Bonjour tout le monde.
J'imagine que les plus plates excuses ne suffiraient pas. J'ai finis d'organiser ma nouvelle vie, je reprend donc l'écriture.
Merci à Mélodie, qui par sa simple review m'a fait prendre conscience que des personnes attendaient la suite de ma fiction. Non! Je ne serais pas un de ces auteurs qui laissent une histoire à moitié commencée. Non, je ne serais pas un auteur égoïste.
Quand je suis revenue sur ce site à l'instant, et que je suis allée voir les fréquentations de ma fiction, j'ai eu honte. Est-ce que vous avez espéré en vain un chapitre durant vos vacances, ou bien ais-je la chance que l'on attende la suite ailleurs qu'en France? Je parle des USA, du Canada, de la Cote d'Ivoire, de la Roumanie, la Thaïlande, Madagascar,l'Italie, la Nouvelle-Calédonie, Croatie, la Suisse et l'Espagne.
Expatriés français, ou étranger? Faites vous connaître. Et vous tous aussi, chers lecteurs de France. Je répondrais à chacun de vous personnellement à propos de mon absence, de ce que je compte faire à propos de ma fiction.
De ce fait, et parce que l'envie d'écrire, même si elle n'est pas encore revenue, ne saurait tarder, je l'espère, je vais reprendre un rythme de postage habituel.
Merci encore de lire ma fiction, et de m'en parler.
Réponse aux reviews :
Nicky : Salut à toi! Merci pour ton précédent message. Je sais, ça s'est fait attendre, mais j'espère que tu aimera toujours. Bisous
Ps : A la personne qui as commenté en anonyme, sous le nom de"fan", le chapitre 1. Si tu passes par hasard ici, je voulais te dire que je suis désolée que tu n'ai pas poussé ta lecture au chapitre suivant. Le père de Leah est bien mort, comme dans le livre. J'essaie d'être la plus crédible possible par rapport aux livre de SM. Seulement je met la lumière sur un passage oublié du livre.
En tout cas, merci pour ta review, pour ma syntaxe ^^.
Ps 2 : Sachez que comme j'ai finis ce chapitre aujourd'hui ma bêta ne l'a pas corrigé. Je ferais donc la correction après. Il faut que je reprenne une avance d'un ou deux chapitre. En attendant, vous aurez les autres toujours sans correction, en fonction du jour où je les finis.
Ps 3 : pour ceux que ça intéresse : mon petit chat est définitivement sauvé, après beaucoup d'effort et de temps. Il s'appelle Mowgli.
Bonne lecture!
Chapitre 12 : La naissance
Nous étions en pleine après-midi, je me faisais dorer le poil sous un soleil qui était relativement chaud pour les alentours de Forks.
Seth jouait dans le ruisseau, tandis que Jacob rendait visite à Isabella. Je continuais à l'appeler ainsi, pour clouer le bec à mon imbécile de frère. Même si je l'appréciais bien plus qu'avant.
Notre alpha nous avait donné quartier libre le temps qu'il revienne. J'en profitais pleinement, me reposant sans penser à rien. C'était agréable.
Soudain, un hurlement affreux me fit sursauter. Déjà sur mes quatre pattes, je me précipitais vers la provenance du bruit, mon frère sur mes talons. J'arrivais bien avant lui, et l'odeur de sang qui m'attendait me fit stopper à l'entrée de la maison. Après avoir repris forme humaine, je passais la tête par la porte en essayant de ne pas m'enfuir en courant à cause de la puanteur et des cris qui me parvenaient.
« Vous voulez de l'aide ? », hurlai-je, même si je savais parfaitement que les vampires à l'intérieur n'avaient pas besoins que j'hausse le ton pour m'entendre.
Personne ne me répondit, même si je continuais d'entendre les gémissements de Bella. Elle hurlait qu'on le fasse sortir.
Elle accouchait.
