Chapitre 4 - Sombres désillusions
Tes jours, sombres et courts comme les jours d'automne,
Déclinent comme l'ombre au penchant des coteaux ;
L'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,
Et seule, tu descends le sentier des tombeaux.
Joffrey arrêta sa voiture, et ouvrit la portière. Lothor n'avait rien remarqué, et continuait d'amener Sansa à l'intérieur de la station service. Mais elle ne cessait de regarder Joffrey. C'était un jeune garçon assez grand, blond, avec des yeux verts. Les plus beaux yeux du monde, pensa Sansa, les comparants à ceux de Petyr Baelish. Elle se mordit la joue, effaçant une nouvelle fois cet homme de ses pensées. Elle fut étonnée de penser aux yeux de cet homme alors que ce qu'elle voulait surtout, c'était l'oublier. Qu'il parte très loin d'elle. Cependant, quelque chose ne cessait de le faire resurgir sans arrêt dans son esprit, et elle ne comprenait pas quoi. La peur, sûrement, pensa-t-elle. Car après tout, c'était un homme dangereux, et maintenant il allait surtout être un homme en colère.
Joffrey marchait derrière eux à présent, et elle pouvait sentir sa présence réconfortante. Au bout d'un moment, elle sentit qu'il avait arrêté de marcher. Ils étaient sur le pas de la porte de la station, et Sansa s'arrêta. Lothor lui jeta un regard interrogatif, elle se retourna. Lothor se retourna également, cette fois-ci inquiet. Souriant à Sansa, Joffrey détourna son regard d'elle et se remit à avancer, droit sur Lothor. Il regarda le garde de haut en bas.
– Pour qui travaillez-vous ? demanda le jeune garçon, dédaigneusement.
– Et vous, pour qui travaillez-vous ? répondit Lothor, dirigeant sa main dans son dos.
– Pas pour votre patron, qui qu'il soit, avoua Joffrey, un sourire sauvage grandissant.
Avant que Lothor puisse réagir, Joffrey avait déjà sorti un taser, l'impulsion électrique frappant le garde en pleins thorax. Il eut la force de sortir son arme, mais ses jambes cédèrent et il tomba sur le sol, immobilisé. Sansa, choquée, tentait de comprendre ce qu'il se passait exactement, elle n'avait jamais vu Joffrey si violent auparavant. Lothor regarda Sansa, tentant de formuler une phrase, mais Joffrey lui assena un coup de pied dans la tête, achevant l'homme. Il s'abaissa, souriant devant le corps immobile de l'homme, et lui prit l'arme des mains. Il se releva puis attrapa la main de Sansa, et dans un "Vite, nous devons partir" l'amena jusqu'à sa voiture. Une fois arrivé, il la poussa sur le siège passager et démarra rapidement. De loin, Sansa pouvait voir Lothor rouler sur le dos, et tenter d'attraper son téléphone. "Je n'aurai jamais du lui laisser, je suis vraiment une idiote" pensa Sansa. Et tandis qu'elle pensait cela, l'image de l'homme s'éloigna de plus en plus, et elle se sentit libérée, enfin libre. Elle regarda Joffrey, avec un petit sourire timide, positionnant sa main sur celle de Joffrey qui tenait le levier de vitesse. Elle sentit quelques chose la piquer le long de sa nuque, et leva la main pour caresser la zone douloureuse, cela devait être un insecte sans doute. Joffrey tourna la tête, lança un petit regard chaleureux, et souri du coin de la bouche.
– Repose-toi, princesse, lui dit le jeune homme. Tu es en sécurité avec moi, repose-toi.
– Je ne suis pas.. commença la jeune fille, mais elle se rendit compte de son état.
