Les personnages appartiennent tous à Cassandra Clare

Merci beaucoup pour les reviews et pour ceux qui suivent l'histoire en l'ajoutant aux préférées, ça fait chaud au coeur !

dany grn: Merci beaucoup ! C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de fictions TMI !

Analissa: Merci de revenir pour lire les chapitres ! J'espère que tu apprécieras le développement de ma fiction !

Mia Fullbuster: Tiens, un visage nouveau qui vient lire ce que j'écris ! Merciiiiii ! (fan de FT? :D) Oh, je suis la première fiction TMI que tu lis, trop cool ! :D Eh bien voilà la suite ! Merci encore de laisser une trace de ton passage!

loupa4: J'ai cru que tu m'avais oublié pour le précédent chapitre ! Merci pour tes reviews

Eh bien ! Commençons !


Le lendemain, Simon était tellement inquiet pour Clary après avoir vu l'état de ses mains, qu'il ne la quitta pas de yeux. Quant à elle, lorsqu'elle croisait Jace, elle baissait les yeux, rouge de honte en repensant au baiser sur la joue. Ce n'était pourtant pas dans ses habitudes de rougir comme une gamine. De plus, elle n'était pas une fan des gens comme Jace. Mais elle avait réussi à voir une personnalité qu'il cachait derrière ses airs de prince. Une personnalité qu'il n'a montré qu'à elle. Elle avait eu l'impression d'être un peu plus intime avec lui.

Clary ouvrit son casier et en sortit ses livres de maths, d'histoire et d'anglais. Elle chercha du regard Simon qui n'avait pas pu l'emmener le matin même car il serait en retard. Mais au lieu de rentrer la tête brune de son ami, elle rencontra la tête blonde de Jace. La coupure sur son arcade sourcilière n'avait toujours pas guéri, mais ça ne semblait pas le gêner. Il roucoula près de Clary en continuant sa route.

-Bonjour, Clary.

Il n'avait pas retiré ses mains de ses poches et il rigola en s'éloignant. Clary se sentit bête de se voir privilégié contrairement aux autres filles. Elle alla en cours.

Le cours de maths était ennuyant. Bien sûr, Isabelle était avec elle, mais bizarrement, avec Jace, elle s'amusait bien. Elle était trop occupé à faire semblant de le détester. Le blond semblait s'en accommoder.

Elle se dirigea joyeusement à son cours d'anglais où elle retrouva Jace, déjà assis à sa place. Il sourit malicieusement en la voyant débarquer. Elle se posa sans lui accorder un regard. Il lui jeta un regard en coin alors que le professeur s'installait. Il se pencha légèrement vers elle et chuchota pour éviter le courroux du prof.

-Comment va ta main, Fray?

-Et ta tête, Wayland?

-Toujours aussi aimable.

-Dans tes rêves.

Le cours avait commencé, et après un silence, Jace reprit la parole.

-Viens me voir après le cours, je regarderai tes mains.

-Je dois aller voir Simon avant. Mais je te rejoins après.

-T'acceptes comme ça? Tu m'aurais envoyé bouler avant.

-On ne vous dérange pas tout les deux? gronda le prof

Ils pouffèrent sous cape, et Clary se rendit compte que c'était la première fois qu'elle s'amusait autant. Elle se sentait un peu honteuse en pensant à Simon. Elle vit un peu plus loin, Aline, rouge de colère. Jace suivit son regard et lâcha un soupir. Lorsque la cloche sonna, la jeune fille s'éclipsa pour rejoindre Simon qui lui avait demandé la veille de la rejoindre derrière l'école. Apparemment, il avait quelque chose d'important à lui dire, et elle était un peu inquiète.

Il était déjà là, à l'attendre. Il entortillait ses doigts entre eux et était livide. On aurait pu croire qu'il allait s'évanouir sur le champ. Elle le salua vivement, toujours le sourire aux lèvres. La journée avait bien commencé. Elle n'avait eu aucun pépin, et elle commençait à s'entendre de mieux en mieux avec Jace. Elle ignorait toujours pourquoi elle pensait sans arrêt à lui. Elle l'avait toujours détesté.

-Salut, Clary.

-Salut !

Il y eut un silence gênant que Clary ne comprit pas.

-Qu'est ce que tu voulais me dire?

-Tu as quelque chose à faire?

