CARPE DIEM
TOME II
QUATRIÈME ANNÉE
"On ne souffre jamais que du mal que nous font ceux qu'on aime. Le mal qui vient d'un ennemi ne compte pas"
Victor Hugo
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INTRODUCTION
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Le portail n'était pas loin, seulement le temps était à l'orage, le vent sifflait incroyablement fort et une pluie torrentielle s'abattait violemment sur l'allée pavée. La nuit n'arrangeait pas la situation, offrant une vision plus que réduite et des chances de voir apparaître des fantômes ou des vampires. Autrement dit, pas vraiment le bon moment pour une partie de cavale.
Pourtant, elle n'avait désormais plus le choix; elle devait fuir au plus vite, courir hors de ces murs telle une gazelle fuyant la lionne. Telle une mortelle fuyant le Diable. Ce qui, dans son cas, n'était pas si éloigné de la réalité, malheureusement.
Tournant une dernière fois la tête vers le manoir, elle vit une silhouette la poursuivre, l'obligeant à ignorer son abominable poing de côté et de continuer sa fuite en redoublant d'efforts. Ses cheveux lui fouettaient par la même occasion le visage, lui obstruant la vue au possible, mais elle était si proche du but !...
Le portail n'était pas loin, mais la jeune fille savait qu'elle ne l'atteindrait pas.
-Mélinite ! hurla l'homme derrière elle, la rage déformant sa voix, si douce jadis. Arrêtes-toi, je t'en prie !
Étonnement, sa supplique paraissait sincère, mais incroyablement étrange dans de telles circonstances. La rage dans sa voix dissuadait clairement de lui obéir, mais pourtant, c'est ce qu'elle fit, épuisée. Son souffle hiératique et ses pleurs n'évoquèrent hélas aucune compassion pour son poursuivant, qui s'arrêta à distance raisonnable.
-Mélinite, mon amour... ne me fuit pas, souffla l'homme douloureusement, tentant de cacher la rage qui brillait dans son regard.
-Va en enfer ! cria la jeune fille en se redressant après avoir repris son souffle.
Mélinite Malfoy recula d'un pas, une fougue nouvelle réfléchissant ses iris bleus. Sa robe verte émeraude volait au gré du vent, des rafales d'eau plaquant le fin tissu sur sa peau claire. Ses cheveux blonds volèrent en tout sens, comme traduisant les émotions diverses qui assainirent la jeune fille.
L'homme face à elle ne bougea pas, la fixant de ses yeux verts.
-Mon amour...
Son ton mielleux fit enrager Mélinite, qui grimaça.
-Arrête ! cracha-t-elle. Arrête de faire semblant ! Tu me dégoûtes, Geoffrey !
Ledit Geoffrey ne sembla pas surpris par ses paroles, avançant vers elle avec arrogance, un sourire aux lèvres, une main levée comme signe de paix.
-Calme-toi Mélinite, supplia-t-il doucement. On va parler de tout ça calmement, d'accord ? Mais au manoir, pas ici. Tu vas attraper froid...
-Jamais je te suivrais ! Tu sais que je viens de te trahir..., dit-elle en reniflant, sentant les larmes repartir à nouveau.
-Je ne t'en veux pas, répondit Geoffrey gentiment, une lueur farouche passant dans ses yeux.
-Menteur ! cria-t-elle, faisant reculer l'homme. Tu veux simplement me tuer !
-Comment peux-tu dire ça ?! Je t'aime, Mélinite !
-Ah oui ! ria-t-elle, hystérique. Je t'ai entendu parler avec ton père, Geoffrey ! Tu as dit que j'étais une aberration de la nature, un monstre. Que tu me tuerais de tes propres mains ! Ose dire que je mens !
Le visage de Geoffrey, légèrement mat et à la mâchoire carrée, devint soudain flou, sans aucune raison. Ses cheveux noir de jais s'éclaircir atrocement jusqu'à devenir blanc. Ses yeux verts devinrent bleu-gris. Son nez s'affina. Une cape noire et verte drapa alors ses épaules, le rendant plus menaçant encore. Il la dépassa d'une bonne tête désormais.
