CARPE DIEM
TOME I
PREMIÈRE ANNÉE
XI
Courage et Détermination
Le temps tournait à l'orage, dehors, comme si mère nature connaissait le triste sort qui était réservé aux jeunes enfants bravant Lord Voldemort. Comme si elle déchaînait la foudre pour prévenir d'un terrible danger.
Le craquement du tonnerre fit ainsi une fois de plus sursauter Blaise Zabini, qui portait son lourd fardeau avec difficulté dans les couloirs de Poudlard. L'infirmerie n'était désormais qu'à quelques pas, mais Blaise relâcha malgré lui le garçon qui s'accrochait maladroitement à son buste. Ronald Weasley tomba à terre dans un bruit mat, grognant à l'impact. Blaise s'agenouilla devant lui, les épaules voûtées, essoufflé. Il ne l'avouerait jamais devant Hermione, mais dans la panique, il avait complètement oublié comment faire léviter une personne. Il s'était donc retrouvé à porter le Gryffondor sur la moitié du chemin avant que ce dernier ne s'éveille enfin et l'aide dans le reste.
-On ne peut pas aller à l'infirmerie, gémit Ronald, roulé en boule sur les pierres du château. On doit retourner aider Harry.
-Tu t'es regardé avant ? rétorqua Blaise d'un air consterné. Tu n'es vraiment pas en état de faire quoique se soit. J'ai mes amis qui y sont aussi, tu sais. Tu crois que ça me fais quoi d'être là, à attendre sagement qu'ils reviennent ?!
Le Gryffondor leva les yeux vers lui et se mit à rire, se moquant ouvertement de lui malgré la grimace de douleur qui traversa son visage.
-Tu fais le donneur de leçons, marmonna Ronald, mais au moins, moi, je suis allé sous la trappe pour aider Harry. Toi, tu as reculé lâchement. Mais bon, j'imagine que je dois pas être surpris, avec les Serpentards.
Blaise serra les poings, regardant le sorcier avec mépris.
-Sans Hermione, ton pote ne serait même pas en train de penser à la pierre ! C'est la sorcière la plus téméraire et la plus courageuse, loin devant les Gryffondors. Alors tes réflexions, tu peux te les garder !
Ronald siffla avant de lever la tête brusquement, en même temps que Blaise. Des pas précipités se dirigeaient vers eux. Des lueurs orangées s'approchèrent avant de les éblouir complètement. Blaise et Ronald fermèrent les yeux à l'approche des bougies, tremblant l'un comme l'autre.
-Oh mon Dieu, les enfants ! s'écria alors le professeur Mcgonagall en découvrant les deux garçons au sol.
Le professeur Rogue et le professeur Dumbledore étaient également présents et regardèrent les enfants avec soulagement. Blaise comprit qu'ils savaient ce qui se passait et poussa un soupir de soulagement.
-Mais... mais... monsieur Weasley est blessé ! continua Mcgonagall en s'agenouillant devant lui, levant son visage face aux bougies. J'exige des explications, tous les deux !
Le directeur de Poudlard posa une main avenante sur l'épaule de la femme tout en regardant Blaise.
-Allons, allons, Minerva, vous voyez bien qu'ils sont épuisés. Monsieur Weasley doit voir Madame Pomfresh dans les plus brefs délais. Quant à monsieur Zabini...
Le directeur le fixa une seconde avant de se tourner vers le professeur Rogue, qui était demeuré muet.
-Je crains que vous ayez raison, mon fidèle ami; Tom Jedusor a fini par se montrer.
Blaise fronça les sourcils, ne comprenant absolument pas ce que racontait ce vieux fou de directeur. Il regarda alors Rogue et sembla encore plus perdu.
-Professeur Dumbledore, dit Blaise en évitant le regard perçant de son professeur de potions. Nous savons tout sur ce que cache le troisième étage, avec la pierre philosophale et... et Vous-Savez-Qui. C'est Rogue qui veut voler la pierre pour la donner au mage noir. Potter et mes amis sont là-bas mais...
Il se tut, totalement déstabilisé par le sourire complice qui lui adressait le directeur et par le regard perçant qui ne le quittait pas des yeux. Blaise baissa la tête, sentant le regard de Rogue sur lui. Il serra sa baguette un peu plus fort.
-Mon garçon, je comprends que vous ayez pensé de la sorte, ria légèrement le directeur. Mais le professeur Rogue a toute ma confiance et ne souhaite que la sauvegarde de cette pierre.
