Redo
Auteur : Angelscythe
Genre : Romance, shonen-ai, tristesse, drame.
Couple : Soriku. Pas de surprise pour une fois.
Disclaimers : Tous les personnages de cette fic appartiennent à Square enix ou/et Disney.
Note 1 : / ! \ Cette fic, relue par Mikukearu qui aide dans les idées, comporte des spoils sur Kingdom Hearts Dream Drop Distance.
Chapitre 5 : Étranglé.
Son bras enroulé autour de la taille de Sora, Riku regardait autour de lui. Les rangées de dents devant eux, l'enchevêtrement de boîtes en tout genre, eau à perte de vue, ouvertures étranges, Riku connaissait cet endroit.
Monstro.
Ils étaient à l'intérieur de ce cachalot et ça lui rappelait de mauvais souvenirs. Mais, au moins, cette fois, il n'était pas seul. Sora, serrant Nyan dans ses bras, était à son côté. Il était persuadé de pouvoir supporter son passé.
Il se donna du courage en lui embrassant doucement les lèvres. Sora répondit à son baiser avant de lui sourire. Il sursauta néanmoins en entendant des cris. Ce n'était pas des cris de douleur ou de haine mais quelqu'un qui appelait.
Un nom que Sora et lui-même connaissaient. Pour des raisons tout à fait différente, mais ils le connaissaient. La main de Riku se crispa alors sur le flanc de son partenaire pendant quelques secondes qui lui semblèrent des heures.
Il inspira ensuite de l'air puis relâcha celui qu'il aimait pour s'approcher de l'homme qui criait. Gepetto. Il se demandait seulement si il allait le voir par soucis de faire le bien ou pour racheter ses fautes.
Il espérait qu'il s'agirait de la première option parce que la deuxième était purement intéressée et c'était probablement signe qu'il était encore entièrement esclave des Ténèbres. Il espérait sincèrement que non.
Ils s'approchèrent du bateau de Gepetto et un problème autrement plus grand et effrayant le frappa de plein fouet : qu'est-ce que Sora pensait de lui ? Est-ce qu'il pensait qu'il faisait partie de la Lumière ou avait-il la crainte, secrète, qu'il ne retourne subitement sa veste ?
Il tourna la tête vers Sora et lui tendit la main, espérant que celui-ci la prenne. Sa main serait alors un moyen de le rattacher à lui, à l'espoir, de se sentir plus à l'aise.
Riku garda cet air plus ou moins confiant mais il fut des plus heureux de sentir la peau douce de son partenaire contre la sienne. C'était rassurant.
Sa bouée de sauvetage semblait bien petite mais Sora était tant. Tant de douceur, d'amour, de Lumière.
Il se laissa entraîner vers le bateau et ils montèrent jusqu'au vieil homme qui continuait d'appeler à perdre haleine.
- Monsieur ?
Le vieillard se tourna et il sembla avoir une mine triste en voyant qu'il s'agissait des adolescents. Probablement parce qu'il ne les connaissait pas, dans ce monde-ci.
- On peut vous aider ? Vous cherchez Pinocchio ? Sourit Sora.
- Oui… Mais comment le connaissez-vous ?
Le brun ouvrit la bouche pour donner une explication alors que Nyan agitait une patte en poussant des petits cris.
- Vous criez son nom. Devança l'argenté.
- Oh… oui. C'est Pinocchio, mon petit garçon… il a disparu et je ne sais pas où il peut être passé. Vous allez me dire qu'il n'y a pas grand-chose où se cacher dans une baleine mais…
Le regard de l'homme était très inquiet. Sora récupéra sa main auprès de son partenaire et il en prit une du vieillard pour le rassurer. L'argenté tendit la main, voulant ravoir la main du brun dans la sienne.
Mais il se ressaisit à temps et afficha un air concerné alors qu'il désirait récupérer sa bouée de sauvetage au plus vite.
- Vous pouvez nous donner plus d'informations ? Demanda Riku, s'efforçant de rester professionnel.