Elle était réellement fatiguée, mais ne l'avait pas été auparavant. Il était vrai qu'elle avait eu quelques expériences fatigantes, mais pas au point d'être si fatiguée. Elle se demanda si à un moment ou un autre Petyr Baelish aurait pu la droguer, mais elle réfuta cette hypothèse, ça devait être le contrecoup de la nuit dernière, elle en était sure. De plus, le sourire de Joffrey la confortait et la poussait à se laisser aller. Elle se détendit et respira plus doucement, laissant le sommeil l'emporter. Ils rentrèrent à l'intérieur d'un tunnel et les lumières oranges l'enveloppèrent. Elles tournaient autour d'elle, tandis que toujours plus profondément elle sombrait dans l'inconscient. Elle sentit la main de Joffrey se positionner au dessus de la sienne, la caressant doucement, glissant ses doigts fins le long des siens. Petit à petit cependant, le toucher se faisait de moins en moins doux, de moins en moins lisse, et elle sentit Joffrey enfoncer légèrement ses ongles dans sa peau. Elle tenta d'ouvrir les yeux, de le regarder, mais tout ce qu'elle pu voir fut le rétroviseur, et l'image qu'il reflétait. Au travers de sa vision floue, elle vit une personne à l'arrière, qu'elle n'avait pas encore remarquée. Et cette personne la regardait, souriante. Une femme. Le sourire grandit un peu plus, et avant que les yeux de Sansa ne se ferment, elle eut le temps de voir la femme brandir une seringue, victorieuse. Elle sentit la main de Joffrey la quitter, et elle s'endormit, trop fatiguée pour comprendre quoi que ce soit.
Sansa sentit des mains la porter, et tout son corps douloureux partir en morceaux. Elle avait la sensation d'être brisée. Elle ouvrit les yeux et ne vit rien autour d'elle, juste le vide. Mais elle sentait, et elle sentit quelqu'un la déposer doucement sur un lit. Elle sentit que lentement, on enlevait sa robe, et qu'une voix murmurait des mots doux à son oreille, des mots rassurant, tandis qu'un linge glacé effleurait sa peau. Elle expira, frissonnant à la sensation fraiche qui se mélangeait à présent à sa douleur. La personne soupira, et arrêta de nettoyer, faisant glisser doucement son doigt sur les blessures de la jeune fille, et remontant le long de son cou, pour caresser ses joues. Elle sentit la présence la quitter, puis entendit un bruit d'eau. Ce qu'elle vit fut alors un océan, une lumière bleue, tandis que la sensation d'être portée revint surpasser les autres. Elle était portée par les vagues, par l'océan. Mais elle sentit les battements d'un cœur, la chaleur d'une peau. Le grondement de l'eau se rapprochait, résonnant de plus en plus fort, et soudainement elle fut engloutie. Une chaleur irradia tout son corps, détendant son corps, ce qui la fit soupirer de soulagement. La main revint, et cette fois-ci elle sentit un nuage passer sur con corps, un toucher aussi doux que de la soie, et toutes la douleur partit, s'évapora. Elle sentit de l'eau ruisseler sur son visage, dans ses cheveux, et l'océan l'ensevelir, la libérant du poids qu'elle contenait. Elle inspira et l'eau pénétra dans sa bouche, la remplissant. La saveur de la menthe l'emplit, la comblant, comme si elle parvenait à recoller les morceaux de son corps brisé. L'océan prit une teinte rouge, comme si son sang l'avait coloré, mais qui fut vite emportée par les vagues. Une nouvelle couleur remplaçait le rouge, le vert. Un vert grisonnant, métallique, qui brillait sous le soleil. Puis la sensation humide disparu, et l'océan la ramena sur la plage, ruisselante. Elle inspira, expira, tentant de reprendre sa respiration, comme si elle ne pouvait plus respirer une fois hors de l'eau. Elle sentit le soleil la réchauffer. Elle était entourée à présent par une odeur de menthe, et cette odeur l'enveloppa, réchauffant le haut de son corps. Elle s'enfonça dans le sable, et il s'adapta à son poids, l'entourant. Elle inspira profondément, bercée par toutes ces nouvelles sensations, mais voulant goûter à nouveau la menthe, voulant retrouver cette sensation de plénitude qu'elle avait eu dans la mer. Elle tendit la main vers le soleil, la lumière, et ne vit rien même en ouvrant les yeux, uniquement la couleur verte et le reflet de l'océan l'entourant. Mais elle sut. Au dessus d'elle se tenait l'océan, remplaçant le ciel. Elle pouvait à présent le toucher du bout des doigts. Elle la caressa de la main, puis se releva, voulant ressentir à nouveau cet état de plénitude. Soudainement, elle plongea la tête sous l'eau, et la saveur de menthe irradia sa bouche, ses lèvres. La remplissant, la comblant. Sucrée, fraiche mais brûlante. Portant dès qu'elle l'eut touché, l'océan partit. Le reflet disparut, et les vagues partirent loin d'elle, la laissant seule sur le long rivage. Et la lumière verte lui parut soudainement lointaine, comme si il lui était interdit de la toucher. Et elle sut qu'elle n'aurait jamais dû tenter de retourner dans l'océan. Que si elle ne l'avait pas fait il serait peut-être resté, la berçant. Mais maintenant il était parti, la laissant seule et brisée.