-Mais... !
-Vous auriez dû plutôt vous méfiez de Quirrell, je le crains. Néanmoins, je suis touché par votre dévouement, à tous les deux, pour tenter de protéger l'école. Voir deux maisons avec, hélas, quelques rivalités, s'unir, sont rares.
Le jeune Zabini ouvrit la bouche, muet. Hermione avait aussi soupçonné le professeur Quirrell, mais comme il semblait avoir peur de tout, même des enfants, ils l'avaient écarté du tableau. Dorénavant, Blaise ne comprenait plus rien à la situation. Et surtout a l'attitude du directeur, nonchalante. Il rougit par ailleurs au compliment; Blaise n'avait rien fait pour protéger l'école, contrairement à Weasley.
-Minerva, accompagnez les garçons à l'infirmerie. Nous allons nous occuper des autres enfants.
-Ils sont en danger, n'est-ce pas ? demanda Ronald d'une voix éteinte.
Le professeur Dumbledore ne répondit pas et avec Rogue, partirent rapidement en direction des escaliers mouvants.
Blaise se surprit à prier très fort pour ses amis. Fronçant les sourcils, il suivit Mcgonagall, ses pensées sur un souvenir lointain, où, dans une église moldu, sa mère lui avait révélé un secret honteux. Un secret qui pouvait se révéler mortel s'il venait à être découvert.
...
La jeune Hermione ne bougeait pas d'un cil, restant camper sur ses positions tandis que Harry s'approchait légèrement d'elle, la baguette baissée. Lord Voldemort les fixait de ses fentes sombres, un rictus aux lèvres. Il semblait sûr de gagner.
-Nous nous retrouvons enfin, mon cher Harry Potter, susurra le mage noir, l'air menaçant. Et dans des circonstances similaires. La dernière fois, tes parents étaient là, prêts à mourir pour te sauver. J'ai la satisfaction de voir que ce soir, en te protégeant, tes amis mourront, comme il y a onze ans. Sauf que ce soir... tu mourras aussi.
Il proclamait ses intentions de meurtres avec nonchalance et amusement. Son sadisme répugnait la jeune sorcière, qui perdit vite patience. Elle savait qu'elle n'était pas capable de vaincre Voldemort, mais elle ne resterait pas les bras croisés. Plutôt mourir ce soir que rester sans rien tenter.
-La seule personne qui mourra ce soir, c'est vous ! cracha Hermione en levant brusquement sa baguette, réfléchissant un quart de seconde avant de jeter un sort d'immobilité.
Malheureusement, rien ne se passa, faisant rire à gorge déployée le sorcier. Hermione regarda derrière elle, vers Draco, qui la regardait d'un air de reproche. Ni une ni d'eux, malgré une brève hésitation, le jeune garçon se campa à ses côtés, et soudain, les trois enfants formèrent une ligne de défense, déterminé à défier le plus grand sorcier. C'était du suicide, mais ils n'avaient pas le choix.
-Quel courage ! Exactement comme tes parents, Harry. Sauf que ça ne suffit jamais. Pas avec moi.
-Pourtant, un bébé a réussi à presque vous anéantir ! Ça a dû considérablement blesser votre ego ! se moqua Hermione sous les regards sidérés de Draco et Harry. Harry Potter sera toujours plus puissant que vous, faut se faire une raison, à un moment donné.
Lord Voldemort se mit à détailler la jeune sorcière avec une pointe de... respect. Mais cela ne dura qu'une seconde. Il fit un pas en avant, faisant reculer les enfants de trois pas.
-Tu as la langue bien pendue, ma chère, susurra le mage noir en sourcillant à la vue de son blason. Pour une Serpentard, tu es bien courageuse... ou stupide. Sais-tu ce que je fais, moi, des enfants insolents ?
Les trois enfants ne virent rien venir que déjà, le professeur Quirrell se jeta sur eux, criant de rage. Hermione sentit une main lui agripper le bras et fut tirée en arrière. Levant les yeux, elle cria en découvrant que Harry la tenait fermement, et pour une bonne raison; Quirrell venait d'attraper le jeune Draco et le menaçait de sa baguette, celle du jeune garçon ayant été balancée au loin.
-Relâchez-le ! hurla Hermione en se débattant dans les bras d'Harry. Espèce de... !
