CARPE DIEM
CINQUIÈME ANNÉE
TOME III
VII
Épilogue
L'idylle
Dernier chapitre pour ce Tome
La suite arrive, pas de panique, on va passer à la sixième année ^^
J'ai parlé de Blaise, de lemon,d 'amour et d'eau fraiche, vous serez servi
Le prologue du tome IV retracera le reste des vacances ^^
Eh OUI, l'histoire sera un Happy-end
Je remercie beaucoup toutes les personnes qui me laisse un avis et qui s'enthousiasme à chaque chapitre
Pour le lemon, s'il vous plaît, dîte-moi si c'est bien, j'ai beau lire beaucoup de livres érotiques, je ne suis pas une experte ^^
Evidement, maintenant les lemons seront plus fréquents et moins fleur bleue
je vous souhaite une bonne fin de semaine et quand je vous reverrais, j'aurai fini la fac ! à moi les vacances mardi ^^
Voilà cinq ans déjà que la jeune Hermione Granger mangeait à la table des Serpentard. Et comme à chaque fois que le dernier repas était servi, Dumbledore élisait la maison remportant le plus de points, les élèves à féliciter et les dernières informations à apporter, avant de repartir deux longs mois. Le directeur se tut toutefois sur le retour de Tom Jedusor; tous les journaux en parlaient déjà et la fête serait gâchée.
Pour fêter la fin d'une aire et la destruction de son collier, Hermione étonna tout le monde en invitant Pansy à manger en face d'elle – d'ordinaire, Pansy Parkinson mangeait au minimum à dix places de la princesse des serpents. Draco s'était assis à côté de sa petite amie en bougonnant, vexé d'être ainsi délaissé pour une ancienne ennemie de la jeune fille. Hermione l'avait ignoré en rigolant, le traitant de gamin, mais le jeune homme tenait pourtant à sa place en face d'elle; on ne mangeait pas à côté de sa copine mais en face, par Salazar !
Il lança un regard meurtrier à l'intruse et plongea son nez dans son assiette, l'humeur massacrante, tandis que Mione inondait la table des Serpentard de sa bonne humeur et de son sourire ravageur. On se croirait à la table des Lions !
-... et il a répliqué «sale vipère», comme s'il ne le répétait pas depuis des années.
-Les Gryffondors ont un cruel manque d'originalité ! Quoiqu'on ne puisse rien dire sur les jumeaux Weasley. Je reconnais qu'ils sont drôles et utiles. Je me rappelle encore de la tête d'Ombrage quand ils ont lancé les fusées !
-Oh oui, c'était hilarant ! Cria Hermione, secouant la fourchette qu'elle tenait dans une main. C'est probablement les seuls miracles de cette famille. Quoique selon les rumeurs, la petite rouquine est douée avec une baguette.
Hermione et Pansy éclatèrent de rire, sous les regards sceptiques des élèves de Serpentard. Draco resta figé avec sa fourchette en l'air, étonné par la complicité des deux filles et de leurs propos.
-Mais je préfère la fois où Draco a envoyé Weasley dans un gradin.
-Je ne sais même pas pourquoi il continue à jouer au Quidditch ! Se moqua-t-elle en faisant une grimace. Même sa sœur est plus douée, un comble ! Enfin, le jour où les Gryffondors gagneront un match...
-C'est clair. Enfin avec Potter, il y a de quoi se méfier, se désola la brune.
-Mais non ! Dray chéri est plus rapide, voyons. J'ai pas raison ? Sourit Hermione en ébouriffant la tignasse du sorcier.
Les filles continuèrent de papoter et de critiquer les autres maisons comme deux commères, alors que Draco jouait avec sa nourriture et faisait comme si la scène n'était pas bizarre. Il remit ses mèches en place, passant une main dedans pour les plaquer en arrière. Sa petite amie lui lança une œillade avant de retourner à Pansy.
-Et donc, tu as réfléchi à ma proposition, pour cet été ?
Draco avala de travers et se mit à tousser, donnant l'air de cracher ses poumons. Hermione se tourna vers lui et lui tapa dans le dos.
-Ne fais pas l'enfant en mangeant ! Gronda gentiment la jeune fille en lisant une mèche blonde sur son front. C'est idiot de mourir en buvant son jus de citrouille.
Draco se racla la gorge et toussa. Il repoussa la main de la sorcière, agacé par ses gestes maternels.
-Vous parliez de quoi, à l'instant ? S'enquit-il. Eh merde, pourquoi vous vous frappez pas dessus, comme d'habitude ?!
-J'ai invité Pansy à venir à la maison fin août, répondit Hermione en haussant des épaules d'un air désinvolte, admirant le bout de son ongle.
Draco cessa de tousser, estomaqué.
-Pour mieux vous entre-tuer ?
-Psss, bonjour la confiance, pesta-t-elle en lui souriant. Dray chéri, la fille qui voulait tuer Pansy n'est plus de ce monde, alors détends-toi.
Draco ne se détendit pas, au contraire.
-Je croyais qu'on passait les vacances tous les deux ? S'énerva-t-il en fusillant Pansy du regard. Je te déteste pas Pansy, mais avec toi dans les pattes, je ne pourrais pas...
Hermione éclata de rire, ce qui fit taire le sorcier.
-Il croit qu'on va coucher ensemble durant deux mois entiers, murmura-t-elle à Pansy en élevant le ton volontairement.
Draco rougit instantanément, contrarié par les moqueries de la jeune fille. Et c'est bien sûr à ce moment-là que le professeur Rogue passa devant leur table. Il avait entendu Hermione.
-Pitiez, pas moi ! Se lamenta Draco en cachant son visage dans ses bras, tandis que son parrain le regardait d'un air interrogatif.
-La journée n'est pas fini, il n'est pas encore question de vacance, dit simplement Rogue avant de rejoindre le fond de la salle.
Hermione éclata encore de rire et Draco éclata aussi, mais loin d'être tout aussi hilare.
-Hermione Granger, tu m'énerves ! Hurla-t-il, sa voix atténuée par ses bras cachant toujours son visage.
Dommage, un oreiller camouflait mieux les cris. Quand il entendit le silence s'installer dans la grande salle, ne percevant plus le bruit des couverts et des bavardages, Draco comprit que tout le monde l'avait entendu. Rouge et furieux, il se redressa et faignant la contenance, reprenant son repas. Hermione avait un sourire aux lèvres, mais les autres le fixaient comme s'il s'était transformé en lutin.
-Le pauvre chéri..., susurra sa petite amie en lui caressant le bras. Il doit être frustré, ajouta-t-elle à Pansy.
-Merde ! Cria-t-il en se levant de table.
Il foula le sol et sortit de la salle rapidement, furieux.
...
Hermione siffla, hilare. Pansy sourit face à l'humeur de la jeune fille et piqua le verre que Draco n'avait pas fini de boire.
-Tu le tourmentes trop, la sermonna Pansy en buvant d'un trait le jus de citrouille. Ça a été dur pour lui, cette année.
-Oh, je sais, sourit Hermione, taquine.
-Merde, je parlais pas de ça ! Rougit Pansy. Mais qu'est-ce que tu as, aujourd'hui ?
-La vérité ? Demanda Hermione en soupirant. Demande aux deux crétins, derrière toi ! C'est eux les coupables de mon état. Je suis innocente, d'ordinaire ! Dit-elle en levant les mains.