Le sang tapait dans mes tempes alors que je pénétrai dans le hall. Soudain un énorme fracas me fit courir. Peut-importe que l'on ne m'ait pas invitée, la situation ne semblait pas être sous contrôle…
Je vis alors Emmett qui essayait de faire sortir Blondie sans la blesser. En revanche, elle ne semblait pas prendre de précaution avec lui. Elle ressemblait aux harpies que l'on voit dans la mythologie grecques. Celles qui dévorent les hommes.
Elle se débattait furieusement pour retourner dans le salon. Là d'où venait l'odeur de sang.
En un rien de temps, comprenant la situation, je mutais, ne faisant pas attention aux meubles précieux qui m'entouraient, et plantais mes crocs dans son bras, ce qui la fit rugir de douleur.
Emmett me fixa, et je crus pendant un moment qu'il allait m'attaquer. Puis il m'aida à la faire mettre dehors, et à l'y maintenir. J'étais plus efficace que lui et Seth, qui nous avait enfin rejoints, puisque je n'avais pas peur qu'elle m'en veuille une fois qu'elle aurait retrouvé ses esprits.
Je lui aurais arraché une jambe sans soucis, si je n'avais pas craint la réaction de son mari.
Alice, la voyante, nous rejoignit peu après. Elle était accompagnée de Jasper. Nous avions entretenu une relation cordiale depuis mon coup de gueule. Alice en avait été fort soulagée, et me collait dès que j'étais dans les environs puisque son pouvoir n'était plus efficace quand elle était près de moi. Elle m'avait en effet avoué que la chose dans le ventre de Bella brouillait ses visions et lui donnait un mal de crane constant.
Nous attendîmes donc tous les six que les hurlements cessent. Puis je reconnus le cri de douleur de mon alpha.
Alice et Rosalie, qui était redevenue elle-même, se ruèrent à l'intérieur. Nous les suivîmes.
Le spectacle qui nous attendait dans le salon me brisa le cœur. Le cadavre d'Isabella était posé sur une table d'opération en plein milieu du salon. Edward s'acharnait sur ce qui restait d'elle.
Dans ses bras inertes se trouvait un bébé silencieux.
Rosalie regarda brièvement la scène, avant de s'emparer de l'enfant, qui semblait normal. Je le regardais plus attentivement, ce petit monstre qui avait tué sa mère.
Je fus heureuse que le télépathe ait trop de chagrin pour m'écouter.
Mais ce bébé ne ressemblait pas à ce que j'avais imaginé. Il n'avait pas de crocs, et du sang coulait dans ses veines, je le sentais. Il semblait être tout ce qu'il y avait de plus humain, même si son odeur était étrange.
Pas répugnante comme son père, mais pas non plus totalement saine et pure comme celle qu'avait eue sa mère.
Quand Blondie disparut avec lui de mon champ de vision, je me retournais. Jacob était tombé sur ses genoux, et était immobile. Totalement amorphe.
Edward injectait sans relâche des seringues de venin dans le corps sans vie d'Isabella. Personne ne semblait avoir le courage de lui dire d'arrêter.
Carlisle serrait fortement Esmée dans ses bras. Tous deux sanglotaient des larmes qui ne couleraient jamais.
Alice ne bougeait plus, les yeux dans le vague, tandis que Jasper, sans doute envahi par tous les sentiments environnants, vacillait, se tenant la tête entre les mains. Il sortit rapidement.
Seth était en larmes, et s'accrochait à Emmett. Je frissonnais de le voir se coller contre ce corps froid, mais je fus soulagée que quelqu'un puisse tenir ce rôle qui me semblait au-dessus de mes forces.
J'avais devant moi des vampires, créatures qu'on m'avait toujours décrit comme des monstres assoiffés de sangs, froids et insensibles. Les voir ainsi, essayant désespérément de faire sortir leur chagrins suite à la mort de l'un des leurs, sans pouvoir y parvenir me fis monter les larmes aux yeux.
La nécessité de sortir m'assaillit, même si je n'en connaissais pas l'origine. Peut-être avais-je besoin de m'éloigner de toute cette douleur qui me rappelait la mienne, alors que je commençais tous juste à m'en relever.
