CARPE DIEM
TOME IV
SIXIÈME ANNÉE
X
Les Horcruxes
Le lendemain, les élèves de Poudlard entamait un week-end printanier où le soleil brillait de mille feux sur le château. Tout le monde profitait à sa manière, en sortant à Près-au-lard, flânant au lac, traînant aux Trois balais, faisant du Quidditch.
Hermione et Draco avaient choisi de s'isoler près du lac, dans une petite clairière qui jonchait les eaux troubles du lac, où de multiples créatures magiques y vivaient et les espionnaient à l'occasion. C'était un endroit calme, protéger des arbres en forme d'arc et jonché de fleurs minuscules. Un endroit que Draco avait fait découvrir à sa petite amie il y avait peu de temps, et où la sorcière avait explosé de rire en comparant l'endroit à une scène dans un film culte. Bien sûr, Hermione avait dû expliquer son hilarité mais Draco n'avait jamais compris en quoi consistait un film.
C'était donc la seconde fois que le couple venait se réfugier ici, et Hermione en était heureuse. Depuis le soir où Harry lui avait jeté un sort, Draco ne la quittait pas d'une semelle et se montrait incroyablement aimant et attentionné. Chose rare pour quelqu'un comme Draco Malfoy, même si la jeune fille ne doutait jamais de son amour.
Adossé au tronc d'un arbre, Draco jouait avec les cheveux de la sorcière, allongée sur ses jambes et son torse. Ils profitaient du calme environnant avant l'arrivée de Pansy Parkinson, qui devait venir leur parlé de sa soirée étrange en compagnie d'Harry. Oui, Hermione avait bien du mal à y croire.
-À quoi tu penses ? Lui demanda Draco dans le creux de l'oreille, lui chatouillant la nuque. De moi, j'espère.
Hermione sourit, amusé par son arrogance. Il voulait sans cesse qu'elle pense à lui, qu'elle le regarde. Sa possessivité aurait dû l'énerver, mais elle ne faisait que renforcer son désir pour lui.
-Je pense qu'on devrait aller au manoir pour les vacances. Ta mère serait contente de nous recevoir.
-C'est impossible, soupira Draco. Le manoir accueille plusieurs mangemorts.
-Pourquoi Narcissa n'a pas empêché ça ?
-Comment pourrait-elle ? Bella a beaucoup d'influence sur ma mère, et avec père à Azkaban, elle n'est plus protégée. Elle préfère courber l'échine face au maître que voir sa famille périr. Je fais pareil pour veiller sur ceux qui compte pour moi.
-Tu préfères traîner dans la boue toute ta vie que traîner en enfer, dit scéniquement Hermione.
Il embrassa le haut de son front pour toute réponse. Son frisson n'échappa pas à la sorcière, qui se retourna pour lui faire face. Elle le regarda, lui et sa mine inquiète, et elle remonta en venant agripper son cou. Le sorcier accueillit alors avec joie ses baisers brûlants.
-Pourquoi dois-tu porter le poids du monde tout seul ? Lui reprocha Hermione d'un air sérieux.
-J'en connais un qui te contredirait là-dessus, maugréa Draco en traçant des lignes imaginaires sur ses joues. Potter se loue d'être l'Élue.
-Mais il ne doit pas sacrifier ce qu'il est, s'agaça-t-elle, claquant de la langue.
-Oh toi, tu es toujours furieuse !
-Absolument pas ! Je ne fais qu'approuver ton observation. Harry est arrogant quand on parle de son passé, c'est un fait.
-C'est un Gryffondor, après tout. L'arrogance des Lions...
Hermione protesta en poussant un cri.
-J'aurais pu aller dans cette maison, je te signale.
Une ombre passa dans le regard de Draco, mais se fut fugace.
-Mais tu es une Serpentard, comme moi, fit-il avec orgueil. Ta place est parmi les meilleurs.
-Mmmh, même pour une née moldu ?