-Silence ! vociféra Lord Voldemort derrière Quirrell. Pauvre idiote ! Tu penses pouvoir me vaincre ? Regarde la différence entre toi et moi, ma chère; tu aimes tes amis. Tu es vulnérable quand je menace l'un d'eux. Pas moi. Je n'ai aucune faiblesse. Tu ne peux rien contre moi ! Potter ne peut rien contre moi.
Quirrell appuyait durement sa baguette contre la gorge du jeune Draco. Ce dernier resta immobile, étrangement calme, presque raide. Son regard bleu-gris était éteint, comme s'il était habitué aux menaces de mort.
Hermione sentit son courage s'amoindrir peu à peu. Des larmes commencèrent à couler, ce qui la surprit elle-même. Draco la regarda, impassible.
Pourquoi ne réagissait-il pas ?!
-Maintenant, Harry, tu vas me donner la pierre ! cria Voldemort, son image rendu par le miroir de Risèd. Donne-moi cette pierre immédiatement, ou je tue tes amis sous tes yeux !
Hermione ne disait plus rien, figée d'horreur. Se montrer bravache devant l'ennemie était une chose, mais se mesurer à Voldemort quand ce dernier menaçait son meilleur ami... La jeune sorcière connaissait l'histoire de Lord Voldemort. Elle savait qu'il n'hésiterait pas une seule seconde à les tuer tous, bien que ce ne soit que des enfants. Après tout, il avait voulu tuer un bébé bien avant, sans aucun scrupule.
-De toute manière, qu'on vous donne la pierre ou non, ça se finira de la même manière, répondit Hermione d'une voix éteinte. Harry, ne lui donne pas !
Ce dernier s'était avancé d'un pas, mais la sorcière le retint par la manche, serrant les dents.
-Il ne doit pas avoir cette pierre ! insista-t-elle malgré le regard affolé qu'elle jeta à Draco.
Harry regarda le professeur Quirrell, l'air hésitant. Il ne semblait plus savoir quoi faire pour se sortir de là. Hermione n'avait plus d'idée non plus. Tout semblait perdu.
-Pourquoi vouloir la pierre ? demanda Harry avec hargne. Vous êtes le sorcier le plus puissant ! Pourquoi avoir besoin de plus ?
Hermione lui avait pourtant déjà expliqué que la pierre philosophale rendait immortelle.
-Ne vois-tu pas un problème, Harry Potter !? Je ne possède pas mon propre corps ! Comment redevenir le sorcier le plus puissant quand on doit subsister dans le corps d'un autre ?! Cette pierre me donnera assez de pouvoir pour m'en défaire et être à nouveau moi-même.
Les enfants écoutèrent le mage noir avec stupeur. S'il possédait la pierre, tout serait terminé. Lord Voldemort reviendrait pour de bon, et même Dumbledore ne pourrait l'arrêter.
Hermione prit la main d'Harry, la serrant fort. Le dénouement était proche, mais elle sentait que rien ni personne ne pourrait arrêter le sorcier. C'était trop tard. Il fallait pourtant gagner du temps. Espérant que Blaise ait trouvé de l'aide.
-Pourquoi avoir envoyé Rogue chercher la pierre ? demanda Hermione, frissonnant au regard sombre que lui lança le mage noir. Vous ne voulez donc jamais vous salir les mains ?
La provocation était une seconde nature chez la jeune sorcière. Elle ne souhaitait pas montrer combien elle était en réalité terrifiée par Voldemort. Et comme d'habitude, il lui fallait des réponses.
-Je n'ai jamais chargé Rogue de chercher la pierre. Utiliser Quirrell était beaucoup plus intelligent, la preuve; vous ne le soupçonniez pas.
-Détrompez-vous, répliqua Draco en agrippant durement la main du professeur, tentant de l'écarter de lui. On vous surveillait aussi.
-Eh bien, visiblement, ça n'a pas suffi, ria le sorcier, empoignant le jeune Draco avec violence, lui passant le bras autour du cou, serrant peu à peu sa prise.
Hermione leva sa baguette, courant vers lui.
-Assez de parler ! Lâchez-le, hurla-t-elle.
Hermione se jeta sur Quirrell, bousculant son ami dans la foulée. Les deux enfants tombèrent en avant alors que Voldemort lâcha sa prise brusquement en riant cruellement. Il pointa alors sa baguette sur Hermione, le regard noir.