Pansy pinça les lèvres en se retournant. Derrière elle, les jumeaux Weasley l'aperçurent et levèrent une main, hilare. Ils se regardèrent et s'en tapèrent cinq.
-Je crains le pire, dit-elle en se retournant. Ils ont encore inventé une sucrerie foireuse ?
-Pire... un bonbon aphrodisiaque, soupira Hermione en levant les yeux au ciel, amusé. J'ai évité Draco toute la mâtiné mais je ne pouvais pas le faire éternellement. Je me moque de lui pour pas lui sauter dessus depuis tout à l'heure.
-Ah oui ! Ça craint.
-Ce n'est pas lui qui est frustré, mais moi ! S'énerva Hermione en se passant une main dans les cheveux, les tirant en arrière. Et cette semaine, j'ai eu la bonne idée de lui promettre une grosse connerie.
Pansy sourit, curieuse. Elle se pencha en avant d'un air conspirateur.
-Dray a dix-sept ans cette année, alors... tu vois ? Rougit la jeune fille.
Pansy ouvrit la bouche, estomaquée et jalouse. C'était à prévoir.
-Oh ! Fit-elle simplement, impassible. C'est cool.
-Arrêtes, tu le penses pas.
-D'accord, je le pense pas, avoua la brune. Mais j'ai fais mon deuil de Draco, alors c'est bon, fais ce que tu veux.
-Tu n'as personne en vue ?
-J'étais amoureuse de Draco jusqu'à il y a trois secondes, répliqua Pansy.
-Ouais... eh bien on tachera de changer ça quand tu viendras à la maison !
La brune regarda Hermione en croisant les bras sur sa poitrine.
-Je sais que tu m'as dit vouloir rattraper les années perdues à cause du collier, mais même avant, tu ne m'aimais pas. Alors explique ta soudaine gentillesse avec moi.
-Tu as choisi le bon camp, expliqua Hermione. Ça a considérablement changé mon point de vue sur toi. Tu n'es pas la fille que je croyais: froide, prétentieuse, dévoué aux ténèbres. En fait, tu es cool. Désolée d'avoir mis cinq ans pour le savoir. Tu es sans doute la mangemort la plus sympa et la plus déloyale de l'histoire, dit-elle en chuchotant. J'aime les gens courageux... le rouge s'harmoniserait à merveille avec tes cheveux noirs, tu sais.
Pansy pouffa, loin de partager complètement son dernier avis.
-Eh bien... si tu veux tout savoir, je te détestais uniquement parce que tu étais amie avec Draco. Je t'ai eu en horreur quand tu es sortis avec lui et après, avec le collier, je te craignais. Mais... j'aime bien la fille en face de moi, aujourd'hui. Elle est cool aussi. Et... bon, tu m'as probablement évité Azkaban.
-Génial ! Sourit Hermione en levant son verre. Portons un toast à notre nouvelle amitié.
Pansy l'imita, lui lançant un sourire espiègle.
-Et bientôt à la perte de ta virginité.
Hermione s'étrangla et Pansy but le reste de son jus, fier d'elle.
...
Draco se rendit en haut de la tour d'observation, la plus haute du château. Elle offrait un panorama sur le lac aux sirènes et la forêt interdite. L'endroit idéal pour tout oublier.
Froissé par l'habitude condescendante de sa petite amie, il passa les jambes sous les barreaux du garde-fou et les balança dans le vide. Il posa ses coudes sur la barre supérieure et regarda loin devant lui, pensif. Lui, frustré ? Hermione racontait n'importe quoi. Bon... c'était peut-être légèrement le cas, mais elle n'avait pas à le crier dans toute la salle.
Soudain, son hibou grand-duc vola au-dessus de sa tête en un éclair et se posa sur la barre en métal, un petit rouleau de parchemin cacheté dans le bec. Draco l'ouvrit avec appréhension, croyant déjà connaître l'auteur de la lettre.
«Draco,
Le fait de savoir que tu passes l'été avec Hermione me réjouit. Restes avec elle et rentres le plus tard possible.
Au manoir, ton père est d'humeur sombre et des invités ont investi les lieux. Je ne veux pas t'inquiéter, mais ton retour à la maison m'effraie. Profites des deux mois qui te sont encore accordés.
Ta mère».
Draco resta immobile et silencieux devant la missive de sa mère.
Les nouvelles n'étaient pas bonnes. Il savait ce que voulait dire sa mère par «invités». Les mangemorts et sans doute Voldemort en personne avaient éluent domicile chez les Malfoy. Et à son retour... il ne savait pas ce qui l'attendait, mais se serait forcément effroyable. Une mission, certainement. Une action qu'il ne voudra jamais accomplir mais qu'il devra exécuter pour protéger ceux qu'il aimait: sa mère et Mione.
Ah ! Son père l'avait pourtant prévenu... aimer quelqu'un avait un prix. Il commençait à entrevoir ce que son père lui avait enseigné depuis tant d'années.
Sinistre, il se perdit dans ses pensées, regardant le soleil traversant le ciel et les nuages défiler dans de nombreuses formes. Il sentit alors la température chuter de manière inquiétante.
-Hermione te cherche partout, mec, fit une voix.
Draco ne réagit pas, seulement furieux qu'on vienne le déranger.
-J'avais besoin d'être seul, répondit distraitement le jeune homme sans tourner la tête vers son interlocuteur.
-Elle est inquiète, insista le nouveau venu d'une voix autoritaire. Ne reviens pas en arrière, mec. Je sais ce que tu es en train de penser. Ne laisse pas la peur commander tes actions, tu le regretteras.
Draco allait dire à Blaise de la fermer et de se tirer, comme il le faisait d'habitude quand son meilleur ami l'énervait. Mais avant d'ouvrir la bouche, le jeune homme tourna la tête lentement, rivant ses yeux vers Blaise... son ami disparu.
Draco ne sursauta pas. Il ne cria pas. En vérité, il aurait aimé avoir une réaction. Mais rien ne se passa. Comme si l'apparition de son ami le paralysait. Sans doute la surprise et l'effarement le rendirent muet. Toutefois, il réussit quand même à cligner des yeux, s'assurant d'être éveillé et que la silhouette devant lui n'était pas un mirage.
-Qu'est-ce que tu fais là ? Finit-il par souffler.
Draco savait que ce n'était pas la meilleure réaction. Son ton cassant n'était pas très joyeux.
-Je fais ce que je faisais quand j'étais là: je veille sur toi et la princesse. Et franchement, j'ai envie de te frapper, tant tu as mis de temps avant de croire à tes sentiments pour Mione. Et là, maintenant qu'elle t'appartient... tu doutes. Pourquoi, mec ?
Blaise n'était pas vraiment là, Draco le savait. En fait, ce n'est pas temps qu'il savait que son ami était décédé, mais que son visage et son corps n'étaient pas totalement opaques. Il doutait pouvoir le toucher s'il avançait la main pour lui donner une tape amicale.
Non, Blaise était un mirage, peut-être le résultat de la solitude du sorcier, mais pourtant, il paraissait réel, fidèle à lui-même: l'esprit joueur, un sourire aux lèvres, à le sermonner pour ses sentiments pour Hermione. Ouais, c'était bien Blaise, mais Draco n'arrivait pas à s'en réjouir. Parce que ce n'était pas vraiment lui. Juste un songe, un mirage ou un esprit. Juste un brin de son ami.