-Eh bien, Jace m'attend...

-Jace? Comme dans Jace Wayland? Le mec que tu détestes?

-Il n'est pas si mauvais.

-Pas si mauvais? Il joue avec toi Clary ! S'il est gentil en ce moment, c'est seulement pour tuer le temps !

-Si tu m'as appelé pour me faire la moral, je préfère encore m'en aller.

-T'es vraiment bête à ce point? Tu tombes dans le panneau parce qu'il te fait les yeux doux?

-Je te l'ai dit ! Il est aimable et sincère. Contrairement à toi en ce moment.

-Je pensais que tu valais mieux que ça !

-Et qu'est ce que c'est censé vouloir dire? s'énerva Clary

Il regretta ses mots. Clary le voyait dans ses yeux. Cette conversation n'était pas censé tourner comme ça, et ce n'était certainement pas ça qu'il voulait lui dire. Mais parti comme c'était, il était obligé de faire autrement, et d'avouer l'inavouable. Simon s'était évertué à le cacher depuis si longtemps que le cacher était devenu une habitude.

-Je suis amoureux de toi. Mais maintenant, c'est clair que tu ne ressens pas la même chose.

Il la dépassa en donnant un coup dans son épaule. Suite à ce léger bousculement, Clary recula légèrement, sans bouger. Elle l'entendit ralentir dans son dos.

-J'ai été accepté à Harvard.

Et avec ça, il la laissa seule. Voilà pourquoi il était tellement stressé. Il voulait que la fille qu'il aime soit la première à savoir qu'il avait été accepté dans une université de prestige. Elle ne savait pas vraiment quoi répondre, maintenant que ses sentiments étaient confus. Elle resta là un moment avant de se décider à rejoindre Jace.

Il l'attendait devant l'infirmerie. Il lui ouvrit la porte par galanterie et entra à sa suite. Clary se posa sur un des lits et repensa à ce qu'avait dit Simon. Elle vit le visage de Jace se placer devant le sien, et ça la fit réagir.

-Quelque chose ne va pas?

-C'est rien.

-Il s'est passé quelque chose avec Simon?

Elle ne répondit pas, alors Jace se douta qu'il s'agissait de ça. Le blond enleva les bandages des mains de Clary et observa. La cicatrisation était presque terminé, alors Jace estima qu'il pouvait enlever les fils qui dépassaient de ses mains. Il prit un petit ciseau et les coupa soigneusement en tirant pour les retirer. Clary mourait d'envie de se plaindre, mais elle ne voulait pas passer pour une lâche devant lui.

-Tu n'es pas obligé de faire la forte. Je sais que ce n'est pas agréable.

Il reposa les ciseaux et prit du désinfectant ainsi que des compresses. Il lava le tout et remit un bandage bien propre. Les paumes de la rousse chauffaient tellement qu'elle voulait les gratter au sang. Jace posa ses doigts sur ses mains. Même à travers le tissu, elle pouvait sentir ses doigts frais contre sa peau.

Quand Clary leva les yeux. Elle vit le visage angélique de Jace et le regard brûlant qu'il lui lançait. Alors, il fit l'inattendu en se penchant et en embrassant Clary.

C'était un baiser doux, comme on en voit dans les films. Jace avait juste remonté sa main sur la joue de Clary et l'avait embrassé. La rousse elle, ne savait pas quoi penser, alors, elle avait juste stoppé de bouger. Elle accepta sans rechigner la douceur de ce geste d'affection. Elle ignorait encore si elle devait répondre à ce baiser. Elle savait qu'elle en avait envie, mais elle avait trop de fierté pour l'admettre, alors elle se contenta de recevoir. Il se recula en laissant son regard dériver dans les yeux verts de Clary.

-Pourquoi tu as fait ça?

-J'ai besoin d'une raison?

-Je ne suis pas une de ces pouffes qui te tournent autour, Jace.

-Je n'ai jamais dit ça.

-Alors pourquoi tu l'as fait?

-Tu es quelqu'un d'intéressant. J'aime ça.

Encore une fois, Clary était indécise. Elle savait que Jace ne portait pas les gens comme Aline dans son cœur. Mais il aimait la popularité qu'il avait. Et pourtant, il avait commencé à s'intéresser à elle. Elle se leva en ignorant sa dernière remarque. Deux déclarations en deux jours commençaient à faire trop. Elle ne savait pas où se trouvait son cœur. Elle quitta l'infirmerie en laissant le blond seul et sans réponse.