-Maintenant, Harry ! s'impatienta le mage noir en tournant la tête vers le jeune garçon. Où je la tue comme ta mère.
-Il n'a même pas la pierre ! cria Hermione.
-Bien sûr que si, répliqua Voldemort. Il l'a dans sa poche !
Hurlant, des flammes jaillir de partout, faisant crier Hermione. La jeune sorcière profita alors de l'instant de surprise et frappa du pied la main de Quirrell. Se relevant, elle s'écarta rapidement, entraînant Draco.
Désormais, Hermione et Daco se trouvait derrière Quirrell, face au visage du mage noir. Harry se trouvait de l'autre côté, les yeux rivés sur le sorcier, la peur se lisant sur son visage. Hermione et Draco commencèrent à tousser à cause des flammes.
Voldemort les regarda, un rictus aux lèvres, diabolique. Il claqua des doigts et les flammes grandirent encore. Les deux enfants furent alors piégés dans un cercle de feu, si étroit que Draco prit Hermione dans ses bras, usant de sa cape pour les protéger de la fumée. La fin semblait proche pour eux.
-Regarde tes amis mourir, Harry Potter ! ricana le mage noir en s'avançant vers lui, une main tendue. Donne-moi cette pierre et j'arrêterais les flammes.
Harry recula, montant les marches de l'amphithéâtre maladroitement, regardant derrière lui, paniqué.
-Vous mentez, hurla-t-il. Vous nous tuerez de toute manière ! Jamais je vous donnerai cette pierre. Jamais !
-Alors soit responsable de leurs morts ! cria le sorcier en faisant grossir les flammes.
Hermione hurla, faisant tressaillir Harry.
-Harry ! cria la jeune sorcière, effrayée. Vas-t'en ! Sauves-toi !
Draco hurla à son tour, les flammes s'approchant trop près d'eux, commençant à les brûler. Hermione finit par s'asseoir au sol, entourée de la cape de son ami. L'issue semblait improbable. La chaleur devenait insupportable, les faisant tous deux crier de panique. Ils allaient mourir.
Harry recula encore d'un pas, son regard vacillant entre Quirrell et le cercle de feu. Il tâta sa poche à la recherche de la pierre, la main tremblant tellement qu'il faillit la faire tomber. Il la leva devant ses yeux, découvrant alors une pierre précieuse de couleur rouge, aux bords tranchant comme les lames d'un rasoir.
À sa vue, le visage de Voldemort se métamorphosa, devenant dans le miroir de Risèd une créature encore plus monstrueuse. Les yeux rouges, des veines noires apparaissant sur le visage, il vrilla son regard sur Harry, devenant fou de colère.
Le jeune Harry recula encore mais Voldemort hurla, ordonnant à Quirrell de l'attraper. Alors le professeur se jeta sur lui, ayant clairement l'intention de le tuer à mains nues.
Voldemort ne se concentra désormais que sur Harry et la pierre philosophale, oubliant les deux autres enfants prisonniers du feu. Alors il s'amoindrit jusqu'à disparaître complètement. Hermione, les yeux fermés, agrippée à son meilleur ami dans la cape, ne bougea pourtant pas, restant figé d'effrois. Elle sentit Draco contre elle, gémissant, tremblant, pleurant à chaudes larmes. Elle l'imita, incapable de bouger, incapable d'ouvrir les yeux pour savoir ce qui se passait.
-Tue-le ! hurla Lord Voldemort. Tue-le !
Le professeur Quirrell plaqua le jeune sorcier au sol, sur les marches de pierre, enserrant sa gorge durement avant de refermer sa main. Harry haleta, manquant d'air. Il venait de lâcher la pierre au loin et il ne voyait presque plus rien. Seules les silhouettes des deux Serpentards, étalés au sol, plus loin, le firent réagir suffisamment pour tenter de s'extraire de la poigne du professeur. Il ne pouvait pas laisser Voldemort gagner. Jamais.
-Prends la pierre ! hurla Voldemort à Quirrell. Tue le garçon et prends la pierre !
Quirrell appuya plus fort sur sa gorge, mais Harry posa ses deux mains sur son bras pour le repousser. À cet instant, le professeur se mit à crier de douleur, reculant vivement. Harry fronça les sourcils, encore haletant par le manque d'air.
Usant de l'effet de surprise, il se releva rapidement et rattrapa la pierre, courant vers les deux autres enfants, pendant que Quirrell regardait sa main et son bras avec rage. Ce dernier voyait sa main partir en centre. Harry ne s'en préoccupa pas, atteignant Hermione et Malfoy rapidement.