-J'ai peur, avoua Draco en regardant le ciel devant lui.
-Je sais, dit Blaise. Et je suis content que tu l'admettes.
-Tu sais ce qui va nous arriver, à Mione et moi ?
Peut-être que Blaise était devenu un genre d'ange gardien ? Draco tenait à cette idée. Ce n'était pas effrayant. C'était mieux que d'être un simple esprit. C'était mérité... quand on était tué.
-Je ne lis pas l'avenir, mec. On n'est pas privilégié, là-haut.
Draco regarda son meilleur ami avec surprise, comme s'il venait enfin de se réveiller. Comme s'il prenait enfin conscience de la réalité. Blaise leva les yeux au ciel en se moquant.
-Tu croyais que j'étais le fruit de ton imagination ? S'esclaffa le fantôme. Hermione non plus ne croyait pas en mes apparitions. C'est assez vexant, en vrai. Parce qu'après, vous n'écoutez pas mes conseils et vous m'oubliez.
-Tu es... je... je ne dors pas ? Demanda Draco en commençant à prendre peur.
-Je te déconseille de sauter de la tour pour le savoir, si tu veux mon avis.
Draco regarda dans le vide et eut pour la première fois le vertige. OK... Blaise lui parlait. Normal.
-Mais... pourquoi tu es là ? Comment c'est possible ?
Blaise fronça les sourcils comme s'il cherchait ses mots. Il était incroyable à regarder, à presque flotter au-dessus du sol. Draco ne put résister et leva une main pour lui toucher le bras d'un doigt. Tremblant, il lui transperça la chair comme un mirage. Déglutissant, il recula, décontenancé.
-Les moldus ont des croyances particulières, sur la mort, dit Blaise d'une voix atome, lointaine.
Draco vérifia que son ami était toujours à ses côtés. Le garçon regardait devant lui, les lèvres pincées.
-Comme mon père est moldu et italien, j'ai eu une cérémonie à l'église. Je crois que mon baptême a fait que je suis ici aujourd'hui. Et je pense que la façon de mourir a un impact sur l'après.
Draco ne comprenait pas tous les propos de son ami. Il ignorait ce qu'était un baptême et ce qu'il entendait par croyance moldu.
-J'ai sauvé Hermione en me jetant à travers elle pour recevoir le sortilège impardonnable. Ajoutée à cela mes origines moldus et mes croyances, sans doute que mon âme a été... préservée.
Draco secouait la tête, dépassé par ce qu'il entendait et voyait. Il était venue à la tour d'observation pour réfléchir et se calmer, après que Mione l'ait contrarié sur sa frustration. Il aurait détendu ses muscles tout au plus une heure pour ensuite revenir dans sa chambre et fermer sa malle. Il aurait rejoint sa petite amie et insulté Potter s'il avait osé dire au revoir à Hermione.
Mais au lieu de ça, il venait d'apprendre que s'il revenait au manoir, il croiserait des mangemorts, et que son meilleur ami, mort depuis un an, venait de ressurgir pour... lui parler, le conseiller ? Il était déjà fatigué, mais à ce moment-là, Draco pensait prendre trente ans d'un coup.
Lasse et épuisé, il se releva et s'éloigna du bord, se grattant la tête d'un air impatient, puis se retourna et explosa. Il se campa devant son ami défunt, toujours assis au sol, et le regarda comme s'il était énervé de sa présence.
-Pourquoi réapparais-tu seulement maintenant ? L'accusa-t-il. Tu reviens quand tout est rentré dans l'ordre. Où étais-tu quand j'avais besoin de toi ?! Cria-t-il avec colère, s'éloignant et faisant les cent pas. Tu as toujours été spontané dans la vie, et regardes où ça t'a mené: tu as sauté tête baissée et tu t'es fait tuer. Sauf que moi, j'avais besoin de toi. Tu nous as laissés dans le cimetière, tu as laissé Hermione entre les mains du maître, et par-dessus tout, tu nous as abandonné pour revenir que maintenant, alors que j'ai passé l'année dans la terreur de voir Mione changé à jamais. J'étais seul et toi... ! Toi, tu apparais maintenant, et tu me dis que ton âme est préservée ? Et alors, en quoi ça devrait me concerner ?! Qu'est-ce que j'en aurais à faire ?! Hurla-t-il en sentant les larmes monter. Si au moins tu nous étais utile, mais non, puisque tu es mort ! Tu es mort, Blaise, tu saisis ?! Alors ne me parle pas comme si on était amis et que tout allait bien. Rien ne va. Rien n'est comme avant. Tu es parti et beaucoup de choses ont changé.
Draco releva sa manche d'un geste saccadé et révéla la marque des ténèbres gravé sur son bras. Il la montra à Blaise d'un air de dégoût, de honte et de haine. Les yeux de son ami parlaient pour lui: il le savait depuis toujours. Il avait été là. Il ne les avait jamais quitté réellement.
Se relevant lentement, Blaise s'approcha de Draco dans un mouvement de flottement. La transparence de son corps n'était pas celui d'un fantôme. Son opacité était plus présente, mais Draco ne tomba plus dans le panneau: Blaise n'était plus, et il n'y pouvait rien.
-Tu n'es pas juste avec moi, mec, lui reprocha Blaise en fronçant les sourcils, serrant la mâchoire, renfrogné. Je n'ai pas décidé de mourir.
-Si, c'est exactement ça, assura Draco avec rage.
-J'ai sauvé Hermione, le reste n'a pas d'importance. Tu serais détruit si c'est elle que tu perdais.
-Le collier l'a protégé du sort, pas toi. Sans le collier, elle serait morte aussi. J'aurai perdu deux amis. Tu as été stupide.
-Arrêtes d'être en colère ! Arrêtes de te reprocher ma mort, Draco !
Le sorcier recula, sursautant.
-C'est ça, n'est-ce pas ? Demanda Blaise en soupirant. Tu penses être responsable. Tu penses être responsable du sort d'Hermione, aussi, je suis sûre. Tu penses aussi que l'étau se resserre et qu'il voudrait mieux que... tu t'éloignes, des personnes que tu aimes. Par crainte. Par peur de les faire tuer. C'est pour ça que je suis là, Draco. Pour t'empêcher que toi aussi, tu fonces tête baissée et te fais tuer.
Il inspira un coup avant de regarder Draco avec peine.
-Tu aimes Hermione et tu as peur. Je le sais. Mais tu as besoin d'elle et elle de toi. Tu ne peux pas la protéger en t'éloignant. Ne fait pas l'idiot, mec. Oublie la lettre de ta mère, oublie les mangemorts qui t'attendent dans deux mois, oublie Voldemort et la guerre qui se prépare. Oublie toute cette putain de partie de ta vie et va rejoindre Mione, va avec elle en vacances et va t'amuser loin de tout ce cauchemar.
Blaise disparut en un clin d'œil pour réapparaître devant Draco, le touchant presque. Son regard était sombre, menaçant.
-Si tu t'éloignes d'Hermione, tu lui feras du mal, et crois-moi sur parole, je ne te laisserais pas faire. Je peux entrer dans vos rêves, mec. Je l'ai fais avec Mione deux fois. Fait l'idiot et je recommencerais. Ça la perturbera et elle sera malheureuse.