Sansa se réveilla soudainement lorsqu'elle sentit une sensation glacée sur sa peau. La chaleur avait disparut, et les vestiges de son rêve s'envolèrent lorsque la douleur irradia son corps, une nouvelle fois encore. Elle cligna des yeux, entourées par les ténèbres, et sentit que ses mains étaient attachés, et sa bouche bâillonnée. Elle tenta de crier, mais cela ne fit que rendre sa respiration encore plus difficile. La peur irradiait tout son être, et elle se débattait encore et encore. Puis elle se calma, lentement. Elle bougea les poignets et sentit qu'ils étaient attaché avec des menottes, et qu'elle était allongée sur le sol. Une nouvelle fois la sensation glacée revint et elle l'identifia; de l'eau. De l'eau glacée. Elle cria dans son bâillon à cette nouvelle attaque, ne pouvant contrôler la réaction de son corps. Elle se recroquevilla, tentant de garder son calme. De réfléchir, mais c'était trop douloureux. Elle sentit alors quelqu'un s'abaisser, et caresser son bras, ses épaules, sa joue, mais ce touché la dégouta, elle avait envie de hurler. Puis la main enleva le bâillon, puis les menottes, et la personne se leva.
– Rejoins-moi dans le salon, ma douce, lui ordonna une voix familière, je n'aime pas attendre.
Elle entendit les pas mener la personne hors de la salle, et elle tenta de reprendre ses esprits. De sortir du rêve qu'elle venait de faire. Il n'y avait aucune relation entre son rêve et sa situation actuelle, et elle le savait profondément, elle le sentait. Et elle savait que ce n'était pas qu'un simple rêve. "J'ai rêvé de la personne qui m'a soignée la nuit dernière" pensa douloureusement Sansa, regrettant cette personne à cet instant précis. Regrettant cette chaleur. Mais elle savait également qu'un rêve était un rêve, et souvent bien loin de la réalité. À cet instant précis, cette personne ne serait pas là. Cette personne n'avait fait qu'obéir à des ordres. Et pourtant elle regrettait sa chaleur. Elle regrettait la chaleur tout court. Elle tenta de se souvenir comment elle était arrivée ici, couchée sur le sol, tremblante. De mettre un nom sur la voix qu'elle avait entendue, et son cœur maqua un battement. Joffrey. C'était Joffrey qui venait de la détacher. Soudainement l'espoir revint. Il l'avait sauvée. En se remémorant lentement ce qu'il s'était passé auparavant, elle se dirigea lentement vers la porte, et l'ouvrit. Joffrey était assis sur un canapé, dans ce qu'elle savait être son appartement. Elle l'avait déjà vu en photo auparavant. Mais quelque chose n'allait pas. "Comment pourrait-il me sauver de son propre appartement?" se demanda Sansa, regrettant immédiatement de s'être posée la question. Car elle connaissait la réponse, bien qu'elle ne veuille pas l'accepter. Et elle se rappela le sourire de la femme, des ongles de Joffrey. Et elle ne sentit plus rien. Son cœur venait tout simplement de perdre tout ce qui lui restait d'humanité. Et elle s'en voulu de ressentir de la peine pour cela, après tout. Rien ne devrait plus l'étonner aujourd'hui, et encore moins que son copain la traite comme une criminelle quand tous le monde la suspectait d'en être une.
