Hellooo ! Tant de love dans les reviews. Ça me fait des papillons dans le ventre et tout et tout.

Nouvelle partie intitulée Some unholy war, d'après une chanson qui parle de lutter ensemble, de se soutenir mutuellement, d'être fier de combattre aux côtés de son significant other... QUEL GENRE DE MESSAGE SUIS-JE EN TRAIN DE FAIRE PASSER HMMMM? (vous la sentez ma passion?). Anyway.

Ce chapitre est moins cliff-hanger-y que le précédent, je peux pas être aussi insupportable à chaque fois :D Il se passe des choses bizarres (une chose bizarre en particulier, trouvez laquelle haha) mais... j'ai un subconscient très puissant, on va dire, et quand il a décidé d'écrire un truc c'est pratiquement toujours impossible de le supprimer. Pour le meilleur et pour le pire. Puis, bon, tant que c'est pas gratuit et que ça a une profondeur symbolique, je suppose qu'on peut me pardonner quand je fais n'importe quoi. S'il vous plaît.

Sur ces belles paroles pleines de... whatever, bonne lecture ! Luv luv.


If my man was fighting

Some unholy war,

I would be behind him,

Straight shook up beside him,

With strength he didn't know.


Sherlock attendait. On l'avait laissé monter dans l'ambulance. A St-Bart – pourquoi tout devait-il commencer et finir à St-Bart ? – John avait été emporté d'urgence au bloc opératoire. Sherlock avait dû rester en arrière, on ne l'avait pas laissé le suivre, on n'avait pas vu que c'était capital qu'il le suive, qu'il ne pouvait pas le laisser partir. Il était resté au milieu du couloir, les bras ballants, la gorge nouée, déchirée. Un interne l'avait pris en charge, l'avait emmené dans les toilettes pour qu'il lave ses avant-bras ensanglantés. Sa chemise était bonne à jeter. On lui avait proposé un soutien psychologique, il avait refusé pratiquement en hurlant. La police était venue lui demander pourquoi oh pourquoi la poitrine de John Hamish Watson avait été transpercée de deux balles. La police était repartie quand Sherlock, refusant de répondre, avait menacé l'inspecteur de révéler à sa femme qu'il couchait avec sa co-équipière.

Et John était toujours en salle d'opération.

Sherlock attendait, assis dans un couloir gris quelconque, le visage dans les mains, incapable de penser quoi que ce soit. Quelqu'un s'assit à côté de lui.

- Noir, deux sucres, dit simplement Molly en lui tendant une tasse de café.

- Merci, souffla-t-il en la lui prenant des mains.

- Une infirmière m'a dit qu'ils ont bientôt fini. Ils ont failli le perdre, mais son état s'est stabilisé. Tout va bien.

- Tout va bien, répéta-t-il, sans vraiment réaliser.

Il se frottait nerveusement les paupières et le contour des yeux, comme si c'était un nouveau tic qui venait de lui tomber du ciel et lui faisait les yeux rouges. Il n'osait pas la regarder, ou il n'y parvenait pas, coincé dans un autre monde où John était mort à cause de lui.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda-t-elle d'une voix douce.

- J'ai dit que je n'avais pas besoin de psy, grommela-t-il en sondant la surface noire de son café.

- Du coup ça tombe bien que je sois ton amie médecin légiste.

- … Je ne peux rien dire, soupira-t-il finalement, à bout de force.

Il n'avait même pas envie de résister, il n'y avait plus rien en lui. Plus rien que la culpabilité et la voix de Mycroft qui lui répétait à quel point il avait été idiot. Il aurait dû laisser John partir quand il l'avait voulu, au lieu de le retenir stupidement, pour… pour quoi, au juste ? Pour s'assurer qu'il était toujours son ami, même quand il s'essayait à être honnête ? Il avait eu peur, et au lieu de s'en tenir aux priorités (John, sa liberté de partir, de le laisser derrière, de juste aller travailler, ou de juste ne plus jamais vouloir le voir), il avait cédé à ses insécurités, à ses sentiments et John était resté et John était mort. Non, blessé. Simplement blessé.

Mais il aurait pu être mort.

Il serra convulsivement ses longs doigts blêmes contre le bleu de la tasse.

- C'est Mary ?

- Pourquoi ce serait elle ? tenta-t-il de bluffer.

- Parce que si c'était n'importe qui d'autre, tu n'aurais pas cherché à le cacher. Tu m'aurais amené un cadavre pour que je le cache.

Il sourit. C'était vrai. Depuis quand les gens étaient-ils devenus perspicaces ?

- Qu'est-ce qui s'est passé ? répéta-t-elle.

- Je ne peux rien dire, conclut-il en vidant sa tasse.

Son téléphone vibra dans sa poche. On le prévenait que John avait été installé dans sa chambre. Il pouvait aller le voir. Il raccrocha en tremblant. Se frotta les yeux.

