Coucouuu ! Je vois que mes supplications pour des reviews ont bien marché ! Yay !

Merci pour tous les gentils commentaires, ça me fait toujours trop trop plaisir :D (Vous allez être content.e.s, j'ai fini l'avant-dernier chapitre ! Hourrah, vive moi !)

Je suis pleine de motivation en ce jour. C'est beau.

Mais je ne vous retiens pas plus longtemps, et je vous souhaite une agréable lecture^^


There is no greater thrill than what you bring to me,

No sweeter song than what you sing to me.


- Gavin–

- Greg, corrigea John sans y penser.

- –fait la pire erreur de sa vie en arrêtant la sœur, continua Sherlock, comme s'il n'avait rien entendu. Ce n'est jamais la sœur. Tandis que le beau-frère… S'il m'avait laissé continuer l'enquête…

La scène du crime était proche d'un café qui était proche de la maison, et ils remontaient Baker Street avec deux doubles-expressos, en une sorte de promenade de fin d'après-midi, relaxante pour John, moins pour Sherlock toujours exalté par l'erreur judiciaire du siècle.

- Il va t'appeler dans une demi-heure pour te dire que tu avais raison et qu'il a besoin de ton aide, arrête de te torturer avec ça.

Sherlock ne l'écoutait pas et continuait d'agiter son poing, geste qui aurait pu traduire son exaspération s'il n'était pas encombré dans son mouvement par la main de John qu'il tenait et avait apparemment oubliée.

- Je vais aller visiter la maison du beau-frère, s'il y a des rhododendrons dans son jardin, c'est lui le coupable, marmonna-t-il en faisant mine de rebrousser chemin (oubliant, une fois de plus, le corps de John attaché au sien par la prise étroite de sa main).

- Non, tu vas rentrer à la maison et te laver.

En examinant le cadavre d'un peu trop près, Sherlock était parvenu à tremper toute une section de ses cheveux dans le sang de la victime (la barista qui leur avait servi leurs cafés n'avait sans doute pas cru leurs explications à ce sujet).

- Mais–

- Non négociable.

Sherlock ouvrit la bouche pour proférer une insulte, puis se contenta de sourire.

- Si vous le dites, docteur.

John ricana doucement en lui jetant un regard de côté.

- Je croirais presque que tu es sérieux, dit-il entre deux gorgées de café.

- Capitaine oui capitaine te semble plus convaincant ? souffla Sherlock, rauque dans le creux de son cou.

Ils étaient pratiquement arrivés au 221. John lâcha sa main pour pêcher la clef dans sa poche.

- Je n'ai pas besoin d'être convaincu, conclut-il en poussant la porte.

Sherlock le suivit à l'intérieur, une main dans la poche, l'autre serrée autour de son café. Il ne répondit rien, se mordillant les lèvres. Il essayait maladroitement d'installer une. Ambiance ? Une ambiance, disons, une atmosphère, quelque chose qui dirait hey on baise ? mais d'une façon plus subtile, plus légère, d'une façon qui ne provoquerait pas en lui l'angoisse et la panique habituelles. Il voulait (oh, il voulait), il le voulait tellement mais comme toujours il n'arrivait pas à le dire. Surtout, il n'arrivait pas à lâcher cet embarras handicapant (il se sentait idiot, il ne voulait pas se sentir idiot, il voulait se sentir calme et serein et naturel et anodin et désirable et sûr de lui).

Et au milieu de toutes ces manœuvres plus ou moins assurées et plus ou moins maîtrisées, John restait imperturbable et murmurait ce genre de phrase (« Je n'ai pas besoin d'être convaincu ») qui signifiaient je suis là et je t'attendrai autant que tu voudras mais qui ne l'aidaient absolument pas à ne pas se sentir ridiculement ridicule.

Arrivé à l'étage, Sherlock avait fini son café. Il posa le gobelet vide sur la table de la cuisine en allant vers la chambre.

- Admets que tu es content de pouvoir reprendre les enquêtes, même si Greg t'exaspère toujours autant, lança John depuis le hall où il enlevait son blouson.

Sherlock ne pouvait le nier. Deux semaines auparavant, un représentant de la Défense leur avait rendu visite pour lui annoncer officiellement qu'il était un héros de la nation (Sherlock avait violement éclaté de rire) et que, pour ses services rendus à la Couronne, la Reine le graciait. En d'autres termes, la mort de Magnussen était officiellement une erreur regrettable mais sans conséquence, il pouvait reprendre les affaires et il y avait une médaille qui traînait dans le tiroir de la cuisine où ils rangeaient les stylos vides, les écrous tombés d'on ne savait où et les baguettes des restaurants asiatiques qu'ils n'utiliseraient de toute façon jamais.