– Viens ici, Sansa, lui intima Joffrey, souriant, et elle obéit. Je t'ai manqué, ma douce? lui demanda-t-il, toujours souriant, et cela lui glaça le cœur.
– Oui, tu m'as manqué, mentit-elle. Ce matin encore, c'était vrai, mais à présent elle avait peur.
Il se leva, passa une main derrière sa nuque, et rapprocha son visage du sien avant de lui voler un baiser. Un baiser glacé. Il n'avait plus rien du chaleureux jeune homme qu'il était auparavant. Il n'avait plus rien de Joffrey Baratheon. Il l'embrassa encore plus brutalement, et elle eut mal, mais ne dit rien. Attendant que cela finisse. Il la regarda dans les yeux, rompant le baiser et lui attrapant le menton du bout des doigts, assez durement pour qu'elle ne bouge pas. Puis caressa ses cheveux, un petit sourire sur les lèvres.
– C'est vraiment dommage tu sais, je me suis bien amusé avec toi, lui avoua-t-il, même si je ne t'ai jamais aimée, ajouta, souriant face à l'air meurtrie de la jeune fille.
Il approcha à nouveau ses lèvres de son visage et murmura dans son oreille "Mais cela ne veut pas dire qu'on ne peut plus s'amuser, non?". Elle frissonna d'horreur, tenta de partir mais la main qui caressait les cheveux les agrippait à présent, l'obligeant à rester en place et meurtrissant Sansa. Il sourit vicieusement, et la regarda. Elle était toujours trempée, sa robe collant à son corps. Elle avait été en couple avec lui, c'était vrai. Ils se connaissaient depuis longtemps, ce n'est pas comme si elle était innocente, mais ils n'avaient jamais vraiment.. "Mon grand père ne serait pas content si je te blessais, mais je ne vais pas te blesser, pas trop." susurra-t-il à nouveau dans son oreille. Si il avait été Joffrey, elle se serait donné à lui, elle aurait sourit. Mais il n'était pas Joffrey, c'était un monstre. Alors elle retenta de partir, mais il la projeta sur le canapé, lui coupant le souffle.
– Tu penses me connaître, Sansa? demanda Joffrey, ricanant, mais en es-tu certaine? Tu dis m'aimer mais tu ne sais même pas qui est mon grand père. Tu n'en as aucune idée, n'est-ce pas? il susurra doucement.
Elle se débattit, essaya de le frapper, mais il attrapa ses poignets et les cloua au dessus de sa tête, l'empêchant de se protéger, elle était vulnérable, et si faible. Et il était au dessus d'elle, la dominant. Des larmes de frustrations lui montèrent aux yeux, et elle ne comprit pas. Elle ne comprenait pas comment il avait pu autant changer. Elle l'aimait. "Mais je t'aimais" avait-elle envie de lui dire. Et tandis qu'il commençait à la toucher, elle se mordit la joue si fort qu'elle pouvait sentir le goût du sang de répandre dans sa bouche. "Je suis Joffrey Lannister, petit fils de Tywin Lannister" il susurra dans son oreille, et elle comprit. Elle comprit qu'elle avait été manipulée depuis le début, depuis des années. Après un long silence, elle se mit à rire, un rire fou, désespéré. Joffrey arrêta de la toucher, et il la regarda étonné, voir effrayé. "Arrête de rire" lui ordonna-t-il, mais elle ne fit que rire encore plus, comme une démente. Car elle savait qu'elle n'aurait jamais la paix. Il la gifla, et le goût du sang inonda Sansa. Il tenait encore ses mains, et elle ferma les yeux. Se préparant à souffrir, une nouvelle fois. Et cette fois-ci personne ne viendrait la sauver. Elle sentit les mains de Joffrey la déshabiller, la toucher. Elle l'entendit rire, souffler bruyamment. Elle sentait son corps tendu écrasant le sien. Elle entendait les battements de son coeur. Il aimait ça, lui faire du mal. Puis alors, elle entendit la détente d'une arme. Et vit une ombre dans le dos de Joffrey. Le jeune garçon réalisa également, et il se retourna brusquement, se préparant à se défendre, mais il n'eut pas le temps.