Dans le couloir, elle prit pleinement conscience que Jace venait de l'embrasser. Elle avait du mal à y croire, surtout qu'il s'agissait de son premier baiser. Elle avait l'impression de ne pas savoir marcher droit.

La journée défila sans qu'elle s'en rende compte. Jace occupait ses pensées.

Clary rentra chez elle. Personne n'était là. La rousse se demandait si elle devait appeler Simon. D'un côté, elle n'en avait pas envie, car c'était de sa faute si la dispute avait commencé. Mais d'un autre côté, elle se sentait coupable d'avoir apprécié ce baiser avec Jace alors qu'il venait à peine de lui faire sa déclaration. Clary s'étala dans son lit. Elle aurait préféré se laisser mourir plutôt que de devoir affronter Simon le lendemain.

Son meilleur ami n'est pas venu. Ni le jour suivant. Ni le jour d'après. Simon n'est pas revenu. Il ne répondait pas au téléphone non plus. Et quand Clary se rendait chez lui, sa mère ou sa sœur étaient les seules à ouvrir la porte.

Clary savait qu'elle n'avait rien à se reprocher. Malgré le fait qu'elle pense à Jace, elle tentait de s'imaginer en couple avec Simon. Mais rien ne lui venait. Elle considérait son meilleur ami comme un frère plutôt qu'un amant.

Cela faisait donc trois jours que Simon n'était pas venu au lycée. Et rien n'allait en s'arrangeant. Elle ne cessait de croiser Jace dans les couloirs. Isabelle aussi. Elle commençait à se douter que quelque chose clochait alors qu'elle la voyait fuir le regard de Jace. Cette histoire commençait même à attiser la curiosité d'Alec. Clary savait que ce dernier était gay. Elle s'en fichait. L'humanité c'est aussi accepter les différences qui nous rendent égaux. La rousse avait même vu un rapprochement entre le garçon et l'extravagant du lycée: Magnus Bane.

Clary se cachait dans les escaliers de secours pour échapper à Jace et aux regards furieux d'Aline et des pimbêches qui l'accompagnaient. Personne ne l'avait encore jamais trouvé ici. Elle passait toutes ses journées ici, du moins pendant les temps libres. Elle attendait seulement. Elle attendait une personne qui saurait la trouver.

Deux semaines après le baiser, Clary avait aperçu Simon dans un des couloirs de l'école. Il rigolait gaiement avec Isabelle. La rousse se vexa légèrement. Pas de le voir avec Izzy, non. Elle aimait beaucoup la jeune fille. Elle lui tenait souvent compagnie et s'avançait même à dire qu'elles pouvaient être meilleures amies. Clary se dit qu'elle la questionnerait sur Simon plus tard. Elle alla se cacher dans ses escaliers.

Clary gravit les marches et découvre avec surprise une bouteille d'eau de javel laissé à l'abandon. Elle se tourna et se retourna pour voir si la femme de ménage était toujours là. Mais personne. Elle se posa tout en longueur en étirant ses jambes. Elle en profita pour étendre ses bras dans le même temps. Là, ses yeux rencontrèrent ses mains couvertes de petites cicatrices, à peine visible. Clary était heureuse d'avoir ses traces. D'une part, elles ne se voyaient pas beaucoup, et de l'autre, elle avait toujours rêvé d'avoir des cicatrices de guerre. Car aider Jace au début n'était pas une partie de plaisir. Elle en avait même perdu son meilleur ami.

Clary s'adossa au mur. Assez. Il était temps de dire: assez.

La rousse se réveilla en sursaut tandis qu'elle entendait la porte de l'escalier de secours s'ouvrir et se refermer. Elle s'était endormi ! De plus, elle n'était pas censé se trouver ici. Elle regarda l'heure et prit conscience de son retard. Une personne se percha devant elle et Clary pensa que c'était la fin. Qu'elle allait passé un sale quart d'heure pour avoir louper la moitié du cours et d'être dans un endroit interdit aux élèves.

Au lieu de ça, elle tomba nez à nez avec Jace alors qu'elle avait malencontreusement tapé dans la bouteille d'eau de javel. Il l'arrêta du pied. Le stress qui s'accumulait en elle diminua aussi sec. Elle s'écrasa par terre.