Je sortis en courant, et me transformais sur le champ. Je voulais sentir le bien être que m'apportait la sensation de puissance due à mes muscles de loups.
Je m'arrêtais net dans mon élan. Quelque chose clochait.
Me concentrant, je sentis immédiatement qu'on avait franchi notre frontière, et qu'une meute de loups courait dans notre direction, Sam à leur tête. J'aurais reconnu le bruit de sa course à des kilomètres.
Ses intentions étaient claires.
Les salauds ! Ils avaient attendu l'accouchement, afin de voir si le bébé survivrait. Et maintenant, ils attaquaient alors qu'aucun des membres de la famille Cullen n'était capable de découvrir l'intrusion dans notre territoire, et encore moins de se battre.
Je poussais un long hurlement, espérant que se sachant découverte, la meute renoncerait.
Elle ralentit à peine sa course. Il restait moins de 5 min avant qu'ils n'arrivent dans la clairière qui entourait la demeure.
Jasper atterrit d'un coup devant moi. Je sursautais en geignant de peur, surprise.
Il regarda un instant dans la direction que j'indiquais et comprit immédiatement ce qui se passait. Son esprit guerrier sembla prendre le dessus sur son chagrin, et il partit si rapidement que je faillis ne pas le voir bouger.
Il était vraiment puissant, même pour un vampire….
Presque aussitôt, les Cullens étaient à côté de moi, ainsi que mon frère. Seuls manquaient Jacob, Edward et Rosalie. J'imaginais qu'ils étaient tellement malheureux qu'ils n'avaient même pas entendu Jasper leur parler. Blondie devait s'occuper de l'enfant.
Sam sortit des bois à toute vitesse, freinant à quelques mètres seulement du mur que nous formions.
Mes jambes faillirent lâcher alors que je faisais face au loup puissant qu'il était. C'était la première fois que je le voyais depuis que j'avais fui la meute. Ses yeux s'attardèrent à peine sur moi, et mon cœur rata un battement.
Je me détestais de ressentir ces sentiments pour lui.
Mais malgré les émotions qui m'assaillaient, je comptais l'empêcher de tuer les Cullens. Même si je devais me battre contre celui que j'aimais encore contre mon grè.
Les vampires, Seth et moi faisions face à la meute dans son entier, grognant et feulant pour les effrayer. Peine perdue.
Sam eut un petit instant d'hésitation, qui me donna espoir : il ne m'attaquerait pas.
Mon cœur sembla s'arrêter quand il se jeta sur Jasper, le plus dangereux des vampires présents. La meute suivit immédiatement son mouvement, et nous bougeâmes tous en même temps.
Jared m'attrapa le flanc et essaya de me coucher au sol. Je me dégageais en le mordant férocement à la patte, et me relevais.
Mon dieu, je me battais contre mon propre clan, ma tribu. Je vis que Seth hésitait aussi face à Collin. Celui-ci lui tournait d'ailleurs autour sans chercher à le blesser. Il l'empêchait juste de poster secours aux Cullens.
Je ripostais à l'attaque de Jared à l'aide de mes pattes, tout en claquant des mâchoires. Je refusais de le blesser trop profondément. Il faisait de même.
Mais je vis alors Alice, Paul sur le corps. Elle retenait le loup qui cherchait à lui arracher la tête, et elle semblait ne plus pouvoir tenir bien longtemps. Il ne voulait pas seulement la blesser. Il voulait la tuer.
En regardant autour de moi je vis ce qui, trop prise dans mon combat, m'avait échappé. Seul Seth et moi n'étions pas en danger de mort.
Rageusement je mordais Jared le plus fort que je le pus, et avant qu'il n'ait eu le temps de réagir, trop surpris par mon attaque, je fonçais droit sur Paul.
Nous roulâmes au sol, et j'ordonnais immédiatement à Seth de se battre comme si sa vie en dépendait. Il n'était plus question de retenir nos coups.