-Tu me fais du chantage !
-Non, je m'assure que tu ne fais pas quelque chose que tu regrettas une seconde après l'avoir fait. En tant qu'esprit, je peux tourmenter. Je peux le faire avec toi...
-Tu n'arrêteras donc jamais de te soucier des autres et non de ta vie ?!
-Je suis mort, mec, répondit Blaise. Et comme Hermione et toi, vous êtes incapable de vous débrouiller sans moi...
-Quoi, tu comptes nous disputer chaque fois que tu t'ennuieras, là-haut, dans les nuages ?
-Très drôle. Mais je suis sérieux. Je reviendrais.
-J'attends toujours à me réveiller, avoua Draco.
-Quelque chose me dit que tu ne le veux pas, sourit soudain Blaise d'un ton espiègle.
Draco fronça les sourcils en entendant des pas dans l'escalier. Son meilleur ami lui sourit et lui fit un signe de la main. Puis son image se dissipa, emportée par le vent. Draco ouvrit la bouche pour lui crier de revenir, mais quelqu'un arriva derrière lui et lui sauta au cou.
-Dray, tu parles tout seul ! S'amusa Hermione en l'embrassant dans la nuque.
-Comment tu savais où me trouver ? Demanda le jeune homme en se retournant dans ses bras, posant ses mains sur sa taille.
Sa petite amie le regarda, troublée.
-Une intuition, répondit-elle, peu sûr de ce qu'elle avançait. Comme une voix dans ma tête... je sais pas vraiment. Mais elle était juste ! Rit-elle. J'avais peur que tu sois parti au train sans moi.
Sa moue le fit rire. Elle savait s'y prendre pour le faire craquer, avec sa petite moue et ses battements de cils. Irrésistible, comme toujours.
-Je voulais profiter du calme.
-Tu sais, pour tout à l'heure... je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, mais j'étais sous le coup d'un sort et je ne pou...
-Attends, quoi ? S'inquiéta Draco en cessant de sourire. Qui a osé ?
-Eh ce n'est rien ! Un aphrodisiaque des frères Weasley...
-Ceux-là ! Ragea le sorcier. Vivement qu'ils se cassent de l'école.
Hermione éclata de rire, frottant son nez contre sa joue.
-En tout cas, tu es prévenu; tu n'as pas le droit de m'embrasser d'ici les six prochaines heures. Sinon je ne réponds plus de rien.
Draco étira un sourire laconique et lui agrippa les cheveux pour tirer sa tête en arrière. Plongeant dans ses yeux, il se rapprocha de ses lèvres. La jeune fille leva les yeux au ciel en riant.
-Je te promets de tenir six secondes, ensuite, c'est moi, qui ne réponds plus de rien, susurra-t-il en posant ses lèvres sur sa joue puis sa tempe.
Elle soupira d'aise mais le repoussa, ce qui le frustra... encore.
-Il faut rejoindre le train, Dray. Pansy vient dans notre...
-Non ! Gronda le jeune homme. Personne dans notre compartiment.
-Mais j'ai...
-Personne, c'est personne, Mione ! Dit-il d'une voix sévère.
-Très bien, à vos ordres.
Capitulant trop vite, Draco se méfia, la défiant du regard. Elle se contenta de lui sourire à pleines dents et de lui tirer la main pour l'entraîner avec elle. En bas les attendaient leurs malles, ce qui ne surprit pas le sorcier, trop habitué à l'organisation de Mione.
...
En montant à bord du train, Hermione n'avait toujours pas lâché la main de Draco. Ce dernier marchait d'un pas vif et l'obligeait à traverser les wagons sans s'arrêter. Quand elle aperçut Potter, elle tira sur la main du sorcier et Draco le prit très mal.
-Attends cinq minutes ! Protesta-t-elle sous l'œil exaspéré de Potter, qui commença à avancer vers Draco.
-Malfoy ! Gronda le Gryffondor en passant sa main entre celles du couple.
-Dégage de mon chemin, le menaça Draco en le poussant loin de lui.
-Mais arrêtez ! Cria Hermione en poussant à son tour Draco, le regardant avec colère. C'est bon, Dray, je te suis.
Potter voulut empêcher Hermione de partir mais Draco lui lança un regard menaçant. Le sorcier s'arrêta et plissa les yeux.
-Ne le laisses pas dicter ta conduite, Mione, souffla Potter.
-Ne l'appelle pas comme ça !
-Et toi, ne lui donne pas d'ordre !
Les deux ennemis se mesurèrent du regard. La jeune fille claqua la langue et tourna les talons, vociférant des insultes que les garçons ne comprirent pas. Draco bouscula Potter et suivit sa petite amie, défiant son ennemi de revenir plus tard le défier à nouveau.
Il parcourut les derniers wagons et quand il entra dans son compartiment, il découvrit Hermione devant lui, campée sur ses pieds, les bras croisés, le visage déformé par la rage. Le jeune homme ferma la porte en silence puis se retourna lentement, impassible.
-Je croyais avoir été clair ! Cria-t-elle sans lui donner le temps de faire un seul pas. Il y a rien entre Harry et moi. Pourquoi te comportes-tu comme un abruti, alors ? Tu sais que si tu me le demandais, c'est toi que je choisirais. Mais tu sais aussi que j'en souffrirais. Alors pourquoi tu ne peux pas te calmer, merde !
-T'as fini ? Demanda Draco après que la jeune fille se soit assise sur l'une des banquettes.
-J'ai ravalé ma fierté pour devenir amie avec Pansy. J'aurais aimé que tu en fasses autant avec Harry, finit-elle dans un murmure.
Hermione se tourna vers la fenêtre et cacha son visage dans ses boucles. Draco entendit toutefois les reniflements de son amie et il baissa les épaules, abandonnant son attitude guindée. Il s'approcha de la sorcière et s'assit à ses côtés, l'attrapant par la taille et posant son menton sur son épaule. Sous ses gestes cajoleurs, la jeune fille se détendit légèrement.
-Ne change pas de sujet, bougonna-t-elle en bougeant l'épaule pour le dégager.
-Je n'ai pas parlé, encore, sourit-il dans ses cheveux.
Ses boucles sentaient la rose et une note plus sucrée. Draco les humait profondément tandis qu'il resserrait ses bras autour d'Hermione.
-Tu m'énerves, dit-elle en grognant.
Elle sortit de son sac en bandoulière un objet moldu en forme de rectangle. Penché à son épaule, le jeune homme regarda Hermione sortir un long fil noir et l'insérer dans l'objet. Ce dernier s'illumina et elle pianota dessus à grande vitesse. Draco toisa la chose d'un œil circonspect tandis que la sorcière mit le drôle de fil dans ses oreilles.
-À quoi ça sert ?
Surprise par sa curiosité, Hermione tourna légèrement la tête vers lui.
-Tiens, écoutes, fit-elle en lui tendant un bout du fil. C'est un écouteur. C'est de la pop.
Dubitatif, il prit l'écouteur et imita son amie en le mettant dans son oreille. Comme par magie, un son retentit et des voix se mirent à chanter dans rythme entraînant.
-J'adore cette chanson, souffla Hermione en posant les mains sur les bras de Draco.