La jeune fille voulut crier, mais resta muette. L'apparition de ce nouvel homme la décida à fuir à nouveau, mais en se retournant, Mélinite perdit l'équilibre et tomba dans une grande flaque. Alors elle cria vraiment, reculant précipitamment. Le visage de Mélinite s'était lui aussi modifié; ses longs cheveux blonds se noircirent et ses yeux bleus devinrent chocolat. La jeune fille regarda alors Geoffrey avec peur et incompréhension.
Ce visage... elle le reconnaissait.
-Oh seigneur ! soufflât-elle en s'agenouillant devant l'homme.
-Tu prétendais être mon amie ! l'accusa le jeune homme devant elle, le regard assassin. Tu m'as manipulé depuis tout ce temps pour tes propres intérêts ! Tu me dégoûtes, espèce de sale sang-de-bourbe !
La jeune fille le supplia du regard, le buste plaqué au sol.
-Je voulais te prouver qu'on n'était pas différents, toi et moi. Je suis désolée.
-Tu n'es plus rien pour moi ! Tu ne devrais même pas exister ! Père avait raison; je devrais te tuer !
Quand Mélinite releva les yeux sur son amant, elle hoqueta de stupeur.
Draco Malfoy la surplombait, fier et menaçant dans son smoking noir et vert, les cheveux blonds rejeté en arrière. Un sourire méprisant déformait son visage angélique.
-Granger, tu vas mourir !
Draco s'avança alors vers la jeune fille couchée au sol. C'était Hermione. C'était elle, Mélinite.
...
Hermione cria, se protégeant le visage tandis que deux grandes mains vinrent lui agripper sèchement les poignets. Elle hurla, commençant à se débattre en balançant ses pieds dans l'abdomen de son agresseur. Rien n'y fit, les mains ne la lâchèrent pas. Hermione pleura en le suppliant.
-Je suis désolée, je suis désolée ! cria-t-elle en litanie.
L'homme la tenant lui parla, mais elle ne comprit rien, criant toujours d'effroi. Une seconde plus tard, une gifle la fit gémir de douleur. Hermione resta coite, des sanglots encore dans la gorge.
-Tu t'es calmée ? demanda la voix, étrangement familière.
Hermione ouvrit les yeux lentement, craignant qu'on la frappe encore. Alors elle découvrit Draco penché sur elle, tenant toujours ses poignets dans ses mains. Elle cria à nouveau, réussissant à lui envoyer un coup de poing dans la joue. Draco grogna, la plaquant sur le matelas, sortant sa baguette rapidement pour la lui mettre sous la gorge.
-Je n'hésiterais pas, alors arrête ! menaça-t-il.
La jeune fille cessa de respirer, le suppliant du regard. Draco soupira, la relâchant doucement avant de faire un bond en arrière. Hermione s'était redressée rapidement dans son lit, les yeux écarquillés.
-Je suis où ? dit-elle, perdue.
Le jeune homme la regarda, circonspect. Il finit par ranger sa baguette, soufflant d'exaspération.
-Tu as encore fait un mauvais rêve, dit simplement son ami. Tu m'as frappé au visage.
Hermione regarda tout autour d'elle, reconnaissant peu à peu son environnement. C'était la chambre où elle dormait, quand elle était chez son meilleur ami.
-Mon Dieu... je croyais... c'était si réel. Mais je ne suis pas désolée pour le coup que je t'ai portée. Il me semble que j'ai aussi reçu une gifle, donc... on est quitte.
Draco lui jeta un regard dédaigneux en rangeant sa baguette, faisant la moue.
-Tu veux m'en parler ? demanda Draco, appuyé contre le mur en face de son lit.
Il semblait visiblement ennuyé d'être là. Hermione réprima une grimasse.
-Je préfère pas, répondit-elle.
Elle lui dirait quoi ! "Je rêve que tu découvres mon secret sur mes origines familiales et que tu veux me tuer parce que je suis un sang de bourde. En gros, je m'identifie au passé de ta famille avec Mélinite et Geoffrey. Bref, rien d'affolant, quoi !"
-J'ai parlé ? demanda-t-elle, angoissée. J'ai dit quelque chose quand tu es arrivé ?
Draco la fixa, impassible.
-Seulement une phrase: Je suis désolée. Tu n'arrêtais pas de crier ça.
Hermione haussa les épaules, tirant le drap pour se couvrir.
-Je ne me souviens même plus de mon rêve, mentit-elle en détournant les yeux sur la fameuse tapisserie responsable de sa nuit agitée. Mais bon, ce n'est rien. Juste un cauchemar. Je suis désolée de t'avoir réveillé, Draco.