- Oui. Il jouait là quand un homme habillé en noir est venu le voir. Je n'ai pas eu le temps de les appeler qu'ils avaient déjà disparu.
- Un homme en noir. Murmura Riku en regardant Sora.
Ce dernier hocha la tête. Ils pensaient la même chose : Encore lui.
D'un autre côté, l'argenté sentait un frisson lui parcourir l'échine. Cette situation était bien trop similaire à une situation qu'il avait jadis vécue. Il avait été si stupide à cette époque. Mais aussi si jaloux. Il n'avait agi que dans un seul but : attirer l'attention de Sora.
Il se rendait compte aujourd'hui comme il avait été stupide. Ses erreurs passées le rongeaient et il ne pouvait même pas retrouver le réconfort de la douce peau de celui qu'il aimait.
Il pouvait alors, au moins, réparer les fautes qui lui pesaient sur le cœur et se répercutaient sur son corps.
- Laissez-nous faire. On s'en charge. Dit Riku.
- Merci beaucoup. Souffla l'homme en serrant la main de Sora dans la sienne.
Le brun répondit à son sourire. Il appréciait cette main, on aurait dit celle d'un grand-père heureux d'accueillir son petit-enfant.
- Oui, merci ! Fit une voix.
Sora tourna la tête et il récupéra sa main pour aller près d'un criquet assis sur le bois. Un large sourire passait sur son visage. Riku tendit encore une fois la main, bêtement.
Il vit le regard de Geppeto et il s'efforça de lui sourire et il rejoignit le brun. Il lui prit la main et la serra fort dans la sienne, tout à coup rassuré.
- Jiminy !
- Oh ! Vous me connaissez jeune homme ? Je n'en ai pas l'impression. Remarqua le criquet.
- Jiminy… c'est moi, Sora. Fit le brun en récupérant sa main pour se désigner.
Riku tendit une nouvelle fois la main pour reprendre celle de l'être aimé mais en vain. D'ailleurs le brun affichait une expression que l'argenté trouva immédiatement horrible : de la tristesse.
Il voulut immédiatement chasser la tristesse de son visage, de son cœur. Il haïssait le voir comme ça. C'était la pire chose qu'il n'ait jamais vue, à son sens. Et s'il n'était pas capable de faire renaître la joie en lui, il ne mériterait jamais son amour, sa présence.
Il se pencha alors à son oreille. Le vampory, toujours sur son épaule, s'envola pour ne pas donner de coup d'aile à Sora.
- Nous sommes dans le monde des rêves. Tout comme Geppeto, Jiminy ne se souvient pas de nous.
Le brun entrouvrit les lèvres avant d'hocher la tête. Il avait oublié cette « mise en garde » que leur avait faite Yen Sid. Le plus jeune des deux regarda le criquet ou, plutôt, les résidus de rêves de son compagnon de voyage.
Riku pouvait comprendre que ce soit dur pour celui qu'il aimait. Il lui reprit alors la main pour le rassurer. Pour ça mais aussi un peu pour se sentir plus à l'aise, plus rassuré à son tour.
- C'est vrai, pardon. Mais on peut t'aider !
- À ce que je vois, tu continues de penser qu'on se connaît. Remarqua l'insecte en fixant Sora.
Ce dernier essaya de balbutier quelque chose mais il ne savait pas comment s'y prendre. C'était difficile de se dire que ce criquet-là, il ne le connaissait pas. Ou, plutôt, il ne le connaissait pas encore.
- Enfin, nous allons retrouver Pinocchio pour vous deux. Sourit le brun.
- D'accord. Je vous accompagne. Dit le criquet avant de sauter sur l'épaule de l'argenté.
Le plus jeune regarda l'insecte avec un petit air triste du fait qu'il avait espéré pouvoir ravoir son ami sur son épaule, comme jadis.
Le plus âgé ne manqua pas de le remarquer et il prit doucement le criquet qu'il déposa sur l'épaule de Sora. Ce dernier serra la patte du criquet, souriant de toutes ses dents.
- Bonjour ! Fit l'insecte.