Elle s'appuya sur lui et monta le son de la chanson. Draco se cala sur la banquette et analysa ce que les voix lui disaient. Amour inconditionnel, amitié éternelle... La chanson parlait d'un lien magique entre deux âmes sœurs. Inconsciemment, la tête de Draco dodelina en rythme et la jeune fille le rejoignit.
-Tu vois que les moldus ont des trucs cool, eux aussi !
Hermione lui retira gentiment l'écouteur et se tourna complètement vers lui, posant sa tête sur le dossier de la banquette. Le sorcier l'imita et la regarda d'un drôle d'air. Elle plissa les yeux, méfiante.
-Tu es d'une drôle d'humeur, depuis que je t'ai trouvé en haut de la tour.
Perspicace, comme toujours. Draco sourit faiblement en jouant avec une mèche de la sorcière.
-Rien d'important, mentit-il.
Il prit la mèche entre ses doigts et lui caressa la joue.
-Dray... tu es toujours fâché pour ce que j'ai dit à table ?
-Bien sûr que non. Tout va bien.
Elle fit la moue.
-Alors pourquoi je vois de la tristesse dans tes yeux ?
Elle avança sa main et lui effleura la joue, le sondant comme si elle pouvait lire en lui. Draco lui attrapa la main et lui embrassa la paume.
-C'est juste que ta complicité avec Pansy m'a rappelé Blaise.
Ce n'était pas complètement un mensonge. Effectivement, Blaise était impliqué.
-Il est grand temps de partir en vacances, dit alors Hermione. Tu as besoin de repos.
Draco retrouva un peu le sourire et rapprocha la jeune fille en la tirant à lui.
-J'ai besoin d'autre chose, avant, lui souffla-t-il près de la joue, avant de promener ses lèvres sur son visage.
-Tu es impossible ! Rouspéta la jeune fille en éclatant de rire. Eh c'est moi qui ai avalé un bonbon aphrodisiaque !
-Chut.. tu parles trop, répliqua Draco en attrapant sa nuque avant de l'embrasser.
-Crétin, sourit-elle contre ses lèvres.
Draco la renversa en arrière sur la banquette et approfondit le baiser, sous le cri de surprise et d'extase de sa petite amie.
...
Hermione fixait la page de son livre depuis plusieurs minutes, les mots finissant par devenir troubles tant elle fixait les lettres. Elle referma l'ouvrage en soupirant exagérément et se retourna vers Draco. Ça faisait maintenant une heure que le train filait comme l'éclair à travers les campagnes.
Son petit ami était allongé sur le dos sur la banquette, le visage tourné vers elle, et il dormait profondément. Une mèche blonde venait caresser son nez et une de ses mains frôlait le sol, recroquevillée. Une de ses jambes était sur le point de tomber dans le vide.
La jeune fille l'observa respirer profondément, ses traits habituellement impassible ou dur donnant un air ingénu à son visage. Ses cheveux blonds et sa peau blanche le rendaient angélique, mais sa chemise et son pantalon noirs lui donnaient un air plus maléfique. Son bras ne montrait pas la marque, mais si elle avait été visible, il aurait été difficile malgré tout de vouloir le tuer dans son sommeil.
Hermione décroisa ses jambes et descendit de la banquette en abandonnant son livre. Rejoignant Draco, elle le poussa le plus délicatement possible, veillant à ne pas le réveiller, et se glissa comme elle put entre lui et le vide. Elle devait avoir en tout et pour à peine cinq centimètres pour stabiliser son corps et ne pas tomber.
Une fois dans une position stable, Hermione se pelotonna contre Draco et enfouit son visage dans le creux de son cou. Elle ne s'endormit pas mais écouta leur respiration, en symbiose.
...
Une semaine plus tard
Lemon
...
Dans la maison des Granger, ce qui étonnait toujours Draco, c'était la chaleur qu'apportaient chaque pièce; coussins, plaids, tapis, photos de famille, grande baie vitrée, fleurs, tableaux... Le salon était l'une des pièces que le jeune homme préférait – rien à voir avec le fait qu'Hermione et lui se soient embrassés sur le canapé. Mais la chambre d'Hermione était beaucoup plus intéressante; depuis qu'ils étaient arrivés, la jeune fille avait décoré sa chambre comme elle l'aurait fait si un stupide collier ne l'avait pas ensorcelée. Et pour Draco, c'était un endroit important, puisqu'il montrait tous les souvenirs de sa petite amie, ainsi que ces souvenirs, avant et après leur rencontre, sur le chemin de traverse. Bon, pis... elle avait un grand lit.
-J'ai fini ! Cria joyeusement Hermione en écartant les bras en l'air, tournant sur elle-même. J'ai laissé de la place sur ce mur-là pour les photos qu'on fera au lac. Eh regardes; j'ai mis ton attrape-rêve au-dessus du lit. C'est joli, hein !
Draco était allongé de dos sur le lit, la tête dans le vide. Ça faisait plusieurs heures qu'il voyait Hermione s'agiter dans toute la chambre pour accrocher des photos aux murs, nettoyer, ranger, ouvrir les fenêtres... Heureusement qu'elle ne l'avait pas obligé à l'aider. Rien que la regarder l'avait épuisé.
-Tu dors ? S'amusa-t-elle en penchant la tête vers lui, les mains sur les hanches. Mon pauvre bébé, c'est vrai que tu as travaillé très dur, aujourd'hui. Tu dois être tellement épuisé !
Draco pinça les lèvres, presque amusé par ses moqueries. Il ne bougea pas d'un ioda.
-Tu veux une pile duracell ?
-Hum ? Demanda le sorcier.
-Une vanne de moldu, rit-elle en se baissant, se mettant sur les genoux. Ça ne te réussit pas, la fainéantise. Aller, Draco, lèves-toi.
Elle lui embrassa le front avant de s'emparer de son bras pour le tirer loin du lit. Le jeune homme, trop lourd, ne bougea pas et elle cria de frustration. Draco explosa de rire.
-Je suis très bien, ici, affirma-t-il en s'étirant exagérément, cambrant le dos. Je vais passer deux mois sur ton lit.
-Dans tes rêves, s'agaça Hermione.
Elle se leva, furieuse, et lui agrippa cette fois les deux bras pour le tirer vers elle. Draco se laissa faire mais même le matelas resta à sa place.
-Tu m'énerves ! Se plaignit-elle en secouant ses bras comme des pruniers. Aller, Draco, lèves-toi !
-Mais pour quoi faire ? Il pleut dehors. Tu as dit qu'on ira au lac seulement dans trois jours, quand le soleil sera de retour.
-Mais j'ai fini de ranger ma chambre. Je m'ennuie !
Elle pleurnicha en tirant encore ses bras. Draco soupira et se redressa, tournant sur le ventre.
-Viens ici, ordonna le jeune homme en refermant ses mains sur les avant-bras d'Hermione. Je sais comment occuper notre temps.
Un sourire taquin étira ses lèvres. La sorcière se laissa entraîner jusqu'à buter contre le matelas.
-Non, sourit-elle en tentant de le pousser. Je sais ce que tu veux, Dray.
-Alors donnes-le-moi, souffla-t-il d'une voix suave. Il pleut dehors, tu ne peux pas m'échapper.
-C'est une menace ?
-Une constatation, plutôt.
Il tira d'un coup sec et Hermione se retrouva allongée sur le matelas. Il la retourna sur le dos et monta au-dessus d'elle, encerclant son visage de ses bras. Prisonnière, elle le fusilla du regard, amusé et furieuse en même temps.