...
-Elle a été brûler ! pleura Malfoy en tenant dans ses bras le corps de la jeune sorcière, inconsciente. Je sais pas quoi faire !
Harry se baissa à sa hauteur, regardant les blessures que le feu avait infligées à son amie. Il gémit en découvrant ses cheveux carbonisés et une partie de son bras rougie. Harry ignorait si c'était grave, mais il savait qu'elle devait sortir de là rapidement pour être sauvée.
-Veille à ne pas la toucher où elle a été brûler, indiqua le jeune sorcier en regardant le Serpentard. Malfoy ne le regardait plus, fixant, affolé, quelque chose derière Harry.
Le sorcier se releva rapidement et se retourna vers Voldemort, où une partie de son bras était partie en centre. Il grimaça, ne comprenant pas ce qui se passait.
-C'est toi qu'à fait ça ? s'écria Malfoy, des sanglots encore dans la voix.
Harry l'ignora, jetant un œil sur ses propres mains. Et si... ?
Lord Voldemort courut vers eux et, tandis que Malfoy cria, Harry se jeta à son tour sur le mage noir, les mains se plaquant contre le visage de Quirrell. Alors Quirrell recula, hurlant de douleur.
-C'est impossible ! hurla Quirrell en regardant son visage partir en cendres à travers le miroir. Tu ne peux pas me tuer !
À cet instant, le professeur se décomposa, partant en un tas de centre. Le cri de Voldemort demeura un moment entre les murs de l'amphithéâtre avant de se taire. Harry tomba alors à genoux, fixant ses mains avec effrois. Malfoy le regarda fixement, les yeux exorbités.
-C'est terminé, souffla Harry en regardant tristement son amie, le visage enfoui dans la cape de Malfoy. On va pouvoir sortir d'ici.
-Pas... pas encore, balbutia le jeune sorcier blond en pointant du doigt quelque chose, derrière lui. Il est toujours là !
Il hurla ses dernières paroles, se levant précipitamment.
Harry découvrit alors une ombre se former devant eux, immense et terrifiante. Malfoy leva sa baguette en même temps que lui, incertain. Ils ne pouvaient rien contre le mage noir. Sous n'importe quelle forme, il semblait invincible. Pourtant, les deux garçons crièrent en chœurs, fonçant dans l'ombre. Cette dernière les imita et les propulsa tous deux contre des murs opposés.
Malfoy s'écrasa au sol dans un bruit mat et Harry tomba tête la première, s'évanouissant.
...
Draco gémit, une main plaquée sur le dos, se relevant avec lenteur et difficulté. Comme s'il était tombé d'un balai lors d'un match de Quidditch. La douleur semblait insurmontable et pourtant, Draco se releva et trébucha jusqu'à Hermione, toujours évanoui près du miroir.
Ses blessures semblaient graves et Draco commença à paniquer, secouant son amie pour qu'elle se réveille. Rien n'y fit. Sa peau était rouge, ses cheveux noirs, des coupures partout sur les joues.
Draco devait avoir la même tête. Il était épuisé, avait mal partout, passant du dos à la tête, et sa vision devenait de plus en plus trouble. Avant de s'écrouler à côté d'Hermione, le jeune Draco entendit des ne pas venir à eux.
Le sorcier ferma les yeux malgré lui, la peur au ventre. Voldemort était revenu.
Court chapitre mais comme je poste juste après l'épilogue, on n'a pas le droit de m'en vouloir ^^
Bon, avant de blablater, merci encore et toujours pour vos avis, vos ajouts en favoris, etc. L'aventure pour ce premier tome s'achève et l'histoire va ENFIN s'émanciper de la merveilleuse oeuvre de J.K.R. Après l'épilogue, l'histoire continuera sur la quatrième année. Pourquoi ? Car je veux les faire grandir. Difficile les histoires d'amour quand on a douze ans. Souvenez-vous; les acteurs eux-mêmes avaient dit que c'était très bizarre de prendre dans ses bras un garçon ou une fille, lors du tournage du deuxième volet. Bref, on va faire un bon dans le temps...
Bon, et ce dernier chapitre ? Prêt pour l'épilogue ? Hermione va-t-elle s'en sortir ?
Épilogue mis en ligne d'ici ce soir ^^
