux de se rendre utile. Tu veux que j'aille expliquer la situation aux Cullens. Ils doivent être sur les nerfs.
Je frémis, et priai secrètement pour que Jacob y aille à sa place.
- Je m'en occupe. J'ai des trucs à vérifier de toute façon, répondit celui-ci.

Nous captâmes le bouillon d'image qui défilait dans son cerveau. Seth gémit de stupeur. Je rejetai la tête en arrière, dans un vain espoir de me débarrasser de ce que j'avais vu.

La fille buvait maintenant du sang, elle aussi, tout en étant humaine.

- Sans aucun doute, c'est la chose la plus répugnante que je n'ai jamais vu de toute ma vie. Pouah ! Si j'avais avalé quoi que ce soit, je vomirais.
Jacob acquiesça à mes paroles, étant du même avis que moi.

Brrr, c'était vraiment dégoutant. Berk, berk et milles fois berk.

- Ce sont des vampires,
commenta Seth au bout d'un moment. C'est compréhensible. Et si ça aide Bella, c'est bien non ?

Interloqués, Jacob et moi le dévisageâmes.

- Quoi ? , s'exclama mon chef.
- Maman l'a beaucoup fait tomber par terre, bébé, lui dis-je, comme si ça expliquait sa réaction.
- Sur la tête apparemment, renchérit-il.
- Il mordillait les barreaux de son berceau aussi.
- Peinture au plomb ?
- J'en ai l'impression…
- Très drôle
, grogna Seth qui avait assisté à notre échange en tirant une tête de trois pieds de long. Et si vous la boucliez et pioncez un peu hein ?

Je me roulais en boule sur le petit lit de feuillage, après avoir tourné sur moi-même.
Mon dieu, je vais finir par ronger des os, si la situation dure plus longtemps.

Je m'imaginais déjà recouvrir mes excréments en creusant la terre avec la patte, courir après les oiseaux et enterrer le reste de mes repas, comme le font les chiens….

Je soupirai avant de fermer les yeux.
Mes muscles, qui avaient beaucoup été sollicités ces dernières heures, se détendirent.
Je sombrais dans le sommeil presqu'immédiatement.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo OoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Lorsque je me réveillai, il faisait encore nuit, et j'étais seule.
Aussitôt je me transformai pour voir où était le reste de la meute. Seul l'esprit de Seth m'était accessible.

- Où est Jacob ?, lui demandai-je directement.
- Oui bonjour frérot, j'ai bien dormi, et toi as-tu bien patrouillé ?, me reprit-il, ignorant ma question.
Comme je me contentais de grogner, il finit par me répondre au bout de quelques secondes de silence.

- Il est parti peu après que tu te sois endormie. Il n'est toujours pas revenu de chez les Cullens.
- Quoi ?, j'hurlais, l'esprit tout à fait en alerte. Il doit avoir un problème ! J'y vais, ne bouges pas de là.
- Hééé calmes toi. Il ne craint rien là-bas.
- Ça c'est toi qui le dis, et ton jugement n'est pas objectif.

Je me relevais, et commençais à courir.

- Stop Leah ! Tu veux vraiment qu'il te trouve plus chiante que Paul ? Alors arrêtes et fait un peu confiance aux Cullens. Ils l'apprécient et ne lui feront pas de mal, ne serait-ce que pour Bella. On peut rendre service à notre alpha en patrouillant, par contre.

Je ralentis à mesure que ses arguments me touchaient. Il n'avait pas tort. Était-ce ma chance de prouver que je pouvais être détendue et agréable à vivre ? Si j'allais le chercher et que tout allait bien, ne lui prouverais-je pas plutôt que je ne savais pas me tenir ?

- Et puis si ça allait mal, il m'aurait appelé.

- Ok. On patrouille. Mais si on n'a pas de nouvelles quand l'aube se lève, j'y vais !

Et bien sûr, Seth insista pour y aller à ma place, lorsque le soleil se montra enfin, et que Jacob n'était toujours pas réapparu. J'acceptais à contrecœur qu'il y aille.
J'envoyais mon frère dans une baraque à vampire, mais sa venue serait bien mieux vue que la mienne par les sangsues.

Cependant, quelques minutes à peine après qu'il se soit transformé en humain pour rentrer chez les Cullens, il re-muta en loup.

- Hé Leah ! Je t'apporte à manger.
- Quoi ?
- Oui, Esmée m'a donné quelque chose pour toi. Tu vas voir, ses crêpes sont supers bonnes !

Je restais un instant hébétée. La sangsue avait nourrit Seth, et lui avait donné de la nourriture pour moi ?