-Vu l'heure, ça n'a plus vraiment d'importance, avoua-t-il avant de prendre la porte. Mère est déjà en train de finaliser la préparation pour ton départ. Tiens-toi prête dans une heure.
-Draco ? appela Hermione en allumant la lampe de chevet.
Son meilleur ami se figea à la porte, une main sur le chambranle, dos tourné à elle.
-Merci, souffla-t-elle, pleine de reconnaissance. Je crois que c'est le stress qui me monte à la tête. Merci d'être là...
Draco, comme à son habitude, partit sans rien ajouté, fuyant toujours quand elle tentait de dire quelque chose de gentil ou simplement de reconnaissant.
Hermione se retrouva alors seule, encore hanté par son terrifiant cauchemar, où l'antagoniste principale s'était précipité à son chevet pour la réveiller. Hermione se leva, la honte rougissant ses joues. Comment imaginé Draco comme un assassin ?
...
Draco Malfoy descendit rejoindre sa mère dans le grand salon, cette dernière ordonnant sèchement aux elfes de maisons de rassembler les affaires d'Hermione.
Son amie avait passé presque un mois au manoir, cet été. La rentrée était pour dans quelques jours et elle devait retourner chez elle pour voir ses parents. Seulement, Draco était à la fois content qu'elle parte et terriblement navré qu'elle s'en aille tôt ce matin.
Le jeune homme fronça les sourcils, agacé.
-Bonjour, mère, dit-il d'un ton glacial en passant devant elle, allant s'asseoir à la table pour grignoter son omelette.
-Oh, Draco ! s'écria-t-elle en se retournant. Hermione est levée ? C'est bientôt l'heure et...
-Aucun problème. Elle descend.
-Bon, fit sa mère. J'ai... cru entendre des bruits, dans votre couloir.
-Sans importance, répliqua le jeune homme en ignorant sa mère.
C'était toujours ainsi les rapports entre sa mère et Draco: court et dénué de chaleur. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir essayé de faire comme lui avait dit un jour Hermione: un sourire, un bisou sur la joue... Mais bon, il fallait rester réaliste. Chez les Malfoy, l'effusion n'avait pas lieu d'être.
Narcissa le regarda une seconde avant de s'avancer vers lui, la mine soucieuse.
-Je sais que tu as plus de quinze ans, maintenant, mais tu sais, à ton âge, Draco, c'est normal de... eh bien, voir ses amies différemment. Tu comprends ?
Draco coula un regard circonspect vers sa mère, la fourchette près de sa bouche.
-Pas vraiment, non, rétorqua-t-il.
Narcissa ria nerveusement, levant les mains en l'air.
-Ne t'occupe pas de ça. C'est juste moi et ma paranoïa. Excuse-moi.
Sa mère lui sourit affectueusement avant de le laisser manger en paix. Quelques minutes après, sa meilleure amie fit son entrée, un sourire aux lèvres, comme à son habitude. Draco leva les yeux au ciel, soufflant.
-Dans une semaine, nous voilà en quatrième année ! s'écria-t-elle joyeusement en ébouriffant les cheveux de Draco. Tu n'as pas hâte ?
Ce dernier râla faussement, la poussant loin de lui.
-Seulement parce que je suis la star dans l'équipe de Quidditch, rétorqua-t-il, sachant énerver son amie.
-La star ? ria Hermione. Tu semble oublier Potter dans l'histoire.
-Celui-là... si je le vois dans le train, je...
-Tu ne feras rien. J'ai accepté de ne plus lui parler. Pour toi. Donc en échange, tu n'as plus le droit de le menacer. C'était notre marché.
Draco la fusilla du regard, méfiant.
-Tu ne lui parles plus, hein ! se moqua-t-il. Et comment monsieur Saint Potter à sauver l'école ses trois dernières années, dis-moi ?!
-C'est un bon sorcier, dit-elle en haussant les épaules, innocente.
-C'est ça... et moi je suis un mangemort.
Pour sa défense, Draco ne faisait que de l'humour, mais la réaction d'Hermione le dissuada de continuer sur cette voie.
-Ce n'est vraiment pas drôle, cracha-t-elle en allant prendre ses valises.