- Je peux faire quelque chose pour ta mine, si tu veux, proposa Molly d'un ton léger.

Sherlock lui jeta un regard de côté, suspicieux. Puis il accepta. Il ne risquait pas le ridicule. Il avait choisi ce couloir spécifiquement parce qu'il était désert en permanence. Molly saisit un gobelet qu'elle avait posé sur la chaise voisine. Des glaçons. Elle avait tout planifié.

Elle passa doucement la glace sur ses paupières brûlantes. La sensation mordante du froid se diffusait dans son crâne douloureux. C'était agréable. Le glaçon fondait et des larmes gelées coulaient sur ses joues. Après un long moment, Molly épongea son visage. Il l'entendait fouiller dans son sac. Du bout du doigt, elle étendait délicatement quelque chose autour de ses yeux, en évitant de trop approcher le contour fragile. Ça sentait bon. Elle posa un autre quelque chose sur ses pommettes puis lui dit d'ouvrir les yeux.

- C'est léger, ne t'inquiète pas, dit-elle en rangeant ses affaires. Il ne verra rien.

- Merci.

Dans l'ascenseur, Molly appuya sur le bouton de l'étage de la morgue. Elle irait voir John plus tard. Elle se doutait que Sherlock préférait être seul.

Sherlock ne savait pas s'il préférait être seul, réalisa-t-il devant la porte de la chambre de John. Il vit son reflet parfaitement lisse dans la vitre et se dit que c'était possible. Il pouvait pousser cette porte et ne pas mourir. Il se redressa et carra les épaules, comme John le faisait parfois. S'il avait eu son manteau, il en aurait relevé le col.

Il entra.

Il s'était attendu à un choc, mais il n'en fut rien. Il était engourdi, hébété. Il ne ressentait rien. Le visage de John était pâle contre l'oreiller blanc. Il dormait paisiblement, bercé par le goutte-à-goutte de la morphine au creux de son coude.

Il s'était attendu à trouver au moins un infirmier ou un médecin dans la chambre, qui lui expliquerait en détail que John était vivant. Son corps étendu entre les draps était plus difficile à affronter dans ce silence étouffant.

Il s'assit sur la chaise posée à côté du lit. Il ne savait pas quand il se réveillerait. Il ne savait pas ce qu'il lui dirait. John respirait. La ligne verte sur l'écran du monitoring bipait au rythme des pics réguliers des battements de son cœur. Il ne bougeait pas, mais il vivait, et si Sherlock touchait son poignet il y sentirait son pouls et la tiédeur de sa peau. Vivant.

Sherlock resta longtemps perché sur le bord de sa chaise, les yeux fixés sur les reliefs du corps de John. Il voulait le toucher. Il avait besoin de le toucher. Pour s'assurer. Se rassurer. Il tendit prudemment les doigts, de peur d'il ne savait pas quoi. Il couvrit la petite main de John de sa grande paume. Vivant. Sa peau était souple et chaude, douce comme la peau d'un vivant.

Il ne parvint pas à relâcher sa main.

Quelle heure était-il ? Il ne savait plus. Il ne savait plus combien de temps il était resté au bloc opératoire. Il ne savait plus depuis combien d'années cette journée avait commencé.

Puis soudain, après une éternité agonisante, John remua légèrement. Sherlock abandonna sa main à contrecœur. Prudence. Il lui fallut encore un quart d'heure pour se réveiller vraiment.

- Sherlock ? marmonna-t-il, encore à moitié endormi.

- Je suis là, croassa-t-il, la voix déformée par de longues heures de silence.

- Hey…

Sherlock ne répondit rien, le regard posé au sol, absorbé par une petite tache noire sur le linoléum. Il savait qu'il n'arriverait pas à affronter ce moment.

- Tu es… maquillé ? demanda John d'une voix faible dans laquelle perçait un sourire moqueur.

- Non.

- Mmmkay. Alors c'est que ça te donne une mine merveilleuse de voir ton meilleur ami se faire tirer dessus. Dommage que ça n'ait pas fonctionné pour moi…

- C'est Molly. Elle m'a dit que ça ne se verrait pas.

John rigola doucement. Il tendit la main vers celle de Sherlock pour l'effleurer du bout des doigts.

- Merci de t'être fait beau pour moi.

Il plaisantait. Il plaisantait, l'enchaînement des mots, et le ton ironique, il plaisantait, même le geste était factice, c'était pour rire mais il était le seul à en rire. Sherlock restait coincé, pris dans la sensation des doigts de John sur le dos de sa main, et se répétait silencieusement que c'était faux.

Pourquoi tout était si douloureux quand tout lui avait semblé si simple, deux semaines auparavant ?

Il se leva pour s'éloigner de l'emprise de la main de John.