-C'est drôle, mais je croyais que les sangs purs étaient du genre noble, bien élevé et possédant un sang-froid hors norme. Le mythe s'effondre, sourit Hermione.
-Ça ne se produirait pas, si tu ne me rendais pas fous.
-Moi ? Demanda-t-elle innocemment. C'est toi qui me sautes dessus, Dray.
-Mais ça te déplaît pas, répondit-il en souriant lascivement.
Il promena une main à la base de son cou et se pencha pour l'embrasser, plaquant son autre main sous son dos. Hermione se cambra contre lui, encore légèrement rigide, et ouvrit ses lèvres pour approfondir leur baiser.
Draco s'allongea complètement sur elle, emporter par les gémissements de sa petite amie, et roula sur le dos, l'emportant dans son sillage. Elle se retrouva sur lui et cela eut l'air de lui plaire, souriant contre ses lèvres.
-Ne bouge pas, ordonna-t-elle en se redressant, à califourchon sur ses jambes.
Elle s'égaya à plaquer les mains du jeune homme sur le lit, de chaque côté de sa tête, chatouillant son visage de ses boucles. Pris au piège, Draco étira un sourire, l'air parfaitement consentant. Hermione se cala bien sur ses cuisses, le dos creusé, et resta là à l'observer un moment, les yeux plissés. Son petit ami plongea dans son regard et retrouva le même que la fois où ils s'étaient rencontré; un regard dénué de mépris, de dégoût ou de moquerie. Hermione le regardait lui, pas le mec qu'il prétendait être pour plaire à son père. Non, vraiment lui, le vrai.
-J'adore quand tu me regardes comme ça, murmura-t-il.
-Comment ? Susurra-t-elle en penchant la tête sur le côté, joueuse.
-Comme si je comptais pour toi.
-Draco Malfoy, vous vous sous-estimez, le réprimanda Hermione.
-Il n'y a que toi qui me regardes ainsi, continua le sorcier. C'est très bien. Je n'ai besoin de personne d'autre.
Draco vit un éclair de douleur passer dans le regard de la jeune fille, mais ce fut si fugace qu'il n'en fut pas sûr. La seconde d'après, alors qu'elle le retenait toujours contre le matelas, elle l'embrassa à en perdre haleine, mordant sa lèvre par la même occasion. Surpris, il gémit dans sa bouche mais apprécia son assurance. Il l'encouragea en la mordant à son tour, gémissant de plus belle. Elle le parsema ensuite de petits baisers partout sur le visage avant de se redresser à nouveau, lâchant ses mains prisonnières. Draco ferma les yeux de contentement quand il sentit ses doigts dessiner les traits de son visage, doucement, lentement... un frisson l'envahi, aussi agréable que merveilleux. C'était un geste simple mais important à la fois: elle l'adorait de ses mains et il chérissait ça.
-Ouvres les yeux, dit-elle doucement, passant un doigt léger sur le haut de ses pommettes.
Il s'exécuta, curieux.
-C'est ce que je préfère chez toi, avoua-t-elle en rougissant. C'est comme regarder un orage qui se calme. Mais j'aime aussi ceci, sourit-elle en passant à ses lèvres, les caressant comme une plume. Je les aime ici (elle montra ses propres lèvres), ici (elle montra son cou), ici (elle montra ses mains et ses bras). Je les aime partout, chuchota-t-elle en bougeant encore, créant une friction entre eux.
Draco referma les yeux, serrant les dents. Ça recommençait... Il se redressa brusquement, manquant de faire tomber Hermione en arrière. Il la décala légèrement de lui, la faisant glisser loin de ses cuisses. Hermione sembla comprendre immédiatement son geste. Elle baissa les yeux sur son entre-jambe et Draco voulut mourir dans la seconde. Elle semblait toutefois aussi gênée que lui.
-J'ai pourtant rien fait ! Se défendit-elle en quittant définitivement ses jambes.
Hermione s'assit près de lui tandis que le jeune homme tentait de prendre une position plus confortable.
-Si, tu m'as touché.
-C'est toi qui voulais, répondit-elle en levant les yeux au ciel.
Elle voulut descendre du lit mais Draco la retint, la basculant encore une fois en arrière.
-J'ai pas dit que tu pouvais partir.
-Mais tu...
-Restes, s'il te plaît.
-Je ne sais pas, répondit la jeune fille en détournant les yeux, les joues rouges. J'ai envie de te toucher mais... toi, tu veux ? Demanda-t-elle timidement.
Draco la regarda d'un air sidéré. Est-ce qu'il voulait la toucher ? Eh son érection, c'était quoi ?! Draco décala Hermione et la plaça au centre du matelas, l'enfourchant pour venir dans la même position qu'elle précédemment. Il lui laissa les mains libres pour qu'elle ne décide pas de partir, et commença le même manège qu'elle, promenant sa main sur son visage.
Son grain de peau était parfait, sa peau douce et rosée, ses lèvres rouges de ses baisers et les yeux brillants, dilatés. Il lissa de son doigt ses sourcils et plaça ses boucles en éventail tout autour de sa tête. Fier de lui, il admira son œuvre avant de lui embrasser le bout du nez. Hermione le fronça avant d'éternuer discrètement.
-Je veux te toucher, lui dit Draco en plongeant dans son regard, lui montrant qu'il était sérieux et qu'elle pouvait lui faire confiance. Je veux qu'on aille plus loin, toi et moi. Mais tu dois le vouloir. Pas parce que moi je le veux. Je peux te faire confiance, pour ça ?
Elle hocha de la tête après une seconde de réflexion.
-Tu sais pourquoi je veux te toucher, Mione ?
La jeune fille fit non de la tête, comme hypnotisée par ses paroles.
-Je t'aime. Tu es la seule personne dans ce monde à qui je l'ai dit. La seule pour qui je donnerais tout, y compris ma vie. La seule qui détient mon cœur. Je sais que ça changera jamais. Je sais que pour certains, c'est stupide, parce que j'ai connu que toi. Mais je m'en fiche. C'est toi que je veux, Mione. Toi et personne. Aujourd'hui et demain. Toi.
Elle le regarda en tremblant, les yeux écarquillés, les lèvres entrouvertes, les yeux brillants. Draco s'en inquiéta après une minute de silence et frictionna ses bras.
-Draco..., murmura-t-elle.
-Pourquoi tu pleures ? Paniqua-t-il en la voyant fondre en larmes. Hé, Mione...
-Tout va bien, Draco, fit-elle en souriant légèrement. C'est juste que... tu as une si haute estime de moi... je ne veux pas te décevoir. Je l'ai déjà fait par le passé et... je regrette. Je ne veux pas que ça recommence.
-De quoi tu parles ?
-Du collier, de mes sautes d'humeur, de mes mensonges quand j'avais prétendu être de sang pur et...
Draco la fit taire d'un baiser, détestant l'entendre dire des bêtises pareilles.
-Ce que je vais dire est nul, mais c'est vrai: c'est moi qui te mérites pas, Mione, et pas le contraire.
Elle voulut protester mais il posa sa main sur sa bouche.
-Chut, maintenant. Je t'aime, le reste, on s'en fiche. Je veux t'aimer, maintenant.