- Je vais me laver, cria Sherlock pour ne pas avoir à répondre.

Il posa son téléphone sur la table de nuit, à côté du livre que John lui avait offert en revenant de chez Ella et qui était un équivalent du Syndrome du stress post-traumatique pour les nuls, si ce genre d'ouvrage existait. Il l'avait déjà lu trois fois, mais ne l'admettrait pas à John, et trouvait un certain réconfort à se dire qu'il avait compris que la meilleure manière pour lui de régler un problème était de lire un livre sur le sujet.

Il commença à déboutonner sa chemise et ne remarqua la présence de John derrière lui que lorsqu'il fut torse nu.

- Qu'est-ce que tu… commença-t-il, incapable de terminer sa phrase.

Sherlock écarquilla les yeux et se retourna vivement pour lui cacher son dos.

- Quoi ? répondit-il, peut-être trop violemment, en remettant sa chemise.

- Ton dos, les cicatrices…

L'inquiétude et la douleur dans les yeux de John. Idiot, idiot, idiot, comment tu as pu lui laisser voir…

- C'est rien, j'ai toujours eu ça, rétorqua-t-il, les mains légèrement tremblantes occupées à rentrer les pans de sa chemise dans son pantalon.

(Quelle réaction stupide, ça n'avait aucun sens, personne ne naît avec des lacérations au couteau et des restes de côtes brisées, et puis John l'avait déjà–)

- Je t'ai déjà vu nu, je dois te rappeler notre excursion à Buckingham Palace ?

Oh non, il s'énervait.

- D'accord, j'ai pas toujours eu ça, lâcha-t-il, cinglant. Ça date d'après Buckingham Palace.

Pourquoi s'énervait-il lui aussi ?

- Pendant que tu étais… parti ?

Sherlock ne pouvait pas le nier, il n'y avait aucun autre moment où cela aurait pu arriver sans que John le sache.

- Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

La discussion tournait lentement à une redite de leurs retrouvailles et Sherlock eut peur qu'il revienne sur sa décision de lui pardonner. Mais que pouvait-il répondre ?

- Quand est-ce que je te l'aurais dit ? Pendant que tu me jetais au sol pour m'étrangler alors que c'était à peine cicatrisé ?

- Oh mon Dieu, s'exclama John, vraiment hors de lui. Tu ne vas pas réussir à me faire porter la responsabilité de–

- Je ne te fais porter la responsabilité de rien du tout, mais à quel moment j'étais censé le faire ? répondit Sherlock sur le même ton. À ton mariage ? Quoi, je devais me foutre à poil pendant la réception ? Oh John, choisis-moi, oh John, regarde, j'ai supporté la torture pour toi !

John s'apprêtait à rétorquer quelque chose mais resta longtemps silencieux, la bouche entrouverte, le visage blêmissant progressivement à mesure qu'il comprenait ses paroles.

- Pour moi ? répéta-t-il, brutalement calmé. Qu'est-ce que…

Sherlock porta la main à son visage, et merde. John s'assit sur le lit, apparemment sous le choc.

- Est-ce que tu vas finalement me dire pourquoi tu es parti pendant deux ans ? murmura-t-il, la gorge nouée.

- Moriarty, commença-t-il en déglutissant péniblement, les yeux baissés. Il menaçait de vous tuer, toi, Mrs Hudson et Lestrade si je ne sautais pas.

John posa une main sur les siennes, et il ne s'était pas rendu compte qu'il les tordait nerveusement. Il s'assit à côté de lui, le regard toujours détourné.

- Il fallait que les collaborateurs de Moriarty me croient mort pour que je puisse détruire son réseau. Et je voulais te le dire, j'aurais… J'aurais eu besoin de toi… Pour ne pas devenir fou. Mais je me doutais… que Moriarty avait ordonné qu'on continue à te surveiller, même après sa mort… et je ne pouvais pas te mettre en danger…

Il parlait lentement, cherchant les mots pour dire ce qu'il n'avait jamais dit.

- Tous les jours je pensais à te dire que j'étais vivant. Te voir a été la première chose que j'ai faite en revenant à Londres. Je suis désolé.

John se rapprocha de lui et posa le menton sur son épaule, le bras autour de son dos, la main sur sa hanche. Il embrassa sa joue, doucement.

- Je t'aime, Sherlock.

