CARPE DIEM
CINQUIÈMEANNÉE
TOME III
IV
Les effets du pendentifs
Hermione Granger avait radicalement changé entre l'instant où elle avait passé la première fois les grandes portes de Poudlard et où, cinq ans plus tard, elle traversait la cour du château pour rejoindre la petite maisonnette du demi-géant Hagrid.
Une partie de sa conscience savait pertinemment que la magie était en cause, et que le seul fait d'être une Serpentard ne suffisait pas pour passer du côté obscur de la force. Mais le reste de son esprit était justement soumis à cette magie, et le simple fait de penser qu'un de ses actes puisse être dangereux ou immoral, révélait être normal. Rien ne semblait alors étrange. Alors pourquoi s'en soucier ?
-Par Merlin, qu'est-ce que tu fiches ici ?! Hurla la sorcière en sursautant violemment.
Ronald Weasley se tenait appuyé contre un immense menhir, les mains dans les poches, un sourire suffisant sur le coin des lèvres. Sa chemise blanche était froissée et sa cravate dénouée pendait lamentablement, tout comme ses mèches rousses qui lui cachèrent une partie du visage. Sa baguette dépassait de la ceinture de son pantalon, seul indice prouvant que le jeune homme pouvait être dangereux, malgré son air simplet. La Serpentard le savait, bien qu'elle l'admît jamais.
-Sûrement la même chose que toi, répondit le Gryffondor en ne bougeant pas d'un ioda.
Hermione siffla sa haine et sa rage et passa furieusement devant lui, ignorant le pincement de lèvre de Weasley et son mouvement pour la suivre.
Elle descendit l'étroit chemin de terre, jonché de racine et de gros cailloux, se crispant en entendant les pas de son ennemi. Son souffle lui revenait dans le cou et, furieuse par sa proximité, voulu se retourner pour l'éloigner d'elle. Mais elle se prit le pied dans une fine racine, qui se détacha de la terre, et chuta en avant rapidement, levant les bras devant elle pour se préparer à l'impact.
Il ne vint pas, remplacé à la place par une douleur fulgurante, sur son bras et son poignet. Hermione cria par réflexe mais quelque chose la tira violemment en arrière, coupant son cri et son souffle. Relevant les yeux, elle découvrit les yeux furieux de Weasley, très proche d'elle. Trop proche d'elle.
-Même pas capable de tenir sur tes jambes ! Cracha-t-il avec véhémence.
-Lâche-moi, dit-elle d'une voix atome, désignant son poignet que le jeune homme était en train de broyer.
-Quand tu m'auras dit merci.
Plutôt mourir ! Jamais Hermione lui serait redevable pour quoique se soit ! Il n'avait pas à l'aider d'une quelconque manière que ce soit.
-Tu empiètes sur mon espace, Weasley !
Le sorcier resserra son étau sur son fin poignet, impassible à la grimace de la sorcière.
-Je te lâcherai quand tu auras dit merci.
-Lâche-moi immédiatement ou tu le regretteras, façon moldu, menaça-t-elle. Crois-moi, tu préférais que j'utilise la magie.
-Quand tu auras dit merci, répliqua Weasley en serrant plus fort.
-Par salazar, tu me fais mal, alors lâche-moi ! Cria Hermione.
Voyant qu'il campait sur son désir de l'entendre le remercier, Hermione serra les dents et se rapprocha de lui, se faisant tordre le poignet plus encore. Aussi, sans attendre plus longtemps, elle balança son genoux violemment dans l'aine du Gryffondor, y mettant toute son énergie. Weasley lâcha sa prise immédiatement et elle recula jusqu'à s'éloigner de lui, sur plus de quatre mètres de distance.
Weasley tomba à genou en grognant, tirant déjà sa baguette bien que la douleur déformât ses traits. La jeune fille le regarda geindre un instant avant qu'une ombre silencieuse descende le chemin que les deux ennemis venaient d'emprunter. Hermione surveilla la main de Weasley tandis que l'ombre s'approchait du garçon, toujours à terre, la tête baissée et les poings serrés.
-Vous avez cinq ans, ou quoi ?! On devrait tous se battre contre le seul qui mérite tant de haine, et vous, vous préférez vous entre-tuer et épuisez vos ressources ! La rivalité de nos maisons ne devrait pas justifier un tel comportement ! Ron, qu'est-ce que tu as encore fait ?