-Je peux au moins dire que je t'aime aussi ? Dit-elle d'une petite voix.
Pour toute réponse, le jeune homme l'embrassa et Hermione referma ses bras autour de son cou, se plaquant contre son corps et gémissant quand il posa sa main sur sa taille et sa hanche.
...
Hermione joua avec la langue de son petit ami pendant qu'il remontait doucement une main sous son débardeur bleu. Sa main étant légèrement froide, elle couina, sursautant. Il s'arrêta une seconde avant de reprendre sa course, faisant galoper ses doigts sur ses côtes avant d'effleurer l'armature de son soutien-gorge. Hermione creusa le dos pour mieux se presser contre lui, un geste instinctif quand il monta sa main sur le haut de ses seins. Encouragé par ses gémissements, Draco passa sa seconde main sous son haut et rejoignit l'autre, commençant alors à prendre en coupe sa poitrine. La sorcière cessa de respirer, soufflé par les sensations qu'il lui procurait.
Des frissons remontèrent le long de son échine et des vagues de chaleur l'envahirent. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui se passait, mais c'était bon, vraiment bon. Sa respiration commença à s'accélérer et les caresses de Draco l'incitèrent à onduler contre lui. Il lâcha ses lèvres et tout en continuant de la caresser, embrassa son cou en la mordillant par moments. Elle renversa la tête en arrière et ferma les yeux, se concentrant sur les sensations. Gêné par son haut, Draco commença à tirer dessus et Hermione se redressa pour l'aider à le passer au-dessus de sa tête. Soudain, prenant conscience de sa semi-nudité, elle rougit violemment et croisa les bras devant elle. Draco rigola dans son cou et lui mordilla l'épaule.
-Chacun son tour, grogna-t-elle en relevant les yeux.
Elle lui sourit, taquine. Alors elle tira elle aussi sur le t-shirt noir de Draco et lui enleva. Hermione l'avait déjà vue torse nu après le Quidditch, mais le voir ainsi, exposé devant elle, lui donna plus chaud encore. Elle promena ses mains sur son torse timidement, contournant ses pectoraux saillant et ses mamelons. Sursautant, Draco rit, lui prodiguant les mêmes attentions sur sa poitrine.
-Tu es magnifique, dit-elle en frôlant ses côtes.
Sa peau d'ordinaire pâle avait pris des couleurs un peu avant l'été, et maintenant, il arborait un torse légèrement doré, s'alliant à merveille avec ses mèches blondes comme les blés. Avec le Quidditch, ses muscles s'étaient développés, et bien que le jeune homme ne ressemble pas à une armoire à glace, il restait impressionnant. C'était presque un homme. Hermione se retrouvait devant l'homme qu'elle aimait et enfin, ses muscles se détendirent complètement.
Fini l'appréhension. Elle voulait aller jusqu'au bout.
...
Draco interrogea Hermione du regard quand il passa ses mains derrière son dos. Quand elle hocha de la tête, il fit descendre les bretelles de son soutien-gorge blanc en dentelle et lui retira doucement, sans la brusquer.
Par Merlin ! Les seins de sa petite amie se dressaient devant lui effrontément, rosés, parfait pour la taille de ses mains, bien rond... Hermione rougit face à son regard concupiscent et il s'excusa, se raclant la gorge. Mince, elle était magnifique. Et elle était à lui. Fier de ce constat, Draco renversa Hermione sur les oreillers et se mit à parsemer sa poitrine de baisers. Il rêvait depuis des semaines de l'embrasser là.
Il passa le nez sur l'un de ses tétons et l'embrassa, voyant la réaction de sa petite amie. Elle couina et tressauta, ce qui le gonfla d'orgueil. Il fit la même chose à l'autre puis empauma ses deux seins dans ses mains, s'émerveillant sur leurs douceurs, leurs lourdeurs. Hermione lâcha des soupirs en se dandinant sous lui, les yeux fermés, la tête rejetée en arrière. Elle agrippait l'oreiller avec force.
-Ça va ? S'inquiéta Draco en se redressant.
Elle gémit en réponse, longuement, heureuse. Le jeune homme fut rassuré et en profita pour l'admirer, à demi nue, devant lui. Elle portait encore son short en jean noir élimé, ainsi que ses petites chaussettes, mais pour le reste, ses seins nus se dressaient devant lui et le rendaient fou.
Il aimait Hermione habillée, mais par salazar, qu'est-ce qu'il aimait la voir nue, aussi.
-Dray..., se plaignit-elle pendant qu'il rêvassait sur son corps.
Hermione rouvrit les yeux et rougit furieusement, le découvrant en train de la regarder sans plus la toucher. Elle était mal à l'aise. Draco changea donc la tendance, s'allongeant à ses côtés.
-Chacun son tour, répéta-t-il en reprenant les mots de la jeune fille.
Il croisa les bras derrière la tête et la regarda, arquant un sourcil. Son sourire la détendit.
-Tu es bien calme, lui dit-elle suspicieuse. Je croyais que tu serais impatient.
-Je veux qu'on prenne notre temps... du moins, pour notre première fois, fit-il avec un clin d'œil.
Hermione se redressa en plaçant inconsciemment une main en travers de sa poitrine, pudique. Puis elle enjamba son petit ami pour la énième fois et posa à plat ses paumes sur son torse. Draco sentit des frissons quand elle referma les cuisses sur ses jambes et sa taille. Merde, trop près...
-Ne te caches pas, Mione, murmura Draco en tirant sur son bras qu'elle utilisait pour cacher sa poitrine. Tu es sublime, je veux pas que tu me le caches.
Lentement, elle baissa son bras. Rouge du visage à la poitrine, elle le frappa gentiment sur le torse quand elle s'aperçut qu'il ne relevait pas les yeux depuis tout à l'heure.
-Tu es belle, j'y peux rien ! Se défendit-il.
-Laisse mes seins tranquilles, grogna-t-elle.
-Jamais, madame.
-Crétin !
-Tu peux te venger, si tu veux.
-Comment, tu n'as pas de seins ! Pesta-t-elle, faussement furieuse.
-Très drôle.
Il secoua la tête, amusé. Voyant qu'elle ne bougeait pas, il attrapa ses deux mains et les plaqua contre lui, sur son torse.
-Amuses-toi, souffla-t-il.
Hésitante, elle descendit ses mains pour les remonter. Elle fit ce petit manège en accentuant ses caresses par des gestes plus doux ou plus rudes. Quand elle commença à le griffer, il gémit de plaisir, et quand elle se pencha pour l'embrasser sur les pectoraux, le jeune homme poussa un cri de contentement, tremblant. Par Merlin, il adorait quand elle le touchait !
Hermione sortit sa langue et le lécha. Draco gémit de plus belle. Quand elle descendit à son nombril, il perdit pied et dû l'arrêter, tirant doucement sur ses cheveux pour relever son visage. Il la retourna ensuite sur le dos et s'allongea sur elle, impatient. Le désir qu'il ressentait devenait de plus en plus difficile à contrôler.
Quand il posa sa main sur sa taille, juste au-dessus de son short en jean, il releva les yeux sur Hermione, demandant son autorisation pour continuer. Hésitante, elle se mordit les lèvres, mais finit par lui sourire. Il l'embrassa pour la remercier puis se baissa pour avoir un meilleur accès à ses jambes.