- Je suis désolé, répéta-t-il, presque inaudible, à nouveau perdu dans sa culpabilité. J'ai tout fait n'importe comment, je suis–

Il le fit taire d'un baiser, et c'était cliché, mais il ne protesta pas et le laissa caresser ses lèvres avec les siennes, sa langue avec la sienne, le laissa glisser ses doigts dans ses cheveux, l'attirer contre lui, l'allonger sur le couvre-lit.

Ils pouvaient le faire maintenant, dans toute la douceur d'une réconciliation, il suffisait que Sherlock dise quelques mots. Son téléphone vibra.

- C'est certainement Greg, chuchota John contre sa bouche entrouverte.

Sherlock hésita une fraction de seconde, puis décida de répondre à Lestrade. Ça ne se serait pas bien passé de toute façon, John n'aurait pas eu envie, l'aurait trouvé repoussant (trop pâle trop osseux l'air malade), se serait moqué (d'une façon ou d'une autre, pas forcément ouvertement, mais il aurait souri avec des couteaux dans les yeux, comme tous les autres).

- Allô ? articula-t-il en se levant et en s'éloignant du lit.

C'était effectivement Lestrade, qui réalisait son erreur et l'implorait de venir l'aider. Il y avait de nouveaux éléments. Sherlock l'interrompit avant qu'il ait eu le temps de les énumérer, déjà électrifié par l'adrénaline.

- Envoie-moi les informations, je me mets en route.

Il était excité, mais d'une autre sorte d'excitation, qu'il connaissait et contrôlait bien mieux. Sans réfléchir il attrapa la main de John et le tira hors du lit, de la chambre, de la maison.

Le beau-frère fut arrêté vers la fin de la nuit, après une course-poursuite (évidemment, quel intérêt sans ça ?), une prise d'otage, une bagarre et un final héroïque où John, en quelques gestes précis, désarma et étala au sol le meurtrier qui avait tenté (à ses risques et périls) de menacer Sherlock d'un couteau sous la gorge.

Dans le taxi à peine éclairé par la lumière fuyante des réverbères, Sherlock tentait de calmer le rush qui l'enivrait encore et essayait de toutes ses forces de garder ses mains dans ses poches. John était silencieux, serein, comme si tout était parfaitement normal alors qu'il sentait ses veines prendre presque littéralement feu.

Baker Street, 221, Sherlock lança des billets au chauffeur et bondit hors du taxi. John le suivit calmement, jusqu'à ce que Sherlock saisisse sa main et le traîne de force à l'intérieur, dans l'escalier, dans l'appartement.

John ne protestait pas. Il souriait et le regardait de cette façon, comme certains matins, lorsque Sherlock ouvrait les yeux et le trouvait déjà réveillé et occupé à l'observer. Il ne protesta pas davantage quand Sherlock attrapa son visage entre ses grandes mains et l'embrassa avec impatience – frustration ?

- Je t'aime, John, je t'aime, gronda-t-il sur ses lèvres.

John rit et Sherlock rit et c'était impossible d'être à ce point au bord de l'explosion. Il tremblait, il lui semblait trembler.

- C'était brillant, tu étais brillant, tu es brillant, souffla Sherlock, ponctuant sa litanie de baisers de plus en plus urgents.

Il voulait le dévorer. Mordre sa bouche et son cou et ses épaules. L'engloutir. Ne jamais jamais jamais le laisser partir. John se laissait faire en souriant et répondait à ses baisers, les mains paresseusement posées sur ses hanches étroites.

- Extraordinaire, chuchota Sherlock.

Il n'eut pas le temps d'hésiter, pas l'envie, et prit délicatement la main gauche de John pour la guider de sa hanche vers le devant de son pantalon.

- Brillant, murmura-t-il, presque inaudible, contre l'arrondi de l'oreille de John.

Il rit, assez bas, presque pour lui-même, et Sherlock, pour quelques secondes, prit peur.

- Si j'avais su que ma contribution aux enquêtes te faisait cet effet, j'aurais tenté ma chance plus tôt…

(Sherlock soupira de soulagement, John ne se moquait pas, John ne se moquait jamais)

Il n'écarta pas sa main, la pressant doucement pour tirer de Sherlock un tout autre type de soupir.

- Chambre ? proposa John en embrassant son cou et la ligne de sa mâchoire.

Sa voix, ses lèvres, sa main, Sherlock en perdait l'usage de ses jambes et de ses sens.

- Oui.