-Ah, ce n'est que toi.

-Comment ça, "ce n'est que moi"? Pour une fois que je prends mon courage à deux mains pour passer cette porte.

-Tu savais que j'étais là?

-Bien sûr ! Je venais ici quand je n'allais pas bien avant. Maintenant, je préfère le toit.

-Pourquoi tu n'es pas venu me voir plus tôt?

Il se rapprocha d'elle; Il se colla presque.

-Un espace restreint. Toi. Moi. Mauvais combo.

Il prit ses cheveux roux dans sa main et les entortilla dans ses mains. Tout en souriant, il vit Clary qui ne savait plus où se mettre. Elle se contenta alors de reprendre ses cheveux et de sortir de l'escalier. Jace la suivit de près. Il la rattrapa par le bras.

-Attend attend ! C'était une blague ! Enfin non ! Ecoute, si je voulais vraiment faire quelque chose, je l'aurais fait depuis longtemps.

Clary se dégagea, outrée.

-Non ! Merde ! C'est pas ce que je voulais dire ! Je suis nul pour ce genre de chose.

La rousse s'éloigna. Elle était en retard pour le cours d'art. Et c'était son cours préféré: même si elle était avec Jace lors de ce cours.

-Clary, je t'aime bien ! Tu me plais ! C'est pour ça que j'ai tellement hésité avant de rentrer dans l'escalier de secours. Pardonne-moi. Je voulais pas t'offenser. J'ai pas l'habitude de m'exposer comme ça.

Elle se stoppa et lui fit face.

-Pardonne moi? supplia-t-il

-On est en retard pour le cours. Dépêche.

Il rechigna légèrement mais la suivit tout de même. Quand Clary ouvrit la porte de la salle, la prof les regarda et les invita à entrer sans rien dire. Elle n'était pas du genre à se plaindre d'un retard pour un cours d'art. Jace et Clary se glissèrent à leur place, tout à l'arrière. La rousse put voir du coin de l'œil Simon qui la regardait discrètement.

Le cours se passa très très mal. Ou plutôt, ça avait mal fini pour Jace et Clary. Une bataille de peinture avait suivi les quelques minutes suivant leur arrivée. Tout ce que la rousse avait fait, c'était mettre un peu de peinture sur les vêtements du blond, et elle ne l'avait même pas fait exprès ! Il avait répliqué, et elle avait fait de même, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'ils se fassent réprimander. Leur punition était de rester à la fin du cours -et donc de la journée- pour nettoyer tout. Clary protesta légèrement car elle avait prévu de parler à Simon. Mais se plaindre semblait être une cause perdue, alors elle abdiqua.

Tout le monde quitta la salle. La prof ne leur accorda pas un regard. Elle voulait simplement rentrer chez elle, elle aussi. Mais maintenant, Clary se retrouvait seule avec Jace, et ça ne lui plaisait pas beaucoup. Enfin, si. Bien sur, ça plairait à n'importe qui, mais elle n'était pas n'importe qui. Ou peut être que si.

Le blond remplit un sot d'eau et commença le nettoyage sans dire un mot. Clary fit de même en rangeant les bouteilles de peinture et en râlant par laps de temps.

-C'est de ta faute, se plaignit-elle

-En quoi c'est ma faute? C'est toi qui m'a lancé de la peinture dessus.

-C'était un accident !

-T'as ruiné mon dessin !

-Tu ne sais même pas dessiner de toute façon !

Jace ne répliqua pas. Au lieu de ça, il plongea sa main dans l'eau et éclaboussa Clary tout en gardant l'expression stoïque qu'il avait l'habitude d'afficher. En plus d'être pleine de peinture, la rousse se retrouva donc trempée jusqu'aux os. Bien décidé à ne pas en rester là alors qu'elle décochait un visage outré à son agresseur, elle débouchonna une des bouteilles de peinture et en aspergea le blond. Il se retrouva le visage couvert de rose qui dégoulinait sur son T-Shirt, déjà sale. Il souffla un coup pour éviter que la peinture rentre dans sa bouche et se vengea en arrosant Clary de peinture verte trouvée au hasard, sur le chemin de sa main.

Ainsi démarra une bataille de peinture qui semblait durer. Jace glissa plus d'une fois à cause de la peinture qui finissait par s'échouer par terre, ce qui provoquait en Clary des énormes crises de rire qui s'arrêtaient quand elle recevait de la peinture dans la bouche.