Le garçon se releva rapidement, l'air scandalisé.
-Moi ?! Hurla-t-il à la figure de son ami. C'est moi qui suis à terre et tu me demandes ce que j'ai fais à cette vipère ?!
Harry regarda son ami en arquant un sourcil. Weasley parut encore plus outré.
-Je sais pertinemment que tu ne louperais jamais un moment seul avec elle pour tenter quelque chose de stupide.
-Cette pétase m'a...
-Attention à comment tu me parles, toi ! Cingla Hermione. Pour une fois, c'était de la légitime défense, alors m'emmerde pas.
La sorcière le défia d'ajouter quelque chose puis tourna les talons, se précipitant dans la maison d'Hagrid avant que les deux Gryffondors amorcent le moindre mouvement pour la suivre.
-Bonsoir Herm... tout va bien ? Demanda Hagrid en s'approchant de la jeune fille d'un air soucieux.
Cette dernière fit la moue mais ne dit rien, croisant ses bras contre sa poitrine et se retournant quand les deux garçons arrivèrent. Elle regarda le mur devant elle en serrant les dents, tandis qu'Hagrid fronçait les sourcils en interrogeant Harry du regard. Ce dernier désigna son ami du doigt.
-Je vois, gronda le géant en soupirant. Est-ce que les hostilités sont terminées, pour ce soir ? J'ai quelque chose à vous montrer, à tous les trois.
Hermione garda les yeux rivés au mur tandis que Weasley regardait ses pieds. L'un comme l'autre se retenaient de dire ou faire quelque chose.
-Ça avait l'air urgent, dit Harry.
-Suivez-moi, répondit le géant en prenant la Serpentard par les épaules pour l'entraîner dehors.
Les trois jeunes sorciers suivirent Hagrid dans la forêt interdite. Weasley eut un moment d'hésitation mais Harry le traîna derrière lui tandis qu'Hermione restait auprès du géant, peu désireuse de parler à Harry ce soir. Elle n'était pas d'humeur. Son poignet lui faisait toujours mal et le sentiment d'impuissance qu'elle avait ressenti tout à l'heure lui déplaisait.
-Restez prudent, gronda Hagrid tandis qu'ils s'enfonçaient de plus en plus dans la forêt.
Des bruits se firent entendre et non loin d'eux, un troupeau de centaure passa, frappant furieusement le sol de leurs sabots puissants.
-La forêt est agitée, en ce moment, continua le géant en avançant plus encore, s'éloignant du troupeau. Le départ de Dumbledore et l'avancée du ministère met en colère les créatures de la forêt. Il faut être prudent.
-Hagrid, souffla la sorcière en levant la tête vers lui, pourquoi nous emmener dans la forêt, cette nuit ? Que ce passe-t-il ?
-C'est à cause d'Ombrage ? Insista Harry.
Hagrid s'arrêta entre deux immenses arbres et se tourna vers les élèves, le regard sombre et inquiet.
-Sans le directeur, ma place à Poudlard est comptée, acquiesça le géant en répondant. Et... je ne pouvais pas partir sans vous parler de quelqu'un. C'est important. Graupy ? Cria-t-il ensuite en regardant vers les arbres, levant les yeux vers les hautes branches couvertes de mousse.
Harry, Weasley et Hermione reculèrent brusquement quand, sortit de nul part, un géant de plus de cinq mètres surgit des arbres et couru dans leur direction. Il s'arrêta seulement à cause d'une corde attachée à sa taille. Weasley poussa une exclamation effrayé, Harry recula prudemment en fixant la créature, et Hermione poussa un cri quand le monstre se baissa vers eux et referma ses mains dans le vide, soulevant les cheveux de la jeune fille comme si un vent violent s'était levé. À seulement quelques centimètres de son visage.
Hermione resta muette et ne put s'empêcher de trembler de tous ses membres, tout comme Weasley, d'ailleurs.
-Du calme, les enfants, du calme. Graupy, recule, tu leur fais peur.
Le ton d'Hagrid était loin d'être réprobateur, se rapprochant plus de l'amusement que de la colère.
-Qu'est-ce que c'est que ça, Hagrid ! Cria Weasley.
-Il ne vous fera aucun mal, assura-t-il. C'est mon demi-frère. Il est tout seul, dans cette forêt. Votre présence l'intrigue, rien de plus. N'ayez pas peur.