- Il faut décider d'une version officielle. Molly a des soupçons mais je n'ai pas vraiment confirmé. La police est venue. J'ai réussi à les écarter le temps qu'on trouve un mensonge, dit-il, tout en réfléchissant à un plan.

Il ne vit pas John protester, aveuglé par la réalisation, l'épiphanie.

- Oh. Je suis le premier suspect. Il n'y avait que moi dans la maison quand les secours sont arrivés, je suis couvert de ton sang, j'ai insulté les policiers pour les éloigner. Parfait, on ne devra même pas maquiller les faits. Version officielle : crime passionnel. J'ai voulu te tuer, mais j'ai paniqué à la dernière minute, donc j'ai appelé les secours. Je vais en prison. Tu vis ta vie. Parfait !

- Tu es sérieux ? Crime passionnel ?

- Oui, répondit Sherlock. C'est la seule manière de ne pas incriminer Mary.

- Pourquoi je voudrais ne pas incriminer Mary ? s'exaspéra John, haussant le ton.

- Parce qu'elle ne reviendra jamais si tu la dénonces à la police, répondit-il, avec l'impression d'expliquer un concept très simple à un enfant très attardé.

- Pourquoi je voudrais qu'elle revienne ? cria-t-il tout à fait.

La ligne verte sur l'écran s'affola sous l'effet de sa colère. Sherlock recula d'un pas, tétanisé.

- Parce que tu l'aimes, balbutia-t-il.

- Je ne sais pas en ce qui te concerne, mais personnellement je n'aime pas trop les gens qui essaient de me tuer. Déjà quand elle avait failli te tuer…

Il y eut un long silence. John se calmait.

- Pourquoi tu tiens absolument à ce que je reste marié à une personne horrible qui n'a jamais hésité à me faire souffrir ? Elle a travaillé pour ton pire ennemi. Elle a essayé de te tuer.

- Tu l'aimes, répéta-t-il comme un leitmotiv. Je veux juste que tu sois… heureux.

- Comment je pourrais être heureux avec une personne qui m'a menti à ce point et qui a tout fait pour nous détruire ?

Nous.

- Tu lui as pardonné, à Noël.

- Oui, et entre-temps elle m'a mis deux putains de balles dans la poitrine. J'ai essayé de lui pardonner parce que tu as passé des mois à me répéter que ce n'était rien de te tirer dessus. Mais ça fonctionne pas comme ça, Sherlock. Je sais pas pourquoi tu ne comprends pas, c'est probablement pas de ta faute, mais je te jure que ça fonctionne pas comme ça.

- Mais ça allait mieux, la semaine passée. Entre vous.

- C'est pas parce qu'il y a quelques moments agréables qu'on peut décider qu'une relation fonctionne bien, ou qu'on doit continuer à la faire fonctionner.

Sherlock détourna les yeux. La phrase résonnait en lui, cruelle. Quelques moments agréables. Il revit toutes ces petites secondes où tout avait semblé parfait, les mit bout à bout. À côté de tous les cris, tous les mensonges, toutes les manipulations, toutes les déceptions. Les quelques minutes parfaites contre les années de tourment.

- Pourquoi tu ne tiens pas à ta vie ? demanda doucement John.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, rétorqua Sherlock en s'approchant de la fenêtre.

Il fit semblant d'être intéressé par un pigeon qui se promenait sur le balcon.

- Dès qu'il y a une crise, tu laisses tomber. Tu te laisses tomber. Je te retrouve dans des squats, tu me demandes de pardonner à quelqu'un qui est passé à un cheveu de te tuer, tu assassines un homme sous les yeux des services secrets, tu t'organises ta petite overdose personnelle… et maintenant, tu te proposes pour porter la responsabilité d'un crime dont tu m'as sauvé la vie. Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Tu as épousé Mary, répondit Sherlock sans y penser, concentré sur la blessure de l'énumération.

Le silence se prolongea. Le pigeon se dandinait sur le balcon, ignorant tout de l'orage qui se préparait dans la chambre.

- Version officielle : Mary m'a tiré dessus et je demande le divorce.

- Et votre enfant ? demanda Sherlock en évitant toujours de le regarder.

- Tu crois qu'un enfant a besoin de vivre avec ses deux parents s'ils se détestent ?

- Je ne sais pas de quoi a besoin un enfant ! explosa-t-il, à bout de nerf. Je ne sais pas ce qui est mieux ! Je ne sais pas ce que tu es censé faire, je ne sais pas ce que je suis censé faire, je ne sais pas à quoi ressemble une famille équilibrée, je ne sais pas à quoi ressemble un mariage heureux. Je ne sais rien de ce que je devrais savoir pour t'aider dans ta nouvelle vie, mais je fais tout ce que je peux, au cas où tu n'aurais pas remarqué ! Je me laisse peut-être tomber, comme tu le dis si diligemment, mais je fais tout ce que je peux pour ne pas te laisser tomber. Et je ne pense pas que ce soit trop te demander que d'essayer de t'en rendre compte, au lieu de toujours, toujours, toujours me rappeler que je suis ignorant et stupide et inutile. Je ne sais plus quoi faire pour mériter d'être ton ami.