-C'est toi qui parles de «sang», pas moi, répliqua Draco en lui pinçant la joue. Tu as depuis le premier jour prouvé que le discours de mon père est erroné. En fait, c'est moi qui ai honte de mon sang et de ce qu'il implique.
-Ne te blâme pas, tu n'es pas le premier à tomber dans le piège. Dans mon monde, un homme a réussi à faire croire à la population qu'une religion en valait plus qu'une autre. Les conséquences ont été épouvantables. Les sorciers pensent être meilleurs que les moldus. Les moldus, eux, pensent qu'ils valent mieux selon leur origine. On est tous pareil. On pense pareil. N'ai pas honte d'avoir cru ton père, l'homme qui t'a élevé. Le plus important, c'est qu'au final, c'est toi qui décides quoi penser et quoi faire.
-Tu es trop optimiste pour quelqu'un comme moi, maugréa Draco, cachant son émotion devant le discours de la sorcière.
-Crétin ! Soupira-t-elle, le frappant à la tempe. Tu peux pas être sérieux deux minutes.
-Mais je tiens à dire que tu étais adorable, pendant que tu proclamais paix et amour sur terre. C'était très mignon, pour une Serpentard.
-Crétin ! Je le savais, que tu allais me répondre ça. Tu ferais un parfait Gryffondor, tu sais.
Tu veux ma mort ?! Partager la même chambre que Potter ? Père m'aurait déshérité sur-le-champs si je revenais au manoir avec les couleurs de l'ennemi.
-Mais je suis sûr que le rouge serait très sexy sur toi, minauda Hermione en ouvrant le col de sa chemise. Le rouge est la couleur de l'amour, de la passion, de la fougue...
Elle traça de son ongle la gorge du jeune homme et défit trois autres boutons, descendant alors son doigt jusqu'au milieu de son torse. Ses fins poils blonds la chatouillèrent et elle continua son petit manège jusqu'à ouvrir la chemise complètement, découvrant le torse du sorcier et sa fine musculature. Draco attrapa son poignet pour l'arrêter, alors qu'elle s'apprêtait à poser sa main plus bas.
-Pansy va bientôt arriver, lui rappela-t-il, de la déception dans la voix.
-Mais elle n'est pas encore là, répondit-elle dans un souffle.
Elle effaça son froncement de sourcil en fourrageant dans ses cheveux blonds et collant ses lèvres aux siennes. Draco répondit à son assaut en arquant le dos et venant plaquer la sorcière contre lui, et cette dernière le récompensa en gémissant contre lui, appuyant aux endroits stratégiques.
Cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas retrouvés de cette manière, et sentir le désir de Draco contre elle l'enhardis dans ses baisers et ses caresses. Elle avait toujours besoin qu'il la rassure en lui témoignant de son amour et de son désir.
-Tu es de bonne humeur, aujourd'hui.
-Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Sourit-elle.
Hermione parsema le cou de Draco de petits baisers et ce dernier rejeta la tête en arrière, allant cogner dans un bruit sourd le tronc de l'arbre. La jeune fille se moqua de lui tandis qu'il jurait, massant l'arrière de son crâne.
-Ah ça t'amuses, hein ! Pesta faussement Draco.
Le jeune homme se redressa brusquement et renversa la sorcière en arrière, la plaquant dans l'herbe, lui faisant pousser un cri de protestation. Il se nicha entre ses jambes et souleva ses bras pour les maintenir de chaque côté de sa tête. Ainsi immobile, Hermione lui envoya un regard courroucé, tandis qu'il lui souriait, fier de lui.
-Qui rigole, maintenant ? Dit-il, goguenard.
-Si je relève mon genou, tu ne rigoleras plus, je peux te l'assurer, rétorqua la sorcière dans un sourire éclatant.
-Si c'est moi qui relève le genou, toi non plus, tu ne rigoleras plus, répondit Draco en s'exécutant et plaquant sa jambe entre les siennes.