Je ne prêtais plus attention à ce qui se passait autour de nous, tant mon cœur saignait de s'attaquer à un loup. Mais je préférais ça plutôt que de ne rien faire, et regarder mourir les Cullens, auxquels je m'étais attaché – un tout petit peu- me fustigeais-je.
Soudain un cri me fit lever la tête. Les loups m'imitèrent tous, soumis à cet ordre qui était celui d'un alpha. Les Cullens firent de même.
Jacob était devant l'entrée de la maison, Blondie, à ses côtés, portait l'enfant.
D'un mouvement, la meute de Sam s'avança vers leur proie qui était soudain à leur portée.
« Stop ! » répéta mon alpha.
« Vous ne pouvez pas la tuer. Le code de la tribu vous l'interdit. »
Sam grogna, secoua la tête.
Je passais en revue rapidement les lois de la tribu. La situation était incompréhensible.
« Renesmée est mon imprégnée. Aucun loup n'a le droit de lui faire du mal. », lâcha Jacob.
J'étais hébétée. Totalement.
Jacob, mon alpha qui refusait l'imprégnation, celui qui était amoureux d'Isabella, s'était imprégné de sa fille, qu'elle avait eue avec une sangsue ? Impossible !
Je geignais, c'était invraisemblable !
Chacun semblait penser de même. Mais je vis au visage de Blondie, qu'il disait vrai. Surtout lorsqu'elle plaça l'enfant dans les bras de Jake.
C'était vraiment bizarre…
Sam fit volteface, poussa un grondement de colère, et s'en alla, sa meute derrière lui. Seul Quil et Embry s'attardèrent un peu, jappant des félicitations à Jake, comme il était de coutume de le faire normalement.
Pour les loups, l'imprégnation était un véritable bonheur. Et à en juger l'expression de Jacob, il semblait plus qu'heureux de s'être imprégner.
Ensuite tout se passa très vite. Une fois la meute de Sam partie, les Cullens s'approchèrent de l'enfant, avec Seth. Moi je restais en arrière.
Je les vis observer Jacob suspicieusement. Comment leur en vouloir ?
Puis Carlisle leur expliqua ce qu'était l'imprégnation. Il n'avait pas fini ses explications qu'un hurlement de joie retentit dans la maison. Reprenant contact avec la réalité, je captais un bruit que je n'avais pas remarqué auparavant, bien trop préoccupée par l'arrivée de Sam.
Le sourire et la réaction des Cullens me confortèrent dans mes impressions. Je fus soulagée, comme tous ceux présents.
Dans cette maison où ne se tenaient qu'un vampire et un cadavre, j'entendais le battement frénétique d'un cœur en mutation.
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Isabella avait fini par se réveiller. Tout le monde attendait ce moment avec impatience, même moi. Je culpabilisais un peu, puisque les derniers mots que j'avais eu avec elle lorsqu'elle était humaine avaient été durs.
Je n'étais pas à son chevet cependant, lorsqu'elle s'était réveillée. Pas besoin d'attiser sa haine de nouveaux né si elle m'en tenait rancœur. J'avais voulu attendre un peu avant de la rencontrer, car avec sa force, même ma meute et les Cullens auraient surement eu du mal à la retenir, si elle avait eu l'envie de m'arracher la tête.
J'avais donc attendu, ainsi que Seth et Jacob. En effet, même si nos odeurs devaient répugner tous les vampires, l'attrait de notre sang pouvait rester une tentation pour une sangsue qui venait de se transformer.
Et la moindre morsure nous était mortelle.
Inutile de tenter le diable.
Puis Isabella avait fait preuve d'une maitrise sans pareille. Elle n'avait que peu de mal à se contrôler en présence de sang humain.
Carlisle pensait que c'était dû à son don. Parce que oui, comme toutes les sangsues qui se respectent apparemment, elle avait acquis un pouvoir. Les Cullens pensaient qu'il s'agissait en fait d'une version plus développée de la capacité qu'elle avait humaine : une résistance mentale aux dons des autres vampires.
Tout s'était passé sans incident, jusqu'à ce qu'elle blesse mon frère. Je crois que dans l'action je l'avais mordue, mais elle ne semblait pas m'en vouloir.