Peur ? Hermione était terrifiée ! Le monstre n'arrêtait pas de la fixer en souriant comme un enfant trouvant un jouet intéressant. La sorcière avait beau faire confiance en Hagrid, elle avait ses limites face à ce véritable géant.
-Qu'est-ce que vous attendez de nous ? Demanda-t-elle en regardant Hagrid.
Le monstre prénommé Graupy venait de voir un papillon et tentait de l'écrabouiller avec ses mains. Les jeunes sorciers reculèrent d'un pas, par réflexe.
-Si je me fais renvoyer, j'aimerai... que vous preniez soin de lui.
Harry sourit doucement en acquiesçant. Hermione voulut répondre qu'elle ne pouvait pas faire ça, quand le géant posa à nouveau les yeux sur elle, se baissant dangereusement. Elle recula précipitamment mais le monstre avait déjà refermé sa main sur elle, la soulevant de terre à une vitesse vertigineuse. Le cri de la sorcière se répercuta à travers les arbres.
-Hagrid ! Paniqua Harry en s'armant de sa baguette pour réagir.
Le sorcier s'approcha des monstrueux pieds de la créature et tenta de lui jeter un sort, mais déjà, le dénommé Graupy souleva sa jambe et envoya Harry dans des buissons. Hermione perdit une chaussure quand le géant la secoua dans l'action.
-Tout va bien, tout va bien ! Cria Hagrid en levant les bras en l'air, s'adressant autant à son demi-frère qu'aux sorciers. Harry, reste calme, Hermione ne risque rien.
-Vous plaisantez ! S'affola la Serpentard en n'arrivant pas à détacher les yeux du géant. Je suis à plus de cinq mètres de haut, par Merlin ! Faites quelque chose !
-Ça va aller, assura Harry malgré son regard hésitant. Hagrid ?
La sorcière pouvait à peine respirer dans l'étau du géant, mais ce n'était pas tant la main du géant qui l'effrayait. Plutôt son regard. On aurait dit un enfant avec son jouet. Et un enfant lâchait-il son jouet sans faire d'histoire ?
-Toi ! Cria-t-elle en pointant Graupy du doigt, agissant comme sa mère quand elle était petite. Repose-moi sur le sol immédiatement où il y aura des répercussions. Je ne plaisante pas, Graupy, lâche-moi et j'oublierai ta bêtise.
Le géant n'avait pas du tout réagi aux cris d'Hagrid et d'Harry, pourtant, au ton qu'employa la sorcière, Graupy fit la moue et voûta les épaules, comme si on le grondait. C'était le cas et Hermione avait vu juste en le comparant à un enfant.
-Doucement, Graupy, dit Hagrid quand Hermione put enfin poser les pieds sur le sol. C'est très bien.
La Serpentard sentit Harry la tirer en arrière rapidement et le géant, le regard triste, s'éloigna d'eux avant de s'asseoir dans un coin, les yeux baissés.
-Vous voulez qu'on s'occupe d'un enfant haut de cinq mètres ? J'espère vraiment que vous n'allez pas être renvoyés, ragea Hermione en fusillant Hagrid du regard.
...
Les semaines qui suivirent, Hermione fit comme si les événements dans la forêt interdite n'avaient jamais eut lieu. Seul ce Weasley de malheur trouvait la soirée amusante pour venir parfois à sa table ou à la bibliothèque et lui remémorer son cri de terreur et sa faiblesse devant un simple géant.
Connard arrogant !
Seulement... la jeune fille était la sorcière la plus intelligente de Poudlard. Alors à force d'essuyer les tentatives d'humiliations du Gryffondor, elle avait découvert quelque chose de fort déplaisant. De vraiment troublant. Et son idée avait été confirmé quand Weasley était venu un matin à la bibliothèque pour encore l'insulter, et que par la suite, Draco était apparu.
Avec Weasley, elle avait évidemment été énervée, mais le plaisir qu'avait pris le sorcier à l'insulter l'avait... attristé. Ce qui était devenu absurde à la minute où son petit ami avait débarqué. Là, elle était devenue hautaine, furieuse et indifférente aux tentatives du garçon pour l'embrasser.
Pourquoi ce comportement ? Hermione voulait Draco auprès d'elle, alors pourquoi le repousser quand il prenait les devants avec elle ?
-Miss Granger, le cours est terminé !
Elle sursauta en relevant les yeux de son pupitre, découvrant le professeur Rogue devant elle, lèvres pincées.