- Hein ? Heu non, c'est bon ça ira.
Il était déjà presque à mon niveau.
- Mais si, c'est elle qui a insisté, il y a même des vêtements.

- Non, je n'en veux pas. Je refuse de manger ou de porter quoi que ce soit qui appartienne à ces buveurs de sangs !
- Ne fais pas ta tête de cochon, s'il te plaît Leah !
- J'en veux pas, je t'ai dit ! Je préfère encore bouffer des cancrelats
, hurlai-je alors qu'il dérapait devant moi, un paquet de tissus coincé entre ses canines.

Il le déposa et fit demi-tour.
- Je te les laisse. Moi je vais finir mon p'tit dèj ! Au fait Jake va bien, il dort.
- Quoi ? Hé attends !

Mais mon nigaud de frère s'était déjà fait la malle.

Je poussai du bout de la patte le paquet. Un effluve de nourriture me parvint et mon ventre gronda. Il est vrai que je n'avais presque rien avalé depuis mon départ de La Push.
Mais aussitôt après, l'odeur âcre et insupportable du propriétaire originel agressa mon museau et mon estomac se révulsa.

C'était des vampires qui avaient préparé cela. Ça leur appartenait. Hors de question de faire la manche auprès d'eux et d'accepter leur soutient, quel qu'il soit.

Et je n'avais pas du tout envie de permettre à la mère des buveurs de sangs de se déculpabiliser pour ce que sa famille me faisait subir. Comme avec Emily, je refusais de leur offrir le pardon, ou quoi que ce soit d'autre, en acceptant leur aide ou leurs marques d'affection.

Et ce, même si j'avais une faim de loup.

D'un geste rageur, je balançais le paquet plus loin dans la forêt. J'eus soudain l'envie de m'amuser avec, puisque je n'avais pas le droit de le faire avec ceux qui m'avaient donné cela.

Je retournais ainsi au coin que nous avions choisi comme campement, poussant l'amas de nourriture et de vêtements de mes pattes, mais sans jamais le toucher de mes crocs. Pas question de m'intoxiquer.

Les vêtements étaient maintenant déchirés et certains aliments, qui avaient eu l'audace de me tenter, avaient finis sous mes griffes, écrabouillés au sol.

J'étais en colère contre ceux qui osaient vouloir m'aider alors qu'ils étaient la cause de mon malheur, et heureuse aussi, parce que je pouvais me défouler sur leurs affaires. Je finis par jeter ce qui restait dans la rivière qui passait à côté de notre campement.

L'euphorie retomba aussi sec. Et je m'assis sur mon postérieur poilu, regardant le ciel.
Arg, j'avais trop faim !
Et je ne pouvais pas me changer comme je n'avais plus de vêtements.

Saleté de vampires ! Et bien non, ce n'est pas en me donnant de quoi me nourrir qu'ils se rachèteront. Si ça se trouve, ils avaient voulu m'empoisonner. C'était donc ça !
Bien fait ! Ils supporteront un peu plus Leah, la louve la plus chiante de l'histoire des anomalies génétiques.


Toi, qui crois que la terre est ronde
Tu ne te doutes pas une seconde
Que mon histoire, pourrait changer

Si tu ne veux plus rester dans l'ombre
Avant qu'un beau jour ne fonde
Tout tes espoirs,que tu ne vois Leah tomber amoureuse

Viens, il existe un nouveau moyen
Qui est vraiment super bien
Et en plus très facile d'accès

Ne crois pas tout ce qu'on raconte
Ce qu'on peut lire dans les comtes
Si tu veux voir Leah libérée

Prends entre tes mains son destin
Commentes dès le matin
Pour la fiction que tu aimes bien

N'hésites plus rien ne te retiens
C'est ma Leah, elle t'appartient
Si tu veux être un revieweur

Viens, tu verras la route est facile
Prends ton temps et parles moi
T'as pas b'soin de faire un roman

Même si de fatigue tu tombes
Dans ton écriture vagabonde
Aies le courage de continuer ta review

Dis toi que rien n'est écrit
La fiction se construit
Il n'y a que toi pour motiver son auteur
Il n'y a que toi pour savoir quel est l'avis du lecteur

Prends entre tes mains son destin
Commentes dès le matin
Pour la fiction que tu aimes bien

N'hésites plus rien ne te retiens
C'est ma Leah, elle t'appartient
Si tu veux être un revieweur

Rien qu'un lecteur enfin rewieweur, enfin revieweur, enfin revieweur

Ps : Pour ceux qui veulent la chanter, dites r'veweur! Bises