Après tout c'était de sa faute. C'était elle qui avait attaqué mon alpha. Seth, voulant jouer les héros, s'était interposé, puis avait volé sur plusieurs mètres.
Quel idée aussi de la part de Jacob, de lui apprendre son imprégnation quelques heures après sa transformation !
Quel imbécile …
Je crois d'ailleurs, que de tous les évènements récents, c'était celui qui me perturbait le plus. Davantage que la transformation d'Isabella, plus encore que mon autorisation à retourner à la réserve.
S'imprégner d'un bébé avait déjà du mal à passer. Mais d'un enfant mi- humain, mi- vampire était le summum ! Et je n'étais pas la seule à penser cela, apparemment.
Jacob avait dû retourner à la réserve, pour y subir un examen en règle de la part des anciens. Ils avaient cherché, en vain, à expliquer le phénomène. Mais comme ils ne savaient pas vraiment l'origine ni la cause de l'imprégnation, ils ne trouvèrent rien, évidement.
Je me plaignais régulièrement à Jacob. Dès que je le voyais avec la gamine, en fait. Je trouvais ça contraire à notre principe de défense des humains.
Mais intérieurement, je m'en accommodais plus facilement que je ne voulais le faire croire. En effet, cette imprégnation avait rendu les choses bien plus faciles.
Puisque l'imprégnation marchait dans les deux sens, la famille Cullen, par leur attachement à l'enfant étaient liées aux Black. Par là même le contrat passé avec les Quileutes prenait une dimension bien moins solennelle. Désormais, plus de méfiance absolue entre notre tribu et leur clan.
La meute de Sam n'était donc plus un danger. Enfin, ce conflit ayant pris fin, nous avions reçu l'autorisation de retourner à la réserve, tout en restant dans la meute de Jacob, bien sûr.
Embry et Quil nous avaient d'ailleurs rejoints. Nous étions dorénavant cinq loups.
« Bref, tout est bien qui finit bien », marmonnais-je dans ma barbe, observant mon alpha qui faisait l'idiot pour faire rire la gamine.
Celle-ci me donnait d'ailleurs la frousse. Enfin, toutes proportions gardée bien entendu….
Disons juste que je n'aimais pas voir les changements de comportement de mon alpha.
Et puis….
Elle était étrange. Son statut hybride en faisait un être à part, et donc inconnu.
Elle grandissait vite. Trop vite. Et elle avait des pouvoirs à faire peur. Heureusement, elle ne possédait pas de venin. Elle s'amusait souvent à mordre Jake, ce que je trouvais stupide et dégradant. Mais la première fois qu'elle l'avait fait, j'avais cru assister à la mort de mon alpha. Je n'étais pas la seule d'ailleurs à avoir eu l'une des plus belles peurs de ma vie.
Je gigotais un peu sur ma chaise, mal à l'aise. Et refusais par principe le coussin qu'Esmée me proposa.
Ce jour-là, nous étions tous au salon. Je parle des Cullens, et de ma meute. Effectivement, je passais beaucoup de temps chez eux, parce que même si ma situation avait été éclaircie et « pardonnée » par la tribu, il n'en reste pas moins qu'on me fixait comme une bête au zoo.
Je fuyais donc la réserve. Et puis Jacob était tout le temps dans la maison vampire alors…. Je le suivais.
La gamine, était tranquillement assise sur le canapé, avec son cheptel d'admirateurs autour. Elle était le centre de l'attention, et semblait adorer cela.
Moi, assise dans mon coin, un bouquin sur les genoux et les fesses douloureuses à cause du bois de la chaise, j'essayais de ne pas l'observer.
C'était difficile, car il fallait avouer qu'elle était très belle. Et captivante. Mais je refusais de céder, à cause de ses origines.
Jacob la prit sur ses genoux pour la faire sautiller. Son rire emplit la pièce. C'était un rire d'enfant, un de ceux qu'on voudrait écouter toute la journée.
Elle lui attrapa la main et la mordilla.