Elle se recula, abdiqua presque, avant de sentir son pied glisser. Elle se rattrapa à la chose la plus proche. Chose qui semblait être Jace. Il ne se fit pas prier et l'accueilli dans ses bras. Ne sachant plus où se mettre, la rousse tenta vainement de reculer, mais il la tenait bien fermement. L'attraction qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre rendait la chose insoutenable pour les deux parties. Alors que Jace, le regard profond, entamait déjà la démarche pour l'embrasser, Clary annula la procédure en détournant la tête, incertaine.

-Qu'est ce qu'il y a ?

-Je ne sais pas si c'est bien, bégaya-t-elle

-En quoi c'est mal?

-Ecoute, dit-elle en raffermissant sa prise sur ses épaules, tu es ... à tombé par terre. N'importe qui te le dirait. Mais ça, ce n'est pas moi. Ce n'est pas ce que je suis.

-Et qui es-tu?

Il avait posé ses mains entre ses omoplates alors que celles de Clary avaient dérivé instinctivement dans sa nuque.

Clary le savait. Il s'agissait d'un test. Savoir si elle craquerait pour ses beaux yeux. Mais elle y réfléchit à deux fois. Au temps qu'il lui a laissé pour cogiter sur le baiser, plus, elle se rend compte que plutôt que de reconstruire sans arrêt ce mur qu'il passe son temps à détruire quand elle glisse un regard sur sa personne, elle préférerait profiter de ses moments d'éternités. Alors, elle lâche juste ce qui lui vient à l'esprit.

-Et puis merde.

Elle l'attira à elle en même temps qu'il l'attira à lui. Quand leurs bouches se rencontrèrent, il n'y avait pas de faux semblants. Il n'y avait aucunes ruses, et aucunes surprises. C'était comme une explosion de sentiment refoulés d'un côté, et de sentiments satisfaits de l'autre. Jace raffermit encore plus sa prise sur elle jusqu'à la porter et la poser sur sa table pleine de peinture. Il entourait ses doigts sales dans les cheveux collants de sa compagne alors que leurs lèvres bougeaient avec frénésie.

Le premier baiser était doux. Celui-ci était brutal, et c'était parfait. On ne survit pas sans une once de brutalité. C'était le terme d'un désir achevé. Quand leurs lèvres se détachèrent lentement, ils respirèrent tous deux bruyamment avant de se sourire mutuellement. Il y eut même des petits baisers discrets alors qu'ils entamaient enfin un ménage sérieux. Quand ils quittèrent enfin la pièce pour rentrer chez eux, l'odeur de la peinture flottait dans la pièce.

Main dans la main, il traversait les rues de Manhattan sans avoir honte de leur apparence colorée. Ils n'avaient en effet pas pu retirer la peinture. De plus, la voiture de Jace semblait avoir mystérieusement disparue, et Clary suspectait un salle coup d'Isabelle. Mais rien de bien méchant pour lui en vouloir. Jace se proposa de ramener Clary.

Quand ils arrivèrent sur la pas de sa porte, et entrevit Mme Dorothea derrière ses rideaux. Jace la remarqua lui aussi, et il rigola sous cape.

-Flippant. Ta nébuleuse voisine de palier je présume?

-Elle est aimable comme une porte de prison.

Il rigola encore une fois. Un doux son que Clary appréciait.

-Je dois rentrer. Ma mère et Luke vont se demander ce que je fais.

-T'auras qu'à leur dire que tu embrassais ton petit-ami, beau à couper le souffle.

-Ah, la modestie... Cette qualité grandissante chez toi.

-Je m'entraîne. Sérieusement, tu vas leur dire quoi?

-Que j'ai été prise sous une averse de peinture?

-C'est une idée.

Il se pencha, et l'embrassa encore plusieurs fois avant de la relâcher et de s'éloigner en se mordant la lèvre inférieure. Il se détourna, et vagabonda dans les rues de Manhattan.

Clary rentra donc, couverte de peinture. Après une brève et vaine explication à sa mère elle partit se doucher où elle passa incessamment ses doigts sur ses lèvres, et c'est en y repensant qu'elle s'en rendit compte.

Ce deuxième baiser avec Jace avait le goût de la peinture.


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