– Littlefinger, voilà le nom de mon patron, gamin, assena Lothor.
La détonation résonna dans toute la salle et le corps de Joffrey tomba sur le sol, Sansa sentit le sang sur son visage, une nouvelle fois, et elle leva les yeux vers Lothor, en larme. Elle n'arrivait plus à articuler. Tout ce temps elle avait essayé de garder son calme, mais elle n'y arrivait plus et d'un seul coup tout venait de lâcher. Elle voulait s'excuser, elle voulait le remercier. Mais elle entendit un gémissement. Joffrey n'était pas mort, Lothor avait tiré dans sa jambe, et il jurait, ne parvenant pas à se relever. Puis, Sansa le vit lui, entrer dans la salle et la regarder, elle. Il n'avait pas l'air content. Ses cheveux étaient décoiffés, son regard fou, et sa cravate presque arrachée. Il enleva sa veste, du pas de la porte, retroussant ses manches. Elle réalisa alors que lui aussi avait un pistolet. Le regard qu'il lui lança la glaça jusqu'au sang, puis il avança vers Joffrey, lentement. Il regarda consécutivement la jeune fille presque nue, en larme et mouillée, puis le corps du jeune garçon étendu sur le sol. Il donna un coup de pied dans le corps de Joffrey, le retournant sur le dos.
– Ca, c'est pour ce que tu as fait à mon homme de main, commença Petyr, écrasant avec son pied l'endroit ou Lothor avait tiré, et Joffrey hurla de douleur. Et ça.. continua-t-il, c'est pour ce que tu lui as fait à elle.
Petyr s'abaissa, frappant le jeune homme sur la tempe, appuyant encore plus fort sur la jambe de Joffrey, qui continuait de gémir. Joffrey le regarda, un air fou, un regard ampli de haine.
– Quand mon grand-père saura que vous.. que vous... avez fait, Joffrey arriva à articuler entre ses dents, vous le payerez Littlefinger.
– Et ça, c'est pour ce que tu as fait à Catelyne, ajouta simplement Petyr, se relevant, et regardant le jeune homme dans les yeux. Puis feignant d'avoir oublié de dire quelque chose d'important, il sourit au jeune homme.
"Au fait, mon nom est Petyr."
Il ne souriait pas, n'était pas énervé, il semblait profiter de l'instant présent. Et il tira. Sans détourner le regard, sans l'ombre d'un remord. Il tira. Joffrey était mort, et Sansa regarda celui qui avait un jour été son petit ami, et celui qui l'avait tué. Baelish sembla un peu triste, non satisfait. Il observa quelques instants le cadavre du jeune homme, et le sang teinter la moquette, puis lui donna un dernier coup de pied avant de se tourner vers elle. Il la regarda, et il sembla à Sansa reconnaître de la déception dans ses yeux.
– Et c'est comme ça que tu me remercies, murmura-t-il entre ses dents, désignant le cadavre du jeune homme. Lothor, ajouta-t-il, amenez-là au point B, j'ai changé d'avis.
Il s'approcha d'elle, s'abaissant et lui attrapant le menton, bien plus gentiment que Joffrey ne l'avait fait. Il approcha ses lèvres de son oreille, et elle sentit l'odeur familière de menthe se dégager de lui. Et elle sut qu'elle s'était trompée sur son compte, depuis le début. "Je te remercie de ta considération." lui murmura-t-il, avant de se détourner et de quitter la salle, la laissant seule avec Lothor, et le cadavre de Joffrey. Et Sansa sentit son cœur se serrer.
"Je viens de perdre mon seul allié."