Hermione gémit sous le choc et le lent va-et-viens qu'amorça le sorcier. Elle lui renvoya un regard acéré pour montrer son indignement. Que Draco ne crut pas une seule seconde, tant sa petite amie rougissait et ondulait sous ses brusques caresses.
Draco se remit à l'embrasser et descendre ses mains pour relever la jupe jusqu'à la taille sans cesser ses caresses avec sa jambe. Il s'attaqua ensuite au pull et au soutien-gorge, et embrassa tout son corps de brûlants baisers. Hermione le récompensa en fourrageant dans ses cheveux et malaxant avec force ses bras et son torse. Puis Draco releva les yeux vers elle et y ancra son regard dans le sien, tous deux à bout de souffle. Sa main venait de se plaquer contre son entre-jambe.
-Tu veux... ? Demanda Draco dans un murmure.
Hermione baissa le regard entre leurs deux corps et sourit, à la fois timide et amusée.
-Je suis quasiment toute nue et pas toi. Le message est assez clair de mon côté.
Elle tira sur son pantalon et finit de le dévêtir puis l'embrassa en l'attirant contre elle. Draco se pressa contre son corps et agrippa ses cuisses avant de s'y plaquer, prêt à la pénétrer. Hermione lui mordit la lèvre et, rejetant la tête en arrière, s'arqua pour que Draco la pénètre sans douleur. Elle et Draco gémirent à l'unisson quand l'union fut complète.
-Oh oui, soupira Hermione en tirant les cheveux de Draco.
Ça faisait trop longtemps qu'ils ne s'étaient pas retrouvés aussi étroitement liés. Elle voulait que ça continue toute la journée. Tout le week-end même.
-Encore, fit-elle en plantant ses talons dans les cuisses de son amant. Encore.
Draco était doux, attentif à chacun de ses gémissements. Elle voulait qu'il se lâche un peu et bouge selon son rythme à lui. Plus fort. Plus vite.
-Dray... gémit-elle, l'incitant à accélérer.
Draco augmenta la vitesse et buta plus fort en elle, agrippant ses cuisses jusqu'à y laisser des traces. Elle ne se plaignit pas, lui ordonnant de continuer. Alors il continua de la pénétrer au rythme qu'elle voulait et s'agrippa lui aussi à ses cheveux, lui faisant pousser quelques cris.
-Oh, Dray... c'est bon... c'est bon...
Gémissant à l'unisson, elle sentait le plaisir monter, monter, monter. Des frissons la parcoururent, annonçant le plaisir ultime. Elle tira encore sur le cuir-chevelu du sorcier, donna des coups de reins, embrassa le cou, la mâchoire et les lèvres de Draco.
-J'y suis... soupira-t-elle, le souffle court. J'y suis...
Draco accéléra encore ses coups de reins jusqu'à ce qu'elle explose de plaisir, criant dans son cou et griffant son dos. Il continua plus lentement ses mouvements, tandis qu'Hermione reprenait conscience et retrouvait son souffle.
-Je n'arrive pas... à me concentrer, grogna Draco après quelques va-et-viens, la tête enfoui dans les cheveux d'Hermione. J'entends...
-Oui, je crois que c'est les fées. Elles nous regardent depuis tout à l'heure, avoua la sorcière après avoir redescendu sur terre.
Son plaisir n'avait pas été ultime dans la mesure où Draco ne l'avait pas rejoint. Satanées fées !
-Tu me dis ça que maintenant ? S'indigna-t-il en commençant à se redresser.
Hermione plia ses jambes et l'empêcha de bouger, hilare. Apparemment, elle était la seule à trouver le moment drôle.
-Tu peux me dire ce qui est drôle, par Merlin !
-Elles admirent tes fesses depuis tout à l'heure, se moqua-t-elle.
Furieux, Draco se redressa totalement et cacha son anatomie avec sa chemise. Il regarda en direction de tous les arbres à la recherche des voyeuses mais ne les trouva pas. À la place, Hermione continuait de s'étouffer dans son fou rire, battant des pieds tant elle riait. Draco resta de marbre, loin de partager son humeur. Il tenta plutôt de la recouvrir de son pull, soupçonnant les fées d'avoir invités leurs copains pour profiter de la vue.