-Les BUSES commencent la semaine prochaine et vous êtes dans la lune. Vous me décevez !
-L'examen n'aura aucune valeur avec Ombrage aux commandes, marmonna-t-elle en rangeant ses affaires dans son sac.
-Vous avez des soucis ?
Surprise, la sorcière se figea en regardant le professeur. Depuis quand se souciait-il de quelqu'un, celui-là ?
-À ce sujet, peut-être ? Dit-il en désignant son pendentif.
Elle y posa une main instinctivement, baissant les yeux dessus. Pour le moment, la serpentine ne luisait pas.
-Des effets secondaires, peut-être, répondit Hermione en hésitant à se confier.
La pierre ne réagit pas.
-Poursuivez, grinça Rogue d'un ton neutre, presque las.
Se confier à un mangemort dont Dumbledore avait confiance... Ouais, bon, son petit ami en était un aussi et il ne l'avait pas tué, malgré son sang moldu.
-Je supporte de moins en moins Draco, ces temps-ci, avoua-t-elle avec difficulté.
C'était tragique, puisqu'elle l'aimait.
-Mais je suis forte en sa présence. D'un autre côté, je hais plus encore Ronald Weasley, tant par le fait qu'il soit inutile que pour le fait qu'il... commence à avoir une certaine... emprise, sur moi.
Idée insupportable pour Hermione, mais malheureusement, les faits étaient là.
-Pourquoi Weasley me rend faible et Draco forte ?
Elle doutait que Rogue ait la réponse, mais si Dumbledore l'avait mis dans la confidence au sujet du pendentif... peut-être savait-il quelque chose d'intéressant.
-Il va falloir attendre le retour du directeur, pour répondre à cette question.
-Évidemment, marmonna-t-elle.
-Je ne dirais qu'une chose, cependant: peut-être existe-t-il un lien avec votre choix, quand le choixpeau a choisit votre maison.
...
Le silence n'était rompu que par le grattement des plumes sur les parchemins. La seule plume qui ne s'activait pas était celle d'Hermione, qui, se fichant royalement des BUSES, observait Ombrage d'un air condescendant, lui souriant par moments quand la femme rivait les yeux sur elle. S'ensuivit un combat silencieux entre les deux sorcières. Hermione ne baissa jamais les yeux.
Un bruit sourd vint interrompre le duel, et, la mine inquiète, Ombrage traversa les longues rangées de tables d'examens pour sortir de la grande salle, sous les regards curieux et ravis des élèves.
Hermione trouva les yeux de Draco, assis juste derrière elle, et quand il sourit imperceptiblement, elle pinça les lèvres, se penchant pour surveiller Ombrage.
Soudain, alors que les élèves bavardaient entre eux, s'échangeaient des réponses et donnaient des petits papiers pour s'entre-aider, des sifflements tridents arrivèrent dans la grande salle, laissant apparaître des traînées blanchâtres. Alors plusieurs coups d'explosions retentirent et des jais de lumières scintillantes tombèrent de la voûte.
Un silence régna quelques secondes dans la salle puis, dans des cris de victoire, les jumeaux Weasley pénétrèrent dans la salle sur leur balai, volant à travers toute la pièce. Ombrage n'eut pas le temps de crier qu'ils lancèrent à nouveau des feux d'artifice, remplissant la salle de fumée et d'explosions inoffensives, qui suivirent les élèves.
Plusieurs élèves crièrent en tentant de s'échapper, et Hermione découvrit très vite que les frères Weasley avaient ensorcelé les fusées, pour ne cibler que les Serpentards.
-Pansy, à ta gauche ! Cria quelqu'un de sa maison.
La brune cria et couru pour échapper à un éclair doré. Bientôt, plusieurs fusées se dirigèrent vers Hermione et elle se leva de sa chaise rapidement, se baissant pour en éviter une.
-Derrière toi ! Cria-t-elle à Draco.
Son petit ami se plaqua contre un mur et évita de peu l'explosion de lumière. Hermione ragea en découvrant sur le mur l'image du sorcier.
-Je vais les tuer ! Cria-t-elle en regardant en l'air, suivant les frères Weasley du regard.
-Baisses-toi ! Cria Draco en la poussant vers le sol.
OK, assez rigolé ! Les Gryffondors riaient aux éclats tandis que les Serpentards fuyaient les lumières comme la peste.
Devant elle, Weasley rigola et la regarda en haussant des épaules.