Il ne dirait rien d'autre que oui, de sa vie, il ne dirait plus que oui à John, à toutes les questions, toutes les suggestions, tous les ordres. Oui. Plus rien n'était effrayant et Sherlock se laissa guider jusqu'à la chambre, celle qui avait été la sienne et où personne n'entrait comme John était en train de le faire.

- John, commença-t-il, comme s'il y avait quelque chose à dire, quelque chose de très important, qu'il avait oublié.

- Je t'aime, compléta John en le tirant contre lui pour ouvrir sa chemise.

En toute logique, c'était impossible (ce devait être impossible) de se déshabiller sans cesser une seule seconde de s'embrasser. John semblait ne pas obéir à la logique (quand avait-il jamais été prévisible ?) puisque leurs lèvres ne se séparèrent que lorsque tous leurs vêtements furent éparpillés dans le couloir et la chambre.

Par réflexe, Sherlock bloqua la main qui s'insinuait sous l'élastique de son boxer. John sourit.

- Pas de problèmes, j'adore le suspense, chuchota-t-il en le menant vers le lit.

Ils dansaient une danse étrange, torse contre torse, les mains agrippées comme par désespoir à toute l'étendue de peau qui s'offrait à elles. A chaque pas de John, Sherlock reculait d'autant, en miroir, dans une sorte de mambo maladroit, et frissonnait chaque fois que leurs érections se frôlaient (John le désirait et ça lui semblait un miracle).

Ils se lâchèrent quelques secondes à peine, le temps que Sherlock s'allonge au milieu du lit et que John le rejoigne et le recouvre de son corps et de ses baisers. Ils murmuraient des je t'aime sans s'en rendre compte, leurs voix comme des échos étrangers à leurs oreilles. Cet instant était réel, songea Sherlock, hébété. Cette seconde existait, elle était vraiment en train de se produire et ça l'enivrait au point d'oublier la gêne et la peur et la honte (c'était tellement, c'était tellement parfait que ça ne pouvait pas mal se finir).

- Qu'est-ce que tu aimes ? demanda John, la bouche pressée contre son cou et les mains serrées autour de ses flancs.

La question surprit Sherlock, qui mit quelques secondes à répondre.

- Les assassinats en chambre close ? Les meurtres en série.

John éclata de rire. Sherlock se tortilla sous lui, mal à l'aise et dérangé par son souffle qui lui chatouillait la gorge.

- Quoi ? s'exclama-t-il, exaspéré.

- Je voulais dire : qu'est-ce que tu aimes au lit ?

- Tout ?

La réponse était venue trop vite, d'une voix trop étranglée, trop hésitante, pour que le mensonge ne soit pas manifeste. John gloussa en se redressant sur les coudes, le torse flottant à quelques centimètres de celui de Sherlock.

- C'est pas possible de tout aimer. Il y a bien des choses que tu préfères, comme par exemple…

Il s'interrompit, les sourcils froncés. Il réalisait. Sherlock se maudit d'il ne savait quoi, de ne pas avoir été assez convaincant, de ne pas s'être préparé à la question. John s'écarta et s'assit à côté de lui, silencieux, perplexe.

- Tu n'es pas en train de me dire…

Sherlock se sentait plus nu que s'il l'avait été réellement, exposé, ridicule. Il s'assit également, pour reprendre une certaine contenance, se préparer au pire, les yeux baissés.

- … que tu es vierge ?

- Qu'est-ce que ça change ? rétorqua Sherlock. La virginité est un concept rétrograde visant à contrôler la sexualité des femmes et établir des hiérarchies sans aucun fondement logique. C'est ça que tu penses, que j'ai intrinsèquement moins de valeur en tant qu'être humain parce que je n'ai trouvé personne avec qui consentir mutuellement à une pénétration ?

Cette manie qu'il avait de s'énerver pour se protéger, mitrailler des phrases trop longues et trop pompeuses sur un rythme trop rapide. Le visage de John changea (yeux écarquillés bouche entrouverte il ne s'attendait pas à cette réaction).

- Je n'ai jamais– Je suis désolé, je pensais juste– bégaya-t-il en se grattant le crâne. Tu es séduisant, je pensais que tu en aurais profité, au moins à l'université…

Sherlock essaya de ne pas réagir au compliment, se contentant de se renfrogner.

- Tu as rencontré Seb. Mes années d'études n'étaient pas celles de ma plus grande popularité.

John saisit sa main (il grattait sans s'en apercevoir la peau sensible de sa cheville, qui prenait peu à peu un rouge violacé) et il se sentit se détendre. Il ne se moquait pas. Il se foutait totalement de son expérience ou de son passé. Ça ne faisait pas de différence. Il n'était pas un freak.