-Couvre-toi, bon sang ! Ragea-t-il, attrapant ses chevilles pour l'empêcher de bouger.
Il baissa sa jupe et lui passa de force la tête dans le pull. Voyant comment Draco avait de la peine à la rhabiller, Hermione continua de rire, se tenant le ventre et gémissant de douleur tant elle riait. Des crampes la firent pousser des cris, et Draco ne comprit plus si la sorcière riait ou pleurait.
-...uplies... mal... hoqueta-t-elle, toute rouge.
Impatient, Draco lui administra une gifle, et Hermione s'arrêta de rire, choquée, la bouche grande ouverte.
-Sérieusement ?! S'écria-t-elle, figée au sol.
-Fallait te calmer, marmonna Draco pour s'excuser, craignant apparemment des représailles.
Hermione se redressa et passa rapidement ses bras dans le pull afin de se rhabiller correctement, sous l'œil méfiant de Draco.
-Tu es calmée ?
-Désolée, souffla-t-elle, passant une main dans ses cheveux et son front moite. C'est dingue, on n'a presque rien fait et je suis pourtant toute courbaturée...
Draco s'indigna de sa moquerie, et Hermione l'embrassa sur la joue pour s'excuser.
-Oh, pitiez, je ne veux rien entendre ! Cria alors une voix en venant surgir dans leur petite bulle d'intimité. Eh je ne veux pas non plus faire de cauchemar ! Rhabillez-vous, tous les deux !
Pansy jeta le pantalon sur la figure de Draco et se retourna avec exagération pendant que le couple s'arrangeait. Amusée, Hermione se releva rapidement et s'étira outrageusement, gémissant bruyamment.
-Que c'était bon !
-J'ai rien entendu ! Cria Pansy. Si je m'étais douté que vous n'aviez aucun scrupule à vous sauter dessus en public, jamais je vous aurai donné rendez-vous ici ! À moins que le faire dans la bibliothèque vous branche ! Non, laissez tomber, je ne veux rien savoir, crie-t-elle alors qu'Hermione répondait. Bon, vous êtes présentable ?
Pansy se retourna et, constatant que le couple semblait l'attendre depuis un moment, soupira en s'approchant. Hermione s'amusa de voir Pansy éviter consciencieusement l'endroit où ils... eh bien, où ils s'étaient sauté dessus.
-Alors, ta soirée avec Potter ? Sourit Hermione en arquant un sourcil. Aussi intéressante que ce que tu viens de voir ici ?
-Potter, hein ? Je vois que le survivant est dans ta liste rouge.
-À méditer, répondit Hermione en haussant des épaules.
-Bon, tu vas nous raconter, avec Potter ! Maugréa Draco en époussetant sa chemise.
Son ton était un peu brusque, mais bon, Draco n'avait pas réussi à la rejoindre au septième ciel à cause des fées qui riaient toujours autour d'eux, loin dans la forêt.
...
Pansy ne pensait n'avoir rien oublié à la fin de son récit, et même en racontant tout encore une fois, elle n'était pas sûre de tout comprendre. C'était aussi le cas de Draco, qui butait devant le mot «horcruxe» depuis tout à l'heure. Quand à Hermione, elle faisait les cent pas en se tenant le menton, les sourcils froncés, la mine préoccupée.
Pansy louchait surtout sur les sous-vêtements vainement cachés par la chemise d'Hermione, derrière les pieds de Draco. Oui, bon, il est vrai que Pansy ne leur avait pas laissé de temps pour se rhabiller complètement.
Beurk ! Si elle n'avait pas été retardée par son réveil, elle aurait... bouh, vision d'horreur !
-Tu sais quelque chose sur les horcruxes ? Demanda Draco à sa petite amie.