-C'était juste pour parler, plaida Draco en se levant pour la rejoindre. Tu t'en vas déjà ?
-Oui, dit-elle de mauvaise grâce. Je dois rejoindre mes parents en France, pour dix heures. Je suis presque en retard.
Draco la retint par le bras alors qu'elle passait devant lui pour rejoindre l'entrée du manoir. Hermione soupira, levant un sourcil interrogateur.
-Je peux t'accompagner, si tu veux, proposa le jeune homme, étirrant un petit sourire. Je n'ai encore jamais vu tes parents. Comme tu m'as dit qu'ils ne sont pas en voyage pour le moment... Hermione recula, lui faisant lâcher prise.
-Mes parents risquent de mal le prendre, si tu te pointais chez eux. Et tu sais très bien pourquoi.
Le regard de Draco s'assombrit malgré lui.
-Ce n'est pas parce que mon père était avec Tu-sais-qui que ça fait de moi... !
-Je le sais, Draco ! Mais c'est comme ça. Mes parents détestent ses partisans. Tu ne peux pas venir. Imagine qu'ils se mettent en colère et te jette un sort !
-Je sais parfaitement contrer un sort, ne t'inquiète pas pour moi. Aller... laisse-moi au moins t'accompagner jusqu'à ta porte !
Son amie leva les yeux au ciel, râlant.
-Je ne vis pas dans un manoir, tu sais, soupira-t-elle en croisant son regard, hésitante. Et des moldus entoure notre habitation.
-On s'en fout de ces moins que rien ! s'agaça Draco en prenant l'une des valises de sa meilleure amie. Quand on prend la gare, on se mélange bien à eux et je fais pourtant pas un esclandre. Fais-moi confiance, je te dis.
Hermione céda, pour le plus grand plaisir du jeune homme. Pourtant, avant de partir, transplanant grâce à un elfe de maison, Draco ne put louper le regard angoissé de son amie.
...
Hermione et Draco déambulèrent dans les rues de la petite ville où les Granger avaient élu domicile. C'était pour "les recherches archéologiques magiques" de ses parents.
Quelles conneries !
Voilà maintenant quatre ans que la jeune fille persistait à se faire passer pour une authentique sang-pur ! Et pour ce faire, elle avait mis ses parents dans la confidence. Autant dire qu'ils n'étaient pas vraiment ravis.
-On pourrait presque croire que cette ville habite uniquement des sorciers, s'étonna son ami en marchant à ses côtés, le regard allant des rues pavées, aux édifices vieux de centaines d'années, à la grande tour surplombant la ville sur des roches hautes de trente mètres. J'adore cet endroit !
Hermione sourit, partageant son avis.
-C'est une ville médiévale, doté de pas moins cinq châteaux forts, expliqua Hermione. L'été, tous les commerçants arborent des tenues médiévales. Les souffleurs de verres sortent dehors et les fauconniers montrent leurs plus beaux rapaces. C'est magique, en effet.
-Ça doit être sympa, souffla Draco. Je veux dire; c'est très différent de chez moi ! Plus... coloré.
-Ici, les fêtes sont nombreuses. Mes parents l'ont aussi choisi pour ses sites archéologiques. Ils espèrent trouver des objets magiques, par ici.
-Et ta maison, elle est encore loin ?
Hermione secoua la tête, lui indiquant un petit chemin étroit très raide, menant à un petit portail noir. Elle passa devant, amusé par le regard surpris de son ami.
-C'est partout pareil, tu sais ! rigola-t-elle. Les anciennes villes ont toujours de minuscules rues. On trouve même des rues passant sous des maisons ! C'est très amusant pour les aventuriers.
-Hum, marmonna Draco, dubitatif. J'aime mieux mon allée de pavée, mon manoir et mes tours.
-Attends avant de juger, continua Hemrione, le sourire aux lèvres. Ma maison est loin d'être conventionnelle, je peux te l'assurer.
Arrivée en haut, Hermione ouvrit le portail dans un grincement, poussant Draco devant elle alors que ce dernier avançait lentement, comme soudain peu téméraire. La jeune fille rigola malgré elle.
-Soit pas timide. Tu ne fais que m'accompagner jusqu'à la porte.
Hermione continua à le pousser gentiment, le sourire aux lèvres. Son ami regardait sa maison avec surprise, lui jetant un coup d'œil en fronçant les sourcils.