- J'ai failli, plusieurs fois, murmura-t-il sans le regarder. Avec les mauvaises personnes, pour les mauvaises raisons.

(Avec un professeur, pour la reconnaissance intellectuelle. Avec un dealer, pour la cocaïne. Avec une brute, pour avoir un ami. Avec un inconnu, pour l'avoir fait.)

John l'écouta lui expliquer qu'il avait préféré laisser tomber tout ça pour se concentrer sur ce qui comptait (les enquêtes, la science, le savoir). Qu'en vérité il avait peur, une peur totale, existentielle, peur de ne pas en valoir la peine. Peur de perdre le contrôle. De ne plus rien valoir une fois qu'il aurait été vulnérable. De ne plus l'intéresser.

John l'écouta puis ne dit rien. Il l'embrassa et, imperceptiblement, le guida à se coucher à nouveau, la tête dans les oreillers, et s'allongea contre lui, sur lui. Il ne lui dit rien mais par des gestes comme une chanson muette, il lui promit qu'il l'aimait, qu'il en valait la peine, qu'il ne l'abandonnait pas, qu'il ne fallait pas avoir peur.

Le taux d'adrénaline dans leur sang était retombé, mais l'excitation était toujours là, différemment. Calmement. Il n'y avait plus nulle part où courir lorsqu'ils étaient pressés l'un contre l'autre.

Quand le soleil se leva par la fenêtre de la chambre défaite, Sherlock était suffisamment informé pour savoir ce qu'il aimait au lit.

Il aurait dû savoir que John était parfait.

A suivre...


J'avoue tout : la portion de dialogue ("Qu'est-ce que tu aimes?" - "xyz" - "Non, je veux dire : qu'est-ce que tu aimes au lit?" - "Tout") est éhontément tirée de Queer as Folk (la version britannique. Celle qui est faite par Russell T Davies. Vous savez, le mec qui a repris Doctor Who avant de le refiler à Moffat. Vous savez. L'ami gay de Moffat. Je dis ça, je dis rien.) Parlant de ça, d'ailleurs : si c'est pas encore fait, regardez cette série. Le couple principal est juste johnlock. Et c'est pas comme s'il n'y avait pas des références à Queer as Folk dans Sherlock (je repense souvent au moment où, dans The Empty Hearse, Sherlock parle du mec qui vend des fish'n'chips et lui fait des réductions parce qu'il l'a aidé à "monter une étagère"... en référence au passage dans Queer as Folk où deux mecs parlent d'un troisième en disant "Oui il est mignon mais il fait un peu Bob le Bricoleur" - "Oh moi ça ne me dérangerait pas qu'il me monte une étagère" (spoiler : ils parlent de sexe)... Sherlock a couché avec un vendeur de fish'n'chips c'est #confirmé). Je tire cette dernière information de la vidéo de TJLCexplained intitulée "Sherlock is gay"(/watch?v=RpTBzSge2bQ). Elle est sous-titrée en français, vous n'avez aucune excuse. Y a aussi ce post sur le tumblr de decadentwallpaper (/post/147273873637/im-watching-queer-as-folk-and-i-just-watched), pour d'autres références...

(Les gars je cite mes sources. L'université déteint sur moi. Au prochain chapitre, vous aurez droit à la bibliographie exhaustive de mes recherches sherlockiennes. Ou pas.)

Sur totalement un autre sujet (ou pas vraiment), j'ai essayé dans ce chapitre de clarifier un peu le rapport de Sherlock au sexe. Selon moi, il n'est pas asexuel (non pas que je considère l'asexualité comme une maladie/anomalie/un truc qui n'existe pas (/fin du disclaimer)), mais il a un rapport très complexe à la/sa sexualité, tout comme il a un rapport très complexe à l'expression de ses émotions. Je ne sais pas vraiment si c'est un lieu commun du fandom Sherlock (vu que je ne lis que du Virgin!lock, ma vision du phénomène est très certainement biaisée...), mais en tout cas c'est mon headcanon, très nettement inspiré de mes propres insécurités... Morale de l'histoire : I'm fucked up. J'espère que mon Sherlock n'est pas trop bizarre pour les 90% de la population pour qui le sexe est une activité marrante pas du tout existentiellement angoissante.

J'espère que ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas à commenter pour me le faire savoir, et on se revoit lundi prochain pour un chapitre tout fluffy (vraiment, y a que du fluff et des papillons et des gloussements). Dans le suivant, il y a même des chiots. Ça se sent que j'essaie de me rattraper ?