-Ce nom ne m'est pas étranger, avoua-t-elle en se tournant vers eux, inquiète. Je crois que ça provient de mes recherches sur la magie noire. Quand je possédais le pendentif.
Draco se crispa, visiblement inquiet d'entendre parler du collier maudit. Faut dire que la pierre donnée par Dumbledore avait causé bien des ennuis... bon, et sauvé la vie d'Hermione aussi. Mais tué Blaise pour la protéger. Pas vraiment un sujet très gai.
-Tu n'en sais pas plus ?
-Je sais juste que les horcruxes sont une forme de magie très noire et interdite dans le monde sorcier, leur expliqua Pansy. Apparemment, elle permet à celui qui les utilise de... devenir immortel.
-Comme la pierre philosophale ? Demanda Draco.
-Non, dit Hermione. Je crois que c'est incomparable.
-On doit donner son âme pour posséder l'immortalité, dit Pansy. C'est une malédiction. On doit tuer pour pratiquer cette magie.
-Et c'est le professeur Slughorn qui a expliqué cette forme de magie à Voldemort ? S'indigna Draco, abasourdi. Dumbledore ne fait rien contre ça ?
-J'en sais rien. La pensine n'explique pas tout. J'ai juste vu la conversation entre le maître étant enfant et Slughorn. Après ça, je suis partie rapidement dans mon dortoir et je vous ai trouvé. Je ne comprenais pas ce que Potter m'avait fait partager.
-C'est en tout cas une information importante. Potter a dit autre chose ?
-Il s'y intéresse de très près. Je crois qu'il en a parlé avec le directeur juste avant que je ne sorte. Les horcruxes sont des objets et le maître en aurait presque tous la garde.
-Presque tous ?
Pansy hocha de la tête, mais ne put en dire plus. Elle avait tout dit, du moins... tout ce que lui avait autorisé Dumbledore. Le fait que Potter et lui aient ensuite transplanés ne regardaient qu'eux. Le directeur avait été clair à ce sujet. Ils partaient en mission, mais elle ne devait en informer personne.
La croyait-elle idiote pour qu'elle ne fasse pas le lien entre l'histoire des horcruxes et leur «mission» ? Pansy n'avait pas fini de suivre Potter à la trace.
...
-Eh maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Demanda Draco d'un air sombre tandis que le trio rebroussait chemin vers le château. En quoi ces informations nous aident ?
Hermione l'ignorait. Elle ne savait pas jusqu'où était allé Voldemort avec les horcruxes, ni pourquoi Dumbledore avait tant fait pour obtenir les souvenirs de Slughorn à ce sujet. Elle devrait interroger Potter pour en savoir plus.
Oui, enfin... elle était censé être en colère contre lui. Il lui avait quand même jeté un sortilège extrêmement dangereux à la figure ! À la rigueur, elle lui aurait pardonné, si le sort n'avait pas été destiné à Draco.
Hermione avait prévenu Potter à ce sujet; il n'avait pas le droit de toucher à un cheveu de son petit ami, où il en paierait les frais. Très bien. Elle n'allait pas lui renvoyer l'ascenseur, non. Mais lui montrer ce que ça faisait de toucher à ceux qu'elles aimaient ? Oui.
Weasley ferait l'affaire. Après tout, le survivant n'avait pas de petite amie et même si ça avait été le cas, Hermione n'aurait pas été cruelle au point de s'attaquer à une fille. Mais Weasley ? La proie idéale ! Eh elle était certaine que Pansy l'aiderait dans cette tâche.
-Pansy n'a qu'à continuer de battre les cils en présence de Potter. Il te réservera peut-être de nouveaux rendez-vous avec option révélation.
-Je fais le sale boulot, en clair, marmonna Pansy.
-Ne t'inquiète pas, j'ai un autre travail, qui lui, te redonnera le sourire, confia Hermione tout sourire avant d'agripper le bras de Draco. Mais avant, Dray chéri et moi allons finir notre conversation de tout à l'heure.
-Oh pitié ! Protesta Pansy en ralentissant le pas. Autant dire que je ne rentre pas dans notre chambre avant la nuit.