-Tu m'avais dit que tu ne vivais pas dans un manoir, l'accusa-t-il faussement.
-Mais ce n'est pas un manoir ! pouffa-t-elle en s'arrêtant devant une petite fontaine menant à l'entrée de la maison. C'est un modeste château, à la rigueur, mais pas un manoir.
Draco la regarda d'un air agacé, retenant un sourire. Il regarda la bâtisse d'un air admiratif.
Cette dernière était le vestige d'un petit château, probablement une aile religieuse. Ses murs de pierre et sa petite tour pouvaient impressionner mais pour Hermione, c'était juste une nouvelle résidence, jusqu'à ce que ses parents décident de partir ailleurs.
Les manoirs, les châteaux, les villas... elle était habituée.
-Modeste, railla-t-il.
-Ne soit pas impressionné. Mes parents la louent pour quelque temps. Tu sais bien qu'on voyage sans cesse.
Hermione plaça alors ses deux valises sur le pas de la porte, se tournant ensuite vers son ami, l'observant à la dérober. Draco regardait son environnement avec un regard inédit. D'habitude impassible et dénuer d'intérêt, son meilleur ami semblait alors émerveillé. Hermione le regarda, le sourire aux lèvres, les bras croisés sur la poitrine.
-Quand mes parents seront partis sur leurs chantiers, tu pourras venir, si tu veux.
Draco baissa les yeux sur elle, un éclair passant dans son regard.
-On sera seuls ?
Hermione éclata de rire, tant par sa question que par son sérieux.
-Bien sûr que non, répondit-elle, malicieuse. Blaise aussi veut absolument voir où j'habite.
Elle réprima un autre sourire quand Draco fit la grimace, visiblement déçut par sa réponse. Hermione ouvrit alors la porte.
-Rentre chez toi Draco. On se verra à la gare.
-Ne fais pas un détour dans le compartiment de Potter, la prévint-il, toujours vexé.
-Ce n'est pas mon genre de me mélanger aux Gryffondors, sourit-elle.
-C'est ça... marmonna-t-il en tournant les talons. Tu m'agaces, Mione.
-Moi aussi je t'aime, Dray ! se moqua-t-elle en lui faisant un signe de la main.
Fermant la porte derrière elle, Hermione rigola. Draco avait rougi violemment à sa dernière pique.
Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir essayé avant. Il était très difficile de faire réagir son ami. Colère, peur, amour... Draco Malefoy restait impassible en toutes circonstances !
Mais bon, Hermione avait quand même réussi quelques exploits en quatre ans d'amitié: Draco était moins haineux envers Potter où tout autre sang-mêlé, bien que ce soit par l'amour fou. Il était aussi moins guindé avec elle et Blaise. Plus... détendu. Moins arrogant, aussi.
Bref, ils avaient bien grandi depuis leur première année. La seule chose qui n'avait pas changé, c'était sa relation avec Harry Potter.
Harry et elle se détestait à l'école. Véritables rivaux, ils se lançaient constamment des piques. Mais en dehors de Poudlard... loin des amis d'Hermione et de Weasley, ils étaient devenues complices.
Draco soupçonnait quelque chose, mais comme Hermione était plutôt futée, il était loin de savoir jusqu'à quel point elle était impliquée dans les exploits du sorcier.
Non, personne ne soupçonnait la sorcière comme étant responsable des défaites de Lord Voldemort. Pourquoi la soupçonner ? Elle une Serpentard de sang pur, Princesse de sa maison, haïssant Potter et sa clique... c'était délirant !
Mais justement. Hermione s'était appliqué à parfaire cette image. Il était maintenant temps d'impliquer Draco dans le scénario.
Hello !
En route pour le deuxième tome, où la quatrième année risque d'être bien plus dangereuse pour Hermione.
Cette introduction met l'accent sur la peur profonde de la sorcière; si Draco découvrait son secret, comment réagirait-il ? Je ne le sais pas encore moi-même. Mais ce qui est sûr, c'est que les enfants ont grandis, et que de nouveaux sentiments vont naître.
La trame de l'histoire va devenir plus sombre, plus violente. Le rating M est donc de mise. Et bien sûr, Vous-Savez-Qui va venir tout détruire comme toujours !
Alors, à bientôt ! Et merci encore pour vos avis encourageants ^^