- On peut y aller ? Demanda l'argenté en serrant doucement la main de Sora dans la sienne.
- Oui ! Fit Jiminy.
Riku emmena Sora, tenant toujours Nyan, à sa suite et ils sautèrent de planche flottante à l'autre jusqu'à arriver sur la terre plus ou moins ferme. Ou, plutôt, sur une partie de bouche sèche.
Ils entrèrent alors dans la « gorge » de Monstro. Riku resserra sa main sur celle de Sora. L'atmosphère de cet endroit le dérangeait. Les murs mauves avec des tâches étranges multicolores mouvantes dans d'étrange geste semblaient l'oppresser.
Inconsciemment, il lança un regard vers l'ouverture, s'assurant qu'elle était toujours là.
- Riku ? Questionna le brun, surpris par ce geste.
- Rien. Allons-y, d'accord ?
L'argenté hocha la tête. Il se pencha et il embrassa tendrement Sora, et par envie et pour se donner encore plus de courage.
Le brun lui sourit et lui vola un petit baiser avant d'entraîner Riku à sa suite. Il avait toujours le miaou waou dans les bras mais il était aussi près à le laisser sauter au sol pour se défendre s'il fallait ;
Mais d'un côté, ainsi, Riku et lui étaient aussi handicapés l'un de l'autre, avec leur main droite utilisée. Même si Sora, lui, se battait à deux mains.
Ils avancèrent quelques mètres, changeant deux fois de salle avant que des dream eaters n'apparaissent. Nyan sauta hors des bras de Sora qui lâcha la main de Riku puis fit apparaître sa Keyblade.
- Accroche-toi. Dit le brun à l'adresse du criquet puisqu'il n'en était pas encore habitué.
- D'accord. Fit l'insecte en s'accrochant à son col.
Le brun lui sourit doucement. Il alla ensuite frapper dans les dream eaters avec l'aide du miaou waou. Riku couvrit ses arrières, gardant un regard vers Sora. Zubat attaquait dès qu'il pouvait.
Il leur fallut seulement cinq minutes pour tout éradiquer. Sora vérifia que Jiminy était bien accroché. Il sourit avant de revenir chercher la main de l'argenté. Ce dernier entremêla leurs doigts.
- Nous pouvons continuer ? Demanda gentiment l'insecte.
- Oui !
Ils se remirent en marche. Riku resserra sa main sur celle de Sora en espérant que celui qu'il aimait ne le grillerait pas. Néanmoins, les murs mauves semblaient se rapprocher encore plus.
Il espérait quand même qu'ils retrouveraient rapidement Pinocchio et qu'ils pourraient fuir cet endroit qui lui rappelait trop sa part sombre.
Ils entrèrent dans une nouvelle salle. L'argenté chercha autour mais c'est Jiminy qui cria en premier, faisant sursauter Sora.
- Là !
Ils purent tous trois voir Pinocchio qui tenait la main d'un homme, ou plutôt d'un adolescent, portant un manteau noir pareil à celui de l'Organisation XIII.
- Pinoke ! Appela Jiminy.
La marionnette tourna la tête. L'individu se tourna et il poussa Pinocchio. Ce dernier sembla surpris mais il courut vers les deux adolescents et le criquet. Ce dernier sauta sur le sol. L'insecte commença à lui parler et à lui reprocher d'être parti.
Sora s'approcha de la personne.
- Qui êtes-vous ? Demanda le brun.
Riku vint immédiatement rejoindre le brun et lui prit la main, tendu à l'extrême. Il ne voulait pas le laisser seul face à cet être. Encore moins dans ce monde-ci qui lui faisait des frissons dans le dos.
La personne dut sourire sous sa capuche avant de la retirer, lentement. L'argenté se tendit de tout son être en voyant qui c'était : Lui, il y avait un peu plus d'un an.
Il sentit une pression ignoble passer dans son corps et il n'osa pas regarder vers Sora. Qu'est-ce qu'il pensait de lui ?
Est-ce qu'il commençait à réaliser pourquoi ce monde était aussi effrayant ?
Est-ce que Sora allait le détester ?