-Prends ça ! Sourit-elle en frappant fort dans une fusée qui lui arrivait dessus, la renvoyant sur le rouquin.
Le sorcier perdit de son sourire et fit la grimace, se prenant le jais de lumière en pleine figure. Hermione éclata de rire, tandis que Draco et elle étaient penchés sous une table. Il la regarda comme si elle était folle.
-Sortons d'ici, marmonna le sorcier en lui attrapant la main.
Elle ne protesta pas, pour une fois, et sourit même en sentant la chaleur de son corps contre son flanc. La sorcière s'agrippa plus encore à son bras et ils coururent dehors, imités par tous les autres élèves présents pour les BUSES.
-Encore une raison pour détester les Weasley, pesta Draco en observant les jumeaux voler dans les airs et utiliser leurs dernières fusées. Mais je dois admettre qu'ils nous ont sortis de l'enfer.
Hermione ne dit rien, préférant profiter de son moment «vulnérable» pour s'accrocher au bras du sorcier sans avoir envie de lui hurler dessus. Les moments devenaient rares, ces temps-ci.
Draco parut enfin remarquer son changement de comportement car il baissa les yeux sur elle et resserra sa prise sur sa taille, rivant ses yeux bleus azur sur la pierre.
Elle ne brillait pas pour le moment. La jeune fille comprit pourquoi à la minute où Weasley apparut dans son champ de vision. Il était à quelques pas d'elle.
-J'imagine que les BUSES sont terminées, lui dit Draco. Tu viens ?
Son bras toujours entouré à son épaule, il commença à l'entraîner quand Hermione sentit l'irritation la gagner. Elle recula pour se rapprocher de Weasley, tirant Draco à elle.
-Embrasse-moi sous les feux d'artifice, lui demanda-t-elle en levant les yeux vers le ciel. Ensuite on pourra partir.
Draco sembla se figer un instant, étonner par sa demande et la douceur de ses mots. Hermione le regarda en l'implorant presque, soulevant sa main pour venir lui caresser la joue. Draco ouvrit la bouche mais ne bougea pas, rigide comme la glace. Elle sourit devant son air candide et, ignorant un ou deux regards, elle se hissa sur la pointe des pieds et l'embrassa furieusement.
Le garçon garda les yeux ouvert, stupéfait, puis se réveilla enfin et pressa Hermione contre lui, l'embrassant à son tour. La jeune fille le sentit se détendre contre elle et sentit ses mains sur sa taille et son cou.
Voilà ce qu'elle devrait faire tous les jours !
Draco embrassait fabuleusement bien et savait comment rendre un baiser passionné, et non ennuyeux et sans saveur. Elle adorait ça, mais pour une raison inconnue, ne pouvait l'apprécier qu'à de rares occasions. Et pour cette fois, Weasley devait se trouver là.
Super, voilà qu'elle pensait au crétin !
Draco l'embrassa encore une fois en jouant avec sa langue puis s'arrêta, toussotant en regardant autour de lui. Hermione l'imita, le souffle court, et vit Pansy les regarder avec colère. D'autres les reluquaient avec dégoût ou envie.
-Prenez une chambre ! Cria un élève en passant devant eux.
Hermione allait lui répondre quand elle vit Weasley courir vers un groupe d'élèves. Angoissé, elle se détacha de Draco en faignant s'intéresser à l'attroupement. Elle attendit que l'irritation reprenne le contrôle et qu'elle cri après son petit ami.
-Potter a un problème, marmonna Draco en pinçant les lèvres. Toujours là pour attirer l'attention, celui-là !
Harry venait de s'effondrer au sol avec un regard vide. Mais comme la pierre venait à nouveau de luire, Hermione arqua uns sourcil dédaigneux et suivit Draco pour rejoindre les cachots.
Bonjour !
J'essaye au maximun de publier toutes les semaines, mais d'ici quinze jours, j'ai mes derniers examens, donc il y aura peut-être une semaine de retard dans quelque temps, mais pour le moment, j'ai de l'avance ^^
Alors, encore des problèmes avec le collier ! Bah oui, tant qu'à faire !
J'ai remis un peu de romance car Draco me faisait de la peine à ne plus avoir sa Mione. Mais pas de panique, il va la récupérer.
Bon, chapitre de transition, mais il faut de temps en temps ^^
Merci encore à ceux qui me suivent et qui laissent des avis. A très vite pour la suite !