Il s'arrêta brutalement de parler, écrasé de honte. John appela son nom. Il choisit de ne pas l'entendre.

Le pigeon s'envola d'un battement d'aile et disparut au coin du mur.

- Sherlock. Viens.

Sa voix était trop douce. Il céda. Il retourna s'asseoir près du lit, les bras croisés pour échapper aux mains de John.

- Premièrement, c'est pas sympa de me faire une scène pareille alors que je sors d'une opération.

- C'est toi qui–

Puis il renonça à protester. John souriait, il plaisantait. C'était sa façon de s'excuser.

- Je sais pas trop d'où tu tires tes théories sur l'amour, commença John.

- De mon expérience.

Simultanément, John écarquilla les yeux et fronça les sourcils.

- Ton… expérience ? répéta-t-il.

- Sur le terrain, précisa Sherlock. J'ai mené beaucoup d'enquêtes liées à des affaires de crimes passionnels, de tromperies, de violences conjugales.

Le visage de John se détendit. Oh, ce genre d'expérience, semblait-il penser.

- D'accord. Je comprends mieux, maintenant. Mais ça, c'est pas… C'est pas de l'amour. C'est pas à ça que c'est censé ressembler. Tu crois que Mary est la femme de ma vie, mais c'est pas à ça que c'est censé ressembler.

John se frotta pensivement la nuque. Il voulait dire quelque chose, Sherlock le voyait. Il avait des mots qui pressaient ses lèvres, qu'il ne savait pas comment prononcer.

- Quand j'ai rencontré Mary, je te croyais mort, commença-t-il, très bas. Je n'avais plus rien. J'étais… j'avais tout quitté, Baker Street, le travail, mes amis. Je n'étais plus rien, et avec elle, j'avais l'impression d'exister. Elle n'était pas toi, et la vie ne serait plus jamais la même, ce ne serait plus jamais aussi bien, mais elle était la seule chose qui ne me donnait pas envie de me tuer.

Il avait à peine prononcé le dernier mot. Un silence s'installa. Sherlock crut qu'il avait fini de parler, qu'il devait répondre quelque chose. Il continua.

- J'ai voulu l'épouser parce que cette espèce de gris, cette espèce de demi-bonheur valait mieux que… J'avais l'impression de couler, tu comprends. Je me noyais. Les cauchemars étaient revenus. C'était… Et puis tu es revenu, et je t'en voulais tellement, j'étais tellement en colère que j'ai réussi à me convaincre que je te détestais, et que c'était une bonne idée d'épouser Mary. Et j'ai regretté. A la seconde où on s'est mariés je l'ai regretté. J'ai arrêté de te voir parce que je ne pouvais pas me permettre ne serait-ce que penser revenir à la vie d'avant, parce que maintenant j'avais une femme et un métier et presque un enfant et toute une vie grise déroulée devant moi. J'ai aimé Mary, mais j'ai arrêté dès que j'ai vu à quoi ressemblerait ma vie. J'aurais pu faire semblant. J'ai fait semblant. Mais elle ne m'aime pas non plus et… J'ai commencé à sortir avec elle par dépit. Je me suis marié avec elle par vengeance, et je suis resté un an par habitude. Mais j'étais pas heureux.

Dans le silence qui suivit, Sherlock tenta d'assimiler l'information. Il ne comprenait pas tout, certains éléments ne s'emboîtaient pas, mais il supposait que ça viendrait avec le temps. Il avait passé un an à se répéter des mots qui n'étaient pas vrais. La réalité en était devenue plus difficile à appréhender.

- Sherlock, est-ce que tu… est-ce que je peux revenir vivre avec toi ?

- Oui.

Sherlock souriait, oui, oui, bien sûr, reviens à la maison. Tout revenait dans l'ordre. La terre avait retrouvé son axe et toutes les étoiles étaient en place.

- Tu me laisseras t'aider avec l'enquête ?

- Oui.

Sherlock n'était qu'un oui, un grand oui crié à l'univers, oui, si tu es là, oui, je peux faire n'importe quoi, oui. Oh, comme sa poitrine était douloureuse, comme c'était une torture d'être si heureux. L'euphorie d'enfin avoir la tête hors de l'eau. Plus rien n'était horrible, plus rien n'était tragique, plus rien n'était terrifiant.

John rentrait à la maison.


A suivre...

Ça va? Vous me pardonnez pour le cliff-hanger de jeudi ? :3 N'hésitez pas à me le faire savoir ! A la prochaiiiine~