Longues, fines, douces et soyeuses, Draco leva l'une des jambes de sa petite amie et la caressa de haut en bas de ses lèvres. Au passage, il lui retira ses petites chaussettes, découvrant ses doigts de pieds vernis de rose.
-Dray..., soupira Hermione en gesticulant.
Il la gronda, l'incitant à rester tranquille. Il passa à l'autre jambe et l'embrassa comme la précédente, posant alors ses mains sur ses mollets pour la détendre. Elle se calma et arrêta de bouger.
Draco remonta vers sa taille et, après avoir échangé un regard avec la jeune fille, déboutonna son bas et tira dessus, le faisant glisser le long de ses jambes fuselées. Hermione le laissa faire sans le lâcher des yeux, le souffle court.
-On continue ? Demanda Draco en remontant le long de son corps, passant sa main sur sa hanche, sa taille, ses côtes, ses seins puis son cou.
-Hum, fut ce que répondit la jeune fille, se mettant en position assise, en simple culotte en dentelle blanche. À ton tour, sourit-elle.
Rassuré de son état d'esprit, Draco descendit du lit et enleva son jean, gardant son boxer noir. Hermione, en tailleur sur le matelas, le regarda faire avec appréhension et un brin de convoitise.
-Je suis assez sexy, pour toi ? Demanda Draco en prenant la pose.
-Crétin ! Fulmina Hermione en lui jetant une chaussette au visage.
-Mais seulement le tien.
-Double crétin, alors.
Amusé, Draco remonta sur le lit et prit Hermione dans ses bras. Un peu crispée, elle le regarda en déglutissant. Il passa une main sur sa joue, la détendant.
-On la jamais fait, ni toi ni moi, Mione. Aucune crainte à avoir.
-Mais justement, aucun de nous ne sait comment...
-C'est instinctif. Tu crois que les premiers hommes avaient un livre d'instruction, comme aujourd'hui ? Personne ne leur a dit comment procéder et pourtant...
-OK c'est bon, j'ai saisi, bougonna-t-elle.
-Tu as peur ?
-Non... je te fais confiance.
Rouge, Hermione gémit et plaqua son visage dans son torse.
-Arrête de me regarder comme ça ! Couina-t-elle. Je me sens pas à l'aise.
-Tu veux que je ferme les yeux ? Rigola Draco. Pas pratique mais je veux bien essayer.
-Non, mais juste... ah, laisse tomber.
Draco écarta du visage d'Hermione les mèches de cheveux qui lui cachait la vue. Il lui releva le menton et l'embrassa fougueusement, la serrant très fort contre lui, plaquant leur corps l'un contre l'autre. Hermione soupira et devint molle dans ses bras.
Les lèvres toujours plaqués sur les siennes, il attrapa ses cuisses et la fit tomber en arrière. Il les écarta et les enroula autour de sa taille, allant plaquer son torse contre sa poitrine. Hermione gémit dans sa bouche, ondulant instinctivement du bassin. Il la stoppa, lui demandant de rester calme.
-Doucement, chuchota-t-il.
Il descendit une main sur ses hanches et vola au-dessus de la dernière barrière. Impatient, il glissa deux doigts sous la dentelle blanche et lui enleva rapidement, sans entendre de protestation. Il fit pareil avec son boxer avant de tirer les couvertures et glisser Hermione dessous.
Tous deux nus, désormais recouverts du drap, ils se firent face, allongés l'un à côté de l'autre, main dans la main. Draco embrassa sa paume puis sa joue, silencieux.
Il voulait prendre son temps, désormais. C'était sa première fois, à Hermione aussi. Tout devait être parfait. Tout devait bien se passer. Il ne devait pas y avoir de doute ni de peur. Juste eux et leur amour.
-C'est toujours bon ? S'assura le jeune homme, inquiet qu'elle ne le fasse que pour lui faire plaisir. Tu le veux, Mione ?
En réponse, elle se cala contre lui, sans pour autant que leurs intimités se touche, et elle prit sa joue en coupe, l'embrassant avec tendresse. Draco prit cela pour un oui. Alors heureux, il roula sur elle, prenant appui sur ses bras pour ne pas l'écraser et captura ses lèvres dans un baiser passionné, brûlant et sensuel. En même temps, il attrapa ses cuisses et les écarta, se rapprochant d'elle doucement, se familiarisant avec cette nouvelle intimité.
Quand Draco sentit le sexe d'Hermione frôler le sien, il sentit ses dernières barrières s'effondrer. Il aimait Hermione inconditionnellement et ça changera jamais.
Retenant leur souffle, échangeant un dernier regard, un dernier baiser, une dernière caresse, Draco toucha son intimité et commença à la pénétrer avec lenteur. Il ne savait pas ce qui allait se passer, il savait juste que pour Hermione, ça n'allait pas être agréable. S'il pouvait l'éviter, il le ferait. S'il pouvait passer outre la douleur ou s'il pouvait la ressentir à sa place, il le ferait. Mais il ne pouvait pas, alors quand il sentit une résistance, il souffla un coup et poussa rapidement, s'enfonçant dans son intimité facilement.
Hermione couina silencieusement, se crispant légèrement, refermant les cuisses sur ses hanches. Draco s'immobilisa mais Hermione secoua la tête, les yeux fermés.
-Ne t'arrêtes pas, chuchota-t-elle avec difficulté.
Lui obéissant, il s'enfonça un peu plus et il la sentit grincer des dents. Il hésita, inquiet. Pourquoi les filles devaient-elles avoir mal ? C'était injuste. C'est ce que Draco pensait, puisque lui, au moment où il toucha le fond de son intimité, un plaisir indescriptible l'assaillit. C'était bon, trop bon...
Draco se retira légèrement et comme Hermione ne dit rien, il s'enfonça à nouveau, toujours doucement, toujours avec inquiétude. Elle avait encore mal alors que lui prenait du plaisir. Ce n'était pas normal, si ?
-Je vais arrêter, l'informa Draco, furieux contre dame nature.
-Non. C'est bon... c'est normal. Ça va passer.
Sceptique, Draco l'écouta quand même et amorça un lent mouvement de va-et-viens. Seulement, le plaisir venait de s'amplifier, comme si c'était possible. Alors Draco lâcha les cuisses de la jeune fille et posa ses mains de chaque côté de son visage. S'il continuait de la toucher de ses mains, il allait accélérer et lui faire vraiment mal.
-Ouvres les yeux, Mione.
Quand elle s'exécuta, Draco posa son front sur le sien. Il voulait qu'elle oublie sa douleur et se concentre sur eux, leur connexion.
-Continue, lui dit Hermione.
D'elle-même, elle releva les jambes, lui donnant un meilleur angle de pénétration. Inconsciemment, il accéléra le mouvement tant le plaisir prenait de l'ampleur. C'était bon...
-Je ne peux pas m'arrêter.
-Je ne veux pas que tu t'arrêtes, assura-t-elle.
Alors il l'embrassa tout en continuant ses coups de butoirs lents. Bientôt, une brûlure le rendit fou et sans vraiment comprendre, son cerveau explosa. Il ne put s'empêcher de crier, savourant la sensation qui l'assaillit tout entier. Il venait de vivre son premier orgasme avec Hermione. Et même si sa petite amie ne semblait pas avoir eu de plaisir, elle le regardait comme si elle partageait son émoi et son plaisir.