-Quelle chance d'être le week-end, pas vrai ?
-Merveilleux, rétorqua Pansy en marmonnant dans sa barbe avant de pousser un cri.
Le hibou Grand-Duc de Draco venait de survoler le trio, tirant sur des mèches à Pansy. La sorcière le réprimanda, furieuse.
-Que veut-il à cette heure-ci ? Demanda Hermione pendant que Draco levait le bras pour réceptionner l'oiseau.
-Un message, blêmit Pansy.
Les jeunes filles échangèrent un regard peu encourageant, laissant le temps à Draco de dérouler le parchemin. Hermione nota surtout le temps, très ensoleillé ce matin, devenant de plus en plus sombre au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient.
Quand Draco parcourut les lignes, son visage se décomposa et ses mains tremblèrent violemment. Hermione s'accrocha à son bras d'un geste protecteur et tira sur le papier. Ses épaules se voûtèrent immédiatement.
-Vous me faites peur, tous les deux ! Que ce passe-t-il ? Est-ce... est-ce ta mère, Draco ?
Le couple tourna le regard vers la brune, les yeux écarquillés. Hermione tendit le parchemin à la sorcière d'un air absent et s'accrocha plus encore à Draco, comme si elle voulait se fondre en lui. Les bras du sorcier se refermèrent autour d'elle et ils se serrèrent l'un contre l'autre.
Pansy redouta le pire et lut à haute voix le parchemin.
-Il est temps, lut-elle d'une voix peu assurée. Rejoint-nous où tu as réussis et sauves les tiens. B. B comme... comme ta tante ? Demanda Pansy, le souffle court. Tu... oh... oh non...
Hermione retint un gémissement et tourna la tête vers Draco, se cachant dans son cou.
La lettre était parfaitement claire: les mangemorts arrivaient au château. Draco devait exécuter sa mission pour sauver sa famille... et sa vie. S'il échouait...
Non ! Il n'en était pas question ! Voldemort ne tuera jamais Draco tant qu'elle vivra ! Il devait exister un moyen pour qu'il ne se salisse pas les mains. Il en existait un... oui.
Est-ce pour cela que Pansy la fixait d'un air sombre ? Parce qu'elle connaissait l'alternative ?
Hermione resta collée à Draco le temps que les trois sorciers reprennent leurs esprits. Ils n'avaient que quelques minutes avant que l'école soit envahie. Quelques instants pour profiter du calme et de la paix. Quelques secondes pour un dernier baiser.
Puis viendraient les décisions. Et les trahisons. Hermione savait quoi faire. Savait qui sauver. Il était temps de décider quel camp la méritait.
Bonjour ! Oui, je suis de retour !
Je suis vraiment désolée pour cette longue absence, mais la reprise de la fac perturbe toujours et il faut reprendre le rythme maudit d'une étudiante (vous savez: manger que des pâtes, regarder des séries jusqu'à l'overdose et pleurer en parlant à notre mur, seule compagnie dans le studio). Bon, par contre, cette année, j'ai acheté un chat pour plus que je pleure avec mon mur ^^ Il est noir, les yeux verts et... il s'appelle DRACO 3 Bref, ma vie maudite est ensoleillée par ce petit chou.
Sinon, je reprends l'écriture (si mes livres sur Freud ne me tuent pas entre-temps je rigole, la psycho, c'est trop cool et non, ce n'est pas une fac de paresseux !) et vous retrouve avec notre couple préféré ! ^^ Bref, la fin approche, vous le savez, et l'histoire va prendre une grosse claque. La cause: le choix d'Hermione face à la mission de Draco.
Sinon, autant être honnête, je ne suis pas trop à l'aise dans l'écriture érotique (étrange quand on lis Cinquante nuances de Grey, hum-hum) alors j'espèce que le petit lemon vous aura quand même plu.
Bref, heureuse de vous retrouver vous et le monde des sorciers. à bientôt !