« Alors ma chérie, ça a quel goût le Cabot ? », lui demanda Blondie.
Nessie fit les gros yeux à sa tante, elle ne semblait pas apprécier le surnom de Son loup. C'était mon alpha qui m'avait expliqué qu'elle le nommait ainsi lorsqu'elle lui parlait. Dans sa tête bien sûr. Parce que si elle savait déjà parler, elle ne le faisait que rarement, puisqu'elle préférait vraisemblablement utiliser son autre moyen de communication.
Quand les débilitées de Jake n'eurent plus d'intérêt, elle se déplaça sur le canapé pour venir se percher sur les genoux d'Alice.
Je regardais, affligée, le spectacle de toutes ces actions gagatisantes dont chacun semblait être victime.
Soudain, ses yeux se tournèrent vers moi alors qu'Emmett essayait d'attirer son attention. La gamine sembla alors se désintéresser totalement de l'attention dont elle était l'objet, et elle porta la main à la tempe de sa mère. Cette dernière fronça les sourcils, puis se tourna à demi, l'enfant dans les bras, pour m'observer.
« Leah, tu veux bien t'approcher ? Ça ferait plaisir à Renesmée… », me demanda-t-elle, incertaine, tout en sachant qu'il y avait peu de chance que j'accepte.
Les autres paraissaient éberlués que l'enfant ose demande mon attention, alors qu'elle avait la leur.
Moi je remarquais surtout que Bella s'obstinait à l'appeler par l'hideux prénom qu'elle avait choisi, au lieu d'opter pour le surnom que tout le monde avait adopté depuis la naissance. Même moi je trouvais que Nessie lui allait mieux.
Je les regardais. Je ne savais pas quoi penser. J'étais surprise, mais surtout je me demandais où était l'arnaque, puisque je n'avais jamais témoigné que de l'indifférence au bébé. D'ailleurs, celle-ci était suffisamment grande pour comprendre que je ne l'aimais pas.
Je répondis, autant à la mère qu'à la fille, qui, je le savais parfaitement, comprendrait chaque mots prononcés.
« Heu… Et bien, en fait…. Je… ha oui, je n'ai pas encore finie mon livre… Et ma mère m'attend à la réserve. Donc je vais y aller, hein. »
Me levant prestement, ne prêtant pas attention aux mines scandalisées de Rosalie, Emmett et Alice, essayant de ne pas voir les visages compréhensifs d'Isabella et d'Esmée, refusant de voir l'expression déçue de Nessie et celle de Jacob, je m'enfuis hors de la maison.
Je refusais de voir en Renesmée autre chose que ce qu'elle était : la fille d'une sangsue. J'avais déjà bien du mal à accepter mon attachement croissant pour la famille Cullen. Ce n'était pas la peine que je me déteste plus encore à cause d'une gamine qui avait des pouvoirs étranges et qui risquait de mourir dans moins de dix ans. J'avais déjà bien assez souffert.
Et puis, à cause d'elle mon rêve de partir loin de Forks, de commencer une vie nouvelle ne se réaliserait jamais.
Jacob ne la quitterait plus. Et partir seule, sans alpha, était impossible.
Il ne fallait pas que j'oublie que c'était son existence qui mettait fin à tous mes projets.
Au matin de ta vie sur la planète
Ébloui par l'éclat de ces êtres
A l´infini, tu t´éveilles aux merveilles
De ce loup, qui t´attend et t´appelle
Lecteur tu as tant de choses à lire
Mais j'aime tout ce que tu as à dire
Recueillir l'héritage
Qui vient de ton passage
Dans l´harmonie d´une chaîne de reviews
C´est l´histoire de la vie
Le cycle éternel
D'une enfant bénie, rendue immortelle
La ronde infinie
De ce cycle éternel
C'est l'histoire, l'histoire des reviews
C´est l´histoire de la vie
Le cycle éternel
D´une enfant bénie, rendue immortelle
La ronde infinie
De ce cycle éternel
C´est l´histoire, l´histoire des